Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°39, 7 mai 2019, page 2497

[...]

dans cette machine-là. Alors, imaginez ceux qui vivent constamment sans ce sens important qu'est l'ouïe. C'est quand qu'on a nos sens qu'on ne réalise pas qu'on les a. Perdre la vue, perdre l'audition, perdre l'odorat, perdre quelque sens que ce soit, ça peut enlever du sens à notre vie aussi, dans l'autre sens du terme.

Donc, je félicite la ministre de vouloir instaurer cette journée-là, parce que tous ensemble, on doit se dire que la santé, dans quelque aspect que ce soit, doit être importante. Et puis ces gens qui n'ont peut-être pas eu toute l'attention dont ils auraient eu besoin vont maintenant l'avoir grâce à cette journée-là. Merci, Mme la ministre.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant, je suis prête à reconnaître M. le député de Jean-Lesage.

M. Sol Zanetti

M. Zanetti : Merci, Mme la Présidente. Alors, quand notre audition va bien, là, on ne se rend pas compte à quel point c'est précieux. Ça fait partie de notre quotidien. On se lève le matin, on met de la musique forte pour se donner de l'énergie. Quand on est triste, on écoute de la musique mélancolique, ça nous aide à passer au travers. C'est quelque chose qui éveille notre affectivité, quelque chose qui nous permet d'entrer en contact avec les autres aussi de façon particulièrement privilégiée, et c'est pour ça qu'il faut être sensible à la question de l'audition et faire de la prévention. Et une journée nationale pour ça, c'est vraiment important. Ce serait l'occasion, partout au Québec, de sensibiliser tout le monde pour qu'ils fassent attention à leur audition, les jeunes, les moins jeunes, tout le monde.

Et j'étais vraiment content d'entendre la ministre des Aînés dire dans son discours qu'elle militait pour la reconnaissance de la langue québécoise des signes comme langue officielle. C'est une position traditionnelle de Québec solidaire, et on va vraiment être ouverts à travailler ensemble là-dessus, parce que c'est superimportant. C'est superimportant. C'est l'accès, à nos concitoyennes et concitoyens, à la sphère de notre identité commune, à ce qui se passe. Et c'est une langue qui est, en plus, proprement québécoise. C'est une langue qui a été créée ici, qui est spécifique, qui fait partie de notre identité, alors il faut qu'on la valorise le plus possible.

Et, un peu pour sensibiliser mes collègues à l'importance d'adopter la LQS comme langue officielle, bien, je vais terminer mon allocution en prononçant... bien, pas en prononçant, mais en signant les seuls mots que je connais en LQS. Et puis, si vous ne les comprenez pas, bien là, dites-vous : Oui, c'est important, hein, de comprendre ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Alors, j'espère que je le fais comme il faut, là, parce que, tu sais, c'est comme parler une autre langue la première fois, là, je ne voudrais pas me tromper puis dire une affaire qui n'a pas d'allure. Mais ça ressemble un peu à ça de même, O.K.? (S'exprime par la langue des signes).

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, nous poursuivons avec Mme la députée de Duplessis.

Mme Lorraine Richard

Mme Richard : Merci, Mme la Présidente. Mme la Présidente, traditionnellement, le sens de l'ouïe servait essentiellement à la survie. C'est encore vrai, mais il se trouve qu'il permet également de profiter des plaisirs de la vie. Le garder en santé, c'est primordial, d'autant plus qu'au XXIe siècle des moyens existent pour le préserver.

La technologie permet désormais de tester efficacement l'audition, de dépister rapidement un éventuel problème et de pallier les pertes auditives. Et ça ne concerne pas que les gens du troisième âge; les jeunes aussi, même les tout-petits. Plus rapidement on détecte un problème d'audition, mieux on pourra le gérer. C'est important d'abord pour l'acquisition du langage mais aussi pour l'apprentissage en général. La prévention en santé auditive concerne aussi les travailleurs en milieu bruyant, les musiciens, les camionneurs, les travailleurs d'usine par exemple. Ces gens-là et bien d'autres ne devraient jamais hésiter à faire évaluer leur audition.

Cela étant dit, c'est notre devoir également d'ajuster le plus possible nos communautés aux personnes qui vivent avec un problème d'audition, comme on le fait, peut-être plus naturellement, pour ceux et celles qui sont pris avec un trouble de la vision. Peut-être pourrions-nous commencer par la sensibilisation, où, encore, on a énormément de chemin à faire sur ce plan-là. D'ailleurs, aujourd'hui, Mme la Présidente, la période des questions a été interprétée simultanément en langage des signes du Québec. L'actuelle ministre des Aînés, alors membre d'une autre formation politique, plaidait d'ailleurs pour que ce soit le cas chaque jour. Nous ne pouvons que l'encourager, maintenant qu'elle est au gouvernement, à poursuivre ses représentations en ce sens.

En conclusion, Mme la Présidente, j'ai été très heureuse de prendre la parole aujourd'hui pour souligner, au nom de mes collègues du Parti québécois, l'importance de la santé auditive. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée de Duplessis.

Mise aux voix

Est-ce que cette motion est adoptée?

Des voix : Adopté.

[...]
 

En Complément