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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°63, 25 septembre 2019, page 4190

[...]

M. le Président, hier, on a vraiment tourné en rond lors de l'étude détaillée portant sur les maternelles quatre ans. Je ne suis pas du tout surprise que, quand on parle de chiffres, ils ne sont pas capables de nous répondre. Ça, je n'ai plus aucune surprise, maintenant, on l'a compris, puis il faut faire des tableaux, avec eux.

Maintenant, où est-ce que j'ai vraiment une surprise, c'est quand on parle de qualité, qualité. Ça, là, je n'en reviens pas, que, pendant plus de six heures, le ministre de l'Éducation refuse d'inscrire dans sa loi les ratios, alors que tous les experts qui sont venus en commission nous parler ont dit : La chose la plus importante, c'est le ratio enseignants-élèves. Il devrait être de un pour 10 comme pour les CPE.

Alors, pourquoi que le ministre de l'Éducation refuse de parler de qualité de services?

• (10 h 50) •

Le Président : M. le ministre de l'Éducation.

M. Jean-François Roberge

M. Roberge : M. le Président, ce que ma collègue nous demandait hier, c'est d'avoir partout pareil la même affaire. C'est un peu contraire à la liberté de choix. Mais ce qu'elle disait, de manière plus précise, c'est que, comme en CPE c'est une éducatrice pour 10 enfants, bien, il faudrait qu'à l'école ce soit un adulte pour 10 enfants.

En ce moment, le maximum moyen dans une classe de maternelle quatre ans, c'est 14 enfants, mais on a un adulte, une enseignante, et une éducatrice à demi-temps. Donc, si on a un enseignant et demi pour 14 enfants, ça fait un ratio d'un adulte pour 9,33 enfants.

Donc, elle, elle trouve qu'un adulte pour 9,33 enfants, ce n'est pas bon, ça prendrait un adulte pour 10 enfants, donc augmenter le nombre d'enfants par classe et, oui, en passant, mettre à la porte l'éducatrice, mettre à la porte l'éducatrice, parce qu'elle, c'est un pour 10...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. Roberge : ...donc plus d'enfants par classe, plus de travail d'équipe, plus de duo de feu, puis on met des éducatrices à la porte. J'ai de la misère à la suivre.

Le Président : Première complémentaire, Mme la députée de Saint-Laurent. La parole vous appartient.

Mme Marwah Rizqy

Mme Rizqy : Bienvenue au Québec. Nous sommes en pénurie d'enseignantes et d'éducatrices. On ne met personne à la porte, on en cherche. Ceci étant dit, là, arrêtez d'induire la population en erreur. Le ratio d'un pour 17 n'est pas à temps complet...

Le Président : M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, tout le monde sait que ce n'est pas possible de faire ce que vient de faire la députée de Saint-Laurent. Alors, on vous demanderait de lui demander de retirer ses propos.

Le Président : On ne peut, évidemment, utiliser ce terme, «induire la population en erreur». Mme la députée, je vous demande de retirer ce propos.

Mme Rizqy : ...le ratio d'un pour 17 n'est pas à temps...

Des voix : ...

Le Président : ...entendu, ça a été fait. Madame.

Mme Rizqy : Le ratio d'un pour 17 n'est pas en tout temps, et ça, le ministre de l'Éducation le sait très bien. Par contre, ce qu'il oublie de dire aux Québécois qui nous écoutent, c'est que, lors des services de garde, ce même ratio passe d'un pour 20.

Les experts vous le disent, pourquoi vous refusez d'écouter les experts? Je ne comprends pas. On invite des gens à venir nous parler, après ça on ne les écoute plus?

Le Président : M. le ministre de l'Éducation.

M. Jean-François Roberge

M. Roberge : Les gens qui sont venus éclairer les travaux en commission parlementaire, au départ, nous ont permis d'améliorer notre compréhension, puis bien sûr qu'on les écoute, on les entend puis on en tient compte.

[...]
 

En Complément