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Point de presse de M. Claude Roy, député de Montmagny-L'Islet

Version finale

Le lundi 7 mai 2007, 15 h 17

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Quinze heures dix-sept minutes)

M. Roy: Donc, aujourd'hui, on est très heureux, au niveau de l'ADQ, de vous annoncer bien sûr cette grande nouvelle et de participer avec l'ensemble de la population du Québec à la grande victoire qui nous est annoncée aujourd'hui sur le recul du gouvernement à la motion qu'on avait demandée ou qu'on se préparait à demander. Donc, c'est concernant le Mont-Orford, bien sûr. Donc, le gouvernement recule, et nous, c'est une grande victoire au nom des gens et de la population de la province de Québec bien sûr pour conserver et préserver l'intégrité des parcs nationaux au Québec. Et ça, c'est un grand combat qui a été mené par beaucoup de gens, qu'on a assisté dernièrement, et aujourd'hui c'est cette grande victoire là qu'on veut fêter. Donc, on est très heureux de ce que le gouvernement a décidé de faire aujourd'hui, et c'est bien évident qu'on va assister à toutes les prochaines démarches dans le cas du Mont-Orford et qu'on va surveiller de très, très près.

M. Ouellet (Martin): M. Roy, la loi n'est pas abrogée pour autant, là. On a deux ans pour trouver un autre projet. Donc, le projet de privatisation, il demeure, là.

M. Roy: Le projet de privatisation demeure, mais vous comprendrez qu'à l'intérieur de la loi, il y avait une section qui justement donnait la possibilité au ministre ou à la ministre en titre de pouvoir faire des changements à l'intérieur de cette loi-là, contrairement à ce qu'on a pu penser. Donc, on a une clause à l'intérieur qui nous permet de réduire justement les effets néfastes de la privatisation du Mont-Orford, dans l'état qu'elle est actuellement. Donc, je pense que c'est ça qui est vraiment important. On a deux ans, vraiment, de sursis, et SOS Orford doit être très, très, très contente aujourd'hui d'avoir ces deux années-là.

M. Nadeau (Rémi): Justement, ils sont... ce que j'allais dire, ils sont justement pas très contents parce qu'ils disent que dans le fond, le gouvernement fait plus acheter du temps, mais, sur le fond, tout demeure possible. Il peut encore y avoir des condos sur le terrain.

M. Roy: Non, absolument pas. Vous savez, le débat qu'on a fait aujourd'hui et qu'on a semé... les graines qu'on a semées depuis le temps avec le grand débat d'Orford, il faut comprendre que ça a été un débat hautement émotif, c'est un débat où il y a eu une foule de personnes qui se sont mobilisées. Ça a été une des plus grandes mobilisations et tout le Québec a entendu parler d'Orford. Donc, on ne peut pas dire qu'on va installer des condos, c'est... il faut penser que c'est presque impossible qu'on laisse refaire ça. Donc, on va surveiller ça de très, très près. On accompagnera tous les Québécois dans cette démarche-là, et je vous assure que si la démarche aujourd'hui était de ne pas mettre des condos au pied des pentes, on va s'assurer qu'il n'y ait pas de condos au pied des pentes.

M. Chartrand (Yves): Oui, mais pourquoi avez-vous réclamé... excusez. M. Roy, est-ce que vous croyez que le projet d'agrandir le parc est toujours bienvenu?

M. Roy: Bien, écoutez, tant mieux si on veut agrandir un parc. Quand on veut agrandir un parc, on donne encore plus de vocation au parc. Donc, je pense que ça, c'est une belle volonté. On se doit de saluer cette chose-là.

M. Chartrand (Yves): Mais vous, allez-vous défendre ça?

M. Roy: Absolument. Pour agrandir le parc, on va défendre toujours. Plus on a de terres publiques, privées... donc, quand le gouvernement s'en occupe, quand on veut préserver un parc, je défendrai toujours ce point-là.

Journaliste: Pourquoi on n'a pas...

M. Roy: Un à la fois, s'il vous plaît.

Mme Brassard (Marie-Andrée): ...à quel prix monsieur? Agrandir le parc à n'importe quel prix?

