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Point de presse de Mme Isabelle Melançon, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi, et M. Marc Tanguay, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie

Version finale

Le jeudi 9 juin 2022, 8 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Sept heures cinquante-neuf minutes)

Mme Melançon : Alors, bonjour. Bon jeudi. Aujourd'hui, je suis en compagnie de Marc Tanguay, député de LaFontaine. J'aimerais, d'entrée de jeu, déjà, vous parler de ce qui m'inquiète ce matin, de voir l'iniquité entre le salaire des hommes et des femmes. Il y a un papier important, on a vu, avec l'Institut du Québec. À l'embauche, déjà, une femme avec la même scolarité va malheureusement être 9 % d'écart à l'embauche et 16 % d'écart après cinq ans pour les mêmes diplômes.

Alors, je trouve que c'est quelque chose dont on parle de moins en moins. C'est comme si c'était acquis depuis plusieurs années, qu'on était arrivé à l'équité entre les hommes et les femmes, surtout du côté salarial. Donc, ce matin, cette lecture-là m'a renversée.

Je vais le dire, là, ce n'est pas la faute du gouvernement, mais le gouvernement a quand même la mainmise sur des facilitateurs en titre d'actions. Je pense notamment aux 52 000 places en garderie. Vous savez, il y a Ma place au travail qui, depuis plus d'un an, travaille justement à vouloir avoir des places en garderie pour toutes les femmes qui sont obligées de rester à la maison, parce que, majoritairement, ce sont encore les femmes qui restent avec le poupon à la maison, et qui ne peuvent pas retourner au travail. Et là on parle d'infirmières, on parle de professeures, on parle de médecins. Bref, on parle de femmes qui peuvent contribuer et qui, malheureusement, actuellement, parce qu'elles ont eu des enfants, ne peuvent pas retrouver leurs capacités financières. Alors, pour nous, c'est important que le gouvernement puisse enfin agir.

Et je veux juste vous rappeler que, du côté du Parti libéral du Québec, on a déjà fait la proposition de donner à tout le monde une place en garderie à 8,70 $. Parce que vous savez quoi? Lorsque je vais à la rencontre de mes citoyens et citoyennes à Verdun… moi, j'ai une mère qui me racontait qu'elle payait jusqu'à 80 $ par jour pour laisser son enfant, pour retourner au travail. Vous imaginez à 80 $ par jour ce que ça représente par semaine. Alors, pour nous, au Parti libéral du Québec, il faut très rapidement faire de la conversion de places à 8,70 $ pour redonner justement aux femmes ce droit de retourner au travail. Et ça, c'est une façon sur laquelle on va pouvoir justement venir jouer dans ces chiffres qui sont tout à fait malheureux. Ce matin, là, à la lecture du journal, j'étais renversée par cette situation-là.

Alors, je vais laisser la parole à Marc Tanguay pour la suite du point de presse.

M. Tanguay : Merci, Isabelle. Alors, bon matin. Ce matin, on doit constater que, pour le gouvernement de la CAQ, le débat sur la redevance de l'eau, ce n'est pas important : ils ont déposé un projet de loi hier à minuit moins une, il ne sera pas débattu, il ne sera évidemment pas adopté. On n'aura pas ce débat quant à la redevance sur l'eau. Puis ma collègue pourra en parler mieux que moi, c'est son dossier, mais ça, nous le déplorons. Ça s'ajoute, de façon plus globale, évidemment, au désengagement caquiste en matière d'environnement.

Autre projet de loi qui a été déposé hier, excusez du peu, c'est la hausse des tarifs d'hydroélectricité. Il y a-tu de quoi au Québec qui touche plus tout le monde, l'ensemble des Québécoises et des Québécois, que le tarif d'hydroélectricité? Alors, ce matin, il a déposé un projet de loi qui venait... qui a comme idée de corriger leur erreur historique qu'ils ont créée eux autres même en disant : La hausse des tarifs d'électricité sera calquée sur l'inflation. On le sait, ils ne l'ont pas cru, ils ont ri de tout le monde. Tout le monde avait tort; eux seuls avaient raison, eux et Hydro-Québec. Ils ont dit : Voyons, des hausses d'inflation de 5 %, 6 %, sur quelle planète le Parti libéral vit-il? Bien, ils l'ont vu qu'on vivait sur la planète Terre puis qu'au Québec, bien, la hausse, partie comme c'est là, va être nettement au-dessus de 5 %, même de 6 %.

