Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. Gabriel Nadeau-Dubois, chef du deuxième groupe d’opposition, et Mme Christine Labrie, leader parlementaire du deuxième groupe d’opposition

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. Gabriel Nadeau-Dubois, chef du deuxième groupe d’opposition, et Mme Christine Labrie, leader parlementaire du deuxième groupe d’opposition

Version finale

Le mardi 26 avril 2022, 10 h 30

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Dix heures trente-deux minutes)

M. Nadeau-Dubois : Bonjour. Bonjour. Très content de vous retrouver ce matin. Est-ce qu'on est prêts? Oui. Parfait. C'est la fébrilité du retour, n'est-ce pas?

Sur la crise climatique, il y a deux types de politiciens : Il y a les politiciens qui essaient de trouver des solutions puis il y a les politiciens qui empirent le problème. Je regarde la nouvelle génération d'élus municipaux puis je me dis : Ça, c'est des gens qui, malgré des moyens limités, là, ils essaient de trouver des solutions à la crise climatique, même si ce n'est pas facile.

C'est plus clair que jamais que François Legault fait partie de la deuxième catégorie de politiciens. Il dit reconnaître la crise climatique, mais, dans les faits, il pose des gestes qui aggravent notre problème. Le meilleur exemple de ça, bien sûr, c'est le dossier du troisième lien. Le gouvernement est tellement désespéré, tellement désespéré, dans ce dossier-là, qu'ils en sont rendus à inventer des indices statistiques bidon parce que les faits ne sont pas de leur bord. Le fameux pont par millions, la nouvelle invention de François Bonnardel, c'est le dernier geste désespéré, la dernière opération marketing d'un gouvernement qui est désespéré à ne pas se faire dépasser par sa droite, dans la région de Québec, par Éric Duhaime.

La bonne nouvelle, c'est qu'il y a des élections qui s'en viennent puis que, dans la région de Québec, il y a une alternative à la CAQ pour tous les gens qui pensent que le gros bon sens puis l'environnement, c'est important. Bien, cette alternative-là, c'est Québec solidaire. C'est le message que j'ai pour les gens dans la région de Québec aujourd'hui : Si vous êtes tannés de vous faire niaiser par la CAQ dans les dossiers de transport en commun, il y a une option, c'est Québec solidaire.

M. Lacroix (Louis) : Est-ce que vous craignez...

M. Nadeau-Dubois : Je vais laisser ma collègue vous parler… 

Mme Labrie : Merci, Gabriel. On est à quelques mois de la fin du mandat de la CAQ en ce moment, et on constate que la CAQ rate encore sa cible dans la création de places en CPE. Et ça se confirme, donc, sous le règne de la CAQ : On aura perdu plus de places qu'on en aura créé, la liste d'attente s'allonge.

Si on fait l'autopsie de leur échec dans la création de places, on constate que l'explication est simple : Ils ont trop attendu, ils n'ont pas écouté les signaux d'alarme, ils ont trop attendu avant de mettre en place des propositions qu'on leur fait depuis des années déjà et on a perdu, entre-temps, des milliers d'éducatrices à force d'avoir trop attendu. Le problème qu'on a maintenant, c'est des dizaines de milliers de parents qui attendent une place, qui sacrifient un revenu et qui n'ont jamais été la priorité de François Legault. On voit d'ailleurs le mépris avec lequel le premier ministre traite leur demande d'aide d'urgence.

Il n'y en aura pas, de places, dans deux, trois ans pour tous ces parents-là qui attendent une place, c'est certain, quand on regarde les chiffres qu'on a sous les yeux en ce moment, quand on regarde la difficulté de trouver des éducatrices. Il n'y en aura pas pour tout le monde, il n'y aura pas une place pour chaque enfant en 2024-2025, comme la CAQ le promet.

