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Point de presse de M. Éric Caire, leader parlementaire adjoint du deuxième groupe d'opposition

Version finale

Le mercredi 26 avril 2017, 8 h 15

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-deux minutes)

M. Caire : Alors, bonjour. Aujourd'hui, je voulais aborder avec vous différents points, notamment la situation, l'enquête Charest-Bibeau. On voit effectivement beaucoup d'informations qui circulent et qui font en sorte que nous sommes extrêmement, extrêmement inquiets de ce qui se passe, effectivement, dans ce dossier-là.

Souvenez-vous, quand a été mise au jour toute la situation avec la SIQ et les liens commerciaux avec George Gantcheff, on a établi — le gouvernement libéral a acquiescé à ça — que cette situation-là était suffisamment grave, suffisamment préoccupante pour qu'on demande à la Vérificatrice générale une enquête. Et donc vous comprendrez qu'on juge que la situation qui concerne Marc Bibeau et Jean Charest est tout aussi grave, tout aussi inquiétante, et donc, aujourd'hui, nous avons l'intention de déposer une motion à l'Assemblée nationale qui demande l'intervention de la Vérificatrice générale et on espère que le gouvernement fera preuve de cohérence et qu'il acceptera cette motion-là, bien évidemment.

Un autre élément dans l'espace public qui est extrêmement préoccupant — en fait, je vous dirais qu'en 10 ans de carrière, moi, c'est la première fois que je vois ça — on apprend qu'il y a un contrat donné par le gouvernement qui disparaît de l'espace public, le système SEAO, notamment, alors que cette situation-là, ce n'est jamais arrivé. Comment est-ce possible que le ministère du premier ministre, par son intervention, puisse tenter de faire disparaître un contrat qui a été octroyé à une firme d'avocats de l'espace public? C'est extrêmement inquiétant. Et le premier ministre doit nous donner des explications sur cette situation-là parce que, bon, Philippe Couillard se plaît à dire qu'il n'y a jamais de situations qui ont impliqué son administration, on a une divergence d'opinions là-dessus, mais celle-là s'ajoute à celles qui existent déjà, et il doit y avoir des explications très claires, très précises, et il doit faire preuve de transparence, pour une fois, dans ce dossier-là. Là-dessus, je suis prêt à prendre vos questions.

Le Modérateur : Alain Laforest, TVA Nouvelles.

M. Laforest (Alain) : Bonjour, M. Caire. Vous faites le lien entre l'affaire Gantcheff et les enquêtes qu'il y a eu. Il y en a eu deux, là, concernant les baux. Si le gouvernement refuse de faire enquête sur les baux concernant M. Bibeau, ça serait quoi, le signal?

M. Caire : Bien, le signal, c'est qu'on ne veut pas avoir toute la lumière. Le signal, c'est qu'on veut que ça reste dans l'ombre, ce qui s'est passé avec Marc Bibeau, et ça va faire en sorte que... Écoutez, ça serait comme d'agiter un drapeau rouge devant un taureau, là. Soyez assuré que le signal que nous recevrons, c'est qu'il y a anguille sous roche, et qu'il faut fouiller cette situation-là, et que c'est extrêmement urgent de le faire, au nom de l'intérêt des Québécois.

M. Laforest (Alain) : Hier, on a appris que l'UPAC déclenchait une enquête interne pour trouver la source de la fuite. On ne sait pas si ça vient d'eux ou de l'extérieur, là. Vous en pensez quoi que l'organisation concentre une partie de ses énergies pour trouver la source de la fuite?

