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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle, et M. André Fortin, leader parlementaire de l’opposition officielle

Version finale

Le mercredi 7 octobre 2020, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures deux minutes)

Mme Anglade : Bon, alors, bonjour, bonjour, tout le monde. Ce matin, je suis accompagnée de notre leader parlementaire, André Fortin.

Alors, vous savez, les gens des régions du Québec ont fait confiance à la Coalition avenir Québec notamment, dans la question de l'Internet haute vitesse. Hier, en Chambre, il y a eu une question qui a été posée à la ministre du Développement économique régional, à savoir si, tel que promis, tous les Québécois allaient pouvoir être branchés à Internet haute vitesse d'ici 2022. Elle s'est levée, avec toute sa candeur, elle a dit : Écoutez, on n'arrivera pas à rencontrer cette promesse, puisque ce qu'on va pouvoir faire, c'est de donner des dates en 2022. On pourra dire aux gens : En 2024, vous aurez Internet haute vitesse, en 2026, vous aurez Internet haute vitesse. Le premier ministre, ce qui est rare, s'est levé pour répondre après, en complémentaire, en disant : Non, en fait, l'objectif va être atteint, j'ai des rencontres qui s'en viennent, mais on sait que l'objectif va être atteint.

Ce matin, on apprend dans les médias que ça fait un an, ça fait un an qu'au sein du caucus de la Coalition avenir Québec ils savent qu'ils ne seront pas capables de rencontrer cet objectif-là. Ils le savent. Et hier le premier ministre, au lieu de faire preuve de transparence, d'honnêteté, a dit : Bien non, finalement, on va être capables de rencontrer les objectifs, les documents sont clairs, ils ont été présentés au sein du caucus.

Alors, ce que l'on voit là... on ne comprend pas pourquoi le premier ministre ne dit pas clairement aux Québécois que cette promesse-là ne sera pas livrée, qu'elle ne sera pas rencontrée. Et pourquoi, encore une fois, ils ne font pas preuve de transparence? On demande à la population d'adhérer à toutes les mesures qui sont proposées par le premier ministre, et là un exemple flagrant où une promesse ne va pas être rencontrée.

J'aimerais céder quelques minutes la parole à mon collègue André Fortin.

M. Fortin : Merci. Comme député en région, bien honnêtement, il n'y a pas une journée qui passe où on n'a pas d'appels de citoyens à propos de l'Internet haute vitesse. Déjà, en temps normal, c'est une priorité pour les gens de région, mais, en pleine période de pandémie, ce que ça veut dire pour les citoyens de ne pas avoir Internet haute vitesse, c'est d'être obligé de dire à leur employeur : Bien, je suis désolé, je ne peux pas faire du télétravail aujourd'hui, je ne peux pas faire du télétravail, je ne peux pas faire ce pour quoi je suis rémunéré parce que je n'ai pas Internet haute vitesse. Ça veut dire, pour des étudiants de cégep, d'université, qu'ils ne peuvent pas suivre leurs cours à partir de chez eux parce qu'ils n'ont pas les ressources nécessaires.

Alors, pendant que cette réalité-là, elle est vécue par des Québécois et des Québécoises, cet été, le premier ministre du Québec s'est payé une tournée électorale partout au Québec pour dire aux gens : Bien, il n'y en a pas, de problème, ça va être fait, dans deux ans on va réaliser notre engagement, alors qu'il savait très bien, il savait très bien depuis un an que ce ne serait pas le cas. C'était de la pure fumisterie. C'était un engagement électoral brisé et qu'il savait brisé depuis longtemps. Et pourtant il s'est payé cette tournée-là tout l'été pour répéter le message. Hier, il nous a répété le message à nouveau.

Le premier ministre, là, il avait deux choix, il avait le choix de dire la vérité aux Québécois puis il avait le choix de tenir la ligne qu'il a tenue hier. Il a fait le mauvais choix en ne disant pas la vérité aux Québécois.

M. Laforest (Alain) : ...qu'est-ce que vous pensez du fait qu'une entreprise comme Bell refuse à ses compétiteurs d'utiliser ses installations, ce qui retarde l'installation de l'Internet haute vitesse en région?