Et, moi, je demande à la CAQ de se mettre dans la peau des parents qui attendent une place en ce moment, qui vivent énormément de détresse, de la détresse financière, de la détresse psychologique également, de se mettre dans la peau des mères qui ont étudié, qui avaient un emploi, qui ne peuvent pas retourner travailler, qui s'inquiètent pour leurs collègues de travail qui s'épuisent en attendant, de se mettre dans la peau des pères qui sont obligés de prendre une deuxième, une troisième job pour arriver financièrement, parce que ces familles-là vivent aussi la crise du logement, vivent aussi la hausse du coût de la vie, de l'épicerie. Je veux qu'ils se mettent dans leur peau, puis qu'ils comprennent que ces gens-là ne peuvent pas attendre indéfiniment puis qu'ils ont déjà trop attendu. Je veux qu'ils comprennent leur réalité. Je veux qu'ils reconnaissent que ce n'est pas vrai qu'ils vont être capables de livrer une place pour chaque enfant dans deux, trois ans, puis qu'ils mettent sur pied une prestation d'aide d'urgence pour ces familles-là, parce que ces parents-là vivent de grandes difficultés puis on ne peut pas les laisser tomber.

M. Lacroix (Louis) : Je voudrais revenir sur ce qu'a dit M. Bérubé tout à l'heure, parce que vous étiez concerné, il y avait une photo avec… sur laquelle vous étiez. M. Bérubé…

M. Nadeau-Dubois : Je me demande de quelle photo…

Des voix : ...

M. Nadeau-Dubois : Non, mais quand ça commence comme ça.

M. Lacroix (Louis) : C'était la photo de la signature de l'entente qui faisait en sorte que tous les partis voulaient une réforme du mode de scrutin en mai 2018.

M. Nadeau-Dubois : Oui.

M. Lacroix (Louis) : Ça vous rassure?

M. Nadeau-Dubois : Celle-là, j'ai…

Journaliste : Est-ce qu'il y a en d'autres qui circulent?

M. Nadeau-Dubois : Je vous laisse me le dire. 

M. Lacroix (Louis) : Oui, c'est ça. Est-ce qu'on devrait savoir des choses, je ne sais pas? Alors, M. Bérubé a dit tout à l'heure que, lui, il anticipe une crise démocratique au Québec, compte tenu du fait que la CAQ a renié sa parole de réaliser cette réforme du mode de scrutin. Il dit que la CAQ veut s'établir à demeure en allant chercher tous les sièges au Parlement, et, qu'en ce sens-là, il risque d'y avoir un déficit démocratique au Québec. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette affirmation-là?

M. Nadeau-Dubois : Voici, en ce moment, comment fonctionne la démocratie québécoise. On peut avoir 40 % des votes, ça nous donne 80 % des sièges à l'Assemblée nationale, puis ça nous donne 100 % du pouvoir. Est-ce que c'est normal? N'importe qui qui a une tête sur les épaules répond : Non, ce n'est pas normal. Avec 40 % des votes, on devrait avoir une bonne gang de députés puis une bonne partie du pouvoir, mais pas 100 %.

Notre système démocratique, il est malade, et François Legault a déjà été d'accord avec moi là-dessus. Je l'ai regardé dans les yeux, il a signé une entente avec nous et il a rompu sa parole, il a brisé sa promesse. Ça fait que la question que je pose aux Québécois puis aux Québécoises, c'est : Comment, maintenant, pouvez-vous faire confiance à François Legault, alors qu'il a brisé une promesse aussi importante pour la démocratie québécoise?

M. Bergeron (Patrice) : Quelles sont les conséquences d'un système démocratique malade, selon vous?

M. Nadeau-Dubois : Ça alimente le cynisme, ça décourage la participation électorale. N'importe qui qui a déjà fait du porte-à-porte, dans des circonscriptions historiquement considérées comme des forteresses d'un parti, va vous le dire. Combien de fois ça arrive de se faire dire par les électeurs : Bien, on aimerait bien aller voter pour vous, mais ici, chez nous, je le sais que ça va être les libéraux, je le sais que ça va être la CAQ, je le sais que ça va être le Parti québécois. Des fois, même, dans certaines circonscriptions, c'est : Je le sais que ça va être Québec solidaire maintenant. Puis ça, c'est un frein à la confiance dans les institutions, puis ça fait en sorte que le principe démocratique fondamental qui devrait être la nôtre, là, chaque

vote compte, chaque vote a la même valeur, ce principe-là, il n'existe pas au Québec parce que notre mode de scrutin est malade.

M. Lacroix (Louis) : Mais avez-vous l'impression que, compte tenu de ce que vous expliquez, que les jeux sont déjà faits en vue de l'élection d'octobre?

