Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°39, 7 mai 2019, page 2479

[...]

Je pense, quand on dit qu'on compare le coût de la main-d'oeuvre avec celui des États-Unis dans le secteur manufacturier, c'est important d'être compétitif.

Le Président : Première complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Quand vous étiez dans l'opposition, vous déchiriez votre chemise sur les salaires des dirigeants. Encore une fois, vous demandez aux travailleurs d'ABI de faire un compromis, alors que le salaire du grand patron d'Alcoa a augmenté de 223 % en deux ans.

Est-ce que le premier ministre trouve raisonnable ce genre d'augmentation?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, je trouve que, de façon générale, les salaires des présidents, CEO des grandes entreprises, sont trop payés. Je pense que, de façon générale, ça n'a pas de bon sens, l'écart entre le salaire moyen des travailleurs puis le salaire des hauts dirigeants.

Maintenant, le chef de l'opposition officielle sait très bien qu'on doit être compétitif. Il n'y a pas de mur, puis on n'a pas l'intention d'en construire autour du Québec, donc c'est important d'être compétitif si on veut attirer les meilleurs, incluant les présidents de compagnie.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : C'est parce que, dans le discours inaugural... je cite le premier ministre : «Je suis déterminé, dit-il, à ne pas gouverner pour les groupes de pression, que ce soit patronal, syndical ou autre. Je vais gouverner [...] pour tous les Québécois...»

Est-ce que le premier ministre admet qu'en prenant parti pour les patrons dans le dossier d'ABI il n'a pas respecté cet engagement?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, dans le dossier d'ABI, je rappelle, ça fait 16 mois que l'entreprise est fermée. On parle de 1 000 emplois, 100 millions par année de masse salariale, 500 millions de dollars de retombées par année dans la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Je vois d'ailleurs des anciens parlementaires de ces régions-là qui ont bien compris que le conflit fait mal à tout le monde en Mauricie et dans le Centre-du-Québec. Ça n'a pas de bon sens que ce soit fermé depuis 16 mois. Et, à un moment donné, il faut se rendre à l'évidence, oui, il y a peut-être exagération du côté du Syndicat des métallos.

Le Président : Troisième complémentaire...

Des voix : ...

Le Président : La parole n'appartient qu'au chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Vous savez qu'une négociation va débuter au cours des prochains mois avec les employés de la fonction publique.

Est-ce que le premier ministre peut donner une indication aux employés de la fonction publique, à savoir s'ils doivent s'attendre à une négociation aussi généreuse que celle qui a eu cours avec le P.D.G. d'Investissement Québec ou bien juge-t-il que les employés de la fonction publique gagnent trop cher et vont devoir se montrer, eux aussi, raisonnables?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, je n'en reviens pas d'entendre le chef du Parti libéral, qui est un ancien homme d'affaires, ancien président de compagnie, qui a gagné des très bons salaires. On dirait que j'entends Québec

[...]
 

En Complément