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Point de presse de M. Pierre Karl Péladeau, chef de l'opposition officielle

Version finale

Le mercredi 17 février 2016, 8 h 15

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures dix-neuf minutes)

M. Péladeau : Alors, bonjour, messieurs dames. Alors, vous le savez tous et toutes, donc, ce matin il y a eu la divulgation des résultats de Bombardier. Nous sommes dans une situation très délicate, les résultats financiers sont difficiles, l'environnement n'est certainement pas favorable. Alors, ce qui m'amène à vous dire deux choses. La première, je pense qu'il est essentiel et incontournable que l'actuel ministre des Transports, antérieurement ministre de l'Économie, celui qui a négocié cette transaction un peu bouts de chandelles, la renégocie. Et, vous le savez, il y a eu, donc, une annonce de pertes d'emploi, alors qu'il m'apparaît essentiel et même fondamental que nous puissions faire en sorte que, si l'État, si les contribuables du Québec participent au secours de Bombardier, que ceci ne se fasse pas au détriment des emplois.

Et la seconde chose que j'aimerais vous dire m'apparaît essentielle, là aussi, que le premier ministre Couillard prenne son téléphone et appelle le premier ministre Trudeau. Vous vous souviendrez qu'en Ontario le gouvernement fédéral n'a pas hésité à faire en sorte de sauver GM. Nous avons ici une situation très délicate, très difficile. Il faut faire en sorte, justement, d'avoir les ressources financières et les liquidités disponibles pour aller au bout de ce projet. Et j'invite le premier ministre de s'organiser aussi pour faire en sorte que nous en ayons véritablement une, politique industrielle, parce que Bombardier est dans une situation toujours délicate, mais l'aéronautique en général l'est. Vous vous souviendrez...

(Interruption)

M. Péladeau : Oupelaïe! Pardon.

Vous vous souviendrez que Bell Helicopter a diminué des emplois la semaine dernière et cette entreprise a diminué les emplois depuis également un certain temps, il y a CAE. Nous savons tous l'importance de l'industrie aéronautique ici au Québec, alors il faut absolument que le gouvernement de M. Couillard arrive avec une politique sérieuse de soutien à l'aéronautique pour faire en sorte de protéger les emplois qui y sont associés. Je n'ai pas, également, à vous réitérer l'importance, le facteur d'exportation que constitue l'aéronautique. C'est le plus important ici, au Québec, et c'est la raison pour laquelle le premier ministre doit prendre des mesures énergiques pour faire en sorte que nous puissions protéger des fleurons, mais également des milliers d'emplois qui y sont associés. Merci.

Le Modérateur : Merci beaucoup, M. Péladeau. On y va avec M. Laforest, TVA, micro de droite.

M. Laforest (Alain) : Qu'est-ce qui... Comment on peut penser que le gouvernement peut renégocier une entente alors que les ententes sont signées et que vous-même, vous dites qu'on ne peut pas casser un contrat dans le dossier de Pétrolia. Il n'y a pas une contradiction, là? L'entente est signée avec la compagnie, comment on s'y prend, là?

M. Péladeau : Attendons, là. Je ne sais pas si, vous, vous avez la confirmation que l'entente est signée, nous n'avons pas cette confirmation. Ce que j'en comprends, ça serait plutôt une lettre d'intention qui a été signée. Et ça, c'est un élément extrêmement important. Il y a des changements, qui sont ceux auxquels nous faisons face aujourd'hui, qui devraient amener... et j'ose espérer, justement, dans la lettre d'intention, qu'il y a des dispositions qui font en sorte que cette entente puisse et doive être renégociée en fonction de nouvelles circonstances. Écoutez, M. Laforest, je suis désolé, mais j'en ai faites quelques-unes, transactions, dans ma vie, là, et c'est ce que j'avais inclus dans les ententes et c'est effectivement la bonne gouvernance et le savoir-faire en matière de négociations de lettres d'intention.

