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Point de presse de M. Gabriel Nadeau-Dubois, chef du deuxième groupe d’opposition, et M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition pour les aînés

Version finale

Le mercredi 6 avril 2022, 8 h 40

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures cinquante et une minutes)

M. Nadeau-Dubois : Bonjour, tout le monde. Chaque jour qui passe, François Legault s'enfonce un peu plus dans le scandale Herron. Hier, je trouve que le premier ministre a manqué de courage. Il a manqué de courage parce qu'au lieu de prendre ses responsabilités, dans le cadre de cette tragédie épouvantable là, il s'est mis, déjà, à trouver des boucs émissaires, à pointer des gens du doigt. Au lieu de répondre aux questions, avant tout les questions des familles des gens qui sont décédés, il a commencé, déjà, à justifier son inaction.

Pourtant, François Legault gouverne depuis deux ans avec tous les pouvoirs. Ça fait deux ans que François Legault maintient le Québec sous l'état d'urgence. Il a imposé les mesures sanitaires, il a imposé un couvre-feu, il a déchiré les conventions collectives des travailleuses et des travailleurs de la santé. Ça fait deux ans que François Legault, il gouverne seul. Et là, ce qu'il est en train de faire, c'est de s'attribuer les mérites de tout ce qui va bien, mais de se laver les mains de tout ce qui va mal. Ce qui est arrivé à Herron, c'est épouvantable, c'est gênant pour le Québec. J'ai écouté, ce matin, les appels à l'aide qui ont été révélés dans La Presse. Je n'en reviens pas d'entendre des choses comme ça dans une société aussi riche que le Québec. Et on a un premier ministre, donc, qui s'attribue ce qui va bien, qui se lave les mains de ce qui va mal. Moi, je trouve ça lâche. Je trouve ça lâche. Puis la seule solution pour avoir enfin toutes les réponses à toutes les questions, la vraie manière de faire la lumière sur ce qui s'est passé, puis sur qui savait ce qui se passait à Herron, c'est une réelle enquête publique et indépendante. J'en refais, ce matin, la demande au nom de Québec solidaire.

Hier, j'ai eu un échange animé avec le premier ministre au sujet de la lutte aux changements climatiques. Et ce que je retiens de cet échange-là, c'est que le premier ministre a endossé, essentiellement, les propos fatalistes de Benoit Charette, qui a, de toute évidence, baissé les bras dans la lutte aux changements climatiques. Je pense que chaque jour qui passe, là, depuis quelque temps, il y a toujours plus de preuves que François Legault gouverne le Québec comme si on était dans les années 50. Et il y a eu deux autres preuves de ça dans les dernières heures : le gouvernement Legault va, de toute évidence, continuer à mettre des bâtons dans les roues du projet de tramway; et le gouvernement Legault va augmenter la norme de nickel dans l'air, autrement dit, va permettre à des entreprises multinationales de polluer l'air que respirent les Québécois et Québécoises pour faire plaisir aux multinationales. Ce sont, selon moi, de nouvelles démonstrations que François Legault est complètement dépassé par son époque, par son siècle. Puis pour vous en parler, je passe la parole à mon collègue Sol.

M. Zanetti : Hier soir, les gens de Québec ont rempli le Centre Horizon. Il y avait 500 personnes, une trentaine d'intervenants, des élus de tous les paliers, de tous les partis, en faveur du tramway, des groupes, des SDC, des membres de la communauté d'affaires, des gens de groupes familles, des conseils de quartier qui sont venus dire pendant une heure et demie, à coup de deux minutes chaque, pourquoi il fallait qu'on arrête de retarder le projet de tramway, pourquoi il fallait qu'on aille de l'avant.

L'acceptabilité sociale, les gens de Québec en ont fait une démonstration importante hier. Et ce qu'ils ont dit, c'est que le décret qui doit s'écrire, aujourd'hui, au Conseil des ministres, il faut qu'il soit sans nouvelles conditions. L'acceptabilité sociale, tout le monde est d'accord, elle est là, mais la façon dont ils vont l'écrire et la définir ne doit pas ouvrir la porte à des possibilités de retards supplémentaires dans le projet. Hier, le gouvernement a soufflé le chaud et le froid, là. Ils ont dit, d'une part : On va demander l'acceptabilité sociale, mais on va laisser à la ville le soin de définir comment ça va se moduler. Pas de problème avec ça. Après ça, il y a Jonatan Julien, un ministre de la région de Québec, qui, comme les autres ministres de la région de Québec, ont l'air de mettre du sable dans l'engrenage depuis le début. On ne comprend pas, là, c'est eux qui devraient le plus protéger la Capitale-Nationale. Bien, ils sont allés dire : Ah! ça prend 50 % plus un, ouvrant la porte à quoi, à un référendum qui prendrait six mois avant de se faire et qui retarderait le projet? Qu'est-ce qu'il voulait dire, là : Les sondages à toutes les semaines, puis on arrête le financement, on le donne, on l'arrête, on le donne, on le suspend? Ça n'a pas de bon sens. L'acceptabilité sociale est là, et là, il faut qu'on accélère.