M. Nadeau-Dubois : Les jeux ne sont jamais faits avant que les électeurs se soient exprimés, là, puis beaucoup de choses peuvent changer en cinq, six mois en politique québécoise. Mais on s'était entendus, on s'était regardé dans les yeux, puis on s'était dit : On va améliorer la démocratie, pas pour nos partis, pour les Québécois, pour les Québécoises. François Legault a brisé cette promesse-là. Aujourd'hui, il doit s'en frotter les mains.

Mme Prince (Véronique) : Par exemple, à Québec solidaire, avec un mode de scrutin… avec la réforme du mode de scrutin, ça vous donnerait combien de sièges? Est-ce que vous avez déjà fait le calcul?

M. Fortin :Je ne le sais même pas. Je ne sais même pas combien de sièges ça nous donnerait. Honnêtement, ça m'importe peu, ça m'importe peu. Je ne connais pas ces chiffres-là.

M. Gagnon (Marc-André) : …quand vous voyez la tendance actuelle, là, pour le Parti libéral, pour le Parti québécois dans les intentions de vote, puis on pourrait regarder aussi les résultats des libéraux lors d'élections partielles, est-ce qu'il y a une époque qui est révolue pour ces deux vieux partis-là?

M. Nadeau-Dubois : Votre question, c'est : Est-ce que...

M. Gagnon (Marc-André) : Bien, est-ce qu'on arrive à un moment où c'est une époque un peu révolue pour les deux plus vieux partis?

M. Nadeau-Dubois : Bien, moi, je constate qu'au Québec, comme à plusieurs endroits dans le monde, les partis traditionnels du pouvoir ont du plomb dans l'aile. C'est ce qui est arrivé en France également dans les dernières années. Puis ça leur apprendra, justement, à ne pas réformer le mode de scrutin pour améliorer la démocratie.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : À propos du temps d'attente sur civière, qui augmente depuis cinq ans, le cabinet Dubé parle de problèmes systémiques. Qu'est-ce que vous pensez de leur réponse?

M. Nadeau-Dubois : Bien, s'il y a quelque chose qui est systémique, c'est les échecs de la CAQ en santé. Ils avaient promis 90 minutes d'attente dans les urgences : c'est un échec. Ils avaient promis, comme tous les partis avant eux, un médecin de famille par Québécois : c'est un échec. Et moi, je vous dis tout de suite que leur refondation, là, ce sera aussi un échec. Ça, c'est systémique à la CAQ, ils sont incapables de livrer la marchandise quand ils promettent aux Québécois qu'ils vont améliorer le système de santé. 

Mme Côté (Claudie) : Qu'est-ce qui vous fait dire que ça va être un échec?

M. Nadeau-Dubois : Parce qu'il y a un absent énorme dans cette refondation-là, puis c'est le virage prévention qu'on doit prendre au Québec. Le système de santé québécois, il ne fonctionnera jamais si les Québécois tombent autant malades. Ça ne fonctionnera jamais. On pourra mettre tous les milliards qu'on veut, faire toutes les réformes de structure qu'on veut, si on n'investit pas davantage en prévention, on n'y arrivera jamais. On est un des endroits au Canada, au Canada, où on investit le moins en prévention puis en santé publique. La grande leçon de la pandémie, c'est qu'il faut investir là pour que le monde tombe moins malade au Québec puis, s'ils tombent moins malades, notre système a des chances de fonctionner. La CAQ ne prévoit absolument rien sur ce plan-là.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Il y a des solutions qui sont avancées, quand même, par le terrain, là, par exemple, un coordonnateur à l'urgence. Est-ce que ça, c'est une bonne idée? Est-ce que ça fait partie des plans que vous, vous avez?

M. Nadeau-Dubois : Il y a des... on est en train de construire en ce moment, avec l'équipe qu'on est en train de construire en santé, un plan pour améliorer le système de santé au Québec. On travaille ce plan-là avec Mélissa Généreux, notre candidate dans Saint-François, avec Isabelle Leblanc, de Médecins québécois pour un régime public, qui est notre candidate dans Mont-Royal—Outremont. Il y a d'autres belles annonces de candidatures en santé qui s'en viennent.

On est en train de construire ce plan-là et, oui, il y a des petites solutions qu'on peut appliquer ici et là pour améliorer les choses ou pour les désempirer, pardonnez-moi l'expression. Mais le remède de cheval dont notre système a besoin, là, c'est un virage vers la prévention pour que les gens tombent moins malades parce que, sinon, avec le vieillissement de la population, c'est impossible de faire fonctionner le système.