Ils voulaient corriger leur erreur pour dire : Écoutez, ce sera une hausse que de 3 %. On aurait eu le débat. Nous, on voulait un gel des tarifs d'hydroélectricité. Ils ont déposé leur projet de loi hier, qui n'est pas très volumineux, je pense qu'il y fait neuf articles, mais il n'y aura pas le débat, et les Québécois font face donc à une hausse de tarifs d'hydroélectricité. Ça, nous le dénonçons.

Deux dossiers garrochés à la dernière minute sur le plan parlementaire qui ne seront pas analysés, puis, bye, on part pour l'été. Alors, nous le dénonçons. Ça a un impact de façon très tangible dans la vie des Québécoises et Québécois. Puis, pour les redevances sur l'eau, bien, c'est une de nos richesses extraordinaires. C'est notre or bleu au Québec. On n'aura pas ce débat-là.

Alors, malheureusement, la CAQ a décidé d'être absente ce matin là-dessus, et sur la fin de la session, et durant tout le mandat sur ces enjeux. Voilà. Merci.

Mme Morin-Martel (Florence) : Êtes vous en faveur d'une prestation d'urgence pour les places en garderie?

Mme Melançon : Bien, nous, c'est ça. Nous, de toute façon, on a déjà annoncé que, pour les femmes qui doivent justement retourner, qui ne peuvent pas retourner actuellement… où on pourrait prolonger le RQAP. Ça, on l'a déjà annoncé. Au Parti libéral du Québec, on va le faire, parce que ce n'est pas normal qu'actuellement une femme soit privée, soit privée d'argent parce qu'elle a eu un enfant. Alors, pour nous, c'est clair, c'est simple, le RQAP doit être prolongé, pas avec la même enveloppe divisée par un nombre de mois plus large, non, non, on doit bonifier cette enveloppe-là.

M. Pilon-Larose (Hugo) : M. Tanguay, on parle beaucoup depuis quelques jours de problèmes, entre autres, du Parti québécois. Ça va mal pour eux dans les sondages. Mais, quand qu'on lit que vous voyez un peu ça comme un geste de rupture séparatiste, un projet de loi qui propose de donner le choix aux députés de prêter serment sur autre chose qu'à la reine, est-ce que c'est un signe que le Parti libéral aussi est désespéré d'attirer l'attention?

M. Tanguay : Non, parce que ce projet de loi là, là, le projet de loi qui a été déposé par Sol Zanetti avant la pandémie, je pense, c'était en novembre, décembre 2019, le projet de loi, là, ce n'est pas le projet de loi : Est-ce qu'on aime la reine au Québec? Est-ce qu'on a besoin de la reine au Québec? Bien non. Soyons très clairs. On n'a pas besoin de la reine au Québec. Et ça, ça fait... je fais écho ici d'un sondage qui avait été publié par Le Journal de Montréal le 21 avril dernier, Angus Reid, qui disait que 71 % des Québécois sont prêts à délaisser la monarchie, tout comme 51 % des Canadiens. Alors, c'est clair, le débat n'est pas là-dessus. Est-ce qu'on a besoin de la reine? Bien non. Est-ce qu'on a même besoin du lieutenant-gouverneur au Québec? Bien non.

Alors, le projet de loi ne viendra pas changer cet état de fait là. Le projet de loi, il est à sa face même inconstitutionnel. Excusez-moi, là, mais le projet de loi va de façon très directe contre l'article 128 de la Constitution. Une fois qu'on a fait ça, on va-tu voter, nous autres? On va-tu embarquer dans un jeu politique de symboles pour faire abolir le serment de la reine quand on sait que c'est inconstitutionnel, quand on sait que, donc, de un, c'est totalement inutile, et, de deux, on va enrichir les avocates et avocats qui vont se rendre jusqu'en Cour suprême puis qui vont se faire dire : Bien oui, on a relu l'article 128, c'est inconstitutionnel?