Et parlant d'acceptabilité sociale, il y a une autre chose dont les gens m'ont parlé, moi, en marge des discours qu'ils ont eus hier soir, c'est la question du nickel. Les gens de Limoilou, les gens de Beauport, les gens de Québec sont en furie. Ils m'ont dit, et je cite : Sol, va déverser notre colère. Ils ont appris hier que le gouvernement, l'acceptabilité sociale, là, ça ne compte plus quand il s'agit de satisfaire une multinationale, c'est juste bon pour retarder le transport collectif. Moi, ça me met en furie. Ils sont en train de dire : On va augmenter le droit de polluer des multinationales, donc, on veut attirer des multinationales, même pas encore ici, au détriment de la sécurité et de la santé du monde.

Je trouve ça scandaleux, c'est terrible. Non seulement ils démissionnent sur la lutte aux changements climatiques, mais en plus, ils démissionnent dans la lutte à la qualité de l'air. Il y avait des consultations. Tout ça, c'était bidon. Quel manque de respect pour les institutions! Il y a eu des mémoires déposés, il y a eu les 18 santés publiques régionales qui se sont posées contre ça, l'Association québécoise des médecins pour l'environnement, l'Ordre des chimistes qui a émis des doutes sur la méthode scientifique utilisée par le fameux comité d'experts, qu'il y avait une personne dedans d'une chaire financée par une minière. C'est extrêmement problématique. Moi, je suis en maudit. Leur acceptabilité sociale, c'est un slogan, ils s'en balancent. Et puis on ne laissera pas tomber cette bataille-là, c'est clair.

Mme Lévesque (Fanny) : M. Nadeau-Dubois, est-ce que je comprends bien que vous dites que M. Legault est lâche ou agit en lâche dans le dossier Herron ou dans la pandémie, la gestion? Pouvez-vous clarifier ça, s'il vous plaît?

M. Nadeau-Dubois : François Legault gouverne, depuis deux ans, sous état d'urgence. Il a, pour ainsi dire, tous les pouvoirs. Il est intervenu dans les moindres détails de la vie quotidienne des Québécois, des Québécoises, depuis deux ans, il a déchiré les conventions collectives, il a imposé un couvre-feu. Et il ne rate jamais une occasion pour dire que, si le Québec ne s'en est pas si mal tiré, c'est à cause de la gestion de son gouvernement. Autrement dit, il s'attribue les mérites de ce qui s'est bien passé. Quand il y a des ratés, quand il y a des scandales, quand il y a des tragédies, qu'est-ce qu'il fait? Il trouve des boucs émissaires, il jette des gens sous l'autobus en disant : Je ne le savais pas, ce n'est pas de ma faute. Ça, c'est un manque de courage. C'est un manque de courage puis c'est un manque de leadership, que de juste s'attribuer les mérites des succès et de mettre les échecs sur le dos des autres. Soit on est responsable, soit on ne l'est pas.

M. Lacroix (Louis) : Mais vous faites référence, évidemment, au fait qu'hier il a dit que la responsabilité revenait au CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal. On semble pointer du doigt Mme McVey, il l'a même nommée en Chambre, hier, on doit faire... Est-ce que c'est ça, la lâcheté dont vous parlez, c'est de jeter Mme McVey sous l'autobus?

M. Nadeau-Dubois : Bien, c'est de trouver des boucs émissaires, de trouver...

M. Lacroix (Louis) : ...parce que c'est Mme McVey?

M. Nadeau-Dubois : Oui. Bien, oui, il y a les propriétaires de l'établissement, il y a Mme McVey, il y a tout le temps quelqu'un pour prendre le blâme à la place de François Legault quand quelque chose va mal dans la gestion de la pandémie. Mme McCann a été la sacrifiée de la première vague. Là, on trouve d'autres fonctionnaires qui sont responsables. Quand on est premier ministre, là, soit on est responsable, soit on ne l'est pas. On ne peut pas... comment dire, on ne peut pas juste être responsable de ce qui va bien, il faut aussi prendre ses responsabilités quand il y a des choses qui ne vont pas bien. Herron, ce qui s'est passé, c'est une tragédie épouvantable. L'État du Québec a échoué à protéger les aînés qui étaient là, puis c'est qui, le chef de l'État du Québec? C'est François Legault. Il doit prendre sa part de responsabilité au lieu de jeter sous l'autobus des responsables administratifs.

