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La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle, et M. André Fortin, leader parlementaire de l’opposition officielle

Version finale

Le vendredi 4 septembre 2020, 13 h 15

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Treize heures vingt-deux minutes)

Mme Anglade : Alors, bonjour, bonjour à tous, bien, bien contente de vous voir dans le cadre d'une fin de caucus que nous avons eu, un caucus de deux jours, avec nos nouveaux officiers qui m'accompagnent, de même que mon collègue de Robert-Baldwin, qui est avec nous aujourd'hui.

Alors, je vous dirais, dans un premier temps, qu'on a eu un excellent caucus, des discussions animées, tant au niveau de l'aile parlementaire qu'au niveau du parti. Et ça nous a permis vraiment de revoir la vision que l'on souhaite proposer aux Québécoises et aux Québécois.

On arrive évidemment aujourd'hui presque à mi-mandat du gouvernement Legault, mais je vous dirais, de manière encore plus importante, nous traversons aujourd'hui, au Québec, une crise qui est historique, qui est sanitaire, bien sûr, qui est sociale, qui est économique, mais surtout qui va avoir des conséquences importantes sur les 10, 15, 30 prochaines années, souvent des conséquences qui vont être permanentes.

Et conséquemment, lorsque l'on réfléchit à ça, il va y avoir deux options pour les Québécois. Les Québécois auront à faire un choix entre une vision qui est résolument moderne, qui est résolument progressiste, et un parti qui offre un choix beaucoup plus conservateur, un choix qui est surtout un choix d'une autre époque. Et nous, ce que vous voulons faire, c'est représenter cette alternative moderne, cette alternative progressiste pour le XXIe siècle, c'est ça qui va être important pour nous, au Parti libéral du Québec.

Also, a few words in English. We had a very good caucus, a lot of discussions, and we talked a lot about the vision that we want to offer to all Quebeckers. We are halfway through the mandate of the Legault Government, but, most importantly, we are going through a crisis that is not only a sanitary crisis, but also a social one, an economic one that will have long-term consequences on Québec.

And because of the long-term consequences, Quebeckers will have to make a choice between a modern, a progressive vision of what Québec should be, and a conservative vision, one that is really outdated. And we definitely want to be the voice of the future, the voice that is modern for Québec and that's what we'll be offering Quebeckers.

Je suis prête à répondre à vos questions si vous en avez.

M. Bergeron (Patrice) : Mme Anglade, vous avez dit, donc : Choix entre un choix moderne ou un choix conservateur. Est-ce que ça… J'aimerais que vous vous expliquiez un peu là-dessus. Qu'est-ce que c'est que le choix conservateur? Est-ce que vous voulez dire que la CAQ est un parti conservateur, foncièrement conservateur?

Mme Anglade : Bien, écoutez, on… justement, ça nous amène à la question de la mi-mandat. Lorsque l'on regarde ce qui a été fait, d'un point de vue du mandat, jusqu'à présent, depuis le début du mandat, il n'y a pas eu de grand projet économique porteur du côté du gouvernement. On a vécu une crise, il est vrai, mais on est le seul endroit au Canada où le ministre de la Santé a été éjecté. On n'a pas eu de grande vision d'un point de vue culturel non plus parce qu'on a eu une ministre de la Culture qui a été assez absente. En matière d'éducation, vous dire qu'on a un ministre de l'Éducation qui peine à rassurer des parents comme moi, je vous dirais que ça dresse un peu le bilan de la situation, et je pense que dans les solutions que nous allons offrir dans les prochains mois, vous allez voir que c'est une vision beaucoup plus moderne et progressiste de ce que c'est que le Québec.

Mme Gamache (Valérie) : Quand vous nous avez rencontrés hier matin, vous avez dit : Vraiment, c'est l'avenir du Québec qui sera au centre des discussions du caucus. Est-ce qu'il y a quelque chose qui s'est dessiné dans votre vision? Parce que c'était un peu flou, hier matin. Est-ce que, là, il y a vraiment quelque chose qui vous dit : Bien, la relance du Québec doit passer par tel endroit? Est-ce que, là, ça s'est précisé?

