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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°63, 25 septembre 2019, page 4187

[...]

Le Président : Question principale...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! La parole vous appartient, Mme la cheffe du deuxième groupe d'opposition.

Troisième lien entre Québec et Lévis

Mme Manon Massé

Mme Massé : Merci, M. le Président. Le GIEC sort un nouveau rapport, ce matin, M. le Président, un rapport dédié à la plus grande partie de la planète, c'est-à-dire les océans, les glaciers, le pergélisol. 100 chercheurs, 7 000 publications épluchées, publications scientifiques, des conclusions qui font froid dans le dos. Les banquises et les glaciers continuent de fondre à une vitesse folle, le niveau des mers continue de monter, nos océans se réchauffent. Ça, M. le Président, ça veut dire priver 660 millions de personnes des ressources de la mer. Ça veut dire 70 millions de personnes menacées par le seul fait qu'elles vivent proche de la mer, et je nous rappelle qu'il y en a ici, au Québec.

Or, je me tue à le répéter, M. le Président, la seule façon, la seule façon de s'en sortir, c'est de réduire de façon drastique nos émissions de gaz à effet de serre dès maintenant. Chez nous, le nerf de la guerre, le champion toutes catégories des émissions, c'est le transport. On n'a pas le choix, on a les mains liées, on doit diminuer. Un troisième lien, ce n'est pas réaliste.

Est-ce que le premier ministre peut admettre que le troisième lien et la crise climatique, ça ne va pas ensemble?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, j'ai deux enfants puis je suis très préoccupé de ce qu'on leur laisse comme planète. Et, oui, la députée a raison, il faut agir. Et un des endroits où il faut agir, c'est effectivement dans le transport, le transport en commun. C'est pour ça qu'on a réussi... et puis mon collègue du Trésor a fait une négociation exceptionnelle avec Montréal pour qu'on puisse financer complètement le tramway à Québec. On a cinq, six autres projets de tramway ou de train dans les grandes villes du Québec. Donc, on va agir de ce côté-là.

On va agir aussi... On a reconduit le crédit d'impôt sur les autos électriques. Moi, je souhaite que le Québec soit l'endroit au monde où il y a le plus d'autos électriques, mais, pour faire circuler des autos électriques, ça va prendre des routes, ça va prendre des liens. Les gens de Chaudière-Appalaches, là, il n'y a pas un volume suffisant pour mettre en place des tramways, dans Chaudière-Appalaches, donc ça va prendre des autos électriques puis ça va prendre des routes. Et puis, oui, il faut arrêter de mettre en opposition les deux. On va faire les deux. Puis, oui, on va atteindre notre objectif de réduire les GES de 37,5 % d'ici 2030.

• (10 h 40) •

Le Président : Première complémentaire, Mme la cheffe du deuxième groupe d'opposition.

Mme Manon Massé

Mme Massé : M. le Président, ce que je viens d'entendre, là, ça porte un nom, ça, ça s'appelle du «greenwashing», hein, de l'écoblanchiment. Je vais...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, on qualifie les réponses du premier ministre. Je ne pense pas que ce terme est parlementaire.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! Je vous demande... M. le leader du deuxième groupe d'opposition.

M. Nadeau-Dubois : M. le Président, j'aimerais qu'on m'indique où, dans le recueil des termes non parlementaires, la notion... où est-ce que la notion de «greenwashing» apparaît. C'est un concept qui est utilisé largement dans le débat public. Ce n'est pas une insulte envers le premier ministre, ce n'est pas une qualification de sa réponse, la cheffe du deuxième groupe d'opposition utilise une notion du débat public sur les changements climatiques pour donner son opinion sur la position du premier ministre, M. le Président. Il n'y a pas matière ici à faire une question de règlement. Et je vous demande, s'il vous plaît, de laisser la cheffe de mon groupe parlementaire poursuivre sa question.

Le Président : Je pense que les choses ont été dites, je pense que nous savons qu'on doit être prudent avec les propos utilisés. Et je comprends également qu'à ce moment-ci je vais permettre de continuer la question, s'il vous plaît.

[...]
 

En Complément