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Point de presse de Mme Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants et Mme Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation

Version finale

Le mercredi 29 janvier 2020, 9 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures trente-quatre minutes)

Mme Blais (Prévost) : Tout d'abord, j'aimerais saluer la présence de ma collègue Andrée Laforest, qui est plus qu'une collègue, c'est une complice pour moi parce qu'ensemble on fait évoluer des dossiers qui touchent les aînés. Alors, merci, Andrée, de m'épauler dans les dossiers qui touchent à la prévention, mais je vais y revenir, la prévention et la santé. Permettez-moi de saluer M. Konrad Sioui, qui est le grand chef de la nation huronne-wendat, M. Fleury, qui est président du conseil d'administration de la table régionale de concertation des aînés de Portneuf, M. Patrick Desmarais, qui est président de la Fondation Émergence. Permettez-moi aussi de saluer M. Savard, directeur général de Vive en ville, et la présence de Mme Nicole Bolduc, qui est la présidente des tables de concertation des aînés de tout le Québec.

Écoutez, je suis très heureuse d'être ici. Vous savez qu'on parle en général, souvent, des personnes qui sont vulnérables, qui sont dans nos centres d'hébergement et de soins de longue durée. Ça représente 4 % de la population, et pourtant, au Québec, on a une population vieillissante, on parle rarement des personnes aînées qui demeurent dans leur ville, dans leur village, dans leur municipalité, leur MRC, et qui veulent continuer à y vivre. Alors, c'est la raison pour laquelle c'est une annonce qui est importante aujourd'hui. C'est... on annonce... J'ai-tu les bonnes feuilles, ma bonne allocution?

Une voix : ...

Mme Blais (Prévost) : Oui, je le sais, mais je n'ai plus ma bonne allocution. Mais ce n'est pas grave. Tu vas me donner ma bonne allocution, s'il te plaît, celle que j'ai soulignée, là. Bon, ça va bien aller, là, vous allez voir. Bon, ce n'est pas celle-là, mais je vais improviser.

Alors, on annonce aujourd'hui 17 millions de dollars, dont 3 millions pour les Municipalités amies des aînés concernant tous les projets techniques et les projets d'accompagnement.

Vous savez qu'au Québec on a commencé à implanter le programme Municipalité amie des aînés en 2009. À l'époque, c'était très avant-gardiste. On nous regardait drôlement. Mais aujourd'hui on en est arrivé à 960 municipalités qui font partie du programme et de la démarche Municipalité amie des aînés. Ce n'est pas ici, au Québec, qu'on a inventé ça. C'est une philosophie de l'Organisation mondiale de la santé, et l'Organisation mondiale de la santé reconnaît le Québec comme étant la société la plus avant-gardiste au niveau de cette démarche-là. Il y a 92 % des citoyens qui sont engagés sur un territoire Municipalité amie des aînés. Alors, tout à l'heure, il y a le représentant de Vivre en ville qui va vous expliquer qu'un financement de 750 000 $ lui est accordé justement pour aller un peu plus loin au niveau de l'urbanisme, au niveau de l'aménagement du territoire.

On annonce donc 17 millions, 3 millions pour les municipalités amies des aînés et 14 millions de dollars pour des organismes communautaires qui visent à briser l'isolement, qui visent aussi la participation citoyenne, le bénévolat, qui visent à soutenir les proches aidants, qui visent à briser des tabous, à défendre les droits des aînés dans le Québec, dans tout le Québec, et c'est 14 millions de dollars. C'est du jamais vu encore dans le cadre du programme Québec ami des aînés, un programme qui a vu le jour le 3 mai 2012, lorsqu'on a déposé la politique Vieillir et vivre ensemble chez soi, dans sa municipalité, au Québec.

Le gouvernement du Québec a pris une décision de maintenir les personnes âgées le plus longtemps possible dans leur milieu de vie. C'est l'une des raisons pour laquelle la ministre McCann a investi 280 millions de dollars pour les soins et les services à domicile. Mais il faut, pour que les gens puissent vivre chez eux, aménager les territoires, soutenir les organismes communautaires qui sont les organismes, à la base, qui peuvent vraiment soutenir le plus possible nos citoyens. Le Québec est rendu, au niveau de son vieillissement, à 19 %. Alors, moi, je me réjouis de cette annonce-là parce que c'est une annonce qui fait du bien partout au Québec pour les organismes qui ont réellement besoin de soutien.