Mme Anglade : Bien, écoutez, si vous me parlez de la relance du Québec d'un point de vue économique, quand on parle de modernité, quand on parle de capacité à anticiper ce qui va se passer, toute la question des changements climatiques et comment ça va être intégré à l'économie de manière importante, ça va être un enjeu extrêmement, extrêmement important pour nous. Et honnêtement, il n'y a pas eu de gestes concrets, de la part du gouvernement, pour nous montrer qu'il avait une vision à ce niveau-là.

Et encore une fois, les prochains mois vont nous permettre de présenter des propositions qui sont audacieuses et qui vont témoigner, justement, de cette vision moderne qu'on a pour le Québec.

Mme Lévesque (Fanny) : Mme Anglade, aujourd'hui, on a 184 nouveaux cas. M. Legault nous dit que la situation est toujours sous contrôle au Québec. Est-ce que vous partagez son opinion? Est-ce que la progression de la pandémie vous inquiète?

Mme Anglade : Bien, c'est sûr que la progression… puis M. Legault le disait lui-même, la progression de la pandémie est inquiétante, il le mentionnait lui-même en entrevue. Donc, je pense qu'il faut regarder ça de manière extrêmement attentive.

Mais, plus que ça, moi, ce que je vous dirais, c'est qu'on a besoin d'avoir plus de transparence. Ça fait plusieurs fois maintenant que l'on demande d'avoir les données sur les écoles. Apparemment, on va les avoir cet après-midi, mais on sait que les écoles vont réouvrir depuis le mois de juin. Comment ça qu'on n'a pas été en mesure de regarder ça? Donc, cette capacité à anticiper nous permettrait d'être beaucoup plus rassurés.

Autre élément aujourd'hui qui est sorti dans l'actualité, 92 000 chirurgies en attente, ça aussi… Il y en avait 75 000 il y a trois mois, on est rendus à 92 000. Cette capacité d'anticiper puis d'avoir des plans, amener de la transparence… On ne demande pas au gouvernement d'être des devins, on comprend qu'il y a des choses qui sont incontrôlables, on lui demande de formuler des hypothèses et de les partager avec la population.

Mme Lévesque (Fanny) : …sur les 92 000 chirurgies, qu'est-ce que ça vous apprend, sinon, bon, peut-être le manque d'anticipation, mais est-ce que ça vous surprend, ce matin, d'apprendre ça?

Mme Anglade : Bien, écoutez, on savait que c'était un des angles morts puisque, dans toutes les discussions qu'on a eues avec… Les experts dans le domaine nous disaient : C'est probablement la chose qui va être préoccupante dans les prochains mois parce que vous savez que notre capacité à récupérer le retard qui a été accumulé, bien, ralentit de jour en jour. Donc, je pense que c'est quelque chose pour lequel il faut réellement trouver des solutions.

Mme Lajoie (Geneviève) : Quand vous parlez d'un Parti libéral résolument progressiste, je pense que c'est ça que vous avez dit, en quoi il va être plus progressiste que le Parti libéral qu'il y avait jusqu'à maintenant?

Mme Anglade : Bien, écoutez, je pense que, dans les propositions que nous allons faire, on va vouloir, encore une fois, parler d'une économie moderne, d'une économie du XXIe siècle, qui intègre entièrement l'enjeu des changements climatiques. C'est un exemple. Mais, d'un point de vue social, également, il y aura certainement des mesures qui vont être intéressantes. Nous, ce que l'on veut, c'est de nous assurer qu'on ait une perspective de long terme dans les décisions que l'on prend, qu'elles soient basées sur des faits. Et c'est dans cette perspective-là que nous allons amener des propositions.

Mme Lajoie (Geneviève) : …avant, souvent, le Parti libéral, c'était le parti de l'économie. Là, maintenant, on voit que maintenant c'est le parti le plus progressiste. Pourquoi vous avez besoin de vous placer davantage à gauche sur l'échiquier politique?

