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Point de presse de M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé

Version finale

Le mercredi 9 février 2022, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures deux minutes)

La Modératrice : Bonjour. Bienvenue à ce point de presse du Parti québécois. Ce matin, notre chef parlementaire et porte-parole en matière de santé, M. Joël Arseneau, sera suivi du chef du Parti québécois, M. Paul St-Pierre Plamondon. La parole est à vous.

M. Arseneau : Merci beaucoup, Laura. Bonjour, tout le monde. Content de vous retrouver aujourd'hui. Écoutez, hier, le gouvernement a déposé un plan, un plan pour un retour à une certaine normalité, mais un plan, bien sûr, qui est incomplet. Pourquoi il est incomplet? Parce qu'il nous fixe un calendrier qui nous mène jusqu'au 14 mars prochain, là où à peu près, essentiellement, l'ensemble des mesures sanitaires seront levées, le retour à la normale, y compris dans les bars, dans les karaokés, et il nous dit que, suite à ça, il déposera un projet de loi pour la levée de l'urgence sanitaire. Alors, évidemment, on ne peut pas imaginer, si toutes les mesures liées à la pandémie ou l'essentiel des mesures sont levées, que l'état d'urgence sanitaire, lui, demeure, il demeure jusqu'à ce qu'on dépose un projet de loi pour lequel on n'a pas de date, et qu'on en débattre pour qu'il soit éventuellement appliqué des semaines ou des mois plus tard.

Alors, si le gouvernement est sérieux dans son plan de retour à une certaine normalité, il doit le faire aussi avec un dépôt de projet de loi immédiat pour qu'on puisse en débattre d'ici le 14 mars prochain. Ce n'est pas si compliqué, s'il sait où il s'en va, s'il a anticipé l'après-14 mars, il doit en convenir avec nous sur les mesures qui pourraient être appliquées sur une base transitoire.

Qu'est-ce qu'il pourrait y avoir dans ce projet de loi là? Évidemment, là, il y a certaines mesures qui devront vraisemblablement être débattues, vous les connaissez : le passeport vaccinal, bien entendu, le port du masque, la question des conditions de travail des employés du secteur public. Ces éléments-là sont fondamentaux, ils doivent être débattus à l'Assemblée nationale avec les parlementaires, et ce, avant le 14 mars prochain.

Sur ce, je vous laisse en compagnie de mon chef, Paul St-Pierre Plamondon.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Merci beaucoup, Joël. Bonjour, tout le monde. Je veux commencer avec un retour sur le dossier Dawson et la langue française. Vous connaissez l'histoire, le classique, l'histoire du gars qui prend un chaudron puis qui se donne des coups de tête avec son chaudron, puis son ami lui dit : Pourquoi est-ce que tu te frappes la tête avec un chaudron? Puis la personne de répondre : C'est parce que ça me fait tellement de bien quand j'arrête de me frapper. C'est l'image, à mon avis, de la CAQ et la langue française dans le dossier Dawson.

On nous présente Dawson comme une avancée pour la langue française, comme un geste de la CAQ pour nous aider à renverser le déclin. Et regardez, faites le bilan concrètement de ce que la CAQ a fait pendant quatre ans, cherchez un geste concret, cherchez une réalisation de ce gouvernement soi-disant nationaliste. Il n'y en a pas. Il y a beaucoup de blabla, et le seul geste concret, ça aura été de ne pas se tirer dans le pied, de cesser de nuire, d'aggraver la situation. Et je pense qu'on est en droit de se demander qu'est-ce que ce gouvernement-là, concrètement, a fait comme gestes, quel est le bilan de ce gouvernement-là. On attend toujours des résultats.

Et c'est un peu la même chose dans le deuxième sujet dont je veux vous parler, celui du REM. Quatre ans de gouvernance caquiste où, à l'origine, c'est François Legault qui dit : Je veux un REM dans l'est. Rappelons-nous que c'est un projet à la demande de François Legault. Qu'est-ce qui se passe pendant ces quatre ans-là? On ne peut pas se comporter comme si on apprend, aujourd'hui, qu'il y a des problèmes avec le REM de l'Est. Des experts, des voix se sont élevées, qu'elles soient citoyennes ou de l'expertise, au cours des dernières années, pour dire : Le tracé, le projet est en fonction uniquement de la rentabilité pour la caisse, mais pose plusieurs problèmes. Et qu'est-ce que fait François Legault aujourd'hui? Il s'en lave les mains.

