Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°18, 26 février 2019, page 805

[...]

Maintenant que le gouvernement s'est fait remettre à sa place par les tribunaux, est-ce que le premier ministre peut au moins s'engager à traiter l'ensemble des 18 000 dossiers, à fournir également un échéancier détaillé, tout en traitant ceux du système Arrima?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, j'essaie de comprendre le chef de l'opposition officielle. Ce qu'il nous dit, c'est qu'on doit traiter d'abord les 18 000 dossiers avant de regarder le nouveau système Arrima, les 91 000 déclarations. Une journée, il nous dit ça, puis, l'autre journée, il dit le contraire. Donc, est-ce qu'on traite d'abord les 18 000 ou si on peut commencer à traiter les 91 000? Que propose-t-il, pour être clair?

Le Président : M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, je pense que c'est clair que le premier ministre ne semble pas avoir la volonté politique de traiter l'ensemble de ces dossiers-là, et ce, malgré l'avis des experts, des chambres de commerce, du Conseil du patronat et, je suis sûr, peut-être même de son ministre de l'Économie. Je me demande pourquoi il y a un acharnement à compliquer les choses.

Pourquoi ne pas utiliser le gros bon sens dans ce cas-ci?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, le gros bon sens, c'est d'utiliser le nouveau système, le système qui permet d'arrimer les besoins des entreprises avec les candidats, les qualifications des candidats. Cependant, pour respecter la décision de la cour, on va continuer de traiter les 18 000 dossiers jusqu'à ce que notre projet de loi soit adopté, et j'espère que l'opposition va nous appuyer.

Le Président : Question principale, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Traitement des demandes d'immigration

Mme Dominique Anglade

Mme Anglade : Merci, M. le Président. Alors, au jour 1 de la décision politique du ministre de l'Immigration de déchiqueter les 18 000 dossiers qui touchent 50 000 personnes, on a été très clairs et on a dit que cette décision était mal avisée, qu'elle était précipitée, qu'elle n'était pas humaine et qu'elle était antiéconomique. Depuis hier, cette décision est maintenant rendue illégale. Le tribunal exige que le gouvernement fasse ce que le premier ministre s'était engagé à faire le 29 janvier dernier, à savoir traiter l'ensemble des 18 000 dossiers qui touchent 50 000 personnes. Qui gagne, M. le Président, quand on va devant les tribunaux? On peut parler d'une certaine victoire pour les 50 000 personnes touchées, mais, au final, personne ne sort véritablement gagnant de tout ça, et on aurait pu éviter d'être devant les tribunaux, aujourd'hui, parce qu'il y avait des solutions claires.

Nous devons retrouver la sérénité nécessaire pour avoir un débat constructif en cette Chambre. Je tends la main au ministre de l'Immigration. Il peut décider de traiter les 18 000 dossiers en six mois, il est capable de le faire.

Eh bien, est-ce qu'il va le faire? C'est la question que je lui pose.

Le Président : M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : Merci, M. le Président. Écoutez, je note le changement de ton de ma collègue et j'apprécie ce changement de ton. Je trouve que nos débats seront beaucoup plus harmonieux si elle adopte ce ton-là.

Deuxièmement, M. le Président, j'accepte sa main tendue. Mais d'ailleurs je l'invite à me rejoindre et à faire en sorte qu'on puisse adopter rapidement le projet de loi n° 9 pour faire en sorte de pouvoir utiliser pleinement le nouveau système Arrima. Et je l'invite également à dire aux gens qui souhaiteraient être au Québec d'appliquer dans le système Arrima et, pour ceux qui sont sur le territoire québécois, d'appliquer dans le Programme de l'expérience québécoise, parce que ça, c'est fondamental. Ils peuvent obtenir un certificat de sélection du Québec s'ils parlent français puis ont la connaissance... Parce que moi, M. le Président, là, je ne veux pas faire en sorte de créer un autre inventaire au niveau du gouvernement fédéral comme le Parti libéral l'a fait, parce que c'est ça, la résultante de la gestion libérale au cours des dernières années. Lorsque la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne nous dit : Nous devons traiter tous les dossiers,

[...]
 

En Complément