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Point de presse de M. Jean-François Lisée, chef de l’opposition officielle

Version finale

Le mercredi 26 avril 2017, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures deux minutes)

Le Modérateur : Bonjour, messieurs dames. Je cède la parole à M. Lisée.

M. Lisée : Le premier ministre du Québec, tous les matins, a une revue de presse et, parfois, il apprend des choses. Et, ce matin, s'il a bien lu sa revue de presse, il a appris que les enquêteurs de l'UPAC vont dans le détail, dans le détail de l'influence de Marc Bibeau dans l'administration des affaires et des baux. Par exemple, il a pris connaissance, le premier ministre, du fait que M. Jean-François Lachance, qui était directeur de la commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles en 2009, voulait renégocier un bail avec M. Marc Bibeau, et là je cite M. Lachance : «J'ai reçu un appel d'une personne dont je désire garder l'anonymat à l'effet que Dan Gagnier, [le] chef de cabinet du premier ministre [Jean Charest], passait un message sur le fait que je devrais lâcher prise dans ces négociations avec Marc Bibeau, car ça pouvait aller mal pour moi du point de vue professionnel.» Fin de citation.

Lorsque le premier ministre Couillard lit ça ce matin et qu'il se rend compte que, lui, Philippe Couillard, était un ministre sénior de ce gouvernement, que, pendant qu'il était là, Marc Bibeau était le responsable du financement et qu'on lui demandait à lui, Philippe Couillard, de ramasser 100 000 $ par année comme ministre dans cette opération de financement, il a des questions à se poser mais surtout des réponses à donner parce qu'on n'a jamais entendu le premier ministre sur ses rapports personnels avec Marc Bibeau ou avec Violette Trépanier.

Robert Benoit, le président du Parti libéral du Québec, dit qu'à l'époque il était outré de la présence de M. Bibeau, du changement de culture au Parti libéral, du fait qu'il fallait maintenant récolter 10 millions de dollars par année, dont le Parti libéral n'avait pas besoin, dit Robert Benoit. Il a demandé hier où allait tout cet argent. Tout cet argent était ramassé et, on le pense, dépensé au moment où Philippe Couillard était un membre sénior du gouvernement Charest. Est-ce que lui se surprenait de l'importance de cette somme? Est-ce que lui a une idée d'à quoi servaient ces sommes?

Alors, aujourd'hui, ça tombe bien, ce sont les crédits du premier ministre, et j'aurai l'occasion de lui poser des questions pendant un certain temps. Et je voudrais lui donner l'occasion aujourd'hui de dire sa vérité aux Québécois sur ses liens avec Marc Bibeau. Étaient-ils positifs, négatifs? Évidemment, j'aimerais entendre le premier ministre nous dire, nous révéler enfin, si c'était le cas, qu'il était mal à l'aise, qu'il a levé le ton, qu'il a déclaré que ça ne devrait pas fonctionner comme ça, parce qu'il y en a d'autres qui le disaient à l'époque. Et je voudrais lui demander aussi pourquoi, lorsqu'il a quitté la politique, on ne l'a jamais entendu demander une commission d'enquête sur la corruption. Je vais lui demander pourquoi, lorsqu'il a repris sa liberté de parole, il n'a jamais dénoncé le salaire secret de 75 000 $ par année que Jean Charest avait. Je voudrais lui demander pourquoi, lorsque les premières révélations sont arrivées sur M. Jean Charest, il a pris sa défense plutôt que de s'en distancer au maximum.

Alors, je comprends que M. Couillard ne veut pas vivre dans le passé, mais le présent, aujourd'hui, c'est que les Québécois voudraient savoir jusqu'où allait ce système d'échange de financement contre des contrats et contre des baux. Et, maintenant qu'on a une indication que ça allait jusqu'au chef de cabinet du premier ministre Jean Charest, on a de bonnes raisons de comprendre pourquoi des enquêteurs de l'UPAC essaient de faire la totalité de cette démonstration. Et moi, j'aimerais que le premier ministre Couillard, à 17 mois d'une élection, nous dise : Je veux que toute la lumière soit faite le plus tôt possible pour qu'on puisse tourner la page avant l'élection. C'est ce que j'aimerais. Mais ce que je pense, c'est qu'il veut tout mettre en oeuvre pour ne pas tourner la page avant l'élection parce qu'il ne veut pas que les Québécois sachent le fond de l'affaire avant l'élection. Et moi, je pense que ce serait très grave qu'on ait une autre élection au Québec sans savoir la vérité sur le système de Marc Bibeau, Jean Charest, Dan Gagnier et les autres.

