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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°18, 26 février 2019, page 804

[...]

Questions et réponses orales

Nous en sommes maintenant à la période de questions et réponses orales, et je cède la parole au chef de l'opposition officielle.

Réforme du système d'immigration

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, si j'avais à résumer les dernières semaines, je dirais que le premier ministre s'est mis la tête dans le sable. Il n'a écouté ni la population ni les experts. C'est clair quand on parle de santé mentale, c'est clair quand on parle de protéger nos jeunes des commotions cérébrales, c'est clair quand on parle de cannabis, c'est clair quand le premier ministre fait payer tous les Québécois par les erreurs de son ministre de l'Immigration.

Ces erreurs et ce manque de vision vont certainement nous coûter, M. le Président, des millions. Le Conseil du patronat a même affirmé que l'attitude du gouvernement mine la crédibilité du Québec sur la scène internationale et renforce le cynisme à l'égard de notre système d'immigration.

M. le Président, la cassette du ministre de l'Immigration n'aura pas survécu aux tribunaux. Ce qui est triste, c'est que le premier ministre a préféré laisser les tribunaux dicter à son ministre la marche à suivre.

Est-ce que le premier ministre peut se lever aujourd'hui en cette Chambre, avouer qu'il a volontairement omis d'écouter les experts et l'ensemble de la population et qu'il aurait dû respecter cet engagement du 29 janvier de traiter les 18 000 dossiers?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, on a actuellement un ancien système, un vieux système pour choisir les nouveaux arrivants, un système qui fonctionne mal, un système qui n'arrive pas à bien répondre aux besoins des entreprises. Et ce n'est pas seulement moi qui le dis.

L'ancien gouvernement avait, là, en fin de mandat, l'été dernier, mis en place un nouveau système, qui s'appelle Arrima, qui arrime beaucoup mieux les besoins des entreprises avec les candidats à l'immigration. Ça permet, avec ce nouveau système, de choisir les candidats qui répondent le mieux aux besoins des entreprises, plutôt que l'ancienne approche, qui était une approche de premier arrivé, premier servi.

Donc, M. le Président, nous, de notre côté, on souhaite le plus rapidement possible passer au nouveau système pour, entre autres, régler les problèmes de pénurie de main-d'oeuvre. Ce que je comprends, c'est que le Parti libéral et Québec solidaire préfèrent traiter 18 000 dossiers selon l'ancien système, ce qui va prendre plus d'un an, avant de travailler avec un système plus efficace. Ce n'est pas le choix qu'on a fait de notre côté, M. le Président.

Le Président : Première complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le premier ministre, vous savez très bien qu'on peut le faire en parallèle. On peut aider à traiter les anciens dossiers et également avec le système Arrima. Chaque jour qui passe coûte cher aux Québécois. M. le Président, le premier ministre a dit qu'il voulait aller vite. Vous voulez aller vite. Nous avons plus de 120 000 postes à combler au Québec.

Est-ce que le premier ministre peut nous confirmer combien de dossiers seront traités en 2019?

• (14 h 20) •

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, j'ai de la difficulté à suivre le chef de l'opposition officielle. D'un côté, on a 18 000 dossiers qui doivent être traités premier arrivé, premier servi. De l'autre côté, on a 91 000 déclarations d'intérêt selon le système Arrima, puis nous, on préfère utiliser ce système-là. Donc, est-ce que le chef de l'opposition officielle est en train de nous dire qu'on devrait d'abord regarder dans le 91 000 avant de regarder dans le 18 000? Il faudrait qu'il se fasse une idée, là.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Selon d'anciens cadres du ministère, les 18 000 dossiers pourraient être traités en six mois, et ce, pour 15 millions de moins que le plan du ministre.

[...]
 

En Complément