M. Caire : Bien, ça, c'est un échec libéral. Là, vous allez me dire : C'est l'opposition, ils vont trouver le tour de mettre ça sur le dos du gouvernement. Quand on a étudié le projet de loi sur les lanceurs d'alertes, il y a un article qui dit qu'un lanceur d'alerte, dans une situation d'urgence, doit en référer à la police. Et vous irez relire les galées de la commission parlementaire, j'ai notamment dit au ministre : Oui, mais qu'est-ce qui se passe si votre sonneur d'alerte est un policier? Vous obligez un policier à en référer à la police pour dénoncer une situation qui concerne la police, ça n'a pas de bons sens. Votre loi ouvre une brèche où le sonneur d'alerte serait un policier? Et là le ministre, de façon obtuse, a refusé d'entendre raison, a gardé le projet de loi tel quel, l'a adopté tel quel. Et, quelques mois après son adoption, on vit exactement cette situation-là, où on a potentiellement des sonneurs d'alerte qui sont des policiers puis qui ne peuvent pas se prévaloir de la protection de la loi sur les sonneurs d'alerte. Pourquoi? Parce que le ministre a refusé de les inclure. Donc, c'est un échec libéral, en autant que je suis concerné.

Le Modérateur : Simon Boivin, journal Le Soleil.

M. Boivin (Simon) : Bonjour. Si vous demandez à la Vérificatrice générale de vérifier les baux, toute location des baux avec Marc Bibeau, est-ce que c'est un vote de non-confiance à l'UPAC? Est-ce que vous pensez qu'ils ne seront pas en mesure de faire la lumière là-dessus eux-mêmes, d'aller chercher les documents nécessaires puis de porter des accusations, le cas échéant?

M. Caire : Non. Non, pas du tout. Il faut bien comprendre que l'UPAC va enquêter l'aspect criminel de la chose. La Vérificatrice générale va enquêter l'aspect administratif de la chose. Donc, on est dans deux lignes de compétence qui sont différentes mais complémentaires. Et ce qu'on dit, c'est que, s'il y a quelque chose de criminel là-dedans, l'UPAC va le trouver, mais, s'il y a des lacunes au niveau administratif et dans les processus, là c'est la Vérificatrice générale qui va nous le dire. Par exemple, on peut avoir un bail qui est au prix du marché, et ça, l'UPAC va dire : Bien, écoutez, il n'y a rien de criminel, là, c'est correct. Mais dans l'octroi du bail, est-ce que tout a été fait dans les règles de l'art? Ça, c'est une autre question.

Donc, je pense au contraire, moi, que c'est deux entités qui sont complémentaires, et c'est pour ça que c'est essentiel que ces deux entités-là se penchent sur cette question-là.

M. Boivin (Simon) : …premier ministre, ce soir, il y a l'étude des crédits budgétaires du Conseil exécutif. Est-ce qu'il y a des questions que vous comptez lui poser en lien avec ces dossiers-là?

M. Caire : Bien, écoutez, vous comprendrez que c'est M. Legault, mon chef, qui va poser les questions, donc je n'ai pas l'ensemble du plan de match de M. Legault. Mais mon petit doigt me dit que ça se pourrait que le sujet soit abordé.

Le Modérateur : Charles Lecavalier, Journal de Québec.

M. Lecavalier (Charles) : Bonjour, M. Caire. Il semble qu'il y a un contrat de préparation de témoin qui a disparu du site électronique d'appel d'offres à la demande du bureau du premier ministre. Ce contrat-là visait à préparer un témoin qui était à l'emploi du bureau du premier ministre. Qu'est-ce que ça vous dit, ça?

M. Caire : C'est extrêmement inquiétant, c'est louche. J'essaie de trouver des mots qui restent dans les standards du Parlement, là. Mais ce qu'on comprend, c'est que la séquence est la suivante : On donne un contrat; le contrat se retrouve sur le système d'appel d'offres, SEAO; votre collègue s'informe sur ce qu'est ce contrat-là au ministère du Conseil exécutif, on lui dit : Tu n'as pas d'affaire à avoir d'information là-dessus; on revient sur SEAO; le contrat n'est plus sur SEAO. Les gens du Conseil du trésor disent : Écoutez, ce n'est jamais arrivé, on n'enlève pas de contrat du système, on ne retire aucun contrat du système, ça ne se peut pas. Vérification faite, oui, ça se peut. Non seulement ça se peut, mais ça s'est fait à la demande expresse du ministère du premier ministre. Donc, c'est le ministère du premier ministre qui a demandé au Conseil du trésor de retirer ce contrat-là de son système, ce qui ne se fait jamais.