Alors, moi, que Québec solidaire, que Sol Zanetti, qui est un farouche... l'ancien chef d'Option nationale, farouche indépendantiste, qu'il le présente, son projet de loi, moi, je ne lui en tiens pas rigueur. Mais je suis abasourdi, le lendemain de l'annonce de l'arrivée de Bernard Drainville, que la CAQ embarque là-dedans. Je veux dire, la CAQ, ils ont des avocates et avocats, ils sont capables de lire la Constitution. Ils embarquent là-dedans pour quoi? Enrichir les avocats qui vont se rendre jusqu'en Cour suprême puis se faire rabrouer par la Cour suprême? Je veux dire, c'est quoi, la stratégie derrière ça? Poser la question, c'est y répondre.

Alors, on n'embarque pas dans cette mascarade, dans ce mauvais film là. On le sait, comment ça commence puis on sait comment ça finit. Il meurt à la fin, le gars. Alors, écoutez, je veux dire, on ne va pas jouer là-dedans. Puis, encore une fois, et là on va nous accuser... puis on va faire… là, là-dessus, moi, je suis prêt à le faire, le débat. Puis là j'entends qu'ils vont l'appeler en article par article. Imaginez-vous donc. Avec les payeurs de taxes, l'argent des payeurs de taxes va servir aujourd'hui... Puis moi, je vais être là, je ne ferai pas du temps. Je vais lui dire, à l'article 1, à l'article 2, à l'article 3 puis à l'article 4, parce qu'il y en a quatre, pourquoi on est contre. Puis je vais parler, puis après ça ils voteront ça entre eux autres. Alors, QS, PQ puis CAQ, ils vont voter entre eux autres : Aïe! Il faudrait abolir la reine. Bien, bravo! Nous, on va voter contre.

Puis vous reverrez la suite des choses, là. C'est un projet de loi… Là, il l'a appelé à la dernière minute. Alors, je ne sais pas jusqu'à quel point la CAQ est convaincue. Il l'a appelé à la dernière minute, il ne pourra pas procéder. Mais on va payer, après-midi, du débat parlementaire. Plutôt que de parler de la redevance de l'eau, plutôt que de parler des tarifs d'hydroélectricité, on va parler de la reine. Parfait. Aïe! Le gars dans le tramway, là, dans le métro, là, ça change-tu sa vie, ça? Non, je ne pense pas. Alors, c'est complètement déconnecté.

Puis, encore une fois, puis je termine là-dessus, la CAQ s'associe à ça. C'est un geste de rupture totalement inutile. Pourquoi la CAQ fait ça? Après ça, François Legault puis Bernard Drainville vont dire : Non, non, non, on n'est pas là-dedans, on est là pour faire fonctionner le Canada. C'est-u ça, leur façon de faire fonctionner le Canada, je veux dire, aller dans une collision frontale qui est déjà annoncée? C'est un mauvais film. Ça ne nous tente pas de jouer là-dedans, carrément.

M. Lachance (Nicolas) : La liberté de conscience, M. Tanguay, vous en faites quoi? Les libéraux, là, le Parti libéral du Québec, là, c'est une de vos valeurs principales. Le projet de loi, il n'interdirait pas de faire le serment à la reine, il fait juste empêcher l'obligation de faire ce serment-là. Donc, si vous aimez tant la reine, vous allez pouvoir continuer à le faire.

M. Tanguay : Ce n'est pas une question d'aimer tant la reine, je viens de vous le dire, la reine, on n'en a pas de besoin. Ce n'est pas une question d'aimer tant la reine, c'est une question ici de stratégie politique. Le serment, il est là. Le serment, il est enchâssé dans la Constitution. Et je sais que Sol Zanetti en a beaucoup, beaucoup souffert. Il dit qu'il en a beaucoup souffert. Il l'a fait, pas en public, il l'a fait en privé, puis il a fait le serment à la reine, puis je pense qu'il est tout à fait honnête dans ses commentaires, puis, bon, ça, écoutez, je vais être triste pour lui, là. Je veux dire, je ne lui souhaite pas de malheur là-dessus. Moi, ça ne me dérange pas.

M. Lachance (Nicolas) : Et vous, comme ancien bloquiste, est-ce que vous êtes à l'aise de faire ça, le serment à la reine?