Je vais céder la parole à la collègue Andrée Laforest. Et par la suite vous aurez des témoignages vibrants de personnes qui reçoivent aujourd'hui des subventions, et qu'est-ce que ça peut faire, qu'est-ce que ça peut changer au niveau de leurs communautés. Merci.

Mme Laforest : Merci, Marguerite. Alors, honnêtement, je félicite Marguerite, puis je crois que tu n'avais pas vraiment besoin de texte, à t'entendre. Parce qu'étant aux Affaires municipales et à l'Habitation, je peux vous dire une chose, c'est parfois des petits programmes qui font des grandes choses. Puis, à chaque fois qu'on signe un projet MADA dans les municipalités amies des aînés, c'est incroyable le plaisir que les gens ont quand ils ont l'approbation de leur demande. Alors, Marguerite, bravo! Bravo, parce que ça change les municipalités puis ça considère énormément les aînés. Alors, ce que tu as fait, bravo, tu l'as vraiment bien réussi.

Alors, Marguerite, M. Savard et M. Fleury, M. Desmarais, grand chef Sioui, alors bonjour à vous tous, Mme Bolduc. Alors, c'est un grand plaisir pour moi évidemment d'être ici parmi vous à titre de ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, aussi à titre de responsable de la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean.

D'abord, je me réjouis vraiment de cet appui majeur de près de 3 millions accordés par notre gouvernement aux municipalités et MRC dans toutes les régions du Québec qui participent à nos efforts collectifs en faveur du mieux-être de nos aînés dans le cadre de la démarche Municipalité amies des aînés, MADA.

Le succès du dernier appel de projets du programme de soutien à la démarche MADA a démontré que les municipalités et les MRC du Québec ont à coeur de faire une plus grande place à nos aînés dans la société, comme je l'ai mentionné auparavant. Il est donc alors tout à fait naturel de poursuivre en ce sens et de continuer d'offrir notre appui au nombre croissant de communautés qui sont prêtes à poser des gestes concrets et qui s'engagent dans la démarche MADA, Municipalité amie des aînés.

Alors, pour moi, pour Mme Blais, pour notre gouvernement, l'inclusion sociale de nos aînés est la meilleure façon d'adapter notre Québec à l'évolution démocratique actuelle. Vous le savez très bien, c'est grâce à des environnements qui répondent à leurs besoins et qui tiennent compte de leurs capacités que nos aînés pourront se sentir bien dans nos municipalités, dans les municipalités où ils ont passé une bonne partie de leur vie, là où ils se sentent chez eux. Alors, c'est vraiment une annonce importante pour les aînés, pour les garder en place dans leurs régions, dans leurs quartiers.

Les environnements bâtis jouent rôle clé dans la santé, la participation sociale et la sécurité des aînés. C'est quand même un adon parce qu'aujourd'hui je suis fière, vraiment, de pouvoir citer en exemple la ville Saguenay qui aura une mise à jour à faire pour le programme MADA, Municipalité amie des aînés. Alors, notre volonté gouvernementale a donc véritablement permis de faire avancer les choses. Nous choisissons d'améliorer les espaces urbains afin d'améliorer la qualité de vie des personnes aînées, partout au Québec, et chez moi évidemment, au Saguenay.

En terminant, Marguerite, merci, merci mille fois. Quand on dit qu'on signe des approbations pour des programmes, des petites demandes, et que ça fait un énorme plaisir à tous les aînés du Québec... merci encore. Merci à vous tous.

Mme Blais (Prévost) : Permettez-moi maintenant de vous présenter le grand chef de la nation huronne-wendat, M. Konrad Sioui.

M. Sioui (Konrad) : (S'exprime dans une langue autochtone). Être ici avec la pionnière, il faut le reconnaître, Mme Marguerite Blais, ministre qui a pris la responsabilité des aînés, et, bien sûr, accompagnée de sa collègue et grande amie, la ministre des Affaires municipales, Mme Laforest, en même temps qu'avec tous ceux qui interviennent directement dans le monde des aînés, bien, pour moi c'est un rendez-vous que je ne pouvais pas manquer ce matin. Peu importent les raisons, il fallait être ici, c'est extrêmement important, on a une moyenne d'âge ensemble, ici au Québec, de 54 ans. Les aînés, c'est sérieux. Et je veux reconnaître aussi le travail, l'ouverture du gouvernement de M. Legault, votre gouvernement, un gouvernement qui n'a pas a attendu, comme les autres gouvernements... Puis je ne veux pas blâmer personne d'autre, mais c'est une première, c'est une première et je veux le reconnaître, dans le monde des premières nations, dans le monde autochtone, que ce gouvernement-là s'engage à remplir ses obligations, qui ne sont pas toujours des obligations constitutionnelles ou fiduciaires, mais qui dit : Les premières nations, les autochtones, ils font partie de notre société, on les embarque, puis on travaille avec eux autres, main dans la main.

