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Point de presse de M. Harold LeBel, porte-parole de l’opposition officielle pour les aînés et en matière de lutte contre l’intimidation et la maltraitance

Version finale

Le jeudi 21 septembre 2017, 9 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures trente-quatre minutes)

M. LeBel : Je vais être assez court pour laisser la parole aux gens ici, qui connaissent beaucoup plus la situation et qui sont sur le terrain.

Juste vous dire, en partant, en 2030, dans 13 ans — on ne parle même pas de 15 ans — il y aura un Québécois sur quatre qui aura 65 ans et plus. Ça a des impacts majeurs sur l'organisation de la société. On parle beaucoup de la santé, c'est sûr, des CHSLD, des résidences, c'est sûr que c'est majeur. L'impact sera majeur sur le réseau de la santé, tout le monde le sait, mais il y a aussi, bon, le maintien à domicile, sur les conditions de travail — il y aura de plus en plus d'aînés sur le marché du travail — sur l'organisation municipale, des quartiers complets, surtout d'aînés, qu'il faudra donner des transports en commun. Il faudra réorganiser les municipalités, le monde rural. Ça a un impact majeur, le vieillissement de la population, dans le monde rural, sur l'action communautaire, les groupes communautaires qui vont donner des services, sur le loisir, la culture.

Bref, le vieillissement de la population, ce n'est pas un problème en soi. C'est bon de vieillir puis de vieillir en santé, mais il faut le faire dans la dignité puis il faut avoir une société qui soit ajustée à cet effet-là, à l'effet du vieillissement de la population. Il y a beaucoup de monde qui sont interpelés par ça, des ministères, le ministère de la Santé, bien sûr, les Affaires municipales, l'Habitation, le Transport, la Culture, beaucoup de partenaires, les villes, les villages, le monde... les patrons, les syndicats. Tout ce monde-là sont interpelés par cette situation-là, et on pense, nous autres, que ça mérite des états généraux pour discuter des conditions de vie des aînés. On a mis en ligne une pétition. Il y a 14 000 personnes qui ont signé la pétition en ligne, environ un millier de plus qui ont signé des pétitions papier. Plus de 15 000 personnes ont signé cette pétition-là qui revendique des états généraux pour discuter de la condition de vie de nos aînés.

Le gouvernement a fait une tournée pour parler du cannabis. Ils ont fait des états généraux pour parler de la main-d'oeuvre. C'est bien correct, mais il me semble que les conditions de vie des aînés, c'est un enjeu majeur qui vaudrait une consultation du même genre, au moins. Il me semble que, là, tout ce qu'on nous propose, c'est une consultation en ligne, en ligne, par Internet, pour parler d'un enjeu aussi majeur. Voyons donc! On va nous faire aussi une rencontre bientôt, là, ils font ça souvent, des petites rencontres. C'est correct. On peut se parler entre nous autres. Mais est-ce qu'on pourrait ouvrir ça plus large? Est-ce qu'on pourrait aller partout dans les régions, aller voir les gens, les gens qui vivent ces situations-là? Il me semble que ça vaut... que nos aînés, les conditions de vie des aînés du Québec vaut ça, vaut des états généraux. Il faut qu'on se prépare pour qu'on ne fasse pas face à un mur d'ici quelques années.

Ça fait que je laisse les gens ici vous parler des réalités terrain.

La Modératrice : Merci. Mme Gagnon.

Mme Gagnon (Judith) : Alors, moi, je suis très contente de venir au nom de l'AQDR nationale. On représente 25 000 personnes, 25 000 aînés. On a aussi des gens qui ont moins de revenus. On a des aînés d'un peu toutes les classes sociales. Alors, c'est avec un grand plaisir que je suis avec des gens de la FADOQ, de l'AQRP, de l'AREQ, les représentants des grands groupes aînés.

