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Point de presse de M. Simon Jolin-Barrette, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de justice

Version finale

Le mardi 28 février 2017, 14 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Quatorze heures seize minutes)

M. Jolin-Barrette : Alors, bonjour, tout le monde. On vient de sortir du salon bleu suite à l'adoption de la loi spéciale, la loi n° 127, qui fait en sorte que les juristes de l'État doivent retourner au travail, une loi qui met fin à la grève.

Le président du Conseil du trésor a préféré y aller avec le bâton plutôt que de trouver une solution négociée avec ces juristes de l'État, des gens qui représentent les intérêts de l'État, qui plaident devant les tribunaux, tous les tribunaux judiciaires, qui conseillent le gouvernement en termes de législation, en termes d'avis juridiques, en termes de procédure à prendre. Et donc les juristes, demain matin, eux — on a une pensée pour eux — ils vont rentrer au travail, forcés par le gouvernement, avec une solution qui est imposée par le président du Conseil du trésor, une solution qui est imposée. Plutôt que de négocier, on a laissé les juristes de l'État, durant 18 semaines, à l'extérieur, pour finalement adopter une loi spéciale qui démontre la grande intransigeance du gouvernement libéral.

Ça, on le voit, c'est la façon de procéder au gouvernement, on tape sur la tête des gens plutôt que d'y aller avec une approche collaborative en matière de relations de travail. Je trouve ça déplorable. Mais, vous savez, on a passé la nuit debout pour cette loi-là. Ma formation politique, la CAQ, on a voté contre parce qu'on considérait qu'il y avait d'autres options, notamment de trouver une solution négociée, et la possibilité d'avoir la même procédure que les procureurs de la couronne, les procureurs aux poursuites criminelles et pénales, d'avoir un comité indépendant qui pourrait faire une recommandation à l'Assemblée nationale, et cette recommandation-là n'est pas liante. Donc, on aurait pu déjà avoir un pas en avant de fait, et je pense que ça aurait fait en sorte que tout le monde aurait pu être satisfait de cette proposition-là.

M. Vigneault (Nicolas) : M. Moreau dit que le droit à la grève, ce n'est pas illimité, à un moment donné, il faut que ça cesse. Si vous étiez au gouvernement, est-ce que vous auriez toléré, par exemple, une grève qui dure depuis quatre mois et qui a des impacts?

M. Jolin-Barrette : Bien, je pense que, premièrement, M. Moreau est arrivé à la fin du conflit. Le gouvernement n'a pas pris au sérieux ce conflit-là, malgré le fait que ça avait des impacts directs dans la population, des gens qui ont été victimes d'infraction criminelles, qui voulaient faire réviser leur dossier devant un tribunal administratif, des gens qui contestaient une indemnisation de la SAAQ ou même des gens qui ont été congédiés illégalement et que la Commission des normes du travail prend fait et cause pour eux. Je pense que ce sont des dossiers profondément humains.

Il y a également Revenu Québec, les procureurs sont encore en grève, hein? Les avocats de Revenu Québec ne sont pas visés par la loi qui a été déposée aujourd'hui. Donc, on tente de diviser les procureurs. Ça fait en sorte que je pense que M. Moreau, en adoptant cette loi-là, le fait à la dernière minute, mais il n'y a pas eu de véritable négociation de bonne foi. Le fait de trouver la voie de passage qui s'imposait, une solution négociée, le gouvernement libéral ne l'a pas fait.

M. Vigneault (Nicolas) : C'est un échec pour M. Moreau?

M. Jolin-Barrette : Bien, je pense qu'il y a un «e» dans son bulletin. C'est un échec. Premier dossier, premier échec. Merci beaucoup. Bonne journée.

(Fin à 14 h 19)

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