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Point de presse de Mme Martine Ouellet, députée de Vachon

Version finale

Le jeudi 1 juin 2017, 8 h 40

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-cinq minutes)

Mme Ouellet : Donc, bonjour. Permettez-moi aujourd'hui d'avoir une pensée toute particulière. Ça fait deux ans aujourd'hui que M. Parizeau nous a quittés. Et son dernier message, n'ayez pas peur, est toujours d'actualité car, aujourd'hui, on l'a entendu, Philippe Couillard va relancer la crise constitutionnelle.

Vous savez, moi, j'ai commencé à faire de la politique au début des années 90, et, pour moi, ce qui m'a marquée, c'est Charlottetown. Charlottetown, le 26 août 1992. Charlottetown ou un référendum où le Canada a dit non au Québec parce qu'il y en avait trop pour le Québec et que le Québec a dit non au Canada parce qu'il n'y en avait pas assez pour le Québec. Irréconciliable. Deux visions, deux peuples irréconciliables.

Aujourd'hui, Philippe Couillard réouvre la crise constitutionnelle et demande une reconnaissance du Canada. Prenons seulement qu'un élément, la nation québécoise. Vous savez, Justin Trudeau ne veut pas reconnaître la nation québécoise. Pire que ça, Justin Trudeau appuie la poursuite contre la loi n° 99, contre la nation québécoise. Donc, très clairement, on sait que Philippe Couillard fait ça pour des raisons électoralistes et que c'est de la poudre aux yeux. Philippe Couillard, le premier ministre le plus fédéraliste que moi, j'ai connu, Philippe Couillard est revenu bredouille à plusieurs reprises d'Ottawa. Il ne tend pas la main, il met le Québec en position de faiblesse. Il se met les deux genoux à terre avant même de commencer.

En fait, Philippe Couillard prépare le terrain pour la signature de la Constitution de 1982, et, vous savez, aucun premier ministre du Québec, qu'il ait été du Parti québécois ou du gouvernement libéral, n'a même entr'ouvert quelques millimètres de cette porte-là. Lui, il ouvre la porte pour la signature de la constitution de 1982 à rabais parce que la vision de M. Couillard, il nous l'a dit très clairement au salon bleu, sa vision, c'est qu'il veut faire du Québec une province comme les autres. Et nous, on veut faire du Québec un pays comme les autres. On ne veut pas des miettes d'autonomie pour le Québec, on veut notre pleine liberté, notre place pleine et entière dans le concert des nations. On veut un Québec fort pour la planète.

Mme Lamontagne (Kathryne) : ...du tout, vous, là, à cette initiative de M. Couillard.

Mme Ouellet : Écoutez, l'initiative qui est lancée un petit peu, d'ailleurs, dans la catastrophe... Je comprends que les 200 pages, ça doit faire un petit bout de temps qu'ils sont en train de les écrire, mais, qu'il nous lance ça à la dernière minute pour faire oublier ses amitiés... Mais on le voit très bien que, même les conditions qu'il dit minimales, la reconnaissance de la nation québécoise, il n'y a aucun appétit de la part de Justin Trudeau. C'est pire qu'il n'y a aucun appétit, il conteste l'existence même de la nation québécoise en contestant la loi n° 99. Il est partenaire pour la contestation juridique en cour, jusqu'à la Cour suprême, de la loi n° 99.

Mme Lamontagne (Kathryne) : Donc, selon vous, c'est quoi? C'est une diversion?

Mme Ouellet : Bien, c'est très clairement une tactique électoraliste. Et il le dit, là : Je ne mets pas d'échéance. Écoutez, quand on négocie, qu'on ne met pas d'échéance et qu'on se met les deux genoux à terre en partant, bien, malheureusement, ça ressemble beaucoup à un effort un peu désespéré de nous illusionner de la possibilité de réformer le Canada.

Mme Johnson (Maya) : Bonjour. Good morning, Mme Ouellet.

Mme Ouellet : Good morning.

Mme Johnson (Maya) : First of all, why do you characterize this already as a crisis? Vous avez utilisé le terme «crise».

Mme Ouellet : Bon, actually, it's clear. It's clear, we've known it since Charlottetown, which was really clear, that Canada voted against Charlottetown because there were too much for Quebec, and Quebec voted against Charlottetown because there were not enough for Quebec. That's irreconcilable.

But now, just over the nation, Justin Trudeau doesn't want to recognize the nation of Quebec. He even contests in court the Bill 99, which states the nation of Quebec, just over one element. It's clear that he will have a clash there. And M. Couillard knows it. He knows it pretty well. And I think that it's just an «electoralist» tactic that he has because he knows it pretty well. And even him, the most federalist person, Prime Minister that I know, he came back without nothing from Ottawa.

Mme Johnson (Maya) : So, with an election a year and a few months away, you see this as a clear strategy. This is purely strategic in your view.

Mme Ouellet : I think it is. It is. And he begins the negotiation the two knees down, which is not good for Quebec because it will weaken Quebec. And what we want is a strong Quebec. We don't want just little pieces, we need our tools to be able to negotiate international agreements, like the NAFTA that is in renegotiation now with all the «gestion de l'offre» and all the «bois d'oeuvre». That's important that we have our voice. What we need, we need a strong Quebec in the concert of nations for the planet, and that will make the difference. But I think that the good thing of what he's making, it's… I think that it's more important than ever that we discuss the place of Québec in the world because we need to be independent to be able to continue our development. So, that's an occasion to be able to do the debate.

Mme Fletcher (Raquel) : Mme Ouellet, what do you think M. Couillard's intention is in making this announcement this afternoon?

Mme Ouellet : I think that he knows already the results, but it's just, like we say in French, «poudre aux yeux». And it's really an electoral tactics because even himself, who is the most federalist Prime Minister that I know, came back from Ottawa without nothing in his hands. We just have to think about health. It was really a shame. And he's asking for recognition of the nation of Québec from the Canada, from Justin Trudeau, which we know that has no intention… Worst than that, he's contesting, through the Bill 99, he's contesting the existence of the nation of Québec. So, just there, we see that it's not possible. And the only solution to all this constitutional crisis is to take our independence. That's the only solution. As long as it will not be done, it will have to be done.

Mme Fletcher (Raquel) : On a timeline, so we have just over two weeks left of the session, then we're going into the summer break. He makes this announcement this afternoon, which is about, you know, a very sensitive maybe even explosive issue, the Constitution. How do you see that playing out throughout the summer?

Mme Ouellet : I don't know. We'll see. We'll see, but we'll have a lot of topics to discuss this summer. And I think, with all the mundialization and globalization, we see now all the importance of being a country and the tools it will give us, being a country. And of course, as an independentist, we'll talk a lot about it. I think that discussion is open, and we'll talk about it.

Mme Fletcher (Raquel) : So, this is an opportunity for your party, then, throughout the summer, to discuss separatism…

Mme Ouellet : Independence.

Mme Fletcher (Raquel) : ...…Independence throughout the summer break, then.

Mme Ouellet : It was already planned. You know I made the engagement to make a 50 plus one answer for independence. So, it was already planned. But I think, with all this new debate, it'd be even more accurate to talk about that during the summer and even all the fall, all the autumn.

Mme Fletcher (Raquel) :O.K. Merci.

Mme Ouellet : Thanks.

La Modératrice : Merci.

(Fin à 8 h 55)

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