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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°55, 13 juin 2019, page 3560

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Jacqueline, à Lauréanna, à Émilie Germaine, à Carleen, à Kimberly, à Anne-Marie, à Kathleen, aux bébés de Pakuashipi, au bébé Maxime, au bébé Pierrette, au bébé Alice, au bébé Boivin, à Marie-Paule, à Thérèse, à Julie-Anna, à Pauline et à toutes les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Mme la Présidente, le 21 juin est une journée importante pour les autochtones, mais toute l'année les femmes et les filles seront très importantes. Merci.

(Applaudissements)

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la ministre. Maintenant, nous poursuivons avec Mme la cheffe du deuxième groupe d'opposition.

Mme Manon Massé

Mme Massé : Merci, Mme la Présidente. D'abord, «kwe» à nos frères et soeurs autochtones, grand chef, chef, «kwe» aux gens qui nous écoutent, et surtout «meegwetch», (s'exprime dans une langue autochtone), d'être venus, d'être venus nous voir, d'être venus nous parler, à l'invitation de la ministre. Vous savez, vous avez une résilience dont nous avons besoin d'apprendre. Merci de nous la partager.

Le 21 juin, bien sûr, c'est un rappel, mais, chaque jour, c'est un rappel qu'on a failli par le passé, on a manqué notre rendez-vous. Mais il n'est jamais trop tard, jamais trop tard. La preuve, vous êtes là, vous nous faites encore confiance. (S'exprime dans une langue autochtone). Je n'en reviens même pas. Merci. Je ne sais pas pourquoi je lis, je n'en ai pas besoin.

Mes collègues députés, mes amis, je n'ai pas de mot, mais je vais emprunter ceux d'une grande poétesse innue, Joséphine Bacon, qui nous dit : Où es-tu dans ta vie inachevée? Où es-tu que je ne te trouve? Où es-tu que je ne t'oublie pas? Où es-tu dans ton où es-tu? Tu cries pour être entendue, mais ton cri reste silencieux. Ton âme retourne vers les tiens. Et, puisque nous avons un travail immense qui a été fait, Mme la Présidente, je vais terminer avec les dernières phrases, qui m'apparaissent être tout le sens du travail qu'on a à faire : «Honorer la vie de ces femmes et de ces filles est une responsabilité de l'État et de tous les membres de la société qui la composent, sans aucune exception.» Alors, honorer la vie de ces femmes et de ces filles, c'est entreprendre dès maintenant les changements structurels vers un milieu sain et sécuritaire pour toutes les femmes, et les filles, et les personnes deux-esprits LGBTQQIA autochtones du Québec. Merci de vos enseignements.

• (11 h 40) •

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la cheffe du deuxième groupe d'opposition. Maintenant je reconnais M. le député de Bonaventure.

M. Sylvain Roy

M. Roy : Merci, Mme la Présidente. Écoutez, d'entrée de jeu, j'aimerais saluer les représentants des Premières Nations ici présents dans nos tribunes.

Mme la Présidente, le Parti québécois reconnaît sans ambivalence les Premières Nations et la nation inuite comme peuples fondateurs du Québec d'aujourd'hui. De ce fait, nous allons toujours encourager nos relations de nation à nation, les entretenir et voir à les améliorer. C'est un engagement ferme que nous avons pris dans le passé et que je réitère aujourd'hui au nom de ma formation politique. Nous accordons aussi beaucoup d'importance à la préservation et à la promotion des différents patrimoines culturels, des langues, bien sûr, mais également des coutumes traditionnelles que tous les Québécois auraient avantage à connaître.

On ne peut pas par ailleurs souligner la Journée nationale des autochtones sans avoir une pensée pour les femmes et les filles de ces nations. Elles ont fait l'actualité, cette dernière semaine, pour de bien tristes raisons. Le rapport de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées en est arrivé à des conclusions très sévères, et nous sommes d'avis que ces recommandations doivent être analysées et suivies, car il ne s'agit pas de simples faits divers, il ne s'agit pas de simples statistiques. Chacune de ces femmes a un nom, a un visage. Nous avons le devoir de mieux protéger ces femmes qui ont été touchées très durement par la violence et la discrimination au cours de l'histoire. Nous avons le devoir de les accompagner pour assurer leur sécurité et de ne pas les oublier. Nous avons aussi le devoir de mieux écouter les nations autochtones, de les inclure dans le dialogue, d'une part, mais également de collaborer avec elles au déploiement de leur plein potentiel, qui serait une source d'inspiration pour toute la nation québécoise. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Mme la députée de Marie-Victorin, la parole est à vous.

Mme Catherine Fournier

Mme Fournier : Merci, Mme la Présidente. Je tiens à mon tour à saluer les représentants, représentantes des nations autochtones qui sont présents avec nous aujourd'hui.

Vous savez, depuis quelques années, nous prenons collectivement conscience de tous les torts qui ont été causés aux membres des nations autochtones, des conditions misérables dans lesquelles le gouvernement canadien les a maintenus et les maintient encore, d'une certaine façon, à travers le joug de la loi sur les Indiens canadienne, une loi complètement archaïque basée sur une vision qui ne rejoint pas du tout les aspirations des nations autochtones et qui ne permet pas leur plein épanouissement, bien au contraire. Des diverses tentatives pour en finir avec le problème indien à

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