Vous souvenez-vous? C'est la troisième fois qu'on est ensemble. C'est des moments historiques. La première fois, on s'est concertés pour les frais accessoires. La deuxième fois, on était là pour le crédit d'impôt en raison de l'âge. Et on revient ici maintenant pour les états généraux sur les aînés.

Pourquoi qu'on revient? Bien, je vais vous le dire, pourquoi qu'on revient. Parce qu'on veut faire de ce dossier-là… On est très nombreux, M. LeBel en a parlé, on est en santé pour certains, on est moins bien pour d'autres, on veut en faire une priorité nationale parce que c'est important, pas juste en termes de nombre, comme type de société. Je le répète : Une société est forte en autant que ses maillons les plus faibles le sont, et qu'on se tient, et qu'on est solidaires.

La question du revenu des aînés, c'est très important. L'AQDR transporte cet enjeu-là, ce droit-là, le revenu décent, parce que, quand tu n'as pas de revenu décent, tu ne peux plus accéder à rien. Tu es là, tu es à part.

Et puis pourquoi qu'on laisserait les aînés finir leur fin de vie dans la pauvreté, non dans la dignité, alors qu'ils ont travaillé toute leur vie? Alors, on réclame une attention spéciale, une priorité spéciale du gouvernement du Québec parce qu'on veut avoir la voix des… on représente la voix des aînés.

La Modératrice : Merci. Maintenant, M. Dupont.

Mme Bouchard (Caroline) : Ce sera Caroline Bouchard, en remplacement de M. Dupont. Donc, bonjour et merci d'être avec nous aujourd'hui.

La voix du Réseau FADOQ, et donc de ses 500 000 membres ainsi que celle de 15 000 individus qui se sont expressément adressés au gouvernement, s'élève pour revendiquer une chose très claire, soit celle d'être entendue.

Rappelons que le vieillissement de la population au Québec sera l'enjeu le plus important des prochaines décennies. Nous avons besoin d'un gouvernement à l'écoute, engagé et proactif. Ce que ça signifie, c'est notamment la création d'une tribune où les organisations représentatives ainsi que les citoyens peuvent venir s'exprimer sur les enjeux liés au vieillissement et qui n'ont pas nécessairement le haut du pavé dans les politiques publiques ou encore dans les médias : pensons aux conditions de vie en CHSLD, où les couples sont séparés de manière involontaire après 40 ans de mariage; pensons aux gens qui espèrent une place en HLM parce qu'ils n'ont pas les moyens d'aller en résidence; pensons aux proches aidants qui sont à bout de souffle et qui n'ont pas seulement besoin de deux jours de répit par mois, mais aussi une reconnaissance gouvernementale; ou encore aux retraités qui doivent retourner sur le marché du travail parce qu'ils ne peuvent plus subvenir à leurs besoins, mais qui ne se trouvent pas d'emploi; réfléchissons aux aînés qui sont atteints de dépression et qui ont des idées suicidaires, mais sans jamais être traités; ou, finalement, mentionnons les défis en matière de solidarité et d'équité intergénérationnelle.

Tous ces enjeux existent et touchent des milliers de Québécois, mais ne font pas l'objet de débats en Chambre. Il faut leur donner une place pour s'exprimer, pour exprimer leurs inquiétudes, leurs besoins et leurs stratégies, mais surtout il faut porter une oreille attentive aux solutions qui peuvent émerger de telles initiatives. Donnons-nous une chance d'explorer les solutions novatrices qui peuvent émerger de la base.

Aussi, depuis quelque temps, nous constatons que le modus operandi du gouvernement, c'est de consulter par voie de sondage. Bien que ce ne soit pas une mauvaise idée en soi, le dernier exemple concernant la prochaine mouture de Vieillir et vivre ensemble — Chez soi, dans sa communauté, au Québec nous laisse croire, de par sa forme, son contenu et ses limitations, que le gouvernement n'est pas intéressé à creuser davantage les graves problématiques que vivent les aînés et qui ne font pas partie des grandes orientations gouvernementales.