Et ça, je veux le reconnaître et en même temps féliciter la pensée de ce gouvernement-là qui... aujourd'hui, par exemple, à Wendake, on va bénéficier d'un programme MADA. On bénéficie aussi... vous allez voir les infrastructures, bientôt, vous allez tous être invités à voir un CHSLD moderne à la pensée de madame... notre ministre Blais. Et, en fin de compte, je pense que c'est pour ça qu'il faut être ici ensemble aujourd'hui, se tenir les coudes, s'appuyer, puis remercier aussi cette pensée, cette nouvelle approche-là, où on n'est pas... on ne vit pas dans l'exclusion, mais dans l'inclusion. Merci.

Mme Blais (Prévost) : Merci, grand chef. J'inviterais maintenant M. Savard. Ils ont obtenu une subvention de 750 000 $. C'est l'organisme, qui a une vingtaine d'années, qui s'appelle Vivre en ville.

M. Savard (Christian) : Merci, Mme Blais, Mme Laforest. L'annonce d'aujourd'hui est un beau jour pour Vivre en ville, car elle nous permet de lancer officiellement la démarche Des milieux de vie pour toute la

vie, aménager des villes et des villages favorables à un vieillissement actif au Québec. Ce projet-là consiste essentiellement en un guide, qui est un peu le fruit de nos années d'expérimentation dans les dernières années, mais surtout des accompagnements auprès d'une quarantaine de municipalités amies des aînés. Ça va être une démarche d'aménagement complémentaire à la démarche MADA, qui va intégrer systématiquement le vieillissement actif aux exercices municipaux de planification du territoire. En quelque sorte, on veut que les villes, lorsqu'elles font des choix en aménagement, aient une grille d'analyse aînés. Et donc on va accompagner les villes qui sont les plus proactives pour en faire des modèles, des exemples pour que les besoins des aînés... pour qu'ils puissent effectivement vivre et vieillir dans leurs villages, leurs quartiers, leurs villes.

Donc, un grand merci au Secrétariat aux aînés, au gouvernement du Québec pour cet appui. Nos équipes sont très enthousiastes de partir à la grandeur du Québec pour faire ce travail-là pour nos aînés. Merci beaucoup.

Mme Blais (Prévost) : D'ailleurs, on lance la mise en candidature des projets dès aujourd'hui, donc vous pouvez appliquer pour obtenir du soutien de l'organisme Vivre en ville. J'inviterais M. Patrick Desmarais, qui est le président de la Fondation Émergence, qui a obtenu un financement de 545 000 $.

M. Desmarais (Patrick) : Merci. Merci, mesdames les ministres, merci, mes amis des aînés ici présents. Aujourd'hui, c'est une très belle journée. J'aimerais remercier en particulier Mme la ministre, Marguerite Blais, une grande amie, une alliée de la communauté LGBT, pour son soutien de la première heure à notre programme Pour que vieillir soit gai.

Le programme Pour que vieillir soit gai est le premier programme de sensibilisation des milieux aînés à la diversité sexuelle et de genre au Québec. Il avait été créé par notre regretté fondateur, M. Laurent McCutcheon, qui est décédé l'année dernière. Il serait très heureux aujourd'hui d'entendre cette nouvelle. Le programme Pour que vieillir soit gai offre, depuis plus de 10 ans, des formations pour les professionnels et les usagers des milieux aînés ainsi que de nombreux outils de sensibilisation et d'éducation comme des guides d'information, des expositions itinérantes, des capsules vidéo, des affiches, des autocollants, ainsi que la charte de bientraitance envers les personnes aînées LGBT — d'ailleurs, Marguerite était de cette initiative il y a 10 ans et est toujours présente, merci — bref, tout ce qui est nécessaire dans les milieux pour briser le tabou de la diversité sexuelle et de genre, un tabou qui, malgré l'ouverture grandissante de la société québécoise, continue de prévaloir dans les milieux aînés, un tabou combiné à l'âgisme, l'invisibilité, l'isolation et la fragilité des 10 % des aînés qui sont les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans et tous ceux qui font partie de la diversité sexuelle et de genre.

