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Point de presse de Mme Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques

Version finale

Le jeudi 16 mars 2017, 10 h 58

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Dix heures cinquante-huit minutes)

Mme Massé : Alors, bonjour, tout le monde. Je trouvais ça important aujourd'hui de venir devant vous puisque Québec solidaire, aujourd'hui, n'avait pas de question, donc il nous était impossible de pouvoir intervenir dans le débat sur la question de la gestion de la crise qui a lieu au niveau de l'autoroute 13.

En fait, ce qu'on voulait, et nous sommes plutôt heureux de voir que c'est là qu'on en est rendu, c'est bien sûr qu'on comprenne ce qui s'est passé. Alors, l'idée de l'enquête avec l'enquêteur de l'extérieur nous apparaît une excellente idée. On voulait que le gouvernement libéral reconnaisse qu'il y avait eu du cafouillage, et je pense que le mea culpa du premier ministre laisse clairement entendre qu'ils le reconnaissent.

On voulait tirer un bon bilan de la situation dont on vient de... que l'on vient de vivre, pardon, parce que, pour nous, nous sommes fort conscients que des situations comme celle-là sont inacceptables. Alors donc, l'idée n'étant pas qu'à cette étape-ci les têtes roulent, à notre sens, non pas parce qu'on protège quelconque ministre, mais il y a le ministre des Transports, il y a le ministre de la Sécurité publique, il y a différents intervenants, la ville de Montréal, etc.

Moi, je pense que ce qu'on souhaite, c'est un réel bilan, qu'on saisisse bien comment ça s'est passé, bien sûr qu'on sanctionne s'il y a des sanctions à y avoir et qu'on retire les conclusions nécessaires pour que plus jamais n'arrive... parce que cette fois-ci, malheureusement, on déplore les heures passées dans les voitures. Heureusement qu'il n'est pas arrivé de drame majeur sur l'autoroute 13. Il y en a eu ailleurs, et on s'attriste de tout cela, on a beaucoup de compassion pour les gens qui ont vécu cette situation-là. Et s'il vous plaît prenons le temps de bien comprendre pour ne pas que ça se reproduise.

M. Boivin (Mathieu) : Mme Massé, Florent Gagné qui a été nommé pour mener l'enquête indépendante, c'est un apparatchik de longue date de l'appareil gouvernemental. Faites-vous confiance à cet homme-là pour tirer une synthèse véritablement utile de ce qui s'est passé?

Mme Massé : Bien, c'est-à-dire que l'idée étant que lui nous fasse état de ce qui a été... du déroulement des choses, de ce qui a fonctionné, pas fonctionné, etc. Déjà, il y a des choses qui sont connues, là, les modes de fonctionnement en cas de crise, etc. On a déjà beaucoup d'informations.

Ce qu'il faut comprendre, c'est où que le bât a blessé. Et je vous dirais que l'élément important, que j'ai oublié de mentionner tantôt, c'est que tout ça va aboutir dans une commission parlementaire dans laquelle les parlementaires pourront poser des questions, pourront inviter des personnes pour mieux comprendre les éléments qui sont peut-être un peu moins compréhensibles. Et moi, je pense que l'addition de tout ça peut nous... avec les enquêtes administratives, pourront nous permettre d'atteindre nos objectifs, c'est-à-dire de comprendre pour ne pas répéter.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Juste une question, si vous permettez. Le ministère des Transports confie en sous-traitance le déblaiement de la neige sur l'autoroute 13. Est-ce que ça ne serait pas de la responsabilité de l'État d'assurer le déneigement sur les voies rapides, les artères disons vitales au Québec?

Mme Massé : Ça fait des lustres qu'à Québec solidaire on met en lumière le fait que les budgets d'austérité systématiques depuis une trentaine d'années font en sorte que les ministères se retrouvent à perdre un certain nombre d'expertise.

Alors, est-ce que, dans cette situation-là... Et c'est pour ça qu'on souhaite avoir un réel bilan pour être capable de tirer les vraies conclusions. Est-ce qu'on doit en retirer? Est-ce que le fait qu'il y ait des sous-contractants, par exemple, dans le cas de l'autoroute 13, mais un petit peu partout au Québec — soyons honnête, là, ce n'est pas le propre de la région de Montréal — est-ce que ça complique les situations en situation d'urgence? Est-ce que les contrats qui sont faits incluent l'ensemble des dimensions, dont notamment les gestions de crises? Bon, portons un regard là-dessus, mais c'est évident qu'il y a des expertises qui se perdent au fil des années et peut-être que, dans ce cas-ci, c'est le cas. Attendons l'évaluation, attendons la commission parlementaire, et on posera un jugement à ce moment-là.

M. Bélair-Cirino (Marco) : M. Couillard a offert ses excuses en son nom personnel et au nom du gouvernement. Est-ce que ça change quelque chose?

Mme Massé : Bien, c'est la moindre des choses, la moindre des choses dans le sens où lorsqu'on accepte de jouer le rôle qu'on joue et, qui plus est, lorsqu'on est au gouvernement, il y a des responsabilités qu'on doit prendre, et c'était la moindre des choses, ce matin, son mea culpa. Mais là où il faut aller, je pense qu'il a posé des gestes intéressants, la commission... pardon, l'enquête indépendante, la commission parlementaire, le mea culpa, mais, ceci étant dit, ce qui est fondamental, on le sait qu'avec les changements climatiques, ce genre de température extrême qu'on a va aller en se multipliant. Il faut qu'on soit prêts pour réagir, et c'est pour ça qu'il faut tirer les bilans présentement.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Est-ce que les deux autres partis d'opposition ont dérapé en Chambre? Ils ont accusé notamment Laurent Lessard d'avoir dormi à poings fermés durant la nuit ou d'avoir passé mardi soir dans le Vieux, sur la Grande-Allée? Est-ce que c'est allé trop loin?

Mme Massé : Je vous dirais que c'est le genre de politique qui ne donne pas souvent envie à plusieurs personnes de dire : On va faire de la politique. C'est ce dénigrement des personnes. M. Lessard, M. Coiteux, le premier ministre, les hauts fonctionnaires, les fonctionnaires, il y a plein de gens là-dedans qui avaient des responsabilités. Qu'on pointe vers la nécessité d'un bilan, la nécessité de comprendre, sans problème. Et je ne suis pas là à protéger aucun des ministres, vous savez qu'on les critique largement, et M. Lessard a été largement critiqué par le passé pour d'autres raisons.

Ceci étant dit, je pense que, dans des situations comme celle-là, ça ne sert pas d'attaquer la personne. Beaucoup plus utile d'essayer de comprendre qu'est-ce qu'il y a derrière tout ça.

Des voix : Merci.

(Fin à 11 h 5)

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