M. Tanguay : Bien, écoutez, hier, bien oui, c'est ça, ils ont sorti une vidéo, hier, où je faisais une publicité pour le Bloc québécois, je pense, c'est en 1990. Ça fait à peu près 32 ans. Alors, excusez-moi, hier a été révélé le fait que je suis fédéraliste depuis à peu près 25 ans. Alors...

M. Lachance (Nicolas) : Donc, vous êtes à l'aise de faire le serment de la reine?

M. Tanguay : Est-ce que les gens doutent que Marc Tanguay est fédéraliste?

M. Lachance (Nicolas) : Mais est-ce que vous êtes à l'aise de faire ce serment-là?

M. Tanguay : Bien, écoutez, moi, je le fais. Je n'ai pas d'opinion, je n'ai pas de sentiment par rapport à ça. Je n'ai pas de sentiment par rapport à ça.

M. Lachance (Nicolas) : Puis ceux qui ont des sentiments par rapport... Disons qu'il y avait un élu autochtone qui se présentait... qui serait élu aux prochaines élections, est-ce que son sentiment à lui vous heurte?

M. Tanguay : Bien, je pense qu'il faut... Bien, écoutez, sur une base humaine, là, sur une base humaine, là, moi, je suis prêt à reconnaître peut-être une personne qui pourrait être triste de le faire. Je suis prêt à le reconnaître sur une base humaine. Mais ce n'est certainement pas le projet de loi de Sol Zanetti qui va changer cette situation-là, là. Et Sol Zanetti, il l'a dit hier publiquement, il a dit : En attendant l'indépendance. Alors, en attendant l'indépendance, bien, ça s'inscrit dans un geste de rupture.

M. Duval (Alexandre) : En immigration, M.Tanguay...

M. Tanguay : Excusez-moi?

M. Duval (Alexandre) : En immigration, M. Tanguay, on constate que le ministère n'est capable de fournir aucune étude ou analyse pour soutenir le discours gouvernemental disant que la capacité d'accueil du Québec est de 50 000 immigrants par année, pas un de plus. Qu'est-ce que ça vous dit sur le sérieux des propos du gouvernement en immigration à l'heure actuelle?

M. Tanguay : Moi, je pense qu'on en a soupé, au Québec, de Dieu le Père à Québec qui dit : C'est 50 000, la capacité d'accueil, c'est 50 000, la capacité d'intégration. La capacité d'accueil est un facteur excessivement important, il est dans la loi. Alors, une fois que je vous ai dit ça, vous allez dire : Bien, vous autres, les libéraux, vous proposez quoi?

Les libéraux, ce qu'on propose, nous, c'est que l'on demande aux régions… c'est dans la charte des régions, qu'on demande aux régions... puis j'ai fait le tour du Québec, là, de la Gaspésie en Abitibi, passant par Saguenay puis Coaticook. Alors, on demande, dans la charte des régions, que l'on aille voir les régions puis qu'on leur demande : Vous, vous êtes prêts à accueillir combien d'immigrants? Est-ce que c'est pour la première année, troisième année, 5 000? Est-ce que c'est 1 200, 2 000, 3 000, 5 000? Et que ce chiffre-là… elles, les régions, vont être capables de déterminer le nombre d'immigrants dont ils ont besoin, pénurie de main-d'oeuvre, et ainsi de suite, et vont être capables de dire à Québec : Bien, pour nous, les 17 régions administratives, voici le chiffre. Ça devrait être ça, le chiffre, que ça remonte à Québec.

Une fois qu'on a dit ça, ce n'est pas juste de leur demander un chiffre pour un chiffre. Il faudrait établir, et c'est ça, la charte des régions qui a été proposée par Dominique Anglade, il faudrait établir un dialogue, ce faisant, avec les régions : Parfait. Vous, telle région, vous en avez besoin, là, dans un an… vous en avez besoin de 3 000. Puis vous allez voir, les chiffres, là, on serait extrêmement surpris des chiffres. Vous en avez besoin de 5 000, 3 000, 2 500? Parfait. On va avoir un dialogue, Québec, avec vous.