Le Modérateur : Merci, M. Lisée. On va y aller avec Alain Laforest, micro de droite.

M. Laforest (Alain) : Bonjour, M. Lisée. Quand M. Couillard dit qu'on ne peut rien reprocher à son administration, c'est ce qu'il répète, c'est ce qu'il a répété à plusieurs reprises, il l'a répété dans le dossier Nathalie Normandeau, il le répète encore aujourd'hui, ça vous dit quoi?

M. Lisée : Bien, écoutez, on ne peut rien reprocher à son administration. Où est Jacques Daoust? Jacques Daoust a été écarté du Conseil des ministres, il n'est plus à l'Assemblée nationale parce que le premier ministre lui-même a considéré qu'il n'avait pas dit la vérité sur un dossier crucial, qui est RONA. Est-ce que lui considère que ça n'a pas d'importance? Ce n'est pas un manquement éthique grave?

On sait que le ministre actuel des Transports garde comme sous-ministre adjoint quelqu'un qui est sous enquête pour intimidation dans le cadre de ses fonctions. Est-ce que ce n'est pas un manquement éthique? Lorsque la ministre responsable des Institutions démocratiques trouve normal de proposer, comme commissaire à l'éthique, quelqu'un qui a fait un don au Parti libéral, est-ce que ce n'est pas un manquement à l'éthique?

Je pense qu'il y a eu des manquements à l'éthique constants sous ce gouvernement depuis que M. Couillard est là, mais surtout M. Couillard ne nous a jamais dit, lui, comment... il n'a jamais dénoncé quoi que ce soit qu'il a vu autour de lui lorsqu'il était ministre sénior du gouvernement libéral.

Alors, oui, quand M. Couillard demande des cas, bien, c'est très facile de lui en donner.

M. Laforest (Alain) : Hier, l'UPAC a annoncé une enquête interne. On cherche à trouver la source soit à l'UPAC soit à l'extérieur de l'UPAC. Qu'est-ce que ça vous dit pour les lanceurs d'alerte?

M. Lisée : Écoutez, les lanceurs d'alerte se mettent toujours à risque lorsqu'ils font des fuites. Il est normal qu'une organisation qui a des documents confidentiels veuille les garder confidentiels. Il est anormal que la police enquête sur les journalistes. Les journalistes font leur travail de rendre l'information publique grâce à des gens qui coulent l'information. Et c'est là que la ligne doit être tracée. Mais qu'une organisation essaie de garder des documents confidentiels confidentiels, c'est normal.

Maintenant, moi, j'aimerais que l'UPAC mette toute son énergie à monter sa preuve sur Jean Charest et Marc Bibeau et ne mette pas d'énergie à des choses moins importantes comme celles-là. Je ne dis pas qu'elles sont anodines, mais je dis que ce que les Québécois veulent maintenant et l'inquiétude des Québécois maintenant, c'est la crainte que la preuve ne soit pas complètement montée, que les accusations ne soient pas portées, qu'on n'ait pas de procès avant l'élection d'octobre 2018. Merci.

Le Modérateur : Micro de gauche. M. Boivin. Le Soleil.

M. Boivin (Simon) : Bonjour. Vous soupçonnez M. Couillard de quoi exactement? Est-ce que vous le soupçonnez d'avoir recueilli ces 100 000 $, du temps où il était ministre senior sous M. Charest, d'une façon plus ou moins casher ou si vous le soupçonnez d'avoir fermé des yeux complices sur un système qui prévalait à l'époque?