M. Lacroix (Louis) : Alors, est-ce qu'on doit questionner la gestion de Mme McVey? Est-ce que Mme McVey devrait être démise de ses fonctions?

M. Nadeau-Dubois : Il faut certainement questionner la gestion de Mme McVey. Il faut questionner la gestion de Mme Blais. Il faut questionner la gestion de l'ensemble de l'appareil de l'État québécois. Et comment on fait ça? Par une enquête publique indépendante.

Mme Prince (Véronique) : Les autres partis demandent que le premier ministre puis son chef de cabinet et toute la cellule de crise témoignent dans cette enquête publique là. Est-ce que c'est votre demande à vous aussi?

M. Nadeau-Dubois : Si le premier ministre finit par accepter une enquête publique, elle devra faire la lumière sur l'ensemble de ce qui s'est passé, et une enquête publique ne serait pas complète si M. Legault et son chef de cabinet n'y participaient pas. On ne peut pas dire : J'ai été le capitaine et j'assume mes décisions, mais juste quand ça s'est bien passé. On ne peut pas faire ça. Ça, c'est du manque de courage. On assume ou on n'assume pas.

Mme Prince (Véronique) : Sur le cas de Herron, là, ce qui est révélé ce matin, puis ce qui était révélé aussi hier, fait partie de ce qui a été déposé en preuve pour les travaux de la coroner. Donc, est-ce que vous estimez qu'elle n'arrivera pas à éclaircir toute la séquence entourant Herron? Parce qu'elle a tout ça en main, là, elle va certainement l'élucider, ce volet-là.

M. Nadeau-Dubois : Moi, j'ai pleinement confiance que la coroner Kamel va faire tout ce qu'elle peut à l'intérieur des limites de son mandat. Et, déjà, elle nous rend service comme société en faisant la lumière sur ces éléments-là. Mais il n'y a pas juste Herron, là, il y a d'autres CHSLD; et il n'y a pas juste les CHSLD, il y a des RPA; et il n'y a pas juste des RPA, il y a ce qui s'est passé dans notre système d'éducation. Le fait que l'enquête de la coroner nous permette de découvrir des détails extrêmement troublants sur Herron, ça n'annule pas la pertinence d'une enquête publique. Au contraire, ça démontre la pertinence d'une enquête publique. Ça nous donne un avant-goût de ce qu'on pourrait se mettre à découvrir si on faisait une réelle enquête publique sur l'ensemble de la gestion de la pandémie. Voilà.

Mme Porter (Isabelle) : J'aimerais ça vous entendre, là, sur l'acceptabilité sociale, peut-être, M. Zanetti. J'ai vu vos tweets ce matin, vous dites : Bon, on a fait un grand rassemblement, en voilà, de l'acceptabilité sociale. Est-ce qu'on peut vraiment juste s'en remettre à un grand rassemblement qui fonctionne pour dire que c'est un projet qui a de l'acceptabilité sociale?

M. Zanetti : L'acceptabilité sociale, elle vient plus largement de l'élection municipale qu'il y a eu cet automne, dans laquelle le tramway était un enjeu central, puis dans laquelle plus de 70 % ou 75 % des conseillers élus étaient en faveur du tramway. Certains, même, disaient : Ah! il y a des choses à modifier. Les modifications ont été faites. Donc, il y a des consultations publiques qu'a faites la ville sur différents tronçons. Ils consultent les gens, les gens choisissent, ils disent : On veut une rue partagée à telle place. Ça, c'est l'acceptabilité sociale. Hier, c'est une manifestation de plus qui a permis de dire c'était quoi, les arguments, puis de rappeler au premier ministre puis aux ministres, surtout, de la région de Québec, qui semblent être un peu les boulets dans cette histoire, là, que les gens en veulent. Puis pas juste, là, les comités environnementaux, non, non, les gens qui représentent les aînés, les gens qui représentent les familles, les gens qui représentent les communautés d'affaires, des SDC de Saint-Roch, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Sauveur.

Eux autres, là, ils nous ont dit, hier soir, là : Un tram, ça contient à peu près, mettons, 250 personnes. Imagine, de l'affluence pour les commerces, 250 personnes qui occupent zéro espace de stationnement, c'est extraordinaire, là. C'est de ça dont ont besoin les commerçants, là, surtout dans ces quartiers-là, où le stationnement est très difficile. Puis, eux autres, ils disent même : C'est difficile de trouver de la main-d'œuvre. Les gens se disent, s'ils ont des autos : comment je vais faire à stationner là? Avec un tramway, on règle des problèmes comme ça, on contribue à des solutions puis aux intérêts de ces gens-là. Puis ce qui a été rappelé aussi, là, par des gens qui venaient de Cap-Rouge, par des gens qui venaient de Charlesbourg, c'est que le tramway, ça sert aussi ceux qui ne le prendront pas. Le tramway, ça sert tout le monde qui est en auto puis qui va être vraiment content que plein de monde qui peuvent le faire, pour qui c'est plus facile, prennent le tramway puis libèrent la voie et l'autoroute.