Et en plus la nature du contrat. On donne un contrat à une firme d'avocats pour préparer le témoignage d'un employé du ministère du premier ministre dans le cadre d'une enquête, O.K., mais pourquoi? Alors, je pense que le premier ministre a le devoir — il a le devoir — de faire toute la lumière sur cette question-là, d'être extrêmement transparent et de s'expliquer. Et soyez assurés qu'on va s'assurer qu'il se livre à cet exercice-là de transparence. Ça, c'est notre travail, puis on va le faire.

M. Vigneault (Nicolas) : M. Caire, justement, quand le premier ministre dit que c'est du passé, qu'il n'a rien à voir avec le passé, est-ce que vous le croyez?

M. Caire : Ha! Ha! Ha! Ah! j'ai envie d'arrêter ma réponse là tellement c'est... Ah! écoutez, moi, je regarde le premier ministre, qui nomme Pietro Perrino numéro deux du gouvernement. Pietro Perrino, que je sache, était en lien avec Luigi Coretti, était en lien avec Jacques Dupuis, était en lien avec les FIER, pour ne donner qu'un exemple, là. Quand on voit le député de Louis-Hébert, qui, bon, de toute évidence, faisait encore des affaires avec Marc-Yvan Côté, que Marc-Yvan Côté, finalement, on apprend, était encore impliqué dans l'ombre dans la course au leadership du premier ministre, Marc-Yvan Côté, qui est un vice-président, l'ancien vice-président de Premier Tech, qui a eu le scandale des monopoles des fosses septiques. Moi, je pense que le passé, le présent et l'avenir se côtoient, dans le cas du premier ministre, là, d'une façon assez importante.

M. Vigneault (Nicolas) : Sur le SRB, notamment, et les changements de position. En fait, le maire Labeaume semble le larguer une journée, le lendemain, il dit : Finalement, ce projet-là n'est pas mort. Également, bon, on apprend que le 12 millions de dollars au bureau de projet va rester, mais seulement pour Québec. Vous réactions sur ces deux sujets-là.

M. Caire : Bien, ils sont de deux ordres. D'abord, un bureau de projet pour un projet qui n'existe plus, à sa face même, c'est ridicule. Deuxièmement, quand on me dit que cet argent-là va demeurer exclusivement pour Québec, bien, moi, je dis à Dominique Vien : Comment pouvez-vous accepter que votre gouvernement impose des sanctions pécuniaires à la ville de Lévis parce que la ville de Lévis a eu l'outrecuidance de s'opposer à un projet du maire de Québec? Comment Dominique Vien va expliquer ça à ses concitoyens? J'ai hâte d'entendre sa réponse.

Mme Plante (Caroline) : M. Caire, on apprend aujourd'hui qu'il n'y aura possiblement pas d'accusations de déposées contre M. Paradis. Comment réagissez-vous?

M. Caire : Écoutez, personnellement, je fais confiance aux institutions. Si le DPCP décide qu'il n'y a pas lieu de porter des accusations — je m'en remets à son expertise, à son jugement — c'est parce qu'en fonction de la preuve qu'on lui aura présentée lui en conclut qu'il n'y a pas lieu d'aller plus loin. Puis ça, c'est l'indépendance et c'est le travail du DPCP de faire ce genre de conclusion là, puis je m'en remets à lui.

Mme Plante (Caroline) : À notre connaissance, c'est la première fois que la plaignante est nommée...

M. Caire : Excusez-moi. J'ai de la difficulté à vous entendre.

Mme Plante (Caroline) : À notre connaissance, c'est la première fois que la plaignante est nommée. Est-ce que c'est correct de nommer la plaignante?