Mme Anglade : Ce n'est pas… Pour moi, ce qui est important, ce n'est pas une histoire de gauche ou de droite. Pour moi, ce qui est important, c'est une histoire de modernité. Lorsque l'on parle, par exemple, d'un nationalisme économique, celui qui est décrit par François Legault en est un qui est du passé. On investit à droite et à gauche dans des entreprises, alors qu'on veut aller faire de la substitution puis remplacer des projets… des produits qui sont faits en Chine, alors que, fondamentalement, lorsque l'on parle de modernité, c'est d'anticiper les grandes tendances, c'est d'anticiper que le manufacturier innovant va être porteur, c'est d'anticiper que l'intelligence artificielle va être importante.

Et je vous souligne au passage que M. Legault, lorsqu'il parle d'exemples de choses qui ont réussi, ce sont des choses que nous avons mises de l'avant. C'est quoi, la prochaine grande étape? Quels sont les grands secteurs à anticiper? C'est ça qui me fait parler de modernité.

M. Bergeron (Patrice) : C'est votre premier caucus de la rentrée à titre de cheffe. Est-ce que… Qu'est-ce que vous faites de différent par rapport à vos prédécesseurs dans vos méthodes de travail, par exemple, dans ces genres de caucus?

Mme Anglade : C'est vraiment intéressant que vous posiez la question parce que c'est un peu dans les coulisses qu'on discute de ça parfois, puis ça ne nous donne pas l'opportunité d'en parler. Moi, je vous dirais que j'inclus tout le monde dans les discussions. Mes collègues qui sont ici, là, qui m'entourent, là, je peux dire qu'ils ont fait partie de la préparation pour les crédits, ils ont fait partie du contenu qui a été développé, ils ont fait partie de l'approche qu'on voulait développer, tout le monde a eu son mot à dire. Cette inclusion, je pense que cette manière de rassembler, d'être accessible, on veut être accessible auprès de la population, mais accessible auprès de la population, c'est à nous de le démontrer d'abord et avant tout, en premier. Je pense que c'est cet exemple-là que j'amène de différent, sans doute, par rapport à mes prédécesseurs. Chacun a ses forces, mais je pense que ça, je l'amène, c'est l'implication de tous. Mais il faudrait les passer en entrevue.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : À propos des données médicales, Mme Anglade, est-ce que c'est un projet que vous… Est-ce que vous m'entendez bien?

Mme Anglade : Pas totalement, mais allez-y. C'est parce que…

    Mme Sioui (Marie-Michèle) :

Mme Anglade : Oui, c'est ça, c'est…

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Est-ce que c'est un projet, les données médicales, qui vous intéresse toujours? Est-ce qu'il a été présenté de la bonne façon par M. Fitzgibbon? Puis est-ce qu'à votre avis la Protectrice du citoyen devrait s'y intéresser?

Mme Anglade : La réponse à votre question sur est-ce qu'il a été bien présenté, bien, je pense que ça a été présenté de manière totalement désinvolte et pas très responsable, pour être très franche. Lorsqu'on regarde la recherche, la recherche au Québec, la qualité de la recherche qui se fait, elle est remarquable au Québec, et nous avons, à l'époque, lancé toute une stratégie en matière d'innovation en santé. Par contre, les chercheurs, ils ont besoin d'avoir accès à des données, pas des noms puis des individus, mais accès à des données pour parfaire ces recherches-là. Et c'est dans ce cadre-là que l'accès des données est pertinent. Il nécessite toutefois un certain encadrement, un encadrement réglementaire, et c'est évident que ça passe par des discussions et probablement des changements réglementaires et des changements de lois. Pour ça, il faut avoir la conversation avec l'ensemble des parlementaires.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Est-ce que la Protectrice du citoyen…

Mme Anglade : Je ne pourrais pas… Peut-être, si on voit une pertinence qu'elle s'implique là-dedans. Je veux dire, je n'ai rien contre parce qu'en fait, ce que l'on veut, c'est avoir le meilleur mécanisme possible pour encadrer cet enjeu-là, qui est un enjeu extrêmement important qu'il ne faut absolument pas banaliser. Il ne faut pas penser qu'on va aller vendre des données à droite et à gauche. Il faut bien l'encadrer. Et si ça amène une information ou une pertinence additionnelle, bien, ma foi, pourquoi pas?

