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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°55, 13 juin 2019, page 3541

[...]

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Je pense que ça ne mérite pas une telle partisanerie. M. le Président, le leader parlementaire a tenté de vulgariser...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. Arcand : ...ce qu'est un signe religieux, mais ça nous a mêlés davantage. J'ai donc une mise en situation pour vous. Une enseignante porte un pendentif avec une croix en souvenir de sa grand-mère. Pour elle, il n'y a pas de signification religieuse. Par contre, un collègue considère que c'est un signe religieux. Cette enseignante va-t-elle être forcée de retirer son pendentif?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, ce qui est très clair, c'est que le Parti libéral est pour que les personnes en autorité, comme les policiers puis les policières, puissent porter des signes religieux. Ça, c'est très clair puis c'est très clair que la grande majorité des Québécois ne sont pas d'accord avec le Parti libéral. Évidemment, on va avoir une course au leadership bientôt. Ce qu'on comprend, c'est qu'à l'intérieur du caucus il y a certains députés qui souhaiteraient qu'on interdise le port du voile ou de la kippa pour des policiers, policières. Mais ça, c'est le problème des libéraux. Nous, on est au service des Québécois et on va agir à la demande des Québécois.

Le Président : En terminant... Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Vous êtes au service des Québécois en incluant une clause dérogatoire dans le projet de loi n° 21. Pour invoquer une telle clause, il faut démontrer qu'il y a des circonstances exceptionnelles. Est-ce que le premier ministre peut me citer une situation d'urgence, un cas exceptionnel qui justifierait, selon lui, le recours à cette clause?

Le Président : M. le premier ministre.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, j'ai des gens, francophones, anglophones, allophones, qui m'arrêtent dans la rue puis qui me disent : M. Legault, êtes-vous capable dès maintenant de faire adopter le projet de loi pour interdire les signes religieux? Il y en a qui me disent : Je suis venu vivre au Québec parce qu'au Québec on a certaines valeurs puis on les protège.

Pour ce qui est de la clause dérogatoire, le Parti libéral a déjà été nationaliste. Robert Bourassa a déjà utilisé la clause dérogatoire. Mais on a un nouveau parti qui est multiculturaliste, qui protège ce multiculturalisme. Les Québécois ne sont pas d'accord...

Le Président : M. le leader de l'opposition officielle.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! Votre attention! La parole appartient maintenant au leader de l'opposition officielle.

M. Proulx : M. le Président, par respect pour la fonction, j'ai laissé répondre le premier ministre. Maintenant, c'en est assez. Il impute des motifs. Vous connaissez notre règlement, M. le Président, je vous demande de le faire appliquer. Si le premier ministre du Québec n'est pas capable de répondre avec sérieux, sérénité et respect pour sa fonction à cette question, comment pensez-vous, M. le Président...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît!

M. Proulx : ...comment pensez-vous, M. le Président, que nos travaux peuvent se dérouler correctement?

[...]
 

En Complément