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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°14, 14 février 2019, page 680

[...]

Le Vice-Président (M. Picard) : Et ce n'est pas... Merci, M. le leader de l'opposition officielle. Et c'est la raison pour laquelle je suspendais les travaux quelques instants : afin de permettre au président de prendre place.

(Suspension de la séance à 11 h 30)

(Reprise à 11 h 31)

Le Président : Mmes, MM. les députés, nous reprenons les travaux. Et j'entends le leader de l'opposition officielle.

M. Proulx : Merci, M. le Président. Écoutez, je voulais vous faire part d'une situation qui, je pense, se complexifie et pour laquelle je pense, M. le Président... c'est ici que nous devons avoir ces discussions. Encore une fois, je vais tenter de le faire du mieux que je peux, dans la mesure où je vais tenter d'être le plus productif possible, de faire état de la situation telle que je la vois. Je pense, M. le Président, sans me tromper, que des collègues leaders également pourraient être intéressés d'en parler. Je vois les leaders du gouvernement prendre place, alors ça va me permettre de faire certaines représentations.

M. le Président, on l'a fait tout à l'heure, et je tiens à rassurer le collègue, d'abord et avant tout — qui est le leader du gouvernement — que mon intention, c'est de contribuer aux travaux de cette Chambre et de faire en sorte que les choses se passent correctement. Qu'on ait des échanges qui soient parfois difficiles, ça arrive, et j'en suis, je ne suis peut-être pas le plus facile à travailler non plus, mais il demeure une chose, M. le Président, je suis habité du même sentiment que la grande majorité des gens ici, c'est que les choses se passent correctement et qu'on puisse faire nos travaux et faire fonctionner cette Assemblée dans les meilleurs délais et de la meilleure façon possible.

C'est une situation, puis j'ai l'habitude, M. le Président, chaque fois que je me suis adressé à vous dans cette législature, de ne pas porter de jugement sur les gens. Je ne veux pas le faire non plus, mais il y a une situation qui, moi, m'achale, m'agace et fait en sorte, M. le Président, que ça rend les choses plus compliquées. Je l'entends, l'intention du leader du gouvernement d'aller rondement, je l'entends, que le gouvernement se sent investi d'un pouvoir faisant en sorte qu'il peut travailler dans des délais qu'il juge raisonnables. J'entends tout ça, là. Mais une chose est certaine, M. le Président, loin de moi l'idée de ralentir les travaux à l'Assemblée nationale quand on prend un certain temps — et un certain temps, dans le cas dont je vais vous parler dans quelques instants, un court laps de temps — pour discuter de la suite de nos travaux.

Alors, on a longuement parlé du projet de loi n° 2 sur le cannabis. Malheureusement, on en a parlé autant, de certains côtés, à l'extérieur qu'à l'intérieur, mais je n'en ferai pas plus de cas. Il y a eu des groupes, il y a eu des désistements. Et c'est dans l'espace public, M. le Président, les désistements ne sont pas seulement dus à la tempête d'hier, là, c'est aussi parce que des gens n'ont pas eu la chance de se préparer adéquatement et de venir ici.

Je répète comment ça fonctionne, là. Le leader du gouvernement appelle un projet de loi au feuilleton, vous lui donnez l'occasion, vous donnez l'occasion au ministre de se lever ici et de présenter son projet. On consent à sa présentation. La plupart du temps, la grande majorité du temps, tout le temps, M. le Président, ça devrait arriver ainsi, je vais me lever puis je vais demander qu'il y ait des consultations, pas pour retarder les travaux, M. le Président, pas pour faire des points politiques, M. le Président, pour faire entendre des gens parce que c'est ça, une démocratie. Tu as la chance de poser un geste qui peut contraindre, ou améliorer, ou changer le sort du monde; encore faut-il que tu profites de l'occasion qui t'est offerte avant de les entendre. Il me semble que ça va ensemble.

Alors, dans ce contexte-là, on a une pratique qui ne me semble pas parfaite encore, qui est de dire la chose suivante : On se lève pour demander des consultations, et le collègue nous répond : Bien sûr, partageons les informations pour les groupes. Je ne veux pas vivre dans le passé, là, mais j'en ai déjà vu, à deux autres occasions, comment ça marche, ces affaires-là. Puis, à chaque fois, et de nombreuses fois, et, dans la dernière législature, des centaines de fois, on s'est entendus sur les groupes en échangeant puis en discutant.

Quand tu es ministre dans un gouvernement, M. le Président, là, tu le sais, là, le bureau ou le cabinet du leader, là, te demande de voir la liste des gens qui pourraient être intéressants, intéressés, puis là tu vois des listes passer. Puis les collègues de l'opposition veulent avoir des groupes, puis tu n'es pas tout le temps content. Des fois, tu le sais, qu'il va venir des gens qui ne sont pas d'accord avec toi. Ça fait partie du travail. Après ça, tu disposes. Mais, à tout le moins, M. le Président, il n'y a personne qui va nous reprocher ici qu'il y ait du temps d'offert aux gens de la société civile pour venir ici. On a un défi, là, déjà, dans notre société, que les débats se passent ailleurs qu'ici. On peut-u faire en sorte qu'ils reviennent ici, à la maison, parce que c'est leur maison, faire ces débats?

Le projet de loi n° 9, le projet de loi sur l'immigration, il est porté par le leader, en plus, M. le Président, alors il n'a pas une négociation difficile à faire avec des collègues, c'est lui-même qui le porte. Il le dépose jeudi passé, M. le Président. Pas de la dernière année, pas de l'année d'avant, pas du mois passé, jeudi dernier. Alors, ça adonne de même, on est le jeudi d'après. Alors, il n'y a pas sept jours ouvrables, là. Il y a une semaine pile. Et on se retrouve dans la situation où, dès le lendemain... Et, encore une fois, je ne porte pas de jugement, j'explique comment je pense que les choses doivent fonctionner parce que je veux vous sensibiliser à la dynamique dans laquelle on est. Je veux dire, je ne pourrai pas répondre aux demandes du gouvernement, satisfaire les membres de ce Parlement, travailler avec les oppositions, nous mettre à la disposition des groupes dans la société si, dès qu'un projet de loi est déposé, moins de 24 heures après, il faut avoir fourni nos listes et avoir complété la négociation. Ça ne peut pas fonctionner, ça ne peut pas fonctionner.

Alors, nous sommes dans la situation suivante. Il y a eu demandes de plusieurs groupes. Au cours de la dernière semaine, il y a eu des échanges, puis on a restreint la liste. Ils ont fait des propositions. J'en suis. Cette négociation-là, à mon avis, M. le Président, elle n'est pas terminée. Mais il y a eu des échanges. Je les ai, je n'ai pas l'intention de se mettre à partager nos courriels, M. le Président, je suis capable d'avoir cette discussion-là avec le collègue puis je peux l'avoir

[...]
 

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