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Pour vous, le plus grand péril, il se trouve à quel endroit?

Mme Anglade : J'aimerais ça vous dire que je suis une spécialiste de la chose, mais je ne peux pas vous dire le plus grand péril, il est où. Mais ce que je sais, par contre, c'est qu'encore une fois on a de la recherche extraordinaire qui se fait au Québec, et moi, j'ai rencontré nombre de chercheurs, nombre de chercheurs qui m'ont dit à quel point ils auraient aimé pouvoir améliorer les résultats. Au bénéfice de qui? Au bénéfice de la population. Puis je pense que c'est ça qu'il faut retenir. Après ça, les discussions avec les experts, avec une commission, vont nous permettre justement d'identifier les points.

M. Bergeron (Patrice) : Par exemple, en Ontario, il existe un guichet unique. C'est des données qui demeurent publiques avec des chercheurs publics, et on adresse des questions au guichet unique. Est-ce que ça ne serait pas une formule qui pourrait justement être assez accommodante pour le Québec? Comme ça, il n'y a pas de propriété… de donnée qui circulent… entreprises.

Mme Anglade : …pourrait très bien l'être, pourrait très bien l'être. Puis, lorsque l'on a réfléchi à ça, lorsqu'on faisait toutes les recherches autour de ça, il y avait différentes options sur la table sur la manière de le faire. Mais on ne peut pas demander… Il faut avoir des experts autour de la table pour pouvoir prendre cette décision-là, décision éclairée, basée sur des faits, pas basée sur est-ce que je peux vendre à droite et à gauche, c'est bien évident.

Mme Lajoie (Geneviève) : M. Girard, hier, a dit qu'il ouvrait la porte à une nouvelle façon de compter des surplus. Est-ce que… Je ne sais pas si M. Leitão veut répondre ou Mme Anglade, mais qu'est-ce que vous en pensez, de cette nouvelle méthode de calcul?

Mme Anglade : Très franchement, je ne sais pas en quoi ça va réellement nous donner des résultats concrets pour les Québécois, pour l'impact des Québécois dans la crise. On peut revoir les chiffres autant qu'on veut, mais je ne suis pas certaine que…

Mme Lajoie (Geneviève) : Est-ce que c'est politique? Est-ce que c'est une manoeuvre…

Mme Anglade : Ah! est-ce que c'est politique? Je vais vous répondre : Oui, mais certainement que c'est politique. Mais si tu veux venir…

M. Leitão : …c'est André qui est porte-parole, mais, oui, c'est politique.

M. Fortin : Oui, bien, ce qu'on a vu de la manoeuvre comptable qui a été proposée hier par le ministre des Finances, c'est une façon de mettre le grappin sur quelques milliards de dollars, de revenir à l'équilibre budgétaire plus rapidement. Il s'est déjà commis de façon assez imprudente parce qu'on ne connaît pas le cadre économique, le cadre financier dans lequel on va travailler au cours des prochaines années. Alors, ce qu'on voit, c'est réellement un tour de passe-passe comptable qui permet au gouvernement de revenir plus rapidement à l'équilibre budgétaire, ce n'est rien de plus que ça.

M. Bergeron (Patrice) : Mais vous allez vous opposer à ce genre de manoeuvre comme celle-là? Vous voulez que ça reste la même façon de comptabiliser…

M. Fortin : Il va falloir que le gouvernement nous arrive avec une très bonne explication, à savoir pourquoi et comment il veut le faire, mais ce qui a été mis sur la place publique, initialement, ça nous apparaît complètement insensé.

