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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°67, 3 octobre 2019, page 4454

[...]

Le Président : M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : Merci, M. le Président. Je suis content que le député de Nelligan pose cette question-là parce que, vous savez, il y a plusieurs façons d'immigrer au Québec.

L'une des façons, c'est le Programme de l'expérience québécoise, qui est un nouveau programme depuis 2010. Au départ, ce programme-là n'était pas très populaire, il a pris énormément d'expansion. Le Parti libéral, suite aux premières années d'expérience, a resserré les critères.

On se retrouvait dans une situation, actuellement, où l'autre façon d'immigrer, c'est le Programme régulier des travailleurs qualifiés, avec le système Arrima que nous avons lancé l'été dernier, avec les premières invitations, justement pour sélectionner les personnes en fonction des besoins du marché du travail. Il est nécessaire, M. le Président, que nous puissions sélectionner les personnes immigrantes en fonction des besoins dans chacune des régions, M. le Président. C'est fondamental d'avoir cet arrimage-là entre les emplois qui sont disponibles et le profil des candidats. Et trop longtemps, M. le Président, la façon dont le Parti libéral a géré l'immigration, c'est de faire en sorte que vous passez dans la grille de sélection uniquement avec un pointage. Maintenant, on va s'assurer que les gens qui viennent ici puissent travailler dans leur domaine de compétence, dans leur domaine d'expérience, dans leur domaine de formation, mais surtout aussi que ce soit gagnant pour le Québec, pour que ça puisse répondre aux emplois qui sont disponibles ici.

Le Président : Première complémentaire, M. le député de Nelligan.

M. Monsef Derraji

M. Derraji : M. le Président, le moratoire va aussi exclure certaines catégories de travailleurs temporaires étrangers. Rien que la semaine dernière, Garneau textile, un fleuron de la région de Québec, ferme une de ses usines pas par manque de contrats, mais par manque de travailleurs.

Quand est-ce que le ministre de l'Immigration va-t-il finalement écouter les entreprises qui peinent à combler les postes?

Le Président : M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, on est très sensibles au gouvernement, ici, à trouver une solution à la pénurie de main-d'oeuvre. Je l'ai toujours dit, l'immigration peut constituer l'une des solutions à la pénurie de main-d'oeuvre, mais encore faut-il choisir les personnes immigrantes en fonction des besoins du marché du travail.

M. le Président, ce qui est malheureux, c'est que, durant des années, le Parti libéral a été au courant. On parle de la pénurie de main-d'oeuvre, on a eu ce débat-là avec la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne depuis... dès 2003 on parlait de la pénurie de main-d'oeuvre. Il n'y a rien qui a été fait pour arrimer l'immigration avec les besoins du marché du travail. C'est ce qu'on a fait avec le projet de loi n° 9, justement. C'est ce qu'on a fait avec le lancement d'Arrima, c'est ce qu'on fait présentement avec les différents travaux qui sont en cours.

Honnêtement, M. le Président, le député de Nelligan devrait nous féliciter pour les actions qu'on prend. On n'est pas dans le statu quo comme eux l'étaient.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député de Nelligan.

M. Monsef Derraji

M. Derraji : M. le Président, la CAQ se dit vouloir défendre l'économie du Québec, la faire prospérer, défendre les sièges sociaux. Pourtant, les entreprises commencent à refuser des contrats et, dans certains cas, ferment leurs portes faute de monde.

Ça va prendre combien de fermetures pour que le ministre de l'Économie intervienne face aux décisions antiéconomiques du ministre de l'Immigration?

Des voix : ...

Le Président : M. le ministre de l'Économie. Pas de commentaire, s'il vous plaît! À vous la parole.

M. Pierre Fitzgibbon

M. Fitzgibbon : Alors, M. le Président, je peux rassurer le député de Nelligan que ma préoccupation première, le plafond de verre du Québec en termes de développement économique, c'est l'emploi. Et je peux vous confirmer aujourd'hui qu'avec mon collègue Jean-François Roberge on travaille étroitement pour que...

Des voix : ...

[...]
 

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