M. Lisée : J'aimerais savoir... On ne l'a jamais entendu s'insurger contre la culture de l'argent qui était installée au Parti libéral lorsqu'il y était. On ne l'a pas entendu réclamer une commission d'enquête. On ne l'a pas entendu, lorsqu'on a appris le salaire secret de Jean Charest... dire quoi que ce soit. Et donc c'est comme s'il avait été absent du débat public au moment où tout le Québec était préoccupé par cette question-là. Il n'a aucunement... Lorsqu'il était au pouvoir, est-ce qu'il a dit privément qu'il s'objectait à certaines pratiques? Il ne nous l'a jamais dit. Lorsqu'il a repris sa liberté de parole et qu'il était libre de dire ce qu'il voulait dire, il a été absent du débat lorsque tous les gens de bonne volonté voulaient une commission d'enquête sur la corruption au Parti libéral.

Alors, c'est inquiétant. Alors, j'aimerais lui donner l'occasion de préciser les choses.

M. Boivin (Simon) : Le DGE a réclamé presque 700 000 $ au Parti libéral du Québec, il vous réclame néanmoins en tout 400 000 $, plus ou moins. Qu'est-ce qui vous permet de croire que vous n'êtes pas dans une maison de verre quand vous lancez des choses comme ça au premier ministre?

M. Lisée : Bien, ce qui nous permet de croire ça, c'est que l'UPAC, qui existe depuis six ans et qui a fait un certain nombre d'enquêtes sur un certain nombre de choses, n'a pas d'enquête en cours sur Québec solidaire, n'a pas d'enquête en cours sur la CAQ, mais a une enquête en cours et des accusations déposées contre la vice-première ministre et un certain nombre de gens au Parti libéral sur un système criminel au Parti libéral.

Alors, moi, je sais qu'il n'y a rien de ça au Parti québécois. Il y a des gens qui ont fait des dons, qui ont été remboursés par leurs propres entreprises, bon, leurs propres entreprises ont remboursé ces dons-là. Lorsque le DGE nous fait cette démonstration, on rembourse. Pour 150 000 $, on considère que la démonstration n'est pas bonne. Ils sont en train de travailler dessus, et, à mesure que la démonstration est bonne, on rembourse.

Le Modérateur : Merci. Dernière, s'il vous plaît, M. Boivin.

M. Boivin (Simon) : Vous parlez de culture de l'argent. Est-ce qu'il n'y a pas, dans ces réclamations-là faites par le DGE aussi à votre parti comme à d'autres, une démonstration qu'il y avait peut-être, de votre côté, le même genre d'appétit pour du financement?

M. Lisée : On n'a jamais eu le problème d'avoir 10 millions de dollars à dépenser par année au Parti québécois. Ce n'est jamais arrivé. On a juste eu l'argent nécessaire pour nos campagnes électorales. Alors, que l'ancien président du Parti libéral du Québec dise : Je ne sais pas à quoi servait le 10 millions de dollars, ça n'existe pas, ni au Parti québécois, ni à la CAQ, ni à Québec solidaire.

Le Modérateur : Merci. Micro de droite, M. Lecavalier.

M. Lecavalier (Charles) : Bonjour, M. Lisée. Sur un autre sujet, il semble qu'il y a un contrat de préparation de témoins qui a tout simplement disparu du système électronique d'appel d'offres à la demande du ministère du Conseil exécutif. Qu'est-ce que ça vous dit, ça?

M. Lisée : C'est louche au cube. C'est louche au cube. Vraiment, ça n'a jamais été vu. Ces contrats-là, normalement, apparaissent au registre public. Il a disparu du registre public. Le responsable du registre ne comprend pas comment c'est arrivé. Il y a vraiment, là… il y a quelque chose. Si le ministère du premier ministre cherche à cacher l'existence de ce contrat, je pense qu'il faut absolument le lire en détail le plus vite possible.

M. Lecavalier (Charles) : Il semble que c'était pour conseiller un employé du cabinet du premier ministre. Alors, qu'est-ce que ça pourrait être, à votre avis?

M. Lisée : Écoutez, plus ils veulent le cacher, plus on veut le savoir.

Le Modérateur : Dernière, s'il vous plaît, M. Lecavalier.