M. Caire : Écoutez, là, je vous avoue que je n'ai pas tout le contexte. Ce que je sais, c'est que, normalement, la loi protège les plaignants, protège les plaignants, donc interdit qu'on les nomme, interdit qu'on montre une image du plaignant. Donc, dans quelles circonstances, ça a été fait? Je n'ai pas la connaissance fine de tout ce dossier-là. Mais ce que je sais, c'est que nos lois actuelles, donc, si on est dans un contexte normal, interdisent qu'on fasse ça, et on ne devrait pas faire ça à moins, bien évidemment, que ce soit le souhait de la plaignante, là, d'aller dans ce sens-là.

Mme Plante (Caroline) : Puis je voulais juste savoir, il y a une certaine commotion aujourd'hui au sujet d'un échange en Chambre entre M. Khadir et M. Coiteux, qui date d'hier. Donc, M. Khadir a posé une question en anglais. M. Coiteux a dit : Moi, je respecte la tradition de l'Assemblée nationale et je réponds en français. Alors, bon, à votre avis, est-ce qu'une question posée en anglais nécessite une réponse en anglais?

M. Caire : Bien, ça ne nécessite pas une réponse en anglais, mais j'aurais trouvé élégant de la part de M. Coiteux qu'il y ait en tout ou en partie une réponse en anglais. Je pense que nos concitoyens anglophones sont partie prenante de notre société. Et la tradition, d'ailleurs, de l'Assemblée nationale à ce sujet-là, c'est qu'on peut s'exprimer dans les deux langues, on peut s'exprimer dans les deux langues. La majorité francophone fait que c'est essentiellement en français qu'on le fait, mais j'ai des collègues anglophones qui n'hésitent pas, dans leurs interventions, à le faire en anglais, et c'est tout à fait correct, c'est tout à fait respectueux de notre tradition et c'est tout à fait respectueux de notre population aussi.

M. Laforest (Alain) : Juste une petite dernière sur M. Paradis et M. Sklavounos. Qu'est-ce que ça a changé, selon vous, à l'Assemblée nationale, ce qui s'est passé?

M. Caire : Ouf! Ah! ça, c'est une bonne question, sérieusement. Je ne sais pas. Je pense qu'on doit nous-mêmes peut-être se questionner sur les réflexes qu'on a dans des circonstances comme celles-là. Je pense que ça nous montre qu'on est encore un peu hésitants à avoir peut-être le bon réflexe. Qu'est-ce qu'on fait quand un collègue est mis en cause? Comment on doit réagir? Quelle est la bonne façon de traiter ces dossiers-là en respectant la présomption d'innocence, mais aussi en s'assurant de l'intégrité de nos institutions? Écoutez... Mais je pense que ça nous amène une réflexion là-dessus.

M. Laforest (Alain) : Mais au niveau des comportements, est-ce que ça a changé quelque chose?

M. Caire : Bien, je vous dirais que, dans mon environnement immédiat, non, puis ce n'est pas une question de fuir la question, mais honnêtement, personnellement, puis mes collègues féminines pourront certainement — à tout niveau, là, je ne parle pas juste les députées, là — en témoigner. Je pense que, de plus en plus, l'Assemblée nationale, comme la société, tend à avoir de meilleurs comportements. Il faut rester vigilants parce que le fait d'aller vers le mieux ne signifie pas qu'on y est rendus puis ne signifie pas qu'on n'a pas encore des choses à apprendre puis des vieux réflexes à balayer de nos habitudes, mais il y a au moins une conscientisation. Probablement que, si je peux amener un complément de réponse, ça amène peut-être à une plus grande conscientisation du fait qu'à l'Assemblée nationale on a un travail à faire, puis ce travail-là doit se faire en fonction des compétences des individus. Et, pour le reste, il faut se respecter mutuellement.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Bonjour. M. Khadir dit, en fait explique qu'il pose des questions en anglais puis parfois s'adresse même aux journalistes en anglais en laissant entendre, à raison ou à tort, que les médias anglophones ne relaient pas suffisamment toutes les histoires de collusion, corruption alléguées faites par le gouvernement libéral précédent. Est-ce qu'il a raison? Est-ce qu'il a tort? Est-ce que les Québécois anglophones, disons, ont toute l'information nécessaire pour poser un jugement éclairé sur l'action du Parti libéral du Québec au cours des dernières années?