M. Gagnon (Marc-André) : Juste pour revenir sur votre propos du début, là, au sujet du troisième lien, vous dites qu'il y a une nouvelle génération d'élus municipaux qui vous inspirent. Est-ce que le maire Bruno Marchand, qui tient tête, d'une certaine façon, au gouvernement caquiste, là, dans ce dossier-là du tunnel Québec-Lévis, est-ce qu'il vous inspire?

M. Nadeau-Dubois : Moi, je trouve que Bruno Marchand fait partie de cette nouvelle vague d'élus en politique municipale qui changent les choses. Catherine Fournier en fait partie aussi, Évelyne Beaudin en fait partie à Sherbrooke. Il y a des jeunes maires et mairesses qui arrivent en politique québécoise, puis qui disent à leurs électeurs : Je sais que ça ne sera pas facile de faire la transition écologique, mais c'est nécessaire. Puis on a besoin, au premier ministre... au Québec, d'un premier ministre qui parle comme ça aux Québécois, qui leur dit : Ça ne sera pas facile, mais c'est nécessaire.

Ce n'était pas facile de nationaliser l'hydroélectricité, ce n'était pas facile de fonder les cégeps, ce n'était pas facile de faire la Révolution tranquille, mais il y a une génération de politiciens qui a dit au peuple québécois : Vous savez quoi? On est capables d'y arriver. Puis François Legault, au coeur d'une crise civilisationnelle sans précédent, les changements climatiques, au lieu de faire preuve de courage, au lieu de s'adresser à l'intelligence des Québécois et des Québécoises puis au lieu de leur dire : Ensemble, on est capables, il leur dit : C'est une mode, la densification, puis on va faire un projet carboneutre, puis on va inventer des indices statistiques bidons, comme les ponts par millions. Ça, là, ça s'appelle mépriser l'intelligence des Québécois et des Québécoises. On a besoin d'un premier ministre qui respecte l'intelligence des gens, qui s'adresse à leur intelligence puis qui fait preuve de courage, pas d'un premier ministre qui baisse les bras puis qui dit : On est déjà les meilleurs parmi les moins pires.

M. Gagnon (Marc-André) : Concernant Hydro-Québec, est-ce que vous pensez que c'est une bonne idée de se tourner vers la tarification dynamique, est-ce qu'on est rendus là?

M. Nadeau-Dubois : Je vais référer cette question-là à ma collègue Manon qui suit beaucoup ces dossiers-là, c'est légèrement technique puis je ne le maîtrise pas à 100 %.

Journaliste :

Mme Senay (Cathy) : Can I jump in English?

M. Nadeau-Dubois : You can.

Mme Senay (Cathy) : OK. Good morning.

M. Nadeau-Dubois : Good morning.

Mme Senay (Cathy) : I would like to hear your reaction about the creation… we talked about it a few weeks ago, but now we have the name of this new political party that is in process of getting its official recognition from the Chief Electoral Officer in Québec. So, it's called the Canadian Party of Québec, and it says that it's in favor of bilingualism in Québec, in favor of defending minority rights, including minority language rights. So, what do you think this creation of this party says about Anglophones in Québec and how they're feeling in Québec right now?

M. Nadeau-Dubois : You know, every citizen in Québec has the right to create a political party if they don't feel represented by the actual political parties. So, it's… I respect their decision. Honestly, I don't know them, I don't know those people. I learned that creation of that party in the newspaper this morning, so it's difficult for me to interpret what they feel or what they want to say. What I know is that it's their democratic right in a democratic system to create a party if they don't feel represented by the actual political parties.

M. Wood (Ian) :This is the second party in a month to form on sort of the same issues. Do you feel… is this is going to be a squeeze on your… people who might vote for you, do you think?

M. Nadeau-Dubois : I don't think those parties, no, are any kind of threat for Québec solidaire.

Mme Senay (Cathy) : And about… you know that QCGN, the Québec Community Groups Network, is holding a press conference today about the concerns of the English-speaking community on Bill 96. How problematic it is to see this concern about this bill to protect French instead of having… you have concerns, instead of having consensus to fight for French, so it's more like a divisive position, a divisive situation. How are you loosing as a politician?