M. Roy: Non, pas agrandir le parc à n'importe quel prix. On se doit de vérifier ce que le gouvernement veut faire. Pourquoi on voulait l'agrandir? On voulait simplement compenser l'effet de dilapider une partie du territoire. Donc, on n'agrandira pas le parc simplement pour faire plaisir et agrandir le parc sans aucune volonté.
Donc, je pense que c'est ça qui est vraiment important, pas à n'importe quel prix. Et on sera toujours là pour vérifier ce qui s'est... qu'est-ce qui va se passer.

M. Ouellet (Martin): Pourquoi ne pas tout simplement exiger l'abrogation de la loi n° 23? C'est ce que les gens demandent, là.

M. Roy: On n'est pas obligé d'abroger la loi n° 23. La loi n° 23, comme telle... dans la loi, on disait qu'on voulait recréer un nouveau parc. On n'est pas obligé de le dilapider. Je vous dis, encore une fois, il y a une clause à l'intérieur de la loi n° 23 qui donne la possibilité à la ministre ou au ministre en titre de changer tout ça, ces données-là. Donc, ça fait déjà partie de la loi, on n'est pas obligé de l'abroger, d'aller la changer, de tout recommencer le processus.

La Modératrice: Gérard Deltell.

M. Deltell (Gérard): Vous, fondamentalement, qu'est-ce que vous souhaitez? Quelle vocation vous souhaitez? Est-ce que vous souhaitez des condos? Est-ce que vous souhaitez que ça demeure encore du golf ou du ski? Qu'est-ce que, vous, vous souhaitez?

M. Roy: Il faut comprendre que le golf est à l'extérieur, même si on dit qu'il est à l'intérieur du parc, le golf est vraiment loin de ce qu'on voulait faire comme développement, donc le golf ne touche à rien, ne touche pas à l'intégrité du parc comme tel.
Quand on laisse le golf pour rentrer dans le parc, pour y avoir été, on se rend bien compte qu'on rentre dans un parc. Moi, ce que je souhaite, c'est que le Mont-Orford devienne le mont skiable qu'on se doit d'avoir. C'était un peu ça qui a été laissé de côté. On n'a pas donné à la montagne les vraies propriétés, les grandes qualités que le Mont-Orford avait pour le domaine skiable.
Et de vouloir remplacer et de vouloir surseoir au domaine skiable par établir des condos, ce n'est pas non plus la volonté, donc il faut qu'on commence à redonner à la région une belle montagne, une montagne qui va bien fonctionner, qui va attirer beaucoup de touristes. Et après les terrains... parce qu'il y a beaucoup de développement, et il faut y avoir été comme j'y ai été plusieurs fois pour comprendre qu'il y a beaucoup de terrains vacants autour et au pied de la montagne, non pas dans le territoire du parc mais à l'extérieur du parc, où les gens vont continuer de voir la montagne, vont continuer d'avoir la possibilité d'aller au chalet de ski à pied, en ski, avec un minibus, donc on ne changera rien, mais il ne faut surtout pas qu'il y ait de condos au pied de cette montagne-là.

Mme Brassard (Marie-Andrée): M. Roy, le fait qu'il n'y ait aucun acquéreur potentiel qui se soit manifesté dans le cadre du processus d'appel d'offres, est-ce que cette annonce d'annulation de l'appel d'offres, est-ce que ce n'est pas tout simplement ou justement parce que le gouvernement constatait l'échec du processus?

M. Roy: Ça va être difficile de répondre pour M. Charest. Moi, je vous dirais simplement qu'on n'avait pas de chiffres. À toutes les fois qu'on s'est présentés là-bas, que les groupes se sont présentés, ils n'ont jamais été capables de voir de vrais chiffres, un vrai bilan; on avait des chiffres qui étaient vraiment à la va comme je te pousse, donc pas de chiffres précis. On parlait d'un déficit, mais pourquoi le déficit? Est-ce qu'on a bien géré? Et c'était carrément une question de gestion du centre de ski qui a dégénéré justement à ce qu'on n'ait peut-être pas... Et je dis peut-être pas: comme il y a des soumissions qui étaient supposées ouvrir, on ne le sait pas.

Mme Brassard (Marie-Andrée): M. le ministre a dit qu'il n'y en avait pas eu, de proposition.