Et ça soulève la question : Quels gestes concrets, quelles compétences, quel leadership a été exercé par ce gouvernement de la CAQ qui, vraisemblablement, n'a pas d'intérêt pour l'est de Montréal, n'agit pas, et se prend la patate chaude, et envoie ça à la ville de Montréal? Et c'est inacceptable. Ça parle du manque d'intérêt de la CAQ pour l'est de Montréal. Lorsqu'on compare la vigueur avec laquelle le gouvernement caquiste parle du troisième lien, clairement, il y a plus d'intérêt pour ce projet-là que pour le développement de l'est.

Mais ça parle aussi, comme dans plusieurs dossiers comme la langue, ou comme la crise du logement, ou comme les places en garderie, du fait que c'est un gouvernement qui fait des annonces, qui fait des communications. Mais regardons concrètement quel geste a été posé par ce gouvernement-là. C'est très difficile de voir du leadership, de voir des ministres, des députés qui s'occupent de leurs dossiers.

Ça soulève également la question du mutisme des députés de la CAQ. Où sont les députés de la CAQ dans l'est de Montréal quand c'est le temps de parler du fait que le projet est mal aligné puis qu'il faut réagir en temps utile? Où sont les députés de la CAQ dans les autres régions par rapport à plein d'enjeux d'infrastructures, de services en santé? Ils sont contraints au mutisme, et ça a un prix parce qu'on réagit beaucoup trop tard. Il n'y a vraisemblablement pas de vigilance ni de geste concret dans les dossiers qui sont importants.

Et, sur ça, je vais prendre vos questions.

La Modératrice : Une question, une sous-question.

M. Bellerose (Patrick) : ...M. Arseneau a dit : Il faudrait débattre du passeport vaccinal, du masque. Est-ce que vous êtes en faveur du retrait du passeport vaccinal et du masque bientôt? On a vu que c'est le cas en Alberta, en Saskatchewan, aux États-Unis, à certains endroits aussi.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, comme l'a dit Joël, ça prend absolument un débat là-dessus.

M. Bellerose (Patrick) : ...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : La position, c'est qu'on veut... En fait, les questions qu'on doit se poser sont les suivantes : Est-ce qu'on n'est pas en train de faire d'une mesure temporaire et exceptionnelle une mesure permanente, une structure de société? Parce que tout le monde a accepté des compromis, durant les premières vagues, sur la base de l'idée que c'était temporaire. Est-ce qu'on n'est pas également en train de faire d'une mesure permanente quelque chose pour lequel on a un avis de santé publique lors de la première ou deuxième vague? Souvenez-vous, le contexte était complètement différent. Est-ce que l'avis de santé publique au soutien de ces mesures-là a été renouvelé? Est-ce qu'on peut entendre des experts pour voir est-ce que c'est vraiment pertinent? Puis comment expliquer que d'autres juridictions en Europe, Irlande, Danemark, Grande-Bretagne, d'autres provinces canadiennes décident de retirer ces mesures-là? Puis, quand on parle d'un retrait des mesures sanitaires, de certaines mesures, ça ne nous empêche pas de les remettre si jamais il y a vraiment urgence. Mais là on ne peut plus se comporter comme s'il y a une urgence imminente. Ce qu'on a besoin, c'est de planification. Puis, pour planifier, il faut en débattre puis avoir des experts qui en parlent publiquement.

Mme Côté (Claudie) : Ce serait quoi, l'intérêt de conserver le passeport vaccinal, pour le gouvernement?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : C'est toujours la même chose, c'est que, vu qu'il n'y a pas de transparence, on ne connaît pas les raisons ou les fondements des décisions du gouvernement, donc c'est très difficile. Puis d'ailleurs, hier, le Dr Boileau n'a pas répondu lui-même à la question du passeport vaccinal, c'est M. Dubé qui a pris la question, alors que, sur le masque, la Santé publique n'a eu aucune hésitation à répondre. Donc, on est en droit de demander un avis de santé publique en date d'aujourd'hui, mais surtout un débat à l'Assemblée nationale où est-ce qu'on va entendre des experts. Parce qu'il n'y a pas juste les questions de santé publique qui se posent, il y a des questions sociales et politiques, à savoir : Est-ce que l'organisation temporaire d'urgence est en train de devenir une organisation de société permanente? Dans quel cas, là, il faut tous prendre un pas de recul.

