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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°84, 20 novembre 2019, page 5502

[...]

Questions et réponses orales

Nous en sommes maintenant à la période de questions et de réponses orales, et je cède la parole au chef de l'opposition officielle.

Organisation et gouvernance scolaires

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, après les maternelles quatre ans, après la réforme sur les étudiants étrangers, après le projet de loi sur les tarifs d'Hydro, on s'enligne pour rejouer dans le même film, version commissions scolaires. Encore une fois, la CAQ a présenté en grande pompe un projet de loi imprécis et brouillon. Et devinez quoi, M. le Président. Encore une fois, ce matin, il y a une manifestation devant le ministère de l'Éducation. 6 000 enseignants ont déposé des lettres signalant l'incohérence du projet de loi.

M. le Président, le projet de loi n° 40 doit supposément réduire la bureaucratie et redonner du pouvoir aux gens qui connaissent les élèves par leurs noms, mais, dans les faits, la CAQ a simplement choisi d'investir temps et énergie dans un brassage de structures. Et pendant ce temps les parents du Québec attendent des services pour leurs enfants et surtout des enseignants.

Le projet de loi n'apporte rien pour la réussite éducative de nos jeunes. Les commissions scolaires peuvent certainement être bonifiées, doivent être modernisées. Y a-t-il moyen de faire un travail constructif? Nous sommes prêts à travailler en ce sens, sans perdre de vue cette réussite importante. Pour ce faire, il faut savoir écouter et s'ajuster.

Ce matin, M. le premier ministre, vous avez dit que vous étiez prêt à ralentir certains dossiers.

Est-ce que, dans ce dossier-ci, vous allez faire encore la sourde oreille aux critiques constructives qui sont formulées?

• (10 h 10) •

Le Président : M. le premier ministre... Je vous demande évidemment, et vous connaissez la règle, je ne le dirai pas mille fois, de vous adresser à la présidence, s'il vous plaît. Merci. M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : Oui. M. le Président, le chef de l'opposition officielle a assez d'expérience pour se rappeler — en tout cas, moi, je m'en rappelle — que le ministre de l'Éducation libéral, M. Bolduc, avait déposé un projet de loi pour abolir les commissions scolaires, pour abolir les élections scolaires. Et M. Bolduc disait à l'époque : Ça n'a pas de bon sens qu'il y ait seulement 5 % de taux de participation aux élections scolaires. Et, M. le Président, ce qui est arrivé par la suite, c'est qu'il y a eu un lobby des ex-présidents, présidentes de commission scolaire qui remplissent les bancs du Parti libéral pour que le gouvernement libéral recule sur son projet de loi.

M. le Président, je pense que, quand on parle d'un taux de participation de 5 % à des élections, ce n'est pas de la démocratie. Donc, M. le Président, ce qu'on propose, c'est qu'à l'avenir, entre autres, les conseils d'établissement des écoles, les gens qui sont impliqués quotidiennement avec leurs enfants dans les écoles du Québec participent à nommer leurs représentants, donc le nouveau conseil d'administration qui va remplacer les commissaires qui sont malheureusement élus par seulement 5 % de la population.

Je sais que le Parti libéral tient à garder les élections scolaires. M. le Président, à 5 %, ce n'est pas défendable. Je ne le sais pas, si le chef a quelque chose à proposer. Ce serait le temps de le faire.

Le Président : Première complémentaire, la parole au chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, même le Directeur général des élections a dit que le projet de loi, il est carrément antidémocratique. M. le Président, ce qu'on constate, en fait, c'est que la CAQ semble avoir comme priorité de jouer dans les structures. C'est ça, le problème. On prévoit mettre tous les efforts, les sommes d'argent dans les structures plutôt que dans les services aux élèves.

Est-ce que le premier ministre pourrait refaire ses devoirs et mettre tous ses efforts sur les services aux enfants?

Le Président : M. le premier ministre... Toujours prudence dans le choix des termes. M. le premier ministre, à vous la parole.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, c'est exactement ce qu'on essaie de faire, de décentraliser vers les écoles. Les meilleurs experts pour choisir les meilleurs moyens pour nos enfants, ce sont les gens dans les écoles, directeurs, directrices d'école, les équipes, enseignants, ce ne sont pas des commissaires d'école élus par 5 % seulement de la population. Donc, M. le Président, ce que mon collègue ministre de l'Éducation essaie de faire, c'est justement donner plus de pouvoirs à ceux qui connaissent les besoins des enfants. Il y a actuellement des budgets beaucoup trop importants dans les commissions scolaires, des centaines de millions de dollars qui sont trop centralisés.

[...]
 

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