M. Duval (Alexandre) : Mais ce n'est pas tant les besoins que la capacité d'accueil.

M. Tanguay : Oui, mais eux, en région, ils savent leur capacité d'accueil. Moi, quand je parle à des entreprises qui disent : Écoutez, nous, on est obligés d'acheter d'anciens hôtels pour loger les nouveaux arrivants, on n'a pas de place en service de garde, on a des emplois... Les gens, dans la région, ce n'est pas long qu'ils apprennent le français puis qu'ils sont pleinement intégrés. Mais il y aura éventuellement une réunification familiale.

Moi, je fais confiance à l'intelligence puis à la capacité des gens en région pour nous le dire, c'est quoi, cette capacité-là, plutôt que ce soit Dieu le Père à Québec qui dit : C'est 50 000. Je questionnais Fitzgibbon, là, il y a trois semaines, un mois, sur les crédits, puis M. Fitzgibbon, il disait : Ah! c'est 50 000. J'ai dit, justement : Bien, c'est basé sur quoi, ce 50 000 là? Ah! c'est M. Legault qui a dit que c'était 50 000. Puis il dit : Quand il va dire que c'est 70 000, ça sera 70 000. Bien, j'ai dit : Bien, voyons donc.

Alors, il faut se fier sur l'intelligence, le savoir-faire, la connaissance de leur milieu, en région, puis je termine là-dessus, en leur demandant : Combien en avez-vous de besoin? On doit maintenant avoir un dialogue sur... Parfait, qu'en est-il de la pénurie de logements dans votre région? On va les loger comment? Comment on peut vous aider? Asseoir le pouvoir municipal, économique et social, dire : Bon, pénurie de logements, sur cinq ans, on se voit où? Places en services de garde, ça va prendre des places... parfait. Médecins de famille? Ça établirait un dialogue où Québec serait facilitateur puis leur donnerait les moyens, les moyens réglementaires, pour certaines municipalités, les moyens financiers pour que, là... là, on l'aurait, l'intégration. Pas à Québec de le dire.

Et là, puis je termine là-dessus, excusez-moi, mais ça m'anime, quand on dit : 80 % restent à Montréal, puis après ça on essaie de les pousser en région, on essaie de les pousser en région… en région, ils sont prêts à en accueillir. Pouvez-vous nous aider? Là, je vous dis, je rencontre des entreprises, là, il n'y a pas de places en service de garde. La Laiterie Coaticook vont faire leur service de garde, c'est sorti publiquement. Je suis allé les visiter. Ils ont acheté la bâtisse à côté, ils vont faire un 29 places privées non subventionnées. Puis je leur lève mon chapeau. Mais eux, c'est de faire de la crème glacée, ce n'est pas de faire des places en service de garde, mais ils ont besoin de ça. Je peux-tu vous dire qu'ils l'ont, la capacité d'intégration, mais ils vont garder, sur les 29 places, une quinzaine de places pour leurs employés.

M. Lachance (Nicolas) : Le gouvernement ne chiffre même plus le coût des maternelles quatre ans, bon, on apprend ça ce matin. C'était une promesse phare du gouvernement. À quel point ça coûte trop cher ou on fait les bonnes choses avec ces sommes-là?

M. Tanguay : Puis je pourrai laisser ma collègue compléter, mais les maternelles quatre ans, c'est un peu comme les maisons des aînés. Sur papier, c'est une bonne idée. Sur papier, c'est une bonne idée. Aïe! aimeriez-vous ça, que votre enfant, quatre ans, ait une place... Bien oui. Aimeriez-vous ça, que votre parent, votre proche, ait une place dans une maison des aînés? Bien oui. Mais ça coûte tellement cher, ça sera accessible à une si petite portion de la population qui ont un besoin que c'est la loterie maternelle quatre ans, c'est la loterie maison des aînés.

En ce sens-là, ce qu'on dit : On peut-u gouverner pour tout le monde? Nous, ça fait longtemps que, pour les places en services de garde, ça devrait être un droit, qu'on aurait dû, déjà, ventiler le 6 milliards de dollars. On a posé la question à Mathieu Lacombe. Il y a eu 660 millions, cette année, dans les poches du gouvernement, là, 660 millions sur le 6 milliards pour développer des places en services de garde. Ah! question : Combien de cela a été dépensé, effectivement, pour développer les places? Réponse : On ne le sait pas, il a été versé au fonds consolidé. Alors, c'est ça, la CAQ, grand parleur, petit faiseur : la liste s'est allongée à 52 000.

