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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°63, 25 septembre 2019, page 4189

[...]

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, au cours des dernières années, et un gouvernement du Parti québécois et un gouvernement du Parti libéral ont augmenté les tarifs d'électricité de plus que l'inflation. C'est ce qui a amené tout le débat sur les trop-perçus.

M. le Président, j'ai fait partie d'un gouvernement du Parti québécois, et, le rôle de la Régie de l'énergie, ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on le remet en question. Pourquoi? Parce qu'il y a un incitatif à la mauvaise gestion. Actuellement, on a un système où, lorsqu'Hydro-Québec augmente ses dépenses, ça lui permet d'augmenter les tarifs d'électricité, une espèce... en anglais, on appelle ça un «cost plus». M. le Président, nous, ce qu'on dit à Hydro-Québec, là : À partir de maintenant, vous allez vous contenter de l'inflation, gérer vos dépenses pour être capables d'arriver. C'est ce que les Québécois souhaitent, qu'il y ait de la prévisibilité.

Donc, l'inflation, c'est ce qu'on a promis en campagne électorale puis, encore une fois, c'est ce qu'on livre.

Le Président : Première complémentaire, M. le chef du troisième groupe d'opposition.

M. Pascal Bérubé

M. Bérubé : M. le Président, je ne me souviens pas d'avoir entendu le premier ministre, pendant la campagne électorale, nous parler de ses réflexions sur la Régie de l'énergie. Jamais il n'a parlé d'enlever des pouvoirs, jamais il n'a parlé de donner carte blanche à Hydro-Québec pour augmenter les tarifs des Québécois. Ce qu'ils veulent, les Québécois, c'est qu'il n'y ait pas de hausse démesurée de leurs tarifs, et là il n'y a rien qui le garantit à partir de maintenant. Le vendeur d'électricité, il est pour, puis il ne trouve pas ça trop contraignant, ce que le premier ministre vient de dire, parce qu'il est prêt à le faire. Il est mort de rire. Mais ceux qui achètent, par exemple, ces nombreux... c'est le patronat puis c'est les consommateurs, ils disent tous que ça...

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, j'ai été au Parti québécois puis je peux vous dire que souvent le réflexe, quand on a une idée, c'est d'ajouter une taxe, ajouter un tarif. Ce qu'on a promis, la CAQ, pendant la campagne électorale, ce qu'on a promis durant la campagne électorale, c'est qu'il n'y aura aucun impôt, aucune taxe, aucun tarif, au Québec, qui va augmenter de plus que l'inflation. C'est une promesse formelle qu'on a faite, puis, comme toutes nos promesses, on va la respecter.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! Deuxième complémentaire, M. le chef du troisième groupe d'opposition.

M. Pascal Bérubé

M. Bérubé : M. le Président, c'est la deuxième coalition que le premier ministre crée, hein? Maintenant, là, des gens de tous horizons sont contre son projet de loi. Je lui demande de les écouter. Je pense qu'ils ont raison collectivement, ça n'a aucun sens. Ça va augmenter les tarifs d'hydroélectricité. Puis, quand il parle de redonner de l'argent dans les poches des Québécois, ça va exactement faire le contraire. Nous, on se tient debout avec les consommateurs puis on espère que le premier ministre puisse modifier son projet de loi pour en tenir compte.

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : Moi, j'aimerais que le chef intérimaire, là, du Parti québécois dise aux Québécois, là : Moi, je suis contre, au Québec, toute augmentation d'impôt, de taxes ou de tarifs qui excède l'inflation. La journée qu'il dirait ça, il pourra commencer à nous donner des leçons.

Le Président : Question principale, Mme la députée de Saint-Laurent. La parole vous appartient et à vous seule.

Ratio enseignants-élèves pour les classes de maternelle quatre ans

Mme Marwah Rizqy

Mme Rizqy : Moi, je me garderais peut-être une petite gêne, quand on est comptable en chef du Québec, qu'on a de la misère avec nos chiffres, puis que ça dérape de partout, surtout dans les maternelles quatre ans.

[...]
 

En Complément