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Point de presse de M. Claude Morin, député de Beauce-Sud

Version finale

Le mercredi 20 juin 2007, 12 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Douze heures vingt minutes)

M. Pelchat (Martin): ...M. Morin que vous avez initié ça, vous êtes vous-même un ancien militaire, qu'est-ce que vous avez fait?

M. Morin: Oui. J'ai fait carrière dans l'armée, comme officier spécialiste dans le transport et mouvement. J'ai commandé, j'ai eu les commandements.

M. Pelchat (Martin): Vous avez fait des scènes de guerre...

M. Morin: J'ai servi en ex-Yougoslavie, au Kosovo.

M. Chartrand (Yves): ...combien de temps, de quelle année à quelle année?

M. Morin: 28 ans, de 1975 à 2004.

M. Plouffe (Robert): Pourquoi c'était important pour vous de présenter cette motion-là, aujourd'hui, M. Morin?

M. Morin: C'est important parce que je sais ce que ces gens-là vivent personnellement, parce que je l'ai vécu personnellement. Puis je tenais à souligner l'importance du déploiement... ces gens-là vont peut-être connaître des difficultés dans les prochains mois.

M. Plouffe (Robert): Est-ce que ça vous a choqué l'attitude du Parti québécois, de certains députés, pas tous, mais certains députés?

M. Morin: Je n'ai pas remarqué, moi. Écoutez, quand on a présenté... quand le président de l'Assemblée a mentionné leur présence, je ne les voyais pas de la manière où j'étais assis, alors je suis allé les rencontrer pour leur envoyer la main. Je n'ai pas remarqué absolument rien, j'ai été tout surpris lorsque c'est arrivé, ça.

M. Plouffe (Robert): Ça vous a surpris?

M. Morin: On était tous surpris de voir qu'il y en a apparemment... je n'ai rien vu de ça.

M. Plouffe (Robert): Mais sachant que certains sont restés assis et que certains sont contre la mission, ils sont pour les soldats, mais ils sont contre la mission...

M. Morin: Écoutez, je ne peux rien dire là-dessus. Je n'ai pas été témoin de rien, là, puis, moi, j'étais vraiment concentré sur ma motion et puis de supporter mes confrères et mes amis.

M. Séguin (Rhéal): M. Morin, il y en a trois autres qui sont morts aujourd'hui, trois autres soldats canadiens. Comment vous vous sentez par rapport au fait que maintenant c'est le 22e qui va être là à compter du 15 juillet?

M. Morin: Non, ce n'est pas le 22e, ça va être une troupe interarmées. Il y a plusieurs métiers qui vont être là. C'est sûr que c'est déplorable, chaque mort est déplorable.

Mme Beauchemin (Malorie): Est-ce que vous pensez, M. Morin, que l'appui populaire, de la population, va diminuer lorsque - on ne le souhaite pas évidemment - mais lorsqu'il va y avoir des soldats de Québec qui vont mourir?

M. Morin: Écoutez, là-dessus, je pourrais vous répondre en disant: On va attendre, si ça arrive on verra la réaction de la population québécoise. Là, je ne peux pas me prononcer pour eux.

M. Chartrand (Yves): Mais comment vous vivez ça, M. Morin? On sent qu'au Québec il y a une différence de perception vis-à-vis de l'Afghanistan par rapport au reste du Canada et même à l'Amérique du Nord évidemment. On sent qu'il y a une plus grande... une petite gêne vis-à-vis de ça. Est-ce que vous le sentez, vous?

M. Morin: Écoutez, pour avoir été militaire et avoir été déployé à plusieurs occasions, j'ai toujours eu du soutien de la population et de mon entourage. Je n'ai jamais senti qu'on était contre le fait que j'étais déployé dans des théâtres de guerre.

M. Chartrand (Yves): Que pensez-vous de M. Deschamps qui est resté assis ce matin et qui n'a pas participé au vote? Dans l'ADQ, il y a des gens...

M. Morin: Ah, je n'ai pas remarqué. Je ne l'ai pas vu. Je ne l'ai pas vu.

M. Chartrand (Yves): Vous savez très bien qu'il y a un défilé qui se prépare pour vendredi, et il y a une polémique autour de ce défilé-là. Il y a des gens qui sont contre ça, la présence de militaires canadiens, et qui veulent même manifester lors de ce défilé-là.

M. Morin: C'est sûr. On vit en démocratie. Il y en a beaucoup plus qui sont pour. Moi-même, je devrais assister à ce défilé-là en soutien aux troupes qui vont être déployées.

M. Plouffe (Robert): Ces gens-là devraient-ils s'abstenir justement? Il y a peut-être d'autres tribunes pour manifester leur mécontentement. Ils devraient s'abstenir d'aller manifester lors d'un défilé.

M. Morin: Écoutez, je ne connais pas les détails de cette manifestation-là. Mais, en autant que je suis concerné, non, ils peuvent faire ce qu'ils veulent, puis ils peuvent manifester. On vit en démocratie. Il faut respecter le désir et la volonté des gens.

Mme Rich (Kristy): M. Morin, why was it important for you to table this motion today? What was the personal meaning for you?

M. Morin: Well, I can say that I've been a military for 20 years. I know exactly how they feel before they go up there and I thought it was very important to «souligner», sorry...

Une voix: To underscore.

M. Morin: ...to underscore the future deployment of these troops.

M. Séguin (Rhéal): You say that you know how they feel. How do they feel?

M. Morin: It's a mixed emotion. So, you know that you're going in a place that is very dangerous, but you know you're in mission and you've been trained to do that.

Mme Rich (Kristy): How do you think the soldiers feel about the debate on this that we saw going on during questions period today about this situation?

M. Morin: I've been very surprised of what I've seen and, you know... I cannot say anything but how... I don't have any feeling, bad feelings or good feelings. And the end of the result was that everything was good and they all were behind the troops.

Mme Rich (Kristy): What about this protest that is planned for Friday as the soldiers are going to be parading? Do you think this is appropriate?

M. Morin (Claude): Like I said earlier, we are living in a democratic country and I haven't heard or seen anything about a possible riot on Friday the 22.

Mme Rich (Kristy): Do you think a support for the mission in Afghanistan is any different in Québec than in the rest of Canada?

M. Morin (Claude): I beg your pardon?

Mme Rich (Kristy): Do you think the support for the mission in Afghanistan is any different in Québec than in the rest of Canada?

M. Morin (Claude): Not really, it gets the same support from all the different provinces, from all over country.

Mme Rich (Kristy): Do you think that the death of soldiers from Québec once the Vandoos are over there that could change things here?

M. Morin (Claude): Who knows? Like I said earlier we'll see how it goes out there and we'll wait. Unfortunately, we expect some casualties. If it happens, it happens and we'll see how it goes after that. What I am sure, the population will be behind the troops. You know, deceases have been made and we have to support the troops who are going there.

(Fin à 12 h 25)

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