Nous demandons donc au gouvernement du Québec de démontrer son réel engagement envers sa population et de tenir des états généraux afin de recevoir de manière authentique les préoccupations de sa population. Merci.

La Modératrice : Merci. Mme Ginette Plamondon.

Mme Plamondon (Ginette) : Bonjour. À l'AREQ, avec nos 58 000 membres, nous appuyons aussi la demande d'états généraux. Nous croyons qu'elle est essentielle parce que les conditions de vie des personnes aînées devraient faire l'objet de plus de considération de la part du gouvernement.

Si nous demandons des états généraux, c'est que nous constatons des obstacles majeurs à leur bien-être dans plusieurs aspects de leur vie; les gens avant moi en ont identifié plusieurs. Nous, on pense particulièrement à la question de la pauvreté que vivent plusieurs aînés, particulièrement les femmes, et aussi toute la question des soins et des services à domicile, qui sont insuffisants dans plusieurs régions du Québec.

Actuellement, ce sont 40 % des aînés du Québec qui reçoivent, en tout ou en partie, le supplément de revenu garanti, qui est versé aux personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. C'est énorme. En 2016, l'Institut Broadbent a révélé que le taux de pauvreté chez les aînés est passé de 4 % à 11 % de 1995 à 2013. C'est une augmentation qui est inacceptable. Malheureusement, le taux de pauvreté est considérablement plus élevé chez les personnes qui vivent seules, et les femmes âgées sont les plus affectées, et ce sont celles qui dépendent le plus des régimes publics.

Enfin, nous parlons, depuis plusieurs années, de virage vers les soins à domicile parce que c'est ce que les aînés veulent, pouvoir vieillir chez eux, et qu'en plus c'est moins coûteux pour l'État que l'hébergement. Malgré cela, nous avons peine à répondre aux besoins des personnes aînées en perte d'autonomie. Pourtant, comme le dit M. LeBel, en 2030, la part des aînés dans la population du Québec devrait être parmi les plus élevées de l'OCDE, tandis que celle des 20 à 64 ans serait parmi les plus faibles. C'est donc maintenant qu'il faut agir. Il faut penser plus loin, voir plus loin, agir concrètement et dans une perspective globale et non pas à la pièce pour s'assurer que les Québécoises et les Québécois vieillissent dignement. Merci.

La Modératrice : Merci. Maintenant, M. Donald Tremblay.

M. Tremblay (Donald) : Alors, bonjour. Je suis de l'AQRP. Aujourd'hui, la pétition qu'on dépose, ça démontre tout simplement qu'il y a plusieurs milliers de personnes au Québec qui considèrent que c'est grand temps qu'il s'entame une conversation entre le gouvernement et les acteurs concernés concernant les enjeux qui touchent le vieillissement de la population et les conditions de vie des aînés.

À notre avis, c'est absolument irresponsable d'attendre davantage pour relever ce défi, feindre l'ignorance. Ni la magie ni l'improvisation ne peuvent opérer en pareilles circonstances. Ce n'est pas compliqué, c'est un signal d'alarme qu'on lance aujourd'hui au gouvernement. Il doit se mettre dès maintenant au travail pour favoriser la mobilisation de l'ensemble de la population québécoise pour se doter d'un plan global. Les changements démographiques sont connus, vous le savez, nous le savons, c'est à nos portes. C'est 18 % de la population actuelle qui est âgée de plus de 65 ans, ce sera 25 % en 2030. On doit agir maintenant pour planifier les impacts de cet important changement.

Bien sûr, l'enjeu, ce sont des services publics de qualité pour les aînés québécois, mais c'est aussi la mise en place de conditions de vie décentes pour la retraite de centaines de milliers de personnes au Québec dans les prochaines années. À titre d'exemple, on l'a vu récemment via les résultats du recensement de 2016 qu'il y a eu une augmentation au Québec de 2,5 % du nombre de personnes de 65 ans et plus qui étaient considérées comme étant à faibles revenus. On parle désormais, au Québec, là, de près d'un aîné sur cinq. Je pense que ça suffit. C'est là, entre autres, le genre d'enjeu qui doit être discuté lors des états généraux que nous réclamons. M. Couillard, vous êtes directement interpelé.