Ce nouveau programme de CADA de 545 000 $ va nous permettre de poursuivre notre mission au-delà de l'île de Montréal, car toutes les personnes aînées, où qu'elles se trouvent au Québec, méritent de vieillir dans la dignité, sans crainte d'être ce qu'elles sont, sans crainte de retourner dans le placard. On va former 4 500 intervenants et aînés au cours des deux prochaines années; c'est beaucoup de présence. Les personnes LGBT des générations précédentes ont dû se cacher pour survivre, à une époque où leur identité constituait un crime, une maladie mentale, un péché mortel, une honte, un rejet systématique par la société, sa famille et ses proches. On perdait sa job à l'époque. On ne peut certes pas changer le passé, mais, aujourd'hui, les milieux aînés ont bel et bien un rôle à jouer pour offrir des services et des milieux de vie réellement inclusifs. On parlait d'inclusion tantôt, je pense que ça vaut la peine que l'inclusion soit partout au Québec, partout, partout, pour toutes et pour tous.

Grâce à ce financement, la Fondation Émergence sera à leurs côtés pour les accompagner dans ce processus, puis nous vous remercions. Merci pour nos aînés, merci Pour que vieillir soit gai soit partout au Québec. Merci.

Mme Blais (Prévost) : Je tiens peut-être à vous dire que ce n'est pas la ministre qui a choisi les projets, mais qu'entre autres ce sont les tables de concertation des aînés du Québec qui ont fait l'analyse de projets locaux et régionaux, et, par la suite, c'est analysé par l'équipe de Mme Natalie Rosebush , qui est la sous-ministre à la Direction des Aînés et des Proches aidants. Alors, je ne me suis pas mêlée de ça, et je pense que le travail a été très, très, très bien fait. On a retenu, entre autres, 81 projets qui reçoivent aujourd'hui du financement de la part du gouvernement du Québec, donc, sur un 17 millions de dollars.

Alors, j'invite maintenant M. Fleury, de la Table de concertation des aînés de Portneuf.

M. Fleury (Michel) : Il est là. D'abord, Mme Blais, j'aimerais vous dire que, dans la région de Portneuf, qui couvre le territoire de la MRC, il y a 17 municipalités sur 18 qui ont une politique MADA, et Dieu sait si cette démarche a permis de l'animation et a permis de faire avancer certaines causes. Vous savez, on dit des fois que, pour arriver à éduquer un enfant, ça prend un village. Moi, je vous dis que, pour arriver à s'occuper de nos aînés de façon efficace, ça prend un milieu où les organismes, les municipalités, le CIUSSS, même la commission scolaire ont à travailler ensemble. Or, le 298 000 $ de la subvention que nous obtenons dans le cadre du projet CADA va nous permettre de consolider les démarches qui sont déjà amorcées. Et, à titre d'exemple, on constate qu'il y a un très gros problème d'informations au niveau des services disponibles pour nos aînés. Or, ça a été pour nous toujours une préoccupation, ça nous a même amenés à faire une série de huit émissions, qui a été diffusée et rendue disponible sur notre page Web pour vulgariser et rendre disponible cette information-là.

On a aussi des interventions au niveau de la maltraitance, et je vous donne un dernier exemple d'une action, là, hein, qui va se dérouler très bientôt. On organise, avec l'aide de comédiens bénévoles, une tournée dans 10 municipalités de la région de Portneuf, pour sensibiliser les familles, sensibiliser les aînés, sensibiliser les élus aux problématiques liées à l'abus et maltraitance. C'est un programme qui se réalise avec l'appui du projet, puis on pourra aller plus loin.

Alors, je pourrais continuer dans sept domaines qui ont été regroupés dans le cadre d'une étude qui s'appelle Bien vieillir chez soi : est-ce un rêve ou une réalité? On travaille au niveau des réalités, mais on travaille aussi au niveau du rêve, et on est ouverts, comme je le disais tout à l'heure, à des expériences qui nous amèneraient à mieux répondre aux besoins des gens de chez nous en milieu rural.