M. Laforest (Alain) : Donc, si Bombardier coupe des emplois, pour vous, il n'y a plus nécessité de supporter la CSeries?

M. Péladeau : Moi, ce que j'ai toujours dit, c'est que le gouvernement doit procurer une aide financière à Bombardier, mais qu'il le fasse de façon intelligente. Et, tristement, aujourd'hui, et on le constate encore une fois, tous les risques sont supportés et sont soutenus par les contribuables. Le gouvernement a décidé d'investir dans la série C alors que nous avons toujours dit qu'il devrait investir... et je ne suis pas le seul, ceux et celles qui connaissent le tabac, excusez-moi l'expression, les transactions, je pense notamment à mon collègue le député de l'Assomption, le chef de la seconde opposition, nous ont dit — et la Caisse de dépôt est là également pour en témoigner — c'est : Investissons dans les filiales, ne prenons pas tous les risques qui sont liés à un seul projet. Et c'est ce que la Caisse de dépôt a compris en investissant dans Bombardier Transport et c'est ce que nous souhaitons également, que le gouvernement de M. Couillard comprenne soit en investissant dans Bombardier aéronautique soit en investissant dans la compagnie mère. Et, s'il y a des tergiversations à l'heure actuelle au niveau du gouvernement fédéral — et j'ose espérer qu'ils vont comprendre l'urgence des gestes qu'ils doivent poser — bien, c'est justement parce qu'ils veulent certainement mettre l'argent dans une bonne transaction qui va protéger, là aussi, les contribuables canadiens, dont les Québécois font partie, bien évidemment.

Le Modérateur : Merci. M. Boivin, Le Soleil.

M. Boivin (Simon) : M. Péladeau, bonjour. Comment vous voyez la nouvelle d'Air Canada, qui va commander 40 CSeries, 35 en option d'achat? Est-ce que c'est le début d'une participation du fédéral à travers le transporteur national?

M. Péladeau : Eh bien, la première chose, c'est qu'Air Canada n'est pas une société de la couronne. Elle est certainement assujettie, évidemment, à une réglementation fédérale parce que, vous le savez, le transport fédéral est une compétence fédérale.

Ceci étant, je dirais que c'est une bonne chose, mais ça me fait penser, donc, à ce que disait M. Laforest, il s'agit d'une lettre d'intention. Ce n'est pas une lettre d'intention qu'on souhaiterait avoir, évidemment, ce sont des commandes fermes. Alors, ça n'est pas une mauvaise nouvelle, mais on n'a pas à se réjouir, là, outre mesure jusqu'à temps que, tu sais, l'encre soit bien sèche sur les commandes fermes.

M. Boivin (Simon) : Et est-ce qu'on comprend bien, les pertes d'emplois qu'on nous annonce ce matin ne touchent pas, justement, la filiale qui va produire la Cseries? Et est-ce que ce n'est pas là, justement, une espèce de signe du respect de la participation du gouvernement du Québec dans ce projet spécifique là?

M. Péladeau : Écoutez, le gouvernement n'a jamais précisé qu'il avait, dans sa lettre d'intention avec Bombardier, une clause du maintien d'emploi. Ce qu'il a dit, c'est que le siège social de la série C... Alors, qu'est-ce que c'est que le siège social de la série C, là? Ça aussi, c'est à définir parce qu'ils ont créé, comme vous le savez, une coquille en transférant les actifs qui sont liés à ce projet-là. Alors, qu'est-ce que c'est que le siège social de la série C? Moi, je ne le sais pas, mais ce que nous savons à l'heure actuelle, c'est qu'il n'y a pas de clause qui est spécifiquement associée au fait qu'il va y avoir une protection des emplois ici, au Québec. On a parlé d'un siège social, mais on n'a pas parlé des emplois.

M. Boivin (Simon) : Vous notez que la filiale qui touche à la série C n'est pas affectée par les pertes d'emploi, ce matin, là.

M. Péladeau : Écoutez, on va devoir attendre, donc, les précisions que la compagnie va donner au courant de la journée. Il va y avoir un appel conférence, là, qui est la pratique habituelle, après la divulgation des résultats et je suis convaincu qu'un certain nombre, donc, d'experts et/ou de commentateurs, d'analystes financiers vont poser des questions appropriées puis on espère alors, à ce moment-là, d'avoir davantage de détails. De notre côté, nous allons également faire notre travail.

Le Modérateur : Merci. M. Lavallée, Radio-Canada.

M. Lavallée (Hugo) : Bonjour, M. Péladeau. Sur un autre sujet, concernant la commission parlementaire qui va se pencher sur le dossier UberX, de quel oeil vous voyez ça, être assis autour d'une même table alors qu'il y aura des gens qui vont témoigner, qui, par ailleurs, ont des comportements qui ne respectent pas la loi? Est-ce que vous êtes à l'aise avec ça?