Mme Anglade : Bien, je pense qu'il y a un gros travail à faire avec Bell et que tout le monde doit être à la table pour régler les enjeux. Bell comme toutes les autres entreprises doivent être à la table pour régler les enjeux. On n'a plus le luxe maintenant d'attendre par rapport à Internet haute vitesse. Il y a déjà eu plein de projets qui ont été présentés en 2017, en 2018, mais depuis ce temps-là il n'y a rien qui se passe. Alors, il faut mettre ces joueurs-là à la table. Le premier...

M. Laforest (Alain) : Est-ce que le CRTC devrait forcer Bell à...

Mme Anglade : Toutes les mesures devraient être considérées, on ne devrait rien exclure parce qu'on parle d'un service essentiel. C'est le CRTC lui-même qui a décrété que c'était un service essentiel, que tout le monde devrait avoir accès à Internet haute vitesse. Donc, toutes les mesures devraient être considérées, présentement, d'autant plus qu'on vit dans cette période de pandémie là où les gens sont confinés à la maison plus souvent qu'avant.

M. Laforest (Alain) : Bon, vous en avez parlé beaucoup, au cours des derniers jours, les fameux tests. On arrive dans une période charnière, là, pour essayer de ralentir la propagation. Est-ce que le gouvernement devrait se tourner vers les pharmaciens pour leur permettre de faire des tests puis accélérer le processus?

Mme Anglade : Tout ce qu'on peut faire, encore une fois, pour accélérer le processus devrait être fait, tous les mécanismes en place. Alors, si les pharmaciens peuvent le faire, pourquoi pas? Ça se fait dans d'autres juridictions, alors faisons… tout ce qu'on peut faire, encore une fois, pour accélérer devrait être considéré et mis sur la table.

Journaliste : Mme Anglade, qu'est-ce que vous pensez du fait que Bombardier donne un contrat de finition à une entreprise américaine? Ce n'est pas dommage un peu? C'est regrettable?

Mme Anglade : Bien, écoutez, j'invite le ministre Fitzgibbon à pouvoir répondre à cette question-là parce que c'est lui qui a signé la dernière entente avec Airbus. Vous parlez d'Airbus spécifiquement, là?

Journaliste : Oui.

Mme Anglade : Vous parlez d'Airbus.

Journaliste : Excusez-moi, j'ai dit Bombardier, je pense que j'aurais dû… Excusez, je me suis mêlé.

Mme Anglade : Et donc, moi, j'invite le ministre Fitzgibbon à expliquer exactement quelles sont les conséquences directes sur les emplois au Québec.

Mme Lévesque (Fanny) : ...ont des participations dans des agences de placement privées? Est-ce que c'est acceptable au Québec?

Mme Anglade : À sa face même, c'est un conflit d'intérêts. À sa face même, c'est un conflit d'intérêts. Et je pense que le ministre devrait intervenir pour clarifier les règles en matière de déontologie et d'éthique par rapport à ça. On n'a qu'à prendre connaissance du dossier pour voir qu'il y a un enjeu réel. Il devrait intervenir là-dessus.

Mme Lévesque (Fanny) : Est-ce que c'est une situation pour laquelle vous étiez au courant?

Mme Anglade : Non, je n'étais pas au courant. Et, encore une fois, je pense que dès qu'on lit l'article, dès qu'on est mis au courant de la situation, on voir qu'il y a un conflit d'intérêts sur cet enjeu.

M. Lacroix (Louis) : Quand vous étiez ministre, Mme Anglade, du Développement économique, vous aviez un projet… vous aviez étudié un projet pour un Internet haute vitesse avec Hydro-Québec, utiliser le réseau de fibre optique d'Hydro-Québec pour transporter de l'information, finalement. Est-ce qu'à votre connaissance ce projet-là a été abandonné complètement? Qu'est-ce qui est arrivé à l'époque?

Mme Anglade : À l'époque, il y avait eu une espèce de projet pilote pour voir le degré de faisabilité, et, lorsque c'était revenu, il n'y avait pas beaucoup de choses qu'on pouvait faire, le potentiel n'était pas très grand. Il restait à l'époque 340 000 foyers à brancher à Internet haute vitesse, et on a décidé d'aller avec les 91 projets qui ont été déployés parce que ce projet-là ne permettait pas de couvrir. Donc, ce n'est pas qu'il ait été abandonné, c'est qu'il a…

M. Lacroix (Louis) : Le potentiel n'était pas assez grand.

Mme Anglade : Le potentiel n'était pas grand.