Mme Gamache (Valérie) : Peut-être une petite dernière. C'est une session parlementaire particulière qui commence. Comment vous l'entrevoyez dans la perspective pandémie, COVID? Souhaiteriez-vous éventuellement… Souhaitez-vous qu'on revienne tous le plus rapidement possible à l'Assemblée nationale? Comment vous la voyez? Comment vous le sentez?

Mme Anglade : Écoutez, c'est sûr qu'on souhaite le plus rapidement possible que tout le monde puisse revenir à l'Assemblée nationale parce que c'est l'enceinte de notre démocratie puis c'est là que devraient se faire les débats. Donc, c'est évident que c'est ce que l'on souhaite. On est conscients de la situation. Et je pense que les différents partis travaillent ensemble pour trouver des solutions pour qu'on puisse, justement, avoir les échanges et les débats nécessaires. Mais évidemment qu'on souhaite tous retourner à l'Assemblée le plus rapidement possible.

Mme Gamache (Valérie) : Puis de le faire de façon virtuelle, comme ça se fait, par exemple, à Ottawa ou dans d'autres gouvernements, est-ce que ça, c'est quelque chose qui vous…

Mme Anglade : Bien, il y a toujours des options pour considérer l'aspect virtuel. La seule chose que l'on a constatée, lorsqu'on a essayé de le faire de manière virtuelle dans les derniers mois… Ça a été plus difficile. Donc, si… Il faut être capable de trouver des mécanismes qui nous permettent d'être physiquement ici, d'échanger sur des enjeux. Ça nous semble plus souhaitable, mais il y a des éléments de virtualité qu'il faudrait qu'on inclue.

La Modératrice : On va prendre les questions en anglais maintenant.

Mme Anglade : This one, this circle and this circle. There are three circles.

Journaliste : We're not fighting.

Mme Fletcher (Raquel) : We all get along.

Mme Anglade : That's what they say.

Mme Fletcher (Raquel) : …first…

Mme Anglade : Please.

Mme Fletcher (Raquel) : I want to ask you about the social housing crisis in Montréal. The mayor Plante, yesterday, as well as Québec solidaire again today, more people are coming out to talk about… but we haven't heard much from either the federal Government or Legault's Government.

Mme Anglade : Well, social housing is an issue that is not only important to me but I'm the MNA of Saint-Henri—Sainte-Anne and we have a number of issues… there are a number of issues in my own riding. So, the issue right now… there doesn't seem to be a good collaboration between the federal and provincial Governments. There's money available. There were decisions that were supposed to be made to renovate some of the housing. It hasn't been put in place. The two Governments don't seem to get along. And who is paying for this? Quebeckers are paying for this, because other provinces are getting their work done. So, the sooner they get along, the better off we're going to be.

And this is a problem that… when we're talking about long term issues with the COVID and you look at la rue Notre-Dame — and I don't know if you've been on la rue Notre-Dame lately — you see those issues. It's really concerning, and I think this should be a top priority for the Government.

Mme Fletcher (Raquel) : The money's there. So, it's not like the money is missing. They have the money, they just aren't…

Mme Anglade : That's my point. Like, why are we talking about this when… like, there should have been decisions made. If it is a priority, if it is a priority for the Government, I assume they will be fixing it very shortly. Because, when you… in time of crisis like this, soon, it's going to be winter time, I think we need to find solutions.

Mme Greig (Kelly) : You said, yesterday, part of your Government… your Opposition's role is to question…

Mme Anglade : I'm sorry.

Mme Fletcher (Raquel) : It's OK. You said, yesterday, part of your role is to, obviously, question the Government and put new ideas forward. We don't have a lot of details about what those ideas are. So, what are those ideas that you want to put forward?

Mme Anglade : So, why don't you ask me the question in December? No… So… But the whole idea today was to… of the last two days was really to be clear about where we headed as a party. And in the next weeks and months, you will be seeing proposals from the Liberal Party that we will be bringing forward in this session and in 2021, of course.

Mme Greig (Kelly) : But where do you feel, like, the Government hasn't paid attention?

