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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°41, 9 mai 2019, page 2628

[...]

M. Vincent Marissal

M. Marissal : Il y a toutes sortes de justifications pour justifier l'injustifiable, et on en entend plusieurs ici aujourd'hui. 1 million de dollars par année, là, c'est 25 fois ce que gagne un Québécois ou une Québécoise moyens ici, le salaire moyen d'un Québécois ou d'une... 25 fois.

Alors, je repose la question : Quand est-ce que ça va être assez pour les amis du régime? Est-ce qu'il y a une limite ou si c'est juste «open bar» puis qu'on va dépasser la barre des millions maintenant?

Le Président : M. le ministre de l'Économie.

M. Pierre Fitzgibbon

M. Fitzgibbon : Je pense qu'il faut donner un peu de crédibilité au programme variable. Je pense que, si nous payons le maximum de la bonification qui est en place pour non seulement M. LeBlanc, les autres exécutifs, on va être contents, comme Québécois, parce qu'on va livrer aux Québécois, en termes d'investissement privé, en termes de hausse des salaires, en termes de création de richesse collective... va être démesuré par rapport au montant d'argent qu'on va payer. Alors, je pense que le collègue, de l'autre côté, ne comprend pas tout simplement comment ça fonctionne pour aligner l'intérêt des gens qui vont créer de la richesse et la livrer par après.

Le Président : Question principale, Mme la députée de Verdun.

Crédits d'impôt destinés à la production culturelle

Mme Isabelle Melançon

Mme Melançon : Lors de l'étude des crédits du ministère de la Culture la semaine dernière, il s'en est dit, des choses. On a tous compris que la ministre de la Culture ne prend pas beaucoup de responsabilités. Les crédits d'impôt en Culture? Pas dans sa cour. La protection de nos productions québécoises devant les géants du Web? Pas à elle de s'immiscer là-dedans. Pour la ministre, défendre les intérêts du milieu culturel québécois devant le CRTC, ce serait, et je la cite, «intercéder dans un organisme fédéral, alors que mon interlocuteur, c'est le ministre». Mme la ministre, ce n'est pas intercéder dans un organisme fédéral que d'y défendre les intérêts du Québec, c'est votre rôle. La ministre a même tenté de faire croire que notre ancien gouvernement n'avait jamais déposé de documents devant le CRTC. C'est faux, M. le Président. D'ailleurs, je vais lui déposer, pour sa réflexion et sa lecture, des documents que nous, nous avons déposés devant le CRTC.

Est-ce que la ministre peut admettre aujourd'hui qu'elle a manqué une occasion en or de faire valoir les intérêts du Québec face à Ottawa?

Le Président : Consentement pour le dépôt des documents?

Documents déposés

Consentement. Mme la ministre de la Culture et des Communications.

Mme Nathalie Roy

Mme Roy : Oui. Je vous remercie beaucoup, M. le Président. Sachez, M. le Président, que je serai toujours là pour défendre le milieu de la culture au Québec. C'est mon rôle, je le fais. Je le fais chaque jour. Je l'ai fait dès mon entrée en fonction, qui a été le 18 octobre dernier. Et c'est extraordinaire, tout ce que je découvre.

Ma collègue parle de l'étude des crédits. C'est la même collègue qui nous dit que nous ne défendons pas les crédits, que nous n'avons pas mis d'argent sur la table, que nous n'avons pas investi 1 %, ce qui est totalement faux, et voici les chiffres : les dépenses de programmes du ministère de la Culture et des Communications s'élèvent à 810 millions de dollars en 2019‑2020, ce qui représente 1 % des dépenses de programmes du gouvernement, qui, elles, s'élèvent à 81 milliards de dollars. 810 millions, 81 milliards, ça, ça fait 1 %, M. le Président. En incluant les dépenses des organismes et des fonds spéciaux ainsi que les dépenses financées par le régime fiscal, le financement gouvernemental pour le secteur culturel atteint 1,3 milliard de dollars. Avec notre budget, M. le Président, c'est un chiffre record.

Le Président : En terminant.

Mme Roy : C'est 1,3 % des dépenses consolidées du gouvernement, ce que le gouvernement libéral n'a jamais fait.

Le Président : Première complémentaire. Je vous rappelle encore une fois que la parole n'appartient qu'à ceux qui posent des questions et ceux qui y répondent. Je pense, c'est intéressant d'entendre les deux côtés. Merci.

[...]
 

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