Mme Gamache (Valérie) : Est-ce qu'on a besoin d'un projet de loi transitoire? Il y a plein d'autres juridictions qui ont tout simplement levé les mesures sanitaires. Pourquoi on aurait besoin d'un projet de loi?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : C'est du tataouinage, là, je regrette. Il n'y a pas de raison... Quand on est rendu à déconfiner plein d'activités, dont le karaoké, là, il y a quelqu'un qui va m'expliquer pourquoi on n'est pas capable de déconfiner, du jour au lendemain, la démocratie. J'ai un peu honte, honnêtement. Je veux dire, dans quel univers est-ce qu'on ne discutera pas, en public, avec des experts, en toute transparence, des décisions importantes pour notre société, mais qu'on va être capable d'écouter le Super Bowl ensemble puis de chanter au karaoké? Ça ne fonctionne pas. Et, à nouveau, il faut se rappeler le nombre de fois qu'il y avait des intérêts tactiques et politiques derrière les séquences mises en oeuvre par la CAQ.

M. Lacroix (Louis) : ...s'il vous plaît, parce que vous dites : Il y a-tu quelqu'un qui peut m'expliquer pourquoi on n'est pas capable de déconfiner la démocratie, alors qu'ils le font ailleurs? Ce que vous dites, c'est que, compte tenu de ce qui a été annoncé hier, on devrait tout abandonner, tant qu'à faire, de tout laisser tomber, le port du masque, etc., si on est rendu là? J'essaie de comprendre.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Non, non, déconfiner la démocratie...

M. Lacroix (Louis) : Le projet de loi, il porte sur le port du masque puis sur le passeport vaccinal.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Justement, je dis : Si on est capable de déconfiner sur le plan sanitaire, il n'y a aucune excuse que, pour les débats sur les décisions importantes, ces débats-là sont conservés en catimini dans la cellule de crise sans qu'il n'y ait de débat à l'Assemblée nationale...

M. Bellerose (Patrick) : ...le projet de loi va servir, justement, à faire ce débat-là. Mais la question, c'est : Est-ce que ça prend un projet de loi pour garder en place les masques, le passeport sanitaire et les primes?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Non. On a déjà dit à plusieurs reprises que le cadre juridique normal de fonctionnement normal de l'Assemblée nationale permet les mesures sanitaires. Et donc il n'y a pas de raison, la loi prévoit le retrait de l'urgence sanitaire, il n'y a pas d'obligation de passer par un projet de loi. Puis on est ouverts, là, on est ouverts si jamais il y a des choses à négocier pour la transition. Mais de reporter ça au mois de mars, puis de dire : On va ensuite en débattre, puis ça va causer des délais, alors qu'on est prêt à ouvrir à peu près toutes les activités de notre société, c'est complètement inacceptable. Et ce n'est pas la première fois qu'on nous fait le coup. Rappelez-vous de la motion qui avait été acceptée par la CAQ, il y a presque un an, où est-ce que la CAQ disait : Oui, on va retirer l'urgence sanitaire. Ils ont dit oui, puis ensuite ils ne l'ont pas fait. Ils ont trouvé toutes sortes d'excuses, puis ils ont dit : Ah! c'est l'été. Et ils ont laissé la gouvernance par décret, les contrats sans garde-fou, ils ont laissé tout ça en place. C'est...

Journaliste : ...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, vraisemblablement. Il n'y a pas d'excuse pour ne pas déconfiner, en premier temps, les débats, la démocratie, la prise de décision. C'est ça, notre plus gros problème. Et ça explique la piètre qualité de certaines décisions. Ça explique également l'effritement de l'acceptabilité sociale parce qu'ils n'ont jamais accepté de revenir à un exercice du pouvoir normal. Ils aiment beaucoup ça, décider en cellule de crise, sans avoir à ne justifier auprès de personne.

