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Point de presse de Mme Rita Lc de Santis, ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques

Version finale

Le mardi 7 février 2017, 16 h 47

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Seize heures quarante-sept minutes)

 

12217         Mme de Santis : Bonjour.

 

        Journaliste : Alors, Mme de Santis, le redécoupage électoral, il y a une carte qui avantage clairement le Parti libéral<T> sur l’île de Montréal au détriment de Québec solidaire<T>. Est-ce que ce n'est pas un peu partisan cette carte électorale là?

 

12217         Mme de Santis : D’abord, je n’ai pas eu l’opportunité de vraiment lire attentivement le rapport qui vient d’être déposé. Rappelons-nous qu’au Québec on est très chanceux parce que nous avons un système par lequel un comité indépendant, qui est présidé par le Directeur général des élections<T> avec deux commissaires, fait l’étude des circonscriptions électorales et décide ultimement qu’est-ce qui vont être les délimitations des circonscriptions électorales. Est-ce que vous allez me dire en même temps que c'est favorable au Parti libéral du Québec<T> qu’on perde la Mauricie<V>? Vraiment, on a un système qui est indépendant.

        Les prochaines étapes sont les suivantes. On a maintenant une période de cinq heures pendant laquelle il y aura un débat dans l’Assemblée nationale, mais les députés ne votent pas sur le rapport. Le rapport, maintenant, c'est le deuxième rapport et le rapport final, après ce débat de cinq heures, le rapport final va être déposé par le Directeur général des élections<T>, et c'est ça qui va déterminer les délimitations des circonscriptions électorales.

        Je ne crois pas que c'est du tout, du tout, du tout partisan, d’aucune façon. Et je suis fière qu’au Québec on ait ce système-là. Si je regarde d’autres juridictions à travers le monde, c'est différent. Alors, je n’accepte pas le commentaire que vous avez fait au tout début.

 

        M. Croteau (Martin)<T> : Est-ce que vous trouvez qu’il y a une communion entre les citoyens du Village et ceux de Westmount<V>? Trouvez-vous que ce sont des gens qui ont des intérêts et qui sont nécessairement enclins à avoir une certaine communauté de pensée?

 

12217         Mme de Santis : Ce n’est pas à moi de faire cette détermination-là. Maintenant, on va voir quels seront les débats qui vont être faits en Chambre et on va entendre même la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques. J’assume qu’elle va vouloir présenter des arguments et défendre l’existence de Sainte-Marie—Saint-Jacques parce que ça n’existera plus. Et Westmount maintenant va être divisé en deux. Il n’y a pas un comté de Westmount. Une partie va être ajoutée à Notre-Dame-de-Grâce et l’autre partie se retrouve dans cette nouvelle circonscription qui sera appelée Ville-Marie<V>.

        Je n’ai pas eu le temps de regarder ça de tout près, alors j’espère que vous allez me donner la chance de le faire avant que vous ne me posiez des questions très, très précises.

 

        M. Lacroix (Louis)<T> : Mais, sans parler de partisanerie, est-ce que vous reconnaissez, à tout le moins, que le redécoupage défavorise, si on veut, Québec solidaire<T>? C'est clair que, dans le comté de Sainte-Marie—Saint-Jacques, il y a clairement une perte pour eux de leur électorat.

 

12217         Mme de Santis : Je peux comprendre cet argument, oui.

 

        M. Lacroix (Louis)<T> : Donc, vous reconnaissez ça?

 

12217         Mme de Santis : Je comprends l’argument. Maintenant je veux regarder de plus près qu’est-ce qui a été fait avant que je dise absolument je suis d’accord avec vous ou pas, mais je comprends. Si j’étais Mme Massé et voyais que mon comté n’existait plus, j’aurais peut-être une réaction un peu négative, c'est normal. Alors...

 

        M. Boivin (Mathieu)<T> : Pour ma compréhension, madame, est-ce qu’il est encore possible que ces changements-là soient modifiés, retirés, qu’on ne fasse pas de modification ou est-ce que, d’une certaine façon, c’est à prendre ou à laisser, puis ça va comme ça?

 

12217         Mme de Santis : Ce n’est pas à prendre ou à laisser. Théoriquement, il y a encore la possibilité que la Commission de la représentation électorale fasse des modifications au deuxième rapport. C’est le deuxième rapport, ce n’est pas le rapport final. Donc, théoriquement, il y a encore cette possibilité. Vous savez, dans le cas de la Mauricie, il y a encore... Pour nous, on ne comprend pas comment le troisième plus grand comté dans la province de Québec, Laviolette, maintenant on va ajouter environ 17 500 nouveaux électeurs. Non seulement ça va être le troisième plus grand en termes de territoire, ça va être un comté qui aura plus que la moyenne des électeurs aussi. Alors, comment une personne peut représenter les électeurs dans ce vaste territoire avec une population qui est encore plus grande?

 

        M. Boivin (Mathieu)<T> : Je comprends de vos propos que vous questionnez, vous avez des réserves face à ce qui est avancé, là, par la Commission de la...?

 

12217         Mme de Santis : Moi, je trouve qu’ils ont accepté certains argumentaires qui ont été faits. Par exemple, dans mon propre comté de Bourassa-Sauvé, les arguments qui ont été faits parce qu’on voulait me donner encore une partie de Crémazie, cela n’a pas eu lieu, ils ont accepté les arguments qui ont été faits, O.K.? Et ils ont écouté les arguments qui ont été faits en vertu d’Outremont et Mont-Royal. Ils ont décidé d’agir autrement sur l’île de Montréal. Mais ils n’ont pas vraiment entendu les arguments que nous avons faits pour la Mauricie, particulièrement pour le comté de Laviolette, parce que c’est un comté qui va être très, très difficile à desservir. Un député qui va avoir un territoire qui est aussi vaste avec un nombre d’électeurs plus élevé que la moyenne, c’est difficile à représenter.

 

        M. Boivin (Mathieu)<T> : Bien, allez-vous contester cette...

 

12217         Mme de Santis : On va simplement faire nos représentations lors du débat.

 

        La Modératrice : Une dernière question.

 

        M. Gagnon (Marc-André)<T> : Donc, Mme de Santis<V>, je comprends que vous dites que vous comprenez la colère de Mme Massé, mais est-ce qu’une réforme comme celle-là peut parfois imposer des choix déchirants comme celui de la disparition d’une circonscription, dans ce cas-ci celle de Mme Massé?

 

12217         Mme de Santis : Vous savez, quand on a un statu quo et on va le changer, il y aura des personnes qui vont perdre, et donc il y aura, dans tout ça, quelques perdants. Alors, je ne peux pas aller plus loin que ça parce que je n’ai pas étudié le rapport, mais je comprends comment Mme Massé pourrait réagir, voir que son comté n’existe plus. Elle est humaine. Elle fait un travail que je reconnais, et un bon travail pour les gens dans son comté. Tout le monde admire ce qu’elle fait, alors c’est normal.

 

        Journaliste : Et là on parle de la perte d’un tiers de députation, là.

 

        Journaliste : Non, non, un instant, là. N’est-il pas temps, là...

 

        Une voix : Merci, merci, on est attendus en Chambre. Merci.

 

(Fin à 16 h 55)

 

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