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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°65, 1 octobre 2019, page 4328

[...]

Le Président : Question principale, Mme la députée de Vaudreuil.

Aide aux sinistrés de Sainte-Marthe-sur-le-Lac à la
suite des inondations printanières de 2019

Mme Marie-Claude Nichols

Mme Nichols : J'ai répondu à l'appel de détresse des sinistrés de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, des sinistrés qui ont besoin d'être entendus et qui ont besoin d'aide. Rappelons qu'ils ont été victimes d'inondations il y a plus de cinq mois, le 27 avril dernier, alors que la digue a cédé, une digue entretenue par la municipalité, qui devait faire l'objet de travaux de renforcement depuis plusieurs mois par le gouvernement. Ce n'est pas l'eau qui a passé par-dessus la digue, mais bien la digue qui a lâché, faute d'entretien. C'est cinq pieds d'eau en moins d'une heure qui a envahi 2 500 résidences qui ont dû être évacuées d'urgence en laissant tout derrière eux; 6 000 sinistrés qui ont tout perdu, M. le Président. C'est incroyable de se promener dans les rues et de se dire que cette catastrophe aurait pu être évitée. Les gens se sentent abandonnés.

Qu'attend la ministre pour répondre à la population de Sainte-Marthe en détresse?

Le Président : Mme la ministre de la Sécurité publique.

Mme Geneviève Guilbault

Mme Guilbault : Oui. Merci, M. le Président. Merci pour la question. Ça nous permet de refaire le point sur la situation effectivement exceptionnelle de Sainte-Marthe-sur-le-Lac. On en a déjà parlé à plusieurs reprises ici.

Donc, il y a plusieurs enjeux à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, mais, pour ce qui est de l'indemnisation des victimes, je veux rassurer tout le monde sur le fait qu'énormément de gens ont déjà eu droit à un premier versement d'aide financière. Donc, ça, c'est la bonne nouvelle.

Il reste des cas effectivement d'exception. La situation, je l'ai dit, elle est exceptionnelle. Donc, on est en train de travailler sur une mesure spéciale dont ma collègue des Affaires municipales a déjà eu l'occasion de parler ici aussi pour répondre justement à cette situation qui est très particulière, qui n'est pas admissible au programme régulier d'indemnisation. Donc, on travaille sur une mesure parallèle pour répondre à ces cas-là. Mais c'est important de préciser, M. le Président, que ce soit dans le cas de ceux qui étaient éligibles à l'indemnisation, disons, standard, que ce soit dans le cas de la décision qui a été prise pour la réparation et le renforcement de la digue, que ce soit dans la proactivité à répondre aux besoins des gens sur le terrain, on a d'ailleurs encore des équipes qui sont sur place à Sainte-Marthe pour être capable de répondre directement sur place, j'estime que notre gouvernement a été proactif depuis le début et continue de l'être...

Le Président : En terminant.

Mme Guilbault : ...même si les caméras n'y sont plus.

Le Président : Première complémentaire, Mme la députée de Vaudreuil.

Mme Marie-Claude Nichols

Mme Nichols : Étant donné qu'il s'agit d'une construction entretenue par la municipalité, qui a été en attente d'une autorisation du ministère, le gouvernement a la responsabilité d'agir rapidement et surtout de pleinement les compenser. Ça fait plus de cinq mois, M. le Président, et, s'il n'y a pas eu de victimes au mois d'avril, malheureusement la détresse humaine a maintenant eu gain de cause.

Qu'attend la ministre pour agir?

Le Président : Mme la ministre des Affaires municipales.

Mme Andrée Laforest

Mme Laforest : Oui. Alors, je remercie ma collègue pour la question, considérant qu'on parle des digues, évidemment. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec mon collègue à l'Environnement, puis vous êtes tout à fait au fait qu'on n'a pas juste été à la réparation de la digue de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, on est allé encore plus loin pour les endroits comme Pointe-Calumet et Deux-Montagnes.

Alors, qu'est-ce qu'on a fait? Au contraire, au lieu de réparer une digue, on prend les précautions et on travaille, justement avant qu'il y ait d'autres catastrophes qui arrivent, on travaille pour les autres endroits, pour vérifier justement si la sécurité des citoyens, par rapport aux digues qui vont être réparées, qui vont être rehaussées, sera sécuritaire pour tout le monde.

Le Président : Deuxième complémentaire, Mme la députée.

[...]
 

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