Mme Anglade : Oh! Sorry! In terms of… I'm sorry, there are elements where we see that there should be a focus. If you think about the… we can talk about COVID, we can talk about the economy. Economy, if you go region by region, you will see that some of them are highly impacted by what's going on, and I don't think they're being heard right now. We've mentioned this around tourism, we've mentioned this around «le commerce de»… the retail business, and, so far, what the provincial Government has done is provide loans, basically, to those companies. And, unfortunately, we don't think this is going to work. At the very beginning, we said we should be investing now, supporting them to innovate, even if we are in a time of crisis because, in the long run… payoff. That's not what they've been doing. So, we will be proposing things along those lines as well.

In healthcare, we would like to see more scenarios. We're always looking at… every time we ask a question : What if this happens? What is your plan? Oh! You have to call Public Health. It's done better elsewhere. We need to see what's being done elsewhere, reapply some of those learnings and we need to do this quickly. We've been saying this for weeks, for months, and we're still waiting for a lot of the information. I have to say that I'm finally happy that they might be providing the information around the schools today, apparently.

Mme Greig (Kelly) : Apparently, OK, yes. And, for you, as… It's your first caucus as leader, how do you feel…

Mme Anglade : I like it more that I thought I would, you see.

Mme Greig (Kelly) : …to like it?

Mme Anglade : I'm saying this half-jokingly, in the sense… It is actually a very… it's an exciting caucus, it's an exciting task. We understand that there's a lot of work, and I understand that there's a lot of work ahead, but it's also a time when we can define what we want to be as Quebeckers for the future, and I think all the people are really part of this movement because they feel that they can make a difference.

M. Authier (Philip) : Oh!

Mme Anglade : How can I forget you, Phil?

Des voix :

M. Authier (Philip) : …you were quite critical of Mr. Legault, of the Government's handling of the first wave of the pandemic, you've been very critical and you've had confrontations with the Premier on this. Today, he said : The time is not good. He just said that a few moments ago. How do you see… Do you think this Government is up to handling another wave of pandemic?

Mme Anglade : I think what the Government has demonstrated when you talk about the first wave, it's their inability to anticipate. And I'm not asking them to know exactly what's going to come up next weeks or next months in a pandemic. But the reality is, and I've been saying this all along, there are provinces that were better organized in the months of January and February, which was not the case in Québec. And in the credit process, I asked the question :What has the Premier done before March 9th? And there was no answer to that question, because basically, there was nothing done. So, in terms of anticipation, I think we're lacking a number of elements.

In the second wave, I would expect the Government to be in a better position to anticipate. So, for example, we hope that we're going to have all the material. So, apparently… on the crisis on material, it should be there, testing should be available. But beyond that, now, we're talking about a different scenario where you might have to close classes, you might have to close schools. What are the different scenarios? What are we looking at, region by region? What can be shared? What… how can they be more transparent? And transparency is about showing the different scenarios that they're working on.

M. Authier (Philip) : A question that is floating around a lot in the last few weeks and months is how to do politics in a pandemic. And you see us all here today, we're wearing masks, we don't really get to chitchat in the hallways…

Mme Anglade : We miss that.

M. Authier (Philip) : We miss all that. How is politics different in a pandemic?

Mme Anglade : Very different. Very different because politics is about people. Politics is about going and see people, talking to them, touching them physically, understanding where the issues are, having those conversations with your constituents. It changes the role of politics, unfortunately, and that part, I miss a lot, I have to say.

So, you try to find different ways to do your job and get this information by doing this in smaller groups, by having virtual meetings, by having phone conversations. So, you try to do this, but it will never replace that physical contact that you have with people.

M. Authier (Philip) : Do you think democracy will suffer?

Mme Anglade : I certainly hope not. I think we're collectively going to learn from that. But because we know that we don't have the same contact, that's why we have to be even more «vigilants», careful, about not… about making sure that we hear all those voices that are impacted by the pandemic.

La Modératrice : Merci beaucoup.

Mme Anglade : Merci beaucoup, tout le monde. Merci.

(Fin à 13 h 45)

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