M. Lecavalier (Charles) : Oui. Est-ce que vous croyez que le gouvernement devrait, dans un acte de bonne foi, révéler les montants des baux signés avec les entreprises de M. Bibeau?

M. Lisée : De toute évidence, oui. Alors, moi, j'accepte le fait qu'il y a un certain nombre d'informations commerciales là-dedans. J'ai vu que le président de la SAQ disait hier qu'il était prêt à montrer les baux à une commission parlementaire à huis clos. Je trouve que c'est raisonnable. Je pense que ça devrait être fait pour l'ensemble des baux, mais, lorsqu'on voit que toutes les installations de la SAQ et de la SAAQ sont, une fois sur cinq, dans un bâtiment d'un donateur libéral, on se rend compte que, là, il y avait un système de très bon rendement pour les dons à la caisse libérale. Une fois sur cinq en moyenne, tu pouvais avoir un bail de la SAQ ou de la SAAQ. Il y a quelque chose là de très troublant. Et effectivement, là, le gouvernement nous dit : Bien, vous savez, les écarts de baux sont explicables à chaque fois. Très bien. Venez nous les expliquer à huis clos, on comprend ça, mais venez nous les expliquer un par un, ceux qui sont allés à Marc Bibeau et aux donateurs libéraux.

Le Modérateur : Merci. M. Vigneault.

M. Vigneault (Nicolas) : M. Lisée, vous dites : Le PQ n'a jamais été enquêté. M. Ernest Murray, à ce que je sache, fait partie de votre organisation.

M. Lisée : Il n'est pas enquêté dans ses fonctions au Parti québécois.

M. Vigneault (Nicolas) : On sait tous quel rôle il a pu jouer.

M. Lisée : Pardon?

M. Vigneault (Nicolas) : On sait quel rôle il a pu jouer. Comment vous pouvez dire qu'il n'est pas relié au Parti québécois?

M. Lisée : Écoutez, moi, l'information que j'ai, qui est très fragmentaire, c'est que l'enquête dans laquelle il est est extrêmement mineure par rapport aux accusations qui sont faites contre la vice-première ministre, contre l'enquête qui est faite sur l'UPAC. Et je dis que qui que ce soit, au Parti québécois, qui a commis un geste incorrect doit être poursuivi et doit payer pour ce qu'il a fait. Mais ça n'existe pas, dans la culture politique et dans les enquêtes qui sont au cours, quoi que ce soit qui ressemble aux accusations d'organisation criminelle faites contre la vice-première ministre et les enquêtes qui sont en cours sur l'ancien premier ministre libéral.

M. Vigneault (Nicolas) : Quand même, dans les deux cas... et je reviens sur la question de mon collègue, M. Boivin, à savoir qu'il y a quand même des centaines de milliers de dollars, de toute évidence, qui ont été amassés illégalement au Parti québécois. Est-ce que ça ne vous allume pas une lumière rouge? Est-ce que vous allez tenter de faire le ménage? Vous dites : Ça n'existe pas, mais, quand on regarde les sommes amassées, les libéraux et les péquistes en ont amassé, des centaines de milliers de dollars. Est-ce qu'on peut amasser toutes ces sommes-là illégalement sans avoir vraiment un stratagème?

M. Lisée : Bien, moi, je pense que la démonstration n'a jamais été faite pour le Parti québécois. Et, si des enquêteurs voulaient la faire, je les invite à le faire. Mais ce n'est pas le cas. On doit admettre, là, que ce n'est pas le cas. Alors, le Parti québécois ramasse entre 1 million et 2 millions de dollars par année, et c'est ce que ça nous coûte. Alors, il y a quelques centaines de milliers de dollars qui ont été remboursés par leurs employeurs, ce qui est mal, et c'est pour ça qu'on rembourse, même si on n'a pas la preuve qu'on leur a dit de rembourser. Cette preuve-là n'existe pas. Et donc on prend sur nous de prendre cet argent-là dont on a besoin. Au Parti libéral, c'était 10 millions de dollars par année. Et il y a des accusations portées contre leur vice-première ministre, son chef de cabinet, Marc-Yvan Côté, sur un système organisé. Alors, je pense que la différence, là, elle n'est pas quantitative, elle est qualitative.