M. Roy: Bien, si le ministre l'a dit, ce n'est pas grave. Au moins, aujourd'hui, il y a une victoire du peuple, il y a une victoire qui dit que justement on est capables de sauver les montagnes au Québec, on est capables de sauver notre environnement. Et les gens, en se prenant en mains comme ils ont fait à Orford, nous ont donné une victoire vraiment incroyable, qu'on est contents, en tant que parti de l'opposition, d'avoir accompagnés. Donc, pour nous, c'est une grande victoire, c'est une grande victoire du peuple, et c'est d'ailleurs la mission qu'on avait.

M. Leblanc (Philippe): Vous parlez de victoire, sauf que SOS Orford demeure quand même inquiet. Comment vous expliquez, là, ces deux positions là?

M. Roy: Bien, qui demeure inquiet? Non, SOS Orford, je viens de leur parler à l'instant, avant de rentrer ici: SOS Orford, la seule inquiétude qu'ils ont présentement, avec M. Dallaire et le groupe de SOS Orford, c'est justement que, dans deux ans, si on veut faire un parc autre que le parc dans l'intégrité qu'il a aujourd'hui, ils ont peur qu'il y ait des condos. Mais ce n'est pas le but. Ce n'est pas le but ni de M. Poulin, ni le but de la MRC. On a rencontré M. Nicolet et personne n'a parlé de condos au pied des pentes, on a parlé d'un développement récréotouristique. Puis, un développement récréotouristique, dans mon sens à moi, ce n'est pas d'établir des condos, ce n'est pas ça, c'est juste qu'on veut faire de cette montagne-là une montagne quatre saisons, ce qu'elle n'est pas présentement.

M. Ouellet (Martin): Oui, mais tout le monde va vous dire que, s'il n'y a pas de condo, ce n'est pas payant, cette affaire-là.

M. Roy: Pas du tout, absolument pas. Il y a des condos et des hôtels partout alentour, et on n'a pas besoin de voir des condos au pied de la pente pour donner à ce mont-là... la gestion n'était tellement pas bonne, les pentes n'étaient tellement pas entretenues que l'année passée la montagne des Chênes n'a pas été ouverte parce que les équipements n'étaient pas entretenus, tel que stipulé dans le contrat de M. L'Espérance. Donc, le développement d'une montagne ne passe pas par la construction des condos, mais bien par la montagne comme telle.

M. Ouellet (Martin): O.K., mais qui c'est qui va payer pour ça, le peuple?

M. Roy: Bien, avant que le peuple paie pour la montagne... à l'heure actuelle, le peuple aurait payé bien plus que ça sur la vente comme telle, le peuple aurait perdu l'ensemble de ses montagnes au Québec et le peuple, aujourd'hui, vient de gagner, l'ensemble du Québec vient de gagner l'intégrité de tous ses parcs et réserves.

M. Ouellet (Martin): Est-ce qu'il faut payer pour remettre ça à niveau puis essayer de le louer à quelqu'un?

M. Roy: À ce moment-là, on va voir exactement le processus, comment ça va se faire dans les prochaines semaines. Aujourd'hui, vous nous parlez de ça, on n'a pas encore eu ce que le gouvernement veut faire. Puis, avant de dire que c'est le peuple qui va payer, n'oubliez pas que le peuple payait déjà puis il payait chèrement la cession justement à l'intérieur du parc.

M. Nadeau (Rémi): Si le gouvernement libéral était resté majoritaire, il n'y aurait eu aucune modification, le train se serait rendu à destination?

M. Roy: Si le gouvernement était resté majoritaire, peut-être que, nous, en tout cas, on aurait fait notre part peu importe le nombre de députés qui auraient été là. Le gouvernement est peut-être minoritaire, mais il reste quand même que c'est lui qui avait voté cette loi-là, il l'avait fait sous le bâillon, il l'avait fait dans le non-respect des gens du Québec, et aujourd'hui je pense que la coalition SOS Orford, tout le monde du Québec, tous les artistes qui se sont impliqués de près ou de loin dans ce grand combat, dans cette grande valeur morale ont gagné et c'est ça qui est important. Aujourd'hui, il faut calculer que c'est un moment historique, c'est un grand apport pour les gens du Québec, c'est une grande victoire.