La Modératrice : Merci. On va maintenant passer à la période de questions. Micro de gauche, Nicolas Vigneault, Radio-Canada.

M. Vigneault (Nicolas) : Les états généraux, déjà, le gouvernement, bon, évidemment, n'était peut-être pas totalement favorable à ça, et tout ça. Quelles autres pressions vous pouvez faire sur le gouvernement pour qu'il aille de l'avant vers cette solution-là?

M. LeBel : Moi, je vais le faire à ma façon. Là, la pétition, ça veut dire quelque chose. Tu sais, il y a quand même 15 000 personnes qui ont signé — vous pouvez vous approcher, vous savez les réponses — tu sais, je pense, ça veut dire quelque chose. Mais je continue à penser, à croire que le gouvernement va être sensible à tout ça. Ils ont déjà fait des... J'ai assisté à un forum sur la main-d'oeuvre il n'y a pas très longtemps, ils savent comment faire ça. C'est vraiment une question de volonté. Ils seraient capables de mettre en place la machine, faire des comités de réflexion cet automne, des états généraux au printemps, c'est facile pour eux autres de le faire. Il me semble qu'ils devraient comprendre le bon sens. Je continue à penser que ça peut se faire.

On va faire de la pression. On rencontre la ministre bientôt. Elle fait une rencontre de consultation sur son programme, son projet Vivre et vieillir en santé. On va continuer à faire de la pression. Moi, je pense qu'on va réussir à les convaincre. La dernière fois qu'on l'avait fait — madame l'a dit — sur les crédits d'impôt, la première journée, ils ont dit non; la deuxième journée, avec la pétition de 25 000 personnes, la deuxième journée, ils ont dit : Oui, il y a peut-être un problème; la troisième journée, ils ont reculé. Bon. Je pense qu'on pourrait réussir à faire ça aussi.

Le pouvoir des aînés, là, je le dis souvent, il est immense. Le gouvernement peut être sensible à ça. Le pouvoir des aînés est immense. Ces groupes-là représentent beaucoup, beaucoup de monde, beaucoup, beaucoup de monde partout.

M. Boivin (Mathieu) : C'est l'organisateur politique qu'on entend, là.

M. LeBel : Non, non, non, c'est... Je le dis, c'est vrai, là. Le pouvoir gris, il est très fort. Et, si les aînés le savaient encore davantage, ils pourraient faire changer bien des choses.

M. Boivin (Mathieu) : Je vous fais une blague, M. Lebel.

La Modératrice : Mathieu Boivin, micro de gauche, Cogeco.

M. Boivin (Mathieu) : Écoutez, c'est drôle, je ne sais pas si j'ai raison de faire ce lien-là, mais dans le dossier de la commission sur le racisme, votre chef dit : Ne tenons pas une commission, on sait déjà ce qu'il faut faire. Et là moi, j'ai l'impression que, pour ce qui est du vieillissement de la population, ça fait déjà un bout de temps qu'on en parle, on doit savoir ce qu'on a à faire. Pourquoi vous réclamez les états généraux?

M. LeBel : Bien, moi, je pense qu'à court terme il y a des choses à faire, tu sais. Bon, hier, le ministre a annoncé deux bains, là, ça, on pourra en reparler. Il y a des choses à faire rapidement. Mais là on dit que, dans 15 ans, les 65 ans et plus vont représenter un quart de la population. Ça, c'est dans 13 ou 15 ans. Ce qu'on dit : Les états généraux vont nous servir à préparer ça. Là, les états généraux, ça sert à régler des cas, actuellement, mais ça sert aussi à préparer les prochaines années, à faire face, à avoir de la vision parce qu'il y aura des problématiques majeures dans une dizaine d'années sur plein de domaines, on l'a dit tantôt, sur la pauvreté des aînés, sur l'organisation municipale. Il faut réunir tout le monde. C'est pour ça, des états généraux. L'idée, il faut bouger tout de suite sur bien des situations, mais il faut se donner une vision d'avenir parce qu'il y aura des choses vont nous arriver dans 10, 15 ans, c'est clair, et c'est pour ça qu'on demande des états généraux, préparer l'avenir, préparer des meilleures conditions de vie de nos aînés dans 10 ou 15 ans pour faire à cette réalité-là du vieillissement de la population.