Mme Blais (Prévost) : Merci, M. Fleury. Alors, c'est comme ça que se termine notre conférence, et...

La Modératrice : On va passer maintenant à la période de questions des journalistes. Vous avez un micro ici. Donc, question, sous-question, bien identifier votre nom, votre média, s'il vous plaît.

Mme Gamache (Valérie) : Valérie Gamache de Radio-Canada. Alain, ça va? Je peux commencer?

Une voix : ...

Mme Gamache (Valérie) : Oui? O.K. Je voulais tout d'abord vous entendre, Mme Blais. Quel genre de projet vous vous attendez à recevoir dans le cadre de ce programme-là? Est-ce qu'il y a quelque chose qui, vous, là, vous tiendrait à coeur, que vous aimeriez voir atterrir sur votre bureau, par exemple?

Mme Blais (Prévost) : Tout ce qui touche à la prévention de la santé. Et, vous le savez, le gouvernement s'est engagé aussi à mettre en place des projets de gériatrie sociale. La gériatrie sociale veut dire aller chercher les personnes les plus vulnérables de notre société — et ça, on a beaucoup plus de difficultés à pouvoir les toucher, ces gens-là, parce qu'ils sont justement isolés — et, en soutenant les gens, les organismes communautaires, les organismes du terrain, c'est beaucoup plus facile de pouvoir aller rejoindre ces gens-là parce qu'ils connaissent leur territoire. Et on a commencé à implanter des projets en gériatrie sociale, et ça, ça s'appelle la prévention. On veut que les gens restent à la maison le plus longtemps possible, dans leur milieu de vie. Et, comme je le mentionnais en début de conférence de presse, on parle presque toujours du 4 % des personnes hébergées en centre d'hébergement en soins de longue durée, mais rarement des personnes qui continuent de vivre sur le territoire du Québec, et, ici, on a la preuve que les sommes d'argent investies en prévention, bien, ça donne des résultats.

Mme Gamache (Valérie) : Est-ce que ce sera suffisant, ce que vous annoncez ce matin, ou il faudra éventuellement aller pas mal plus haut, là?

Mme Blais (Prévost) : Bien, écoutez, moi, quand je suis arrivée en 2007, on parlait de 1,2 million de dollars à peu près, qu'il y avait. Là, on vous parle ce matin de 17 millions pour des projets. Donc, ça continue d'augmenter. Et ce n'est pas le seul ministère, là, qui travaille au niveau de soutenir des organismes, c'est une multitude de ministères.

Aujourd'hui, on fait l'annonce à la fois du soutien technique pour des municipalités, je pense que c'est 105, et on vous parle de 81 organismes qui viennent de recevoir du financement dans le cadre du projet Québec ami des aînés, mais, l'année prochaine, il va y avoir, encore une fois, un appel de projets, là. Ça va arriver vers le printemps, où on fait nos appels de projets, puis il y a d'autres organismes qui vont recevoir du financement, et ça fait toute la différence au monde, surtout que les organismes maintenant sont jumelés avec les municipalités amies des aînés, hein? 917, là, ce n'est pas rien. Il y a 1 039 municipalités au Québec, il y en a 917 qui adhèrent au programme.

Alors, je pense que, si on tricote ensemble, tout le monde, puis qu'on apprend à se parler, bien, la vie communautaire, la vie des milieux, la ruralité va mieux se porter.

M. Laforest (Alain) : Bonjour. Alain Laforest, TVA. J'aurais une question pour le grand chef. Je vous ai entendu être très louangeux envers le gouvernement Legault. J'ai l'impression qu'au cours des derniers mois ce n'était pas vraiment le cas, particulièrement en ce qui a trait aux négociations avec les nations autochtones.

M. Sioui (Konrad) : Oui. Bien, les demandes sont grandes. Les aspirations sont grandes. Les intérêts sont énormes, sont divergents aussi. Il faut reconnaître ça.

Ce que je connais du gouvernement de M. Legault, c'est sa volonté. Rappelons-nous de la rencontre qu'on a eue chez nous, à Wendake. On a passé quand même deux heures, trois heures à discuter puis à échanger ouvertement, toutes les questions, et, l'implication du premier ministre, on l'a sentie, puis ça a été une excellente rencontre.