M. Lacroix (Louis) : Qu'est-ce que vous avez pensé des excuses de M. Legault hier? Est-ce que vous avez… Parce que l'impression que ça a donné, c'est que M. Legault a présenté effectivement des excuses à Mme Echaquan, à sa famille, en fait, bon, mais, en même temps, on a eu l'impression qu'il essayait de trouver des raisons pour lesquelles elle avait dit ça, de l'excuser jusqu'à un certain point.

Mme Anglade : Bien, vous le dites vous-même. Bien, écoutez, moi, j'ai envie de vous répondre en disant que mon discours témoigne… ce que j'ai dit, moi, témoigne de la manière dont je pense que les choses devraient être faites avec les Autochtones. La situation est difficile. Vous avez vu encore que le premier ministre n'avait pas été autorisé à participer aux funérailles. Vous avez vu que le lien de confiance est visiblement brisé, présentement, et ce n'est bon pour personne. Ce n'est pas bon pour le Québec, la situation dans laquelle on se trouve.

Donc, je pense que, lorsqu'on présente ses excuses, on doit s'élever au-dessus de la mêlée, vraiment présenter des excuses qui sont senties, qui sont senties et qui témoignent d'une réelle volonté de bâtir les ponts. Je ne sais pas… et honnêtement, ce n'est pas à moi que ces excuses-là sont formulées, c'est à Joyce, et à toute sa famille, et aux Atikamekw. C'est à eux de poser la question : Est-ce qu'ils se sont sentis réellement entendus dans le discours de M. Legault hier? C'est à eux de répondre à cette question.

Mme Lévesque (Fanny) : Est-ce qu'il y avait des représentants du Parti libéral aux funérailles?

Mme Anglade : Oui, notre représentant Greg Kelley était présent aux funérailles hier pour représenter le Parti libéral.

Mme Lévesque (Fanny) : Donc, il avait été invité par les chefs?

Mme Anglade : Oui, il avait été invité, et Greg y a été hier.

M. Carabin (François) : Mme Anglade, la famille de Joyce Echaquan a refusé d'inviter M. Legault parce qu'il refuse de dire les mots «racisme systémique». Est-ce que c'est la première étape qui va mener vers une réconciliation, dans le sens que, si M. Legault ne dit pas ces termes-là, on ne peut pas aller plus loin?

Mme Anglade : Si on veut régler un problème, il faut être capable de nommer un problème. On ne peut pas ne pas penser qu'on va trouver des solutions si on n'est pas capable de nommer le problème. Et pour ça, bien, il faut qu'il s'assoie avec les communautés, ce qu'il a fait, mais visiblement le dialogue n'est pas très ouvert, avec des résultats peu probants. Mais, encore une fois, là, c'est le côté même… c'est peut-être même le côté un peu scientifique de ma personnalité, quand je dis ça, mais tu ne peux pas régler un problème si tu n'es pas capable de l'identifier puis de le nommer. Puis je pense que c'est le message qui est envoyé par les communautés autochtones au premier ministre du Québec.

M. Carabin (François) : ...sur la fuite de données de dépistage dans le Nord-de-l'Île-de-Montréal, hier, 37 000 personnes qui seraient touchées. On fonctionnait par courriel, là. C'est une fuite interne, mais on a quand même envoyé des données médicales par courriel. Comment expliquez-vous ça?

Mme Anglade : Je ne peux pas l'expliquer. Puis, toute la question des données, c'est essentiel qu'on s'assure d'encadrer ce genre de processus là pour que ça ne se produise pas. À l'interne, pas à l'externe, cependant. Mais c'est un signal, c'est un message que ça envoie de rigueur puis de contrôle que l'on doit avoir sur ces données-là. Il faut trouver des mécanismes entre la rapidité de transmettre l'information puis le risque de données... Donc, c'est un rappel à la vigilance, je vous dirais.

Mme Gamache (Valérie) : Un mot sur le 28 jours qui ne sera plus finalement, probablement, un 28 jours. Est-ce qu'encore une fois c'est un peu un message que le gouvernement a envoyé puis qui va venir mêler la population dans les...