M. Péladeau : Bien, je réitère ce que je vous ai dit hier, M. Lavallée, effectivement, nous sommes mal à l'aise. Je réitère ce que ma collègue la députée de Vachon, Martine Ouellet, a dit devant les médias dimanche et j'ai également, moi aussi, un problème parce que, je le mentionnais hier, voici ici le foyer de la démocratie, c'est là où l'action législative se met en branle et nous allons, en commission parlementaire, entendre des personnes qui sont... qui aujourd'hui, puisqu'autant le ministre des Transports actuel que le ministre des Transports précédent ont indiqué que l'activité d'Uber était illégale. Alors, oui, ça nous met extrêmement mal à l'aise, mais je tiens encore à vous confirmer que nous allons participer à la commission parlementaire.

M. Lavallée (Hugo) : Dans un autre dossier, il y a une lettre ce matin du professeur de sciences politiques Denis Monière, qui suggère une solution au problème de la convergence, qui vous est cher. On devrait répartir les circonscriptions occupées par les gens de la CAQ ou par les libéraux au prorata des voix exprimées lors de la dernière élection. Donc, je ne le sais pas, là, je pense que c'est une soixantaine de circonscriptions pourraient présenter un candidat du PQ, une vingtaine de Québec solidaire, etc. Est-ce que ça vous apparaît une solution intéressante?

M. Péladeau : Bien, j'ai également vu l'article, malheureusement je ne l'ai pas lu, vous m'en donnez des détails. Tout ce que je peux vous dire pour l'instant, c'est qu'effectivement je me réjouis que cette question fasse l'objet, donc, de débats, de partage, d'échanges, et vous pouvez compter sur le Parti québécois pour s'engager, justement, dans cette direction. Je l'ai dit, je l'ai mentionné, je l'ai réitéré, il m'apparaît essentiel, effectivement, que le mouvement souverainiste se réunisse, se rassemble et certainement que la convergence est une perspective tout à fait appropriée.

Le Modérateur : Merci. M. Lecavalier, Journal de Montréal, Journal de Québec.

M. Lecavalier (Charles) : Bonjour, M. Péladeau. Vous dites que le redressement de Bombardier ne doit pas se faire au détriment des employés...

M. Péladeau : Des emplois.

M. Lecavalier (Charles) : ...des emplois. Vous, comme homme d'affaires, vous n'avez jamais mis à pied des employés pour augmenter la rentabilité de votre entreprise?

M. Péladeau : Oui, je l'ai déjà fait. Ceci étant, il y a des restructurations, des fois, qui sont nécessaires. Mais là on parle d'un secteur et d'une entreprise qui est en difficulté significative et on parle surtout et avant tout, je tiens quand même à vous le dire, là, on parle d'une aide de l'État d'un milliard de dollars US. Je pense que c'est inédit d'une certaine façon. Et ce n'est certainement pas comparable avec les entreprises que j'ai eu le privilège de diriger.

Le Président (M. Leclair) : Mais vous avez aussi fait le parallèle avec GM. Lors du redressement cette entreprise-là, il y a eu aussi beaucoup de mises à pied. Alors, ce n'est pas un processus normal, finalement, de voir ça, même si c'est malheureux pour les gens qui perdent leur emploi, que ce redressement passe par une mise à pied?

M. Péladeau : Bien moi, je vous dis que, lorsqu'on contribue à une somme aussi importante, il faut prendre toutes les garanties nécessaires pour faire en sorte de protéger les emplois. Et GM les a peut-être protégés ici au Canada, peut-être qu'ils n'ont pas été protégés aux États-Unis. On parlait quand même d'une situation nord-américaine extrêmement importante dans un secteur où, justement, sinistré, qui était celui de l'automobile à l'époque. Alors, je pense que cette situation-là est équivalente en ce qui concerne l'aéronautique, actuellement, ici, au Québec, et nous devons prendre les mesures pour faire en sorte de la protéger et protéger les emplois qui y sont associés.

Le Modérateur : Merci. M. Bellerose, ensuite...

M. Lecavalier (Charles) : Juste un autre sujet, rapidement.

Le Modérateur : Dernière, M. Lecavalier.