M. Nadeau (Rémi): Ce que je veux dire, c'est parce qu'il est minoritaire qu'il a été obligé de se rendre aux arguments.

M. Roy: Écoutez, qu'il soit obligé... nous, de toute façon, vous savez qu'on avait déjà entrepris... moi, j'avais passé au travers de la loi, du bail, de SOS Orford, rencontres journalistiques là-bas, rencontres avec les gens du peuple, rencontres avec la MRC. On a fait un cheminement qui nous positionnait et qui me donnait la possibilité en tant que critique officiel au niveau de faune et parcs de dire à M. Charest en Chambre: Écoutez, on a fait une erreur, est-ce qu'on ne peut pas commencer le débat aujourd'hui sur autre chose? Et n'oubliez pas que maintenant que c'est fait, on peut passer à autre chose en Chambre, on va pouvoir passer à d'autres batailles. Cette bataille-là étant passée, on peut commencer à s'attaquer aux vrais problèmes du Québec.

M. Chartrand (Yves): Sur quoi M. Charest doit maintenant reculer?

M. Roy: Sur les autres points? On discutera ça en caucus et on verra. On rentre en caucus demain matin, on verra ce que mes...

M. Chartrand (Yves): C'est une victoire pour le peuple, mais c'est une victoire de l'ADQ aussi...

M. Roy: C'est une victoire pour lADQ et on en est fiers, moi, en tant que premier mandat, je dois vous dire que je suis très, très fier d'avoir amené ce dossier-là et aujourd'hui je calcule que, oui, c'est correct on peut en prendre un éloge personnel, mais si le peuple ne nous avait pas mis là, le peuple n'aurait pas gagné la démocratie qu'on a gagnée aujourd'hui.

M. Halton (Dan): During the election Charest'liberals were very adamant, they were going ahead with their plan to privatize. Why do you think they've changed their mind?

M. Roy: Well, they did change that because they had so much reports regarding the work that we've done so far, that I think that Mr. Charest has to understand the letter that we've sent him last week asking him to make a stop on that sale and start doing something in Chamber. So, it's done, and I think Mr. Charest did accept that, Mme Beauchamp also. Now, we're... I think we are going to be able to work on something else.

M. Halton (Dan): How much do you think this has to do with the fact that they only have a minority right now in the National Assembly?

M. Roy: Well, I think they can do what they want. We're there to propose something. After all the work - I just said that - after all the work I have done on this and all the work we've done with the team, they had to do something about that, they had to respect every people. So, that's what they've done.

M. Halton (Dan): But do you think that the liberal Government has built any political capital with the official opposition with this?

M. Roy: Well, even if they did that, from the past, what have they done? That's their problem. We did solve that problem, the population of Québec did solve the problem, and I think right now it's a big victory for the whole Québec, not only... for all the people, not only for the Government, and they can take all the credit for them.

M. Grant (John): Is it a real victory or is it a two-years delay?

M. Roy: Sorry, Sir?

M. Grant (John): Is it a real victory or is it just a two-years delay?

M. Roy: No, no, no. It's a real victory because... From now on, I think we are going to be able to discuss with every body over there. We will try to follow them as we did from the beginning, what they are going to be able with that, what plan they have with the MRC and all the mayors and everybody, so we are going to be there, on the field, helping them for the next two years.

Mme Rich (Kristy): Why they are not calling for the abolition of the Bill that created that whole problem?

M. Roy: We don't have to because, in the law, there is a chapter in the law the minister can do what he wants. So it doesn't have to cut the law or break the law on that because they have the power to do everything they want and it's in the law right now.

Le Modérateur: Quelqu'un d'autre. Dernière question.

 

M. Halton (Dan): Will the opposition be more likely to support one of the Mr. Charest's policies given that he has made this concession now?

M. Roy: I didn't realize exactly your question.

M. Halton (Dan): Est-ce que vous serez plus en mesure maintenant d'appuyer... de donner votre appui à M. Charest maintenant?

M. Roy: Well, yes, we can follow what Mr. Charest will have to say about everything. So, now he knows that every member of ADQ in Chamber will take care of population requests. So, he will have to take real great attention of what we're saying and what action we can make. So, Mr. Charest... We will help them to make all the population happy.

Une voix: Merci.

M. Roy: Thank you. Merci.

(Fin à 15 h 30)

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