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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°67, 3 octobre 2019, page 4451

[...]

M. André Lamontagne

M. Lamontagne : Alors, M. le Président, dans un premier temps, je veux vous rassurer puis rassurer ma collègue que la question de la protection du territoire agricole est quelque chose qui est d'une très grande importance pour moi, pour mes collègues. Mes collègues partagent cette même importance, puis c'est une priorité pour notre gouvernement.

Il est arrivé, dans le passé, à quelques reprises que le gouvernement s'est servi d'un article de la Loi sur la protection du territoire agricole pour soustraire un terrain à la juridiction de la commission de protection agricole, dans des situations où les terrains pourraient avoir des valeurs stratégiques. Dans le cas qui nous concerne, la décision qu'on a prise, M. le Président, est effectivement parce que ce terrain-là revêt une haute valeur stratégique d'un point de vue développement économique et d'un point de vue de la prospérité pour tous les Québécois, M. le Président.

Par contre, je veux rassurer ma collègue que, dans un premier temps, il n'y a pas de projet d'annoncé, il n'y a rien qui se passe sur ce terrain-là. S'il arrivait, M. le Président, qu'un projet se déclarait, je peux vous assurer que le gouvernement va mettre la même énergie pour faire en sorte que toutes les mesures seront prises pour compenser et mitiger l'impact sur le territoire agricole, M. le Président.

• (10 h 50) •

Le Président : Première complémentaire, M. le député de... Rosemont.

M. Vincent Marissal

M. Marissal : Rosemont. Merci, M. le Président. Cette semaine, le ministre de l'Économie a affirmé, et je cite : «Nous avons carrément un programme qui est illimité en termes de ce qu'on peut faire pour aider l'économie.» Fin de la citation. À voir les salamalecs que le gouvernement est prêt à faire pour séduire Google, on est bien obligés de prendre le ministre au mot, et c'est très inquiétant, M. le Président.

Alors, jusqu'où ira le gouvernement nationaliste de la CAQ pour faire plaisir à des multinationales milliardaires, qui débarquent ici en terrain conquis?

Le Président : M. le ministre de l'Économie.

M. Pierre Fitzgibbon

M. Fitzgibbon : M. le Président, je suis soucieux et conscient de la question. Je pense que le mandat que j'ai obtenu du premier ministre est de, d'une part, augmenter la productivité du Québec, et, pour ce faire, il faut créer des sièges sociaux d'envergure, qui sont capables de compétitionner au niveau international. Mais, considérant notre grosseur, je pense qu'il est aussi important de convaincre les donneurs d'ordres étrangers de venir s'établir au Québec dans des créneaux où nous avons besoin d'aide.

Alors, on peut en même temps donner un essor à nos sociétés québécoises qui sont d'envergure internationale et en même temps on est capables, avec notre programme, de pouvoir attirer certains joueurs internationaux pour pouvoir être compétitifs et pouvoir permettre à l'écosystème du Québec...

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député de Rosemont.

M. Vincent Marissal

M. Marissal : Et au diable les terres agricoles! Au Québec, on a connu l'époque, M. le Président, de la tonne de fer à une cent de Duplessis. Aujourd'hui, on a la version 2.0 de l'économie colonisée. On donne les terres agricoles, on brade l'hydroélectricité, on donne des congés fiscaux. On paie même le quart des salaires d'entreprises milliardaires comme Google. Bien, coudon. Un chausson avec ça?

M. le Président, on va-tu aussi payer l'aménagement paysager autour de la shop de Google sur les terres agricoles de Beauharnois?

Le Président : M. le ministre de l'Économie.

M. Pierre Fitzgibbon

M. Fitzgibbon : Je ne répondrai pas à la question spécifique, au cas où il réfère, parce qu'il n'est pas encore annoncé, mais je dirais tout simplement que, quand on veut avoir des donneurs d'ordres internationaux, il faut donner des choses en retour. Je vais référer à l'exemple de Mitsubishi, par exemple, où on a permis à cette société-là, qui est en compétition contre Nagoya, contre Dallas, contre Seattle, de venir s'établir au Québec, on va leur donner certains aménagements parce qu'ils vont créer 250 emplois à 150 000 $ par année.

Alors, je pense que de ne pas permettre aux compagnies étrangères de venir au Québec et de nous donner une plateforme pour qu'on puisse avoir un écosystème performant... je pense que c'est manquer d'envergure.

Le Président : Question principale, M. le député de La Pinière.

[...]
 

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