M. Lacroix (Louis) : Ça veut dire quoi, pour vous, apprendre à vivre avec le virus? Qu'est-ce que ça veut dire, pour vous?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Ça veut dire retourner à une vie de société normale, dans la mesure du possible, aller le plus loin possible dans la normalité en sachant, peut-être, qu'il va y avoir plusieurs vagues encore. Les gens ont le droit de vivre normalement. Et les politiciens ont le droit de débattre avant qu'on prenne les décisions, sinon, c'est un déni de démocratie, c'est de dire : On n'a pas de respect pour la démocratie, et c'est optionnel, de revenir à un mode de gouvernance normal. Nous, on ne tolère pas ça.

M. Lacroix (Louis) : Dans mon mode de vie normal, il n'y a pas de masque. Moi, là, quand je suis chez nous, là, dans mon mode de vie normal, puis quand il n'y a pas de pandémie, je côtoie mes voisins, je m'en vais les voir, je n'ai pas de masque puis je n'ai pas besoin de montrer le passeport vaccinal. C'est ça, un mode de vie normal. Donc, c'est ce que vous dites, il faudrait en arriver là?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Tendre vers ça, mais dans le respect de la science. Puis je pense que le problème qu'on a, en ce moment, c'est qu'il y a certaines mesures qui n'étaient pas fondées sur la science...

Journaliste : Lesquelles?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, le couvre-feu, avez-vous trouvé, vous, l'avis de santé publique au soutien de ça? Est-ce qu'on a eu un avis sur les impacts sur la santé mentale des gens par rapport aux bénéfices en débat en ce moment, là? Il y a des études qui disent que les bénéfices sont marginaux. Donc, à nouveau, ce qu'il faut réussir à faire, c'est avoir le mode de vie le plus normal possible, mais on va appuyer ce qui est fondé sur la science. Si le masque est nécessaire, puis la science nous dit que c'est ça, on va appuyer la science. Mais, quand ce n'est pas appuyé sur la science ou quand les assises scientifiques pour une mesure n'ont pas été renouvelées, là, comme pour le passeport vaccinal, bien, très bien, on va en débattre puis on va aller chercher de l'expertise. Mais on va arrêter de laisser les pleins pouvoirs à François Legault et ses faiseurs d'image.

La Modératrice : Dernière question en français, s'il vous plaît.

M. Bossé (Olivier) : ...ce que vous allez demander, si je comprends bien, c'est qu'à chaque fois qu'il va vouloir remettre le masque ou le passeport sanitaire, c'est qu'il y ait une commission parlementaire qui dure des semaines pour savoir : Est-ce qu'on remet le masque ou est-ce qu'on ne met pas le masque? On va inviter... Ça ne peut pas continuer comme ça. Eux, ce qu'ils veulent, c'est, quand ils veulent le remettre, ça puisse se faire rapidement.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Non, non. Si vous regardez, il y a eu un exemple d'une commission de deux jours sur la vaccination obligatoire, ça a duré deux jours. On a entendu des experts qui nous ont dit ce qu'ils en pensaient, chaque parti a pu s'exprimer : 48 heures. Mais un minimum de transparence sur ce que les experts en pensent puis ce que les partis politiques en pensent, sinon, il y a des groupes de la société qui n'ont pas de voix, puis il y a des experts qui sont en désaccord avec ce que le gouvernement est en train de faire, puis qui ne peuvent pas s'exprimer. Ça donne des politiques publiques de piètre qualité.

La Modératrice : On va passer en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Juste une dernière question pour vous. Pour ce qui est de l'avis de la Santé publique par rapport au couvre-feu, le 30 décembre, le ministère de la Santé avait envoyé un communiqué de presse avec toute une liste d'études sur lesquelles il pouvait se fier, là, incluant la France. Ça fait que c'est là-dessus, c'est les références du ministère, là. Il n'y a pas nécessairement d'avis strict de la Santé publique, mais il y avait des études sur lesquelles le ministère s'était basé, là. Donc, ça, cette information-là, elle est là, en ce moment, depuis le 30 décembre.