M. Lecavalier (Charles) : Sur l'institut de la souveraineté, vous avez choisi un chasseur de têtes. Je me demandais : Quel type de profil recherchez-vous à la tête de cet organisme?

M. Péladeau : Écoutez, quand l'institut va être créé — je l'ai mentionné la semaine dernière, je vais vous le rementionner — l'institut en fera donc l'annonce, et vous poserez les questions à ce moment-là, et, le cas échéant, vous verrez quel était le profil, pour répondre spécifiquement à votre question.

Le Modérateur : Merci. M. Bellerose, Huffington Post. Dernière en français.

M. Bellerose (Patrick) : Bonjour, M. Péladeau. Juste une petite précision sur Uber. Donc, vous dites que vous avez quand même un malaise, mais que vous choisissez quand même de participer, juste m'expliquer pourquoi vous avez finalement choisi, après discussion au caucus, si je comprends bien, de participer.

M. Péladeau : Bien, c'est clair, écoutez, nous avons été nombreux à en discuter, tout comme les commentateurs, à s'exprimer sur cette question-là, la fameuse politique de la chaise vide, nous avons considéré que ce n'était pas la stratégie à suivre. Et je pense qu'on doit faire en sorte qu'on puisse avoir une discussion honnête, une discussion précise et claire concernant l'illégalité et faire en sorte de pouvoir engager l'action législative pour qu'une solution puisse être trouvée parce que, pour l'instant, on peut éventuellement penser qu'il puisse avoir des dérapages.

Nous l'avons vu, cette situation-là n'est pas inédite ici, au Québec, il y a eu des situations troublantes qui se sont produites dans de nombreuses autres villes occidentales, et donc on doit faire en sorte de trouver les solutions nécessaires pour que ces dérapages ne s'effectuent pas ici, au Québec.

M. Bellerose (Patrick) : Considérant que c'est un service illégal, est-ce que le gouvernement aurait dû se retenir de les inviter en commission parlementaire?

M. Péladeau : Bien, écoutez, nous avons été nombreux... je vous réitère ce que j'ai dit à propos de ma collègue la députée de Vachon, le fait d'être mal à l'aise à devoir participer à une commission parlementaire où, effectivement, un des témoins effectue, au dire... et puis nous partageons cette perspective-là, donc et du ministère des Transports actuel et de son prédécesseur, une activité illégale.

Alors, oui, ça nous met mal à l'aise, mais en même temps je pense que nous avons une obligation, comme parlementaires, de faire en sorte de participer au débat et de trouver des solutions.

Le Modérateur : En réelle dernière en français, M. Bélair-Cirino, ensuite on passe en anglais.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Oui. Bonjour, M. Péladeau. Tout d'abord, quel signal enverrait Ottawa s'il ne prêtait pas main-forte à Bombardier? Quel est le signal que ça enverrait aux Québécois?

M. Péladeau : Bien, je pense que ça serait un très mauvais signal. Je persiste à répéter que les contribuables québécois envoient des milliards de dollars à chaque année. Les Québécois ont participé au sauvetage de GM, les Québécois ont participé à la subvention de l'économie pétrolière en Alberta, les Québécois ont participé à la fabrication des bateaux dans les chantiers maritimes de la Colombie-Britannique, et nous constatons que le fédéral a laissé tomber l'industrie des pâtes et papiers, ils n'ont pas mis une cent.

Je pense qu'il m'apparaît essentiel... Et ce sera alors, à ce moment-là, si le gouvernement fédéral de M. Trudeau ne devait pas soutenir une industrie aussi importante que l'aéronautique, bien, de subir l'impact politique qui va y être associé.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Une dernière question sur un dossier, disons, sensible, l'affaire Jutra. Considérant les dernières révélations, la sortie de l'ombre d'une présumée victime qui était, pour le moins, en bas âge lors des incidents et des événements allégués, est-ce que votre réflexion a évolué sur la désignation de ce trophée qui récompense l'excellence du cinéma par ce cinéaste-là? Peut-être, le temps d'éclaircir toute cette affaire-là qui... peut-être serait opportun de renommer le trophée, du moins cette année?

M. Péladeau : Écoutez, la décision ne m'appartient pas, mais vous avez raison de mentionner qu'à la lecture, donc, de ce que nous avons lu ce matin, des révélations extrêmement troublantes. J'ose espérer qu'on aura l'occasion aussi d'en savoir... d'en connaître davantage. Mais, dans les circonstances, une décision doit être prise, et ce sera aux parties intéressées de la prendre, mais je vous avoue que, personnellement, j'ai également un grand malaise.

