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Point de presse de M. François Bonnardel, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de finances

Version finale

Le jeudi 13 avril 2017, 11 h 02

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures deux minutes)

M. Bonnardel : J'ai posé une question en Chambre ce matin sur une demande d'accès à l'information que j'ai faite voilà quelques mois déjà pour connaître, donc, tous les propriétaires d'édifices commerciaux qui louent à la SAQ. Et, surprise, il y a quatre de ces locaux... de ces propriétaires, Georges Gantcheff, qui louent à la SAQ; trois qui viennent de Marc Bibeau, deux présentement, un en devenir. Et, dans cette demande d'accès, huit pages d'information, je demandais nécessairement quel était le loyer payé par la SAQ pour ces locaux, quel était donc la durée de ces baux spécifiquement. On ne m'a pas donné toutes ces informations en me disant que c'était un secret commercial ou à peu près.

Le ministre, ce matin, m'a répondu que ces secrets étaient importants pour la SAQ, mais, dans un contexte de monopole d'État, vous comprendrez que, si on rend publique aujourd'hui une enquête sur le scandale Gantcheff avec la SIQ, et on comprend très bien que, pendant de grandes... un nombre d'années important, Marc Bibeau a été un grand argentier du Parti libéral du Québec, je pense que, si c'est bon pour la SIQ aujourd'hui, ce que M. Moreau va rendre public, je pense qu'on devrait faire la même chose avec la SAQ, être transparent avec les Québécois et donner toutes les informations de ces baux avec la SAQ et M. Gantcheff et M. Bibeau.

M. Lessard (Denis) : Je pense, M. Leitão a dit que la SAQ avait 4 000 points de vente.

M. Bonnardel : 400.

M. Lessard (Denis) : 400. Ce n'est pas surprenant que Marc Bibeau, qui possède des centres d'achats, sachant que la SAQ est souvent dans les centres d'achats, se retrouve...

M. Bonnardel : Oui, ça a été un travail de moine pour vérifier qui était propriétaire, qui étaient ces personnes derrière l'entité morale. Et, quand j'ai vu Georges Gantcheff, quand j'ai vu Marc Bibeau, bon, une combinaison de ces deux personnes, on a demandé... pas à la SAQ... d'obtenir donc précisément le montant payé pour ces baux.

M. Lessard (Denis) : Le nombre de ces baux-là ne s'arrête pas...

M. Bonnardel : Non, ce n'est pas en termes de nombre comme tel. C'est vrai qu'il y a 400 baux au Québec, sauf que, quand je vois des noms comme Gantcheff et M. Bibeau, bien, je m'attends à ce qu'on soit transparent, comme on va le faire avec le scandale Gantcheff avec la SIQ dans les prochaines heures. Et, de l'autre côté aussi, Marc Bibeau, bon, qui a été le grand argentier libéral, je pense qu'il va de soi aujourd'hui que la SAQ, le gouvernement, M. Leitão en tête doit nous donner toutes ces infos, juste pour faire la lumière puis comprendre si on paie le juste prix pour ces baux et ces loyers.

M. Vigneault (Nicolas) : C'est une question de juste prix pour vous? S'il paie le juste prix, est-ce que ça ferme le dossier?

M. Bonnardel : Ça ferme le dossier pour moi. Si on paie le juste prix, pourquoi on ne rend pas publiques ces informations spécifiquement? Encore une fois, la SAQ, c'est un monopole d'État, alors, pour moi, là, le dire aujourd'hui, là, que l'argument du secret commercial est important, moi, je pense que ça ne tient pas la route. Alors, je m'attends à ce que le ministre des Finances... Il faut comprendre que, si on ne me donne pas ces informations dans les prochains jours, bien, je vais revenir à la charge aux études de crédits dans les prochaines semaines. Je pense qu'il faut être transparent avec les Québécois.

Puis ce n'est pas le nombre, là, vous avez raison. Il y a 400 locaux qui sont loués par la SAQ au Québec, sauf que, quand on a des noms comme Gantcheff, qu'on voit le passé de Gantcheff avec la SIQ, le fait que M. Gantcheff faisait payer ses rénovations par le gouvernement puis que M. Bibeau est un grand argentier, je veux juste qu'on soit transparent et qu'on me donne ces infos.

M. Lessard (Denis) : Ça se peut-u que, du point de vue de la SAQ, vu que c'est un locataire à long terme intéressant pour n'importe quel édifice, bien, que le prix du pied carré ne soit pas comparable à ceux des autres locataires dans le même centre d'achats, puis qu'il ne souhaite pas voir... tu sais, se voir comparé à d'autres, parce qu'il ne paie pas plus cher, mais moins cher...

M. Bonnardel : Bien, si on n'a rien à cacher...

M. Lessard (Denis) : ...s'il y a des raisons commerciales, là.

M. Bonnardel : Oui, mais, si on n'a rien... Moi, je pense que, dans un contexte de monopole, même s'il pourrait y avoir, comme vous dites, là, des éléments qui pourraient paraître importants pour ceux qui louent à un prix différent, moi, je pense que, de toute façon, dans un contexte de monopole d'État, il faut rendre publiques ces informations, comme on va le faire aujourd'hui avec la SIQ et ce que M. Moreau a répondu en Chambre. Merci d'avoir été...

La Modératrice : Merci beaucoup.

(Fin à 11 h 6)

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