À matin, on rouvre le journal puis ça nous frappe en pleine face. On pensait qu'on faisait mieux, socialement, pour lutter, dans les faits, quant aux iniquités salariales entre les femmes et les hommes. À matin, on est de retour à la dure réalité. Ce n'est pas de la faute du gouvernement, comme dit ma collègue de Verdun, mais le gouvernement, il y a un levier, entre autres, qui est les 52 000 noms d'enfants sur la liste d'attente. La très grande majorité de cela, c'est des femmes qui ne retournent au travail puis qui souvent mettent leur carrière en veilleuse, font le yoyo. Essayez d'avoir de l'avancement, essayez de, justement, pouvoir... Ça, ça ne contribue pas.

Et Ma place au travail, là, en témoigne. Ma place au travail en témoigne. Vous les avez entendus, Ma place au travail, ils font un travail extraordinaire de s'être rassemblés sur les réseaux sociaux. Et eux, là, matin, midi, soir ne cessent de dénoncer ce gouvernement-là, qui n'a pas compris l'importance des places.

Journaliste : Qu'est-ce que vous feriez avec les maternelles quatre ans?

Mme Plante (Caroline) : M. Tanguay, il y a le ministre des Finances qui a convoqué les médias à 11 h 30 à une conférence de presse pour parler d'ajustements au régime fiscal québécois au bénéfice des citoyens et des entreprises. Qu'est-ce que vous pensez que c'est?

M. Tanguay : Ah! bien, j'ai hâte de voir. Je ne le sais pas.

Mme Plante (Caroline) : ...un cadeau de fin de session?

M. Tanguay : Je ne le sais pas, en toute honnêteté. On va attendre de voir l'annonce à 11 heures, puis je laisserai, le cas échéant, là, si c'est le ministre des Finances, mon collègue Carlos Leitão y réagir, mais on va écouter ça de façon très attentive.

Mme Plante (Caroline) : C'est une surprise, vous n'avez pas eu vent de ça, là?

M. Tanguay : Bien, écoutez, des surprises, avec ce gouvernement-là, des lapins, je veux dire, on en a plus qu'un qui sort de leur chapeau. Hier, il a déposé deux projets de loi, sur les redevances sur l'eau, qu'on n'étudiera pas, sur les tarifs d'hydroélectricité qui vont hausser selon l'inflation, qu'on n'étudiera pas. On verra si ce sera un ixième lapin qui va sortir du chapeau de François Legault à 11 heures puis on pourra commenter, le cas échéant.

M. Duval (Alexandre) : Les relations intergouvernementales par textos…

M. Tanguay : Wow!

M. Duval (Alexandre) : …est-ce qu'on devrait s'assurer que chaque pièce de communication, y compris les textos personnels échangés entre deux ministres, soit conservée à tout coup?

M. Tanguay : Je pense, au départ... à part que de dire : Comment tu vas, ainsi de suite, au départ, on ne devrait pas établir des relations intergouvernementales par texto. Je pense que ça devrait être irrecevable. Puis je pense qu'on n'a même pas besoin de l'interdire. Je pense qu'il y a... En anglais, on dit «common sense». Il faut, à un moment donné, quand tu établis des relations... on dit... du Québec avec les homologues fédéraux, même avec quiconque, tu ne fais pas ça par texto. Tu ne fais pas ça par texto. Parce que savez-vous quoi? La question lui a été posée, à Mme la ministre, en crédits, puis elle ne pouvait pas répondre parce que c'étaient des textos. Puis là ça a l'air que les textos ont été effacés. C'est la nature même d'un texto d'être...

M. Duval (Alexandre) :

M. Tanguay : Pardon?

M. Duval (Alexandre) : Est-ce que c'est un manque de jugement de l'avoir effacé?

M. Tanguay : Bien, écoutez, Sonia LeBel, je l'aime bien, là, mais là-dessus je pense qu'elle l'a échappé. Je l'aime bien, Sonia LeBel, mais là-dessus elle l'a échappé, là, beaucoup. Puis j'espère que ça ne se reproduira pas. Puis j'espère qu'il n'y en a pas d'autres, ministres du gouvernement, qui transigent, qui établissent des relations et communiquent de façon officielle avec leurs homologues par texto. Ça ne se fait pas.