M. Lacroix (Louis) : Mais Éric Duhaime pourrait aussi dire : J'ai démontré, hier, qu'il n'y a pas d'acceptabilité sociale. Puis il y avait 500 personnes à son rassemblement, tous des gens qui sont ouvertement contre le projet de tramway, là.

M. Zanetti : Bien, c'est pour ça que je dis que l'acceptabilité sociale a été déterminée à l'élection municipale, dans laquelle il y a quatre conseillers sur 21 qui ont été élus, seulement, qui étaient contre le tramway, puis eux-mêmes proposaient une espèce de métro. Donc, tout le monde voulait un réseau structurant, quatre n'étaient pas d'accord avec le projet actuel. Donc, elle est là, l'acceptabilité sociale. Puis l'acceptabilité sociale, elle vient des consultations aussi que le maire a faites. Il y a eu des critiques dans le passé, là, au sujet des consultations qui étaient plus des séances d'information, selon certains. Mais là, le maire a changé ça de bord, puis il a dit : On veut savoir ce que vous en pensez, puis on va faire ce que vous en pensez, dans votre secteur.

Mme Senay (Cathy) : In English, Mr. Nadeau-Dubois. When you listen to the recordings... You had the time to listen to those recordings?

M. Nadeau-Dubois : Yes, I did this morning, yes.

Mme Senay (Cathy) : So, what's your...

M. Nadeau-Dubois : Those recordings are disturbing. And honestly, they're a shame for a society as rich as Québec. How come someone in charge of an establishment, that is supposed to care for elderly people, goes to the emergency public line to get staff to take care of the residents? That's unbelievable. I mean, it's unbelievable, and it's a failure of the Québec system. Who's responsible, at the last level, for that system? It's François Legault. So, Mr. Legault cannot take credit for what goes well and throw people under the bus for what goes wrong. Either he's responsible for the Québec dealing of the pandemic, either he's not. So, it's a lack of courage to say: What went well is because of me and my team, but the worst of the worst of the worst, we have nothing to do with this. It's a lack of courage. 

Mme Senay (Cathy) : The other Opposition parties, Liberals and PQ, are asking the crisis cell to explain, to sit down and explain what happened, Premier Legault, Martin Koskinen and so on. Is this what you want this morning?

M. Nadeau-Dubois : You know, Québec went through an earthquake. That pandemic was an earthquake for Québec society. I think it's not an exaggeration to ask for a real exercise, transparent exercise, to understand what really happened. That's what we're asking for, and you cannot do that without hearing from the two people who were the most in charge, which is the Premier and his chief of staff.

Mme Senay (Cathy) : Thank you.

Mme Henriquez (Gloria): You were saying that Mr. Legault is washing his hands from responsibility, he blamed Mrs. McVey essentially. So, who's at fault? Are you saying that Mr. Legault, it just ends with him… starts with him and ends with him?

M. Nadeau-Dubois : Well, at the end of the day, the box stops at Mr. Legault. But we need to know who was responsible for what, and in order to know that, we need a public, transparent inquiry, that's what we've been asking for months now. And what I witnessed yesterday is a Premier that says, at each occasion he has, for example, the vaccination campaign : It went well because we have a wonderful team, and we're very good. But when a tragedy happens, then, he's looking for someone to blame for the failures. So, either you're responsible for the Québec dealing of the pandemic or you're not. You cannot only take credit for what went well. You have to assume that some things went wrong. You have to accept that you have answers to give. And you have to accept to put in place the necessary transparent process to find the answers to those questions. And that's a public inquiry.

Mme Henriquez (Gloria) : Thanks a lot. And…

M. Nadeau-Dubois : That's how a democracy is supposed to work.

Mme Henriquez (Gloria) : And when it comes to Mrs. McVey, what do you think should happen to her?

M. Nadeau-Dubois : I don't have a personal knowledge, more than what is already public, about what…

Mme Henriquez (Gloria) : …information that you have?

M. Nadeau-Dubois : Well, the only information I have is the information that was made public. So, we need to know who's to blame exactly for what. We need to understand how the system failed. Not only which individual failed, but how the system failed, and in order to understand that, we need to put everything on the table, everything on the table, not only about what happened in Herron, but what happened all across Québec and all our public institutions. That's why we need a public inquiry.

Thank you.

(Fin à 9 h 9)

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