I just would like to clarify...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Je veux juste préciser que, pour des mesures aussi importantes, là, on est en droit d'obtenir un avis de santé publique. Puis, en ce moment, dans la communauté scientifique, il y a des débats sur... ce n'est pas si clair que ça, là, ce qui est efficace, ce qui ne l'est pas. Puis nous, on a dit à plusieurs reprises : C'est qu'il y a le nombre de lits d'hôpital, mais ça prend aussi des gens qui se penchent sur l'impact économique, santé mentale, il y a d'autres critères, aussi, pour vivre en société, là.

Mme Senay (Cathy) :Saskatchewan announced yesterday that the vaccine passport, the requirements would be lifted on Monday. Alberta, the vaccine passport is no longer used as of, like, a few hours ago. Is it what you want for Québec, that Québec lifts... like, forgets about the vaccine passport too? Is it what you want?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : We ask for a debate, here, at the National Assembly, on what we're going to do with the vaccine passport. Because it was intended to be a temporary measure and it was enacted in a context where we were in a very different situation in terms of what the virus is, in terms of the context. So, we need to have that debate and we want a transparent debate so that we can hear people, experts, and update our position on that.

Mme Senay (Cathy) : But why do you need a debate? You will have a debate with Christian Dubé's bill to lift the public health emergency.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Yes. So, this thing is just not necessary. We ought to debate right now about important measures, important decisions. To postpone everything in terms of a bill that we don't even know what's the content of that bill is a way to shovel forward important issues that the Government doesn't want to debate. So, that's the problem right now.

Mme Senay (Cathy) : Why do you think... What are the gains the Government is making in preparing this bill to lift the public health emergency, to table it in March, and then ask you, the Opposition, your collaboration to make sure it is adopted before mid-June? Because, if it's not adopted, then the public health emergency will stay on. So, basically, that's your job, to collaborate.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Yes. And the other element is, like, we're going to be mid-June. I mean, what... Any form of respect towards democracy should lead to a sense of urgency to get back to normal. To say that we're going to present a bill that we don't even know the content and that we're going to maybe have a result in June is very disrespectful of the importance of debating in a transparent manner when we take important decisions. So, we need to move right now, we need to have results right now.

Mme Senay (Cathy) : Oh! I have a question though. What do you mean... what do you understand by this sentence : «living with the virus»? Because you have health professionals that are really worried, right now, about the measures and the calendar. So, what do you make of it?

M. Arseneau : So, you're talking about the...

Mme Senay (Cathy) : ...professionals, that they saw the calendar yesterday and they said : Oh my God! I mean, we're tired, and there are still so many cases, so many hospitalizations, it's not over, it's not over, it's not game over, far from it. So, what does it mean, to live with the virus?

M. Arseneau : Well, the main problem is we don't know on which criteria, on which basis the decision or the calendar was announced by the Government yesterday. So, we've been asking the same question over and over for the past two years. Like, when you make decisions, whether there are new restrictions or the opposite, what is it based on? And just about 10 days ago, the Legault Government was saying : Well, let's go slowly, «on va y aller mollo». 10 days later, things changed a bit, you know, we knew the hospitalizations dropped, more people got back into work in the health services. And now we can adopt a calendar and we don't know what it's based on. So, I mean, living with the virus means different things for different people, but what we'd like to know is what it means to the Government, which makes the decisions without talking to us. We are informed at the same time as you are. So, what is it based on?

M. Brennan (Andrew) : So, then do you believe that the Government's actions, then, were... Sorry, do you believe that the Government's actions, then, yesterday, were a major response to the protests over the weekend?

M. Arseneau : I don't know, your guess is as good as mine. There are certainly, you know, polls that are made regularly, and we know that most people are fed up with the measures and most people are fed up with the decisions that are not based on science or based on, you know, facts. So, the Government certainly decided to make a move, you know, and announced a number of decisions. But we're satisfied that there is a calendar, but we still don't know what it's based on. So, it could be the protest, it could be just, you know, the general polls, it could be, you know, outcries from different, you know, opposition parties. We don't know. Thank you.

La Modératrice : Merci beaucoup.

(Fin à 8 h 23)

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