M. Caire : Écoutez, je ne veux pas présumer du travail que vos collègues anglophones font dans le type de nouvelles qu'ils décident de relayer ou non. Ça, ça ne m'appartient pas. Maintenant, sur le fond de la question, lorsqu'une question est adressée en anglais, est-ce que le ministre devrait répondre en anglais? Je pense qu'il n'a pas une obligation de le faire. Je veux dire, c'est comme j'ai dit, les travaux se font dans les deux langues, donc, du même souffle, qu'un député peut poser une question en anglais. Il n'y a rien d'anormal là-dedans. Si le ministre décide que sa réponse est en français, ça se fait aussi, mais je pense qu'il aurait été plus élégant de la part de M. Coiteux d'offrir une réponse, en tout ou en partie, en anglais à M. Khadir parce qu'effectivement je pense que, pour les médias anglophones, d'abord, d'avoir des réponses dans la langue de leurs lecteurs ou de leurs téléspectateurs, c'est idéal, évidemment. D'avoir une réponse de la part des premiers concernés dans la langue de nos concitoyens anglophones, c'est idéal aussi dans la mesure où ça se peut. Puis, dans le cas de M. Coiteux, je pense que son anglais doit être suffisamment bon pour qu'il offre des réponses cohérentes en anglais. Donc, ça aurait été élégant de le faire.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Juste pour être clair, les représentants de la communauté anglophone qui se sont dits attristés de la réponse en anglais de M. Coiteux, voire fâchés, est-ce qu'ils ont raison ou c'est disproportionné?

M. Caire : Non, moi, je pense qu'ils ont raison. Je pense qu'il aurait pu y avoir… puis, comme je vous dis, là, la tradition fait que nos débats se font, dans une grande majorité, en français. Nos concitoyens… nos collègues, pardon, anglophones, les députés anglophones, dans la grande majorité des cas, eux-mêmes vont participer aux travaux en français. Et donc je pense que c'est une marque de respect mutuel à l'occasion qu'un ministre puisse donner une réponse en anglais. Je pense que c'est juste une marque de respect envers nos concitoyens anglophones, qui le méritent totalement.

Le Modérateur : In English.

Mme Fletcher (Raquel) : So, I' going to ask the same question in English : Should Mr. Coiteux have answered in English to Mr. Khadir's question in English?

M. Caire : Well, our tradition is all our debates were in French in the National Assembly. But, when a question addressed to a minister is in English, I think it's just a question of respect to give the answer or part of the answer in English to our anglophone fellowship.

M. Hicks (Ryan) : Ryan Hicks, CBC News. There have been some more stories that have come out today, questions about Marc Bibeau, contracts that he received. What is your reaction to those stories so far?

M. Caire : We are very, very concerned about those allegations. And there are two possibilities. UPAC made his own inquiry, and we don't have to intervene in that. But we think, at the coalition, that the Vérificatrice générale must start her own inquiry, because we want to have all the truth about the link between Marc Bibeau and the Government. So, that's why we asked the Government to support our motion today asking the Vérificatrice générale to start an inquiry about that.

M. Hicks (Ryan) : Do you think that all of these questions that continue to come up mean or show that the Charbonneau commission didn't go far enough?

M. Caire : Well, you know, I don't want to comment how the Charbonneau commission did its work. I think they did well. I think they obtained certain results. I mean, we see the cost in construction environment decrease, you know, clearly, about 300 million, I think. But, obviously, there is still a job to do, there is still a job to do, there are still certain behaviors about Marc Bibeau that we have to enquire. And I think we must drill down on the link between Marc Bibeau, and the Government, and the Premier Jean Charest.

M. Hicks (Ryan) : Do you think Pierre Paradis should be welcomed back into the Liberal caucus now that the DPCP isn't going to lay charges?

M. Caire : You know, it's a tough question because the charges against Pierre Paradis are serious. And until the DPCP decides to charge him or not, I think we must stay quiet and let the DPCP do his job. Merci.

(Fin à 8 h 42)

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