Mme Anglade : Bien, je pense qu'effectivement ça risque de créer de la confusion encore une fois. On a lancé le message et on a l'impression que c'était presque un peu à la blague : On va faire un défi de 28 jours. Mais c'est sérieux, la situation dans laquelle on se trouve. Et il n'y a personne qui a une boule de cristal, qui peut dire : Ça va être 28 jours, et après ça on va passer à autre chose. Je pense que la bonne approche serait de dire : On rentre dans une période qui va être difficile, on va faire tout ce que l'on peut pour essayer de contrôler la situation. Mais, lorsque l'on se donne ces défis-là, par la suite, on est tenus aussi d'envoyer un message de cohérence à la population. Je pense qu'il va manquer de cohérence dans le message qui est envoyé très bientôt par rapport à ce 28 jours là. Malheureusement. Malheureusement.

M. Lacroix (Louis) : ...ça du tout, le 28 jours?

Mme Anglade : Pardon?

M. Lacroix (Louis) : Le 28 jours, vous ne croyez aucunement à ça?

Mme Anglade : D'une journée à l'autre, les choses changent. Les propos qui sont tenus d'une journée à l'autre changent. On était au début d'une vague et... Entre le jour où on a dit qu'on était au début d'une vague et, deux jours plus tard, on était en situation critique, la Coalition avenir Québec elle-même a dit qu'on n'était pas dans cette vague-là. Donc, on voit beaucoup, encore une fois, des déclarations, des rétractations. Je pense que c'est ça qu'on va voir également.

M. Lacroix (Louis) : L'Halloween, est-ce que ça serait une bonne idée... cette année, compte tenu du fait que c'est quand même des enfants qui passent de porte en porte? Est-ce que ce serait une bonne idée à votre avis?

Mme Anglade : Écoutez, moi, j'ai trois enfants à la maison, eux-mêmes sont venus me voir puis m'ont expliqué qu'ils allaient trouver une nouvelle méthode pour nous pour l'Halloween cette année. Parce que je pense qu'ils sont conscients que ça va être difficile. Ils sont conscients. Les villes sont conscientes que ça va être difficile, les gens s'organisent aujourd'hui, déjà, pour le 31 octobre. Mais moi, je vous dirais, même les enfants s'organisent eux-mêmes pour réfléchir à ces questions-là. C'est évident que ça va être extrêmement difficile. C'est évident.

La Modératrice : Merci. On va passer aux questions en anglais maintenant.

Mme Senay (Cathy) : Mrs. Anglade, I'm just trying to understand… that Mr. Legault could not go the funerals of Joyce Echaquan yesterday? And then, this is how you make the link that his excuse is... his apologies were not sincere? …understand your point of view, here.

Mme Anglade : Cathy, Cathy, can you just remove your mask for me, please? Thank you. So, you said I said two things... Sorry. OK.

Mme Senay (Cathy) : Mr. Legault made his apologies. Who are we to judge if it was sincere or not? It's not more the element that you learn in Le Devoir, this morning, that Mr. Legault could not go to the funerals, that makes you think that it was not that sincere?

Mme Anglade : No. I think it's two separate things. I think he made his apologies yesterday, I made mine, and I think he was trying to justify himself a little bit when he did his excuses. But it's not for me to judge the quality of his excuses, it's not for me to judge, it's for the people to judge de quality of the excuses.

Mme Senay (Cathy) : So, how could we move forward from here? Do you have the impression that the Legault Government has so much pressure to recognize the word «systemic racism» for indigenous people in Québec? And it cannot go away.

Mme Anglade : It cannot go away. The communities are clearly not satisfied with the answer from the Québec Government. I can understand why. And, when you say: Where do you go from here?, dialog is critical. But they had a meeting, this week, they had a meeting, they had a conversation. So, it is for Mr. Legault to really reach out and find out how he's going to build that bridge. If we cannot even talk, if we cannot be in communication, how are we ever going to work together? And it is the responsibility of the Premier to establish those relationships and to work with the communities.

Mme Senay (Cathy) : But, you know, the measures that are supplementary are starting at midnight until October 28th. Do you have the impression that Mr. Legault, at 3 o'clock, should put it clear that October 28th is no longer the maximum?

Mme Anglade : If he has this information, I think he should say this loud and clear. If he knows that this is not going to be met, he should be saying so.

Mme Senay (Cathy) : Why?

Mme Anglade : If he is not able to meet the deadline, he should be saying this loud and clear.

Mme Senay (Cathy) : What difference would that make for citizens, Quebeckers?