M. Lachance (Nicolas) : J'aimerais juste terminer sur les maternelles quatre ans. Qu'est-ce que les libéraux feraient? Ah! là, on sait que le PQ, pour ce qui est des maisons des aînés, ils passeraient ça à la trappe. Est-ce que vous, vous feriez la même chose avec les maisons des aînés et les maternelles quatre ans? Qu'est-ce que... C'est quoi, le plan des libéraux pour ce dossier-là si vous prenez le pouvoir?

M. Tanguay : Bien, écoutez, je pense qu'il est important que tout le monde ait une place, d'abord et avant tout. Et plus que d'avoir une place, aussi... c'est-à-dire, pas plus, mais aussi important que d'avoir une place, d'avoir le service. On disait beaucoup que, pour reprendre le cas des maternelles quatre ans, on déshabillait les CPE, on déshabillait les autres services de garde parce qu'ils avaient de meilleures conditions. Et beaucoup d'éducatrices, pour en avoir rencontré, ont fait le transfert, ce qui venait diminuer l'offre puis qui explique, entre autres, la liste d'attente. Alors, moi, je pense que ce qui aura été fait aura été fait, mais je pense qu'il ne faut plus poursuivre dans cette voie-là. Je pense qu'honnêtement...

M. Lachance (Nicolas) : Donc, il y aura des maternelles quatre ans pour un petit nombre?

M. Tanguay : Bien, est-ce que... Puis, d'abord et avant tout, je pense, ça serait important d'avoir un bilan très clair. Combien de places, de façon tangible, ont été réalisées? Combien de projets sont en marche? Combien de millions de dollars sont engloutis là-dedans? Coût-bénéfice, là, au Québec, là... C'est juste une question de saine gestion. François Legault se présente en disant : Moi, je suis comptable puis je vais juger sur les résultats. Coût-bénéfice, ce n'est pas rentable pour la population qui veulent le service. Puis il faut rattacher ça à la pénurie de main-d'oeuvre. Il faut rattacher ça à la pénurie de main-d'oeuvre.

Alors, c'est bien beau.... Voyez-vous, je me rappelle encore d'une caricature très, très, très éloquente, où on voyait une dame qui était dans un service... une maison pour aînés, puis qui... il y avait un bel environnement, mais qui sonnait, sonnait, sonnait, puis il n'y avait pas de service. Alors, les millions, les centaines de millions qui vont là-dessus, est-ce qu'ils sont bien investis? Je ne pense pas. Est-ce qu'on devrait mettre le focus sur les soins, sur les services, sur l'humain? Oui, ça devrait être ça, la priorité.

M. Lachance (Nicolas) : Mais je comprends ça, mais là il y a des choses qui sont en place, donc...

M. Tanguay : Ce qui serait en place, on ne va pas...

M. Lachance (Nicolas) : Donc, ça ferait qu'il y aurait juste un certain nombre restreint de personnes dans la population qui pourraient maintenant avoir accès aux maternelles quatre ans puis, par exemple, aux maisons des aînés?

M. Tanguay : Il faudrait faire l'évaluation de cela, là. Puis je ne sais pas si tu veux compléter, mais...

M. Lachance (Nicolas) : On ne compléterait pas le réseau, un peu comme les CPE, on laisserait ça à moitié?

M. Tanguay : Je pense, c'est faire fausse route, là.

Mme Melançon : Bien, moi, je peux déjà vous dire une chose. À 800 000 $ pour une chambre, c'est 800 000 $ pour une chambre dans les maisons des aînés, moi, là, ça ne va pas faciliter la vie de mes aînés qui sont en CHSLD à Verdun actuellement. Parce que la loterie… parce que c'est de ça dont il est question, ça va devenir une loterie. Parce que, de toute façon, là, des maisons des aînés, ça ne sera pas pour tous les aînés. Il ne va y avoir que quelques privilégiés qui auront accès à quelque chose. Au lieu de mettre de l'argent dans du béton, est-ce qu'on peut mettre de l'argent dans l'humain? Est-ce qu'on peut mettre de l'argent dans les soins? Est-ce qu'on peut mettre vraiment de l'argent et l'emphase pour que nos aînés puissent vivre décemment? C'est ça, la vraie question. Ce n'est pas d'avoir un beau complexe luxueux pour les aînés, pour 2000 aînés, pour 3000 aînés, alors que tous les autres aînés vont vivre dans les mêmes conditions que ce qu'on a vu durant la pandémie. Bien, non merci.