M. Boivin (Mathieu) : Donc, des enjeux... concrètement, là, pour que les gens comprennent un peu l'imminence de ce qui s'en vient, donnez-moi donc...

M. LeBel : Bien, je ne sais pas si vous voulez y aller. Oui.

M. Boivin (Mathieu) : Tu sais, de quoi on va jaser? C'est quoi, l'ordre du jour? Ça va avoir l'air de quoi, ça?

M. Tremblay (Donald) : En fait, l'ordre du jour, comme vous le dites, monsieur, il est un peu connu, avec les éléments qu'on voit aujourd'hui, qu'on parle des bains, qu'on parle de l'hygiène, qu'on parle du revenu, tout ça. Mais ce qui manque actuellement, là, c'est un plan global. Tout est traité à la pièce. On est sollicités de toutes parts comme association de retraités pour se prononcer sur tel, tel sujet, tel sujet, mais souvent les sujets sont interreliés, et il n'y a aucun lien qui se fait. Il n'y a pas de... On ne sait pas où est-ce qu'on s'en va avec ça. Il n'y a pas de vision sur le phénomène du vieillissement qui s'en vient. Ce n'est pas un problème, c'est quelque chose qui va arriver, donc on a la chance de pouvoir se préparer en réfléchissant ensemble de quelle manière on veut faire face à ce phénomène-là qui va arriver, qu'on le veuille ou pas. C'est juste, juste ça qu'on demande. Ce n'est pas grand-chose, là. Juste prendre le temps de réfléchir ensemble pour se donner un plan global qui va probablement donner des meilleurs résultats que de traiter tous les sujets à la pièce.

M. Boivin (Mathieu) : Est-ce qu'il n'y a pas déjà un ministre au gouvernement dont c'est la responsabilité, ça, ministre des Aînés? Je ne sais pas si ça a suivi dans un remaniement ou...

M. LeBel : Il y a une ministre des Aînés qui relève du... bien, qui est ministre des Aînés dans un ministère de la Famille. Dans le fond, ce qu'on fait, c'est de lui donner un coup de main, à la ministre des Aînés. On dit au gouvernement : Donnez-y un coup de main, elle a des enjeux majeurs entre ses mains, il faut l'aider, il faut... donnez-y des outils pour qu'elle se donne une vision sur ce qu'on veut faire, qu'est-ce qu'il va arriver avec le vieillissement de la population.

Et je le dis, là, dans plusieurs domaines... Chez nous, à Rimouski, dans l'habitation modique, les personnes qui vivent là-dedans, ils vieillissent, mais, quand ils vieillissent, bien, il y a des problématiques qui s'installent. La municipalité, la ville et les gestionnaires ont de la misère à faire face à tout ça. C'est un exemple, il y en a plusieurs autres, domaines. C'est pour ça qu'il faut agir rapidement. Nous, on dit à la ministre des Aînés : Bien, on va te donner un coup de main, on va essayer de dire au reste de tes collègues que tout le monde est interpelé par le vieillissement de la population. Le monde municipal est interpelé. Le monde du revenu, ils sont interpelés. Tous ses collègues sont interpelés par ça. Ils devraient se donner une vision, et les états généraux servent à ça. Il y a quand même 15 000 personnes qui ont signé la pétition, là.

La Modératrice : Merci. Est-ce qu'on a d'autres questions? Hugo? Ça va. Merci beaucoup.

(Fin à 9 h 51)

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