Mme Anglade : It's for them to understand the situation we're in, for them to understand what is it that we're trying to communicate, what they should be expecting, how do we anticipate what's going on. If you have people thinking right now that: No, in two weeks it's over, you know, I know I'm going to be done, and we're going to start all over again… I think the message has to be clear. And the issue we've had in the last three weeks is that the message has been extremely confusing.

Mme Senay (Cathy) : …a backlash of anger?

Mme Anglade : A backlash of... Yes, but mostly consistency and making sure that people are supporting the measures that are put forward by the Government. If you want people to follow the measures, they need to understand what's happening. And Quebeckers need to see what's coming, they need to anticipate. You have people that have jobs, you have people that are parents, they need to be able to anticipate what's going to be coming.

Mme Fletcher (Raquel) : Yesterday, Mr. Dubé was asked about Halloween, and he said : Oh! It's still too…

Mme Anglade : I'm sorry... There you go.

Mme Fletcher (Raquel) : Sorry. The Health Minister... It's because I'm not wearing any makeup either, so it's like… It's the best part of the mask if you don't have to… Anyway.

Mr. Dubé, yesterday, was asked about Halloween, and he said: Well, it's still too early to tell whether or not we're going to allow our kids to go door to door trick-or-treating. Can you quantify that for us? I feel like you're saying he's naive…

Mme Anglade : Well, seriously, in all honesty, we can wait as much as we want for people from the Public Health, but, at the end of the day, even my own children, my own children, they come to me and they say: We don't like… how is this going to work? How is this going to work? They look at the rules, they look at what's going on in the schools and they realize having kids all wearing costumes going door-knocking on October 31st… So, they're working on solutions. The kids are looking on solutions right now.

Mme Fletcher (Raquel) : He also said too that, you know: We don't know, we don't have the… this is something you've been talking for a while, but the data of where is it coming form, which places are more at risk, etc. B.C. seems to be doing a much better job of keeping track of that data — I don't know if you've seen what B.C. has been doing — and they have a rate of infection that is much less than us and much fewer cases. Do you think that we can take any lessons away from B.C.?

Mme Anglade : I certainly hope so. But obviously Mr. Legault likes to compare himself to worse jurisdictions. I was really, really surprised with his answer yesterday. We're trying to compare ourselves with the best places in the world, the best places in Canada, if you just want to take Canada. And his answer, it was: The results are not that good, when we compare ourselves with the best people, we're going to compare ourselves to the worst people and feel better. I mean, how is that acceptable as an answer? How is that acceptable? So, of course, we can learn from B.C., we've been saying this for a long time. We can learn from all the provinces, in fact, because we are the worst one.

Mme Senay (Cathy) : I just have one question to Mr. Fortin about high-speed Internet. Mr. Fortin, is it something that should have not been a blind spot for the Legault Government? Teleworking, students at home… Like, high-speed Internet was… should have been a very important priority in the context of the pandemic.

M. Fortin : Well, it's one of the things that we haven't seen any concrete measures since the start of the pandemic, but everybody in the regions across Québec has been dealing with this for years, now, but even more so since March, since they've been asked to telework, since their university classes have been put online. So, it's one of the things that… and I know most of them are long term solutions. We're not asking for the Government to fix it all tomorrow morning and make sure that everybody has Internet tomorrow. But we need them to be honest about the plan, to be honest about when it will be delivered in our different regions. And, yes, it is something that has to be acted on more quickly than we anticipated because the need is greater than it was a few months ago.

Mme Anglade : Je veux juste ajouter un élément par rapport à ça, for Cathy. I can say it in French as well.

Une voix : Sure.

Mme Anglade : Bill 61, nothing on infrastructures, around digital infrastructures, Nothing. Bill, 66 nothing. When you talk about a relaunch, when you talk about economic development, when you talk about the regions and you're talking about building versus building digital infrastructures, I think you are missing the boat. Très clairement.

Mme Senay (Cathy) : ...

Mme Anglade : Internet haute vitesse, c'est une priorité. Le projet de loi n° 61 aurait été un projet de loi n° 61 sur les infrastructures numériques notamment. Le projet de loi n° 66 qui arrive, aucun, aucun... aucune infrastructure sur le numérique. Si c'est une priorité, ça aurait dû faire partie du lancement… une relance économique, et là, visiblement, ils ont décidé de ne pas l'inclure. Ça, c'est un problème.

La Modératrice : Merci beaucoup.

Mme Anglade : Merci.

(Fin à 8 h 22)

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