Mme D'Amours, bien sûr, elle hérite quand même d'un mandat très, très lourd, on ne se le cachera pas. C'est vrai, Valérie, que les montants d'argent ne sont jamais suffisants, etc., mais, à un moment donné, il faut commencer à quelque part, il faut se donner une base, puis cette base-là, je la sens, je vois qu'elle est là. On va rencontrer M. Legault au printemps, on n'a pas encore de date, on s'est entendu sur ça, on a établi des possibilités de travailler sur trois tables, une table politique, une table de programmes et de services puis une table aussi qui va faire en sorte qu'on ne nuira pas, personne. Et, en même temps, vient sûrement la question des femmes des Premières Nations disparues et assassinées. Le rapport... on a 114 recommandations à regarder aussi dans le rapport Viens.

Alors, on a de l'ouvrage, c'est colossal comme certains disent, mais il faut le faire. Mais je sens aujourd'hui que cette volonté-là, elle est là, et puis on n'a pas toujours senti ça comme ça. Puis je ne veux pas faire le procès de personne, mais juste la question, par exemple, d'un CHSLD dans le milieu des Premières Nations, avec le gouvernement de M. Legault, Mme Blais... Auparavant, vous le savez, vous avez été là : Ah! pour ça, là, allez voir le fédéral. On se faisait rabrouer, quasiment, même. Aujourd'hui, bien, on prend la responsabilité, puis on se dit : On va le faire ensemble. Peut-être que le fédéral ne paiera jamais la facture, je ne le sais pas. Ça, c'est entre les deux paliers du gouvernement, au niveau de la couronne. Mais pour nous autres, on se sent aujourd'hui inclus, on sent qu'on fait partie de la collectivité et de la société, puis c'est un grand, grand baume pour nous autres parce qu'on travaille tellement, on met tellement d'efforts, puis aujourd'hui, bien, on a des résultats puis on va les célébrer tantôt, je l'espère.

M. Laforest (Alain) : J'aurais une question pour Mme Laforest. Je ne sais pas si les autres intervenants veulent rester là, c'est concernant le dossier tragique qui se déroule dans votre région.

Mme Laforest : Oui.

M. Laforest (Alain) : Je ne sais pas si vous avez de la difficulté à rester là, les autres, là.

Une voix : Bien, il n'y a pas d'autres questions?

La Modératrice : Bien, c'est ça que j'allais dire, en anglais non plus? Parfait. À ce moment-là, peut-être que les intervenants peuvent...

Une voix : On va laisser Mme Laforest...

M. Laforest (Alain) : Si vous voulez, j'ai une question quand même assez simple à répondre.

Mme Laforest : Oui, oui.

M. Laforest (Alain) : Mme Laforest, ça fait quand même plusieurs jours que la Sûreté du Québec fait des recherches là-bas. Est-ce qu'ils sont encore là pour longtemps? Est-ce qu'il y a une limite? Est-ce que les autorités françaises vous ont demandé de redoubler d'efforts? Parce qu'après une semaine, on a l'impression qu'à chercher comme ça... c'est rarement arrivé au Québec qu'on déploie autant d'effectifs dans un territoire... sur un territoire donné.

Mme Laforest : Oui. Bien, en commençant, je veux réitérer que toutes mes pensées sont avec les familles françaises, et que le travail a été très, très bien fait et que le travail se fait encore présentement. Ceci étant, la Sûreté du Québec, à tous les soirs, à 8 heures exactement, le soir, à 20 heures, se repositionne par rapport aux recherches. Alors, la décision revient de la Sûreté du Québec, mais, ceci étant, à toutes les fois qu'il y a des éléments positifs dans une recherche, les délais se continuent. Étant donné qu'il y a deux jours on a retrouvé une motoneige avec deux personnes disparues, ils ont pris la décision de continuer les recherches. Puis, hier, j'ai eu des rencontres également avec le ministère de la Sécurité publique, puis rien n'indique, présentement, là, qu'ils vont arrêter les recherches; aujourd'hui, c'est décidé, et demain. Mais, par la suite, la décision va revenir à la Sûreté du Québec. Comme je le dis, ça dépend toujours des éléments de recherches. Comme là, il y en a, alors on continue les recherches.