Le Modérateur : Merci. Je crois qu'on est à la dernière en français. M. Marco Bélair-Cirino.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Oui. Bonjour, M. Lisée. Hier, M. Khadir a posé une question en anglais au ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, qui a répondu en français. Qui a eu tort? Est-ce que c'est M. Khadir pour avoir posé sa question en anglais ou M. Coiteux pour avoir répondu en français?

M. Lisée : Ils étaient tous les deux libres de choisir la langue dans laquelle ils posaient ou répondaient à la question.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Alors, comme ex-ministre des relations avec les communautés anglophones, vous n'auriez pas répondu, vous, en anglais?

M. Lisée : Je me serais posé la question. La langue commune et la langue officielle, c'est le français. Les autres langues ne sont pas interdites.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Vous allez participer, ce soir, à l'étude des crédits du ministère du Conseil exécutif. Vous aurez, devant vous pendant quelques heures, M. Couillard. Quelle est l'importance de cet exercice-là? Est-ce que vous souhaitez faire une démonstration particulière ce soir ou poser un certain nombre de questions sur un enjeu précis?

M. Lisée : Je veux parler de sa responsabilité. M. Couillard semble toujours responsable de rien. C'est toujours la faute des autres. Il est responsable d'avoir fait des compressions budgétaires qui ont fait mal à des dizaines de milliers d'individus dont la misère humaine a été accrue par lui. Est-ce qu'il s'en sent responsable? Il est responsable du climat éthique dans lequel on est en ce moment. Est-ce qu'il se sent une responsabilité? Est-ce qu'il en avait une lorsqu'il était ministre sénior du gouvernement Charest? Ça va tourner autour de sa responsabilité.

Une voix : ...

M. Lisée : Alors, moi, je poserai des questions, ensuite on verra la façon que choisira le premier ministre pour répondre.

Le Modérateur : Merci. En anglais. Mme Fletcher.

Mme Fletcher (Raquel) : Good morning, Mr. Lisée. Yesterday, Amir Khadir posed a question in English to Mr. Coiteux about Marc Bibeau and Jean Charest investigation and he said it was important to ask the question in English because he felt Anglophones weren't... maybe didn't hear enough about these kind of things. However, the Minister responded in French. Do you think that the Minister should have responded to his question in English?

M. Lisée : Well, French is the official and common language, but other languages are not forbidden. So, I think it was the choice of Mr. Khadir to choose the language that he used and it was the choice of the Minister to answer as he wished. And then I let people decide who was right and wrong.

M. Laforest (Alain) : Peut-être juste une petite dernière. On apprend possiblement qu'il n'y aura pas d'accusation portée contre M. Paradis. Vous en pensez quoi?

M. Lisée : Bien, on apprend ça dans le journal. On va attendre de voir ce que le DPCP dit exactement. Et, comme dans d'autres cas, le cas de M. Sklavounos, il y a la question criminelle et il y a la question de comportements inappropriés. Alors, ce ne serait pas parce que M. Paradis ne fait pas l'objet d'une accusation criminelle qu'il n'est pas responsable de comportements inappropriés pour un ministre du gouvernement.

Le Modérateur : Merci.

M. Laforest (Alain) : Avec les deux choses qui se sont passées, là, qui n'ont pas débouché à des accusations, est-ce que vous avez le sentiment qu'on doit revoir certaines façons de faire ou certains comportements ici, à l'Assemblée nationale? Est-ce que ça a amené une conscientisation?

M. Lisée : Bien, j'espère. Il y a des comportements inappropriés qui sont inappropriés partout dans la société québécoise mais en particulier chez ceux qui ont la charge de représenter la société québécoise. Et le test doit être plus dur pour nous, élus, que pour les citoyens qui n'ont pas un rôle de représentation. Et c'est pourquoi on a raison d'être si sévères envers ce genre de comportement.

Le Modérateur : Merci beaucoup.

Journaliste : ...était nommé dans l'article?

M. Lisée : Je suis toujours surpris de ça, mais je pense avoir vu son nom précédemment. Alors, je vous laisse faire ces vérifications. Merci.

(Fin à 8 h 21)

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