M. Nadeau-Dubois : I don't think Bill 96 is an attack on the English community. I don't think it is an attack on English-speaking Quebeckers. We are working to better that bill. My colleague Ruba Ghazal has done an unbelievable job to be there and to help the CAQ find the balance between the protection of French and the protection of the historic rights of the Anglophone community, which we all respect in Québec solidaire.

So, I don't think it's an attack, and I think we should all work together to protect French. And I think a lot of Anglophones, that are maybe not represented by those organizations, agree with that, agree that French has to be protected, and they want to work side by side with Francophones to fight against climate changes, to fight against social injustice. And that's what we're trying to do at Québec solidaire, to talk to those people in the Anglophone community and say : Come with us to fight for a more fair and green Québec.

Mme Senay (Cathy) : And on the front of the voting system, you say that democracy is ill in Québec. And this the day that Shirley Dorismond is becoming the….

M. Nadeau-Dubois : Oh! yes. She agreed with that too.

Mme Senneville (Caroline) : …she's becoming the new CAQ MNA. OK, how are you going to shake things up if people, Quebeckers don't… are not asking for a change of the voting system? And it's been four years that you had this press conference here.

M. Nadeau-Dubois :You know, here is how our democracy is working in Québec. If you have 40% of the vote, you can have 80% of the seats at the National Assembly and 100% of the power, of the political power of Québec. This is a broken system. This is a broken system. And we all agreed, including Mr. Legault, who looked me in the eye and signed the same deal as me, to say : We're going to fix that system. He broke his promise, and that's a problem for Québec democracy.

And, of course, it's not the easiest of issues, it can be a little bit technical, but it's not a reason to break your promise, it's not a reason to turn your back on democracy. That's what Mr. Legault did.

M. Wood (Ian) : If Québec did have a proportional voting system, it's likely, as in most countries that do have that, that parties would have to form coalitions to be in power. What parties would you be open to form a coalition…

16827 16827 M. Nadeau-Dubois : So, in a hypothetical new system, which we don't know what it would look like, because there are a lot of different possible systems, and with which party… I mean, what I know is that the actual literature on that issue shows that governments in societies where the system is a mixed system, which was the system proposed by the deal we signed with Mr. Legault, are not more short term than in our actual system. The actual scientific literature does not uphold the view that a reform of the electoral system creates unbelievable political instability, where it's a mixed system. We're not talking about extreme proportional systems, for example, like Israel or Italy. So, it is not true that, by strengthening our democracy, we will be in political chaos. It is not true.

M. Wood (Ian) : Well, I mean, they had how many elections in a two-year span, like four? And I think Germany went for, like, eight months without having a government. It was a caretaker position, like, you know, Australian States can sometimes go months on end without having a… caretaker governments, so…

M. Nadeau-Dubois : What the actual literature shows on a long-term basis is that the average stability of governments in those… in systems where there's a mixed proportional representation system, is not shorter than in our first… system.

M. Robitaille (Antoine) : Est-ce qu'il y a des partis, pour compléter la question de ma collègue, avec lesquels vous ne négocieriez jamais pour une coalition?

M. Nadeau-Dubois : C'est une bonne question. Je vais prendre ça en délibéré, M. Robitaille.

Mme Henriquez (Gloria) : I want to get your take in English about the news that Quebeckers are waiting a very long time to get care. You said it was a systemic failure of the CAQ in terms of… Can you expand on that?

M. Nadeau-Dubois : Well, the CAQ is unable to deliver on its promises regarding health care. They promised Quebeckers 90 minutes of wait in emergencies, that's a failure. They promised, like all the parties before them, one family doctor by Quebecker, it's a total failure also. That government is not able to get anything done in the health care system. And I'm doing a prediction today, they will also fail with their refoundation plan that Mr. Dubé tabled a few weeks ago, because they are not taking the necessary national turn towards prevention. Our system will never work if people keep getting that much sick. We need to have less sick people if we want the system to work.

It's very simple. My grandmother used to say : «Vaut mieux prévenir que guérir.» It's very simple, but Québec is one of the places in Canada where we invest the least in prevention. So, we won't solve anything in our health care system if we don't do that.

Mme Henriquez (Gloria) : Thank you.

M. Nadeau-Dubois : Merci.

(Fin à 10 h 52)

Participants


Document(s) associé(s)