M. Laforest (Alain) : Avez-vous eu des pressions consulaires?

Mme Laforest : Pas du tout. Pas du tout. D'ailleurs, on n'a eu aucune pression consulaire, au contraire, on a eu des salutations consulaires avec le consulat général, M. Sanchez, et le consulat adjoint, M. Bourbeau. Alors, on n'a eu que des félicitations, et on a eu, également, trois remerciements des trois motoneigistes trouvés. Alors, moi, ça m'a impressionné, ça m'a même touché de voir qu'on retrouve trois motoneigistes dans une situation... dans un drame semblable, et les trois viennent tout de suite à moi pour me dire : C'est incroyable, ce que vous faites, ici, comme gouvernement, on est impressionnés. Alors, ça, ça m'a vraiment touché. C'est plutôt des remerciements qu'on a eus.

Mme Gamache (Valérie) : Donc, ce sera la Sûreté du Québec qui prendra la décision. Il n'y aura pas de consultation avec les autorités françaises ou même avec votre bureau?

Mme Laforest : Il y a toujours des communications avec les autorités françaises. Ça, ça se fait continuellement, mais ça, ça se fait aussi avec la Sûreté du Québec. Alors, là, oui, les communications se poursuivent continuellement, évidemment, c'est important. Mais moi, je trouve ça incroyable d'avoir un aussi bon travail, puis je salue le travail de la Sûreté du Québec. J'ai vu les plongeurs, j'ai vu l'équipe, j'ai vu toute la cartographie, comment ça se passait au niveau des recherches. C'est vraiment bien fait, alors je ne fais que saluer le travail de la Sûreté du Québec, puis je crois vraiment, de par tout ce que j'entends, de par ce que la Sûreté du Québec m'ont dit... les remerciements des autorités françaises sont tout à fait récurrents et présents, puis ils sont impressionnés du travail qu'on fait ici.

Mme Gamache (Valérie) : Les effectifs sont sensiblement les mêmes pour aujourd'hui et demain sur le terrain?

Mme Laforest : Oui, oui. Puis, depuis le début, si vous avez vu, vous savez plus que moi, peut-être, aussi bien que moi, à tous les jours, il y a des gens qui s'ajoutent. Puis même, parfois, quand on demande à la communauté du Saguenay—Lac-Saint-Jean de s'impliquer, les gens, la communauté, au Saguenay—Lac-Saint-Jean, s'implique également. Alors, on se croise les doigts. Il nous reste deux personnes à retrouver, on va essayer de les retrouver.

M. Chouinard (Tommy) : Bonjour. Question sur la crise du recyclage : Est-ce que vous avez été informés par des municipalités puis des MRC au-delà de Montréal, Châteauguay et Saguenay que la décision de TIRU allait avoir des conséquences plus importantes que les activités des quatre centres de tri?

Mme Laforest : Oui, oui. Évidemment, Saguenay est dans... fait partie de ces municipalités-là. J'ai eu des rencontres avec ville Saguenay. J'ai eu une rencontre également avec le ministre Benoit Charette. Son plan est prêt. Lui, c'est son travail, exactement, de le faire avec la compagnie TIRU, mais, maintenant, je vais lui laisser, Benoit, parce que, Benoit, il a pris... il a son plan d'action, puis c'était prévu également que Benoit nous annonce son plan d'action au niveau des matières résiduelles, alors je vais laisser...

M. Chouinard (Tommy) : Mais, d'un point de vue municipal, disons, est-ce que vous savez le nombre de MRC ou de municipalités où il y a un risque réel que les bacs bleus restent sur le bord du chemin et ne soient pas collectés parce qu'il n'y a pas de collecte qui se ferait à proprement parler?

Mme Laforest : Oui. Bien, je peux vous dire que vous avez nommé les quatre municipalités. Mais, depuis le retour, si je peux dire, au travail, tous les ministères concernés travaillent pour cette problématique-là. Il va y avoir du développement, puis je vais laisser quand même Benoit l'annoncer, ce n'est pas à moi vraiment de l'annoncer. C'est bon?

M. Chouinard (Tommy) : Oui, oui, merci... Bien, à moins que vous ayez... Parce qu'on écrivait ce matin que le problème va au-delà de... Ça va jusqu'à la collecte, pas juste le centre de tri lui-même et que le camion... il n'y a pas de camion qui passe, là.

Mme Laforest : Oui, puis tout ça est évalué également, oui. Hier, j'étais avec Benoit, puis on en a discuté aussi, mais je vais lui laisser son plan. Merci.

(Fin à 10 h 4)

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