Le Modérateur : Merci. M. Hicks, CBC.

M. Hicks (Ryan) : Mr. Péladeau, good morning.

M. Péladeau : Good morning.

M. Hicks (Ryan) : Let's start off just with your reaction to the news of the job losses at Bombardier.

M. Péladeau : Well, you know, what we have been seeing is that, unfortunately, the deal that was signed previously by the Minister, Minister Daoust, completely forget or avoid, you know, protection of jobs. And what we are seeing today is that, you know, they announced a significant reduction.

Why, you know, public money should subsidize a company that will reduce employment? I guess that the deal, and I said… needs to be renegotiated, renegotiated financially to make sure that we are not going to be the only one taking the risk in the série C, but that we should have also the reward of having capital at the top level, either in Bombardier aerospace or either at the parent company.

We said that, you know, before the announcement that was done by Minister Daoust, and we continue to repeat. And again, I think that it is worth to mention that the Caisse de dépôt, which has financial experts, decided not to invest in série C, they decided to invest in Bombardier Transport, in the subsidiary, not being forced to take all the risk associated with a single project.

And the second thing, I think, very important : Premier Couillard should take the phone and call the Prime Minister to say : You need to hurry up. The aerospace business and the industry in Québec is so important, it is an exportation, also, factor so significant that we need to make sure that we are going to take the proper measures to protect it.

M. Hicks (Ryan) :The Federal Innovation Minister just put out a press release saying that they are continuing their dialogue, they're continuing the talks with Bombardier regarding a federal bailout. What if the federal Government says no? What would that mean to you?

M. Péladeau : That would be a very bad message, a bad message basically saying that the federal Government is completely ignoring one of the most important industry in Québec.

Le Modérateur : Oh! bonjour. Après vous, Mme Fletcher.

Mme Fletcher (Raquel) : Good morning, Mr. Péladeau. I'm Raquel Fletcher, with Global. I'm a new journalist here.

M. Péladeau : Welcome.

Mme Fletcher (Raquel) :Thank you.

M. Péladeau : I don't know if I should say welcome, but I guess so, why not? It's OK?

Mme Fletcher (Raquel) : Yes, it's OK.

M. Péladeau : Ah! M. Authier m'a dit : C'est correct, alors…

Mme Fletcher (Raquel) : Are you saying to Mr. Daoust and to the Liberal Government : I told you so?

M. Péladeau : I'm sorry, I missed it.

Mme Fletcher (Raquel) : Are you saying to Mr. Daoust and the Liberal Government : I told you so?

M. Péladeau : Well, I'm not going to say it that way, I'm going to say that, you know, the first… well, many times before the transaction was announced by Minister Daoust, we said that we need to make sure that we're going to take measures to protect Bombardier, and then the deal was announced. The day it was announced, we said that was a bad deal because we would not invest in, you know, a corporate entity that was basically being built for the purpose of supporting série C, and, at the end of the day, basically saying, that the taxpayer in Québec will get all the risk associated to one project instead of being in a position to be rewarded by the other assets that Bombardier owns. I think, obviously, specifically in the Bombardier aerospace subsidiaries — consider the Q400 and all the business jets — but also, if they would invest at the top, then they will also going to be able to be rewarded by the other assets. And I think specifically of Bombardier Transport, which is, you know, doing pretty well. So, we're taking all the risk and we do not have any reward.

Mme Fletcher (Raquel) : In French you also mentioned protecting the shareholders. What is your fear for the shareholders and the stock options?

M. Péladeau : I said : Protecting the jobs, protecting the employees, I didn't refer to the shareholders.

Mme Fletcher (Raquel) : OK. Do you have any reaction to the shareholders?

M. Péladeau : Which one, the parent company?

Mme Fletcher (Raquel) : The shareholders of Bombardier.

M. Péladeau : The parent company. Well, obviously, you know, the time is pretty difficult. We're saying that the stock is down significantly, well, you know, that's what buying shares is all about, so, you have up and down. And I guess that sophisticated investors that know their investing in companies could be rewarded by the fact that the stock will go up, but also the downside of it is that the stock will go down.

Mme Fletcher (Raquel) : OK. Thank you.

(Fin à 8 h 39)

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