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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°65, 1 octobre 2019, page 4330

[...]

Motions sans préavis

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, puisqu'il n'y a pas de votes reportés, nous allons passer à la rubrique des motions sans préavis. Et je comprends qu'il y aurait une entente pour permettre à un membre du gouvernement et à un membre du deuxième groupe d'opposition d'inverser l'ordre de présentation de leurs motions. Alors, il y a consentement? Alors, M. le premier ministre, la parole est à vous.

Rendre hommage à M. Jacques Chirac, ex-premier ministre
et président de la République française, et offrir des
condoléances à sa famille et à ses proches

M. Legault : Oui, Mme la Présidente, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de débattre la motion suivante conjointement avec le chef de l'opposition officielle, la cheffe du deuxième groupe d'opposition, le chef du troisième groupe, et la députée de Marie-Victorin, et le député de Chomedey. Donc, la motion se lit ainsi :

«Que l'Assemblée nationale du Québec exprime sa profonde tristesse à la suite de l'annonce du décès de M. Jacques Chirac, ancien premier ministre et président de la République française;

«Qu'elle rende hommage au parcours exceptionnel et aux réalisations de ce président de la [Ve] République, qui a également assumé les rôles de premier ministre et de maire de Paris;

«Qu'elle salue ce grand ami du Québec et offre ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches, ainsi qu'au peuple français;

«Qu'enfin, les membres de cette Assemblée observent une minute de silence en sa mémoire.»

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le premier ministre. Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?

M. Schneeberger : Alors, il y a consentement pour un débat de trois minutes par intervenant, en commençant par le premier ministre, le chef de l'opposition officielle, la cheffe du deuxième groupe d'opposition et le chef du troisième groupe d'opposition.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie. Alors, M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : Oui, Mme la Présidente, le 26 septembre dernier, le Québec a perdu un fidèle allié, un ami. Jacques Chirac a été maire de Paris, premier ministre, président de la République française et, dans toutes ces fonctions, il a toujours marché aux côtés du Québec. Il ne manquait jamais une occasion de venir nous visiter ou nous recevoir. Il a été aussi une grande figure de la francophonie et il a toujours travaillé avec le Québec pour nous aider à promouvoir nos intérêts sur la scène mondiale. Il a aussi eu un rôle dans le mouvement contre la guerre en Irak, à laquelle il a eu le courage de dire non.

Dans les derniers jours, en France, on a vu autant des partisans que des anciens adversaires lui rendre hommage. Je pense que ça montre toute la grandeur du personnage.

Une des choses qui ressort particulièrement, c'est sa proximité avec les gens. C'était un homme accessible, un homme qui comprenait la réalité des Français. Son franc-parler lui a parfois joué des tours, mais ça faisait partie du personnage attachant que les Français ont aimé.

Ici, au Québec, on se souvient surtout de l'allié indéfectible qui a marqué l'histoire de la relation directe et privilégiée entre nos deux nations. Il a été un témoin du développement du Québec dans une période charnière de notre histoire; il a vu défiler les premiers ministres Bourassa, Lévesque, Johnson, Parizeau, Bouchard, Landry et Charest. Et, à travers tous les grands changements et tous les grands débats de cette époque, il est toujours resté à nos côtés, il a toujours continué de soutenir la nation québécoise.

Un moment qui est venu à l'esprit de beaucoup de Québécois, quand on a appris son décès, c'est le référendum de 1995. Ce que le président Chirac nous a dit à ce moment-là, c'est qu'il reconnaissait le droit des Québécois de choisir eux-mêmes leur destin. Il nous a dit que le Québec est une nation distincte capable de s'assumer. Peu importe le résultat du référendum, on savait que la France serait derrière nous, et c'est ce qui s'est passé. C'est autant un appui au nationalisme de Bourassa qu'à celui de Lévesque et de Parizeau. C'est un appui aux Québécois.

Aujourd'hui, pour honorer la mémoire du président Chirac, on a le devoir de cultiver cette grande amitié à laquelle il s'est dédié. On a le devoir d'être l'ami indéfectible de la France, l'ami qu'il a été pour nous, les amis indéfectibles, donc, du peuple français.

Donc, au nom de tous les Québécois, j'offre mes sympathies à sa famille, à ses proches, à toute la nation française. Merci, M. Chirac. Le Québec se souvient de vous.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le premier ministre. Maintenant, je cède la parole à M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Merci, Mme la Présidente. Jacques Chirac, c'était évidemment un monument de la politique française, plusieurs ex-premiers ministres l'ont d'ailleurs souligné lors de ses funérailles. La diversité, d'ailleurs, des représentants

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