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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°54, 12 juin 2019, page 3486

[...]

Conditions salariales dans les entreprises québécoises

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, le premier ministre martèle depuis des mois qu'il veut hausser le revenu moyen au Québec. Ça fait cinq ans, en fait, qu'il est en progression au Québec, le salaire moyen. Le Québec est au sommet de la hausse des salaires, loin devant l'Ontario, la Colombie-Britannique et l'Alberta. La Presse a publié toute une chronique à ce sujet la fin de semaine dernière. Visiblement, hier, le premier ministre a choisi d'ignorer cette réalité lorsqu'il m'a répondu. On n'a pas attendu l'arrivée de la CAQ pour améliorer l'économie du Québec. Actuellement, le premier ministre aime prononcer le mot «économie», mais la seule chose qu'on entend, c'est qu'il veut jouer dans la structure d'Investissement Québec. Quand c'est le temps d'agir et de défendre nos entreprises, il devient beaucoup plus discret. Il a toujours une bonne raison pour ne pas intervenir. Chez ABI, ils gagnent trop cher. Chez Velan, le gouvernement se croise les bras et regarde partir les emplois. Et, à l'usine de biscuits Dare à Saint-Lambert, ils ne gagnent pas assez cher. Pour ce qui est d'Air Transat, par contre, il a annoncé dès le départ qu'il était intéressé à ce que son gouvernement investisse.

M. le Président, le plan économique du premier ministre, c'est d'intervenir seulement quand ça fait son affaire. Il se comporte comme un patron et non pas comme un chef d'État.

• (10 h 20) •

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, quand on regarde les résultats économiques des 15 dernières années, il y a eu des bonnes années, il y a eu des moins bonnes années, mais la réalité, c'est que, quand on est arrivés au gouvernement le 1er octobre dernier, l'écart de salaire du Québec avec l'Ontario était de 10,2 %. Aujourd'hui, l'écart avec l'Ontario est maintenant de seulement 8 %, donc on s'en va dans la bonne direction.

Quand on regarde les exportations, depuis que la CAQ est au pouvoir, les exportations augmentent plus rapidement au Québec que dans les autres provinces canadiennes. Ce n'était pas le cas pendant les 15 années libérales. Quand on regarde le PIB réel, donc l'indicateur qui est peut-être le plus important, depuis que la CAQ est au pouvoir, le PIB réel augmente plus vite au Québec qu'en Ontario puis dans le reste du Canada. Ça n'a pas été le cas pendant les 15 années libérales.

Donc, M. le Président, les faits sont têtus. Le Québec a un écart, malheureusement, de richesse avec l'Ontario, avec le reste du Canada. C'est le résultat des 15 années libérales puis c'est ce qu'on va corriger au cours des prochaines années.

Le Président : Première complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Hier, en cette Chambre, le premier ministre a dit à propos des travailleurs d'ABI : Quand on regarde les qualifications, 90 000 $, c'est un très bon salaire. Et je pense que ce ne serait pas facile pour plusieurs de ces employés de trouver un emploi comparable avec un salaire comparable. Les travailleurs se sont dits très insultés de cette déclaration.

Est-ce que le premier ministre est fier de cette déclaration?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, au Québec, on a un salaire moyen de 49 000 $ par année. L'employeur ABI offre un salaire moyen de 90 000 $ par année. Les citoyens de la Mauricie et du Centre-du-Québec trouvent que le syndicat n'est pas raisonnable, comme je l'ai dit. Moi, je pense que le Parti libéral aurait intérêt à aller rencontrer les citoyens de la Mauricie puis du Centre-du-Québec. C'est peut-être pour ça qu'ils n'ont aucun député de ces deux régions-là.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Le premier ministre continue son mépris. Dans le cas de Velan, la semaine dernière, il a dit : «...c'est même une bonne chose que certains emplois moins payants soient dans des usines à l'étranger.» Finalement, c'est monnaie courante pour le premier ministre de tenir des propos péjoratifs à l'égard des travailleurs.

Est-ce qu'il compte encore s'excuser cette semaine?

Le Président : M. le premier ministre.

[...]
 

En Complément