M. Lachance (Nicolas) : ...puis les maternelles quatre ans?

Mme Melançon : Bien, pour les maternelles quatre ans, il y avait déjà des maternelles quatre ans, d'ailleurs, en place. Je tiens juste à le rappeler, là, ce n'est pas une invention de ce gouvernement-là, l'invention du gouvernement, c'est qu'il voulait en avoir partout. Puis tout le monde a dit : Ce n'est pas une bonne idée. Il y avait une personne qui trouvait... non, deux personnes qui trouvaient que c'était une bonne idée : le ministre Jean-François Roberge puis le premier ministre du Québec. Bien, honnêtement, ça aussi c'est de faire fausse route, alors que dans les écoles...

Puis je peux vous en parler, j'attends une troisième école à L'Île-des-Sœurs parce que j'ai des enfants qui sont dans une tour à bureaux, qui n'ont pas de bibliothèque, qui n'ont pas de cour d'école, qui n'ont pas de gymnase. Puis j'ai des parents qui me disent : Moi, là, mon enfant qui est en cinquième puis en sixième année, là, bien, actuellement, du côté scolaire, là, ça se fait sentir. Ma fille, mon gars n'a pas le goût d'aller à l'école. Ça devait être temporaire, l'espace de bureau.

Puis moi, je suis allée questionner Sonia LeBel, je suis allée questionner Jean-François Roberge. Vous m'avez vue souvent me lever. Semble-t-il que c'est moi qui a le plus de questions sur un dossier local au salon bleu. Et j'en suis très fière parce que je suis la voix des gens de Verdun et je vais continuer à faire ce combat-là.

Mais, lorsque vous me parlez de sommes faramineuses, bien, moi, j'ai de besoin d'une troisième école qui n'est toujours pas venue parce qu'ils se sont traîné les pieds pendant quatre ans.

M. Laberge (Thomas) : Pour revenir sur l'immigration en région, est-ce qu'il faut hausser les seuils?

M. Tanguay : C'est les régions qui vont le déterminer. Encore une fois, je fais confiance à l'intelligence, à la capacité d'accueil, à la capacité d'évaluation des régions. Et, en ce sens-là, c'est les régions qui vont nous le dire, très clairement. Les régions vont nous le dire. Mais je peux vous confirmer une chose, là, cet exercice-là doit être fait. Et ce que l'on entend sur le terrain, là, vous rentrez dans n'importe quelle entreprise, ils vont vous dire... Combien il vous manque d'employés? Écoutez, j'ai huit, 10, 30 postes d'affichés. Quand vous commencez à additionner ça, là, c'est le besoin en main-d'oeuvre pour garder une économie forte au Québec. Et je vous le dis, là, le facteur économique pour le Québec, c'est le facteur premier, avec la cohésion sociale, pour assurer les services publics, pour assurer la pérennité du français, pour assurer l'épanouissement du Québec. La force du Québec est la première garantie importante pour pouvoir assurer le développement économique du Québec.

Alors, quand, dans nos entreprises en région, partout, ils disent : On manque d'employés, on manque d'employés, on en veut, de leur donner la parole et d'imaginer la suite avec elles et eux, faire en sorte de dire : Parfait, ça va prendre des logements… Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous aider? On met autour de la table les pouvoirs municipaux, services de garde, soins de santé. C'est ce qui fait aussi… ultimement, vous pouvez attirer une nouvelle personne, puis elle va dire : Écoute, je n'ai pas de logement, ça fait un an et demi que je suis dans une chambre, je n'ai pas de médecin, je n'ai pas de place en service de garde, désolée, mais je quitte.

Et les nouveaux arrivants ont des permis de travail de deux ans. Vous avez deux ans pour les accrocher, les intégrer. Ils le font au quotidien. Combien j'ai rencontré de directrices et directeurs des ressources humaines qui disaient : Écoutez, M. Tanguay, moi, ce n'est pas juste le service de paie, là, moi, je suis en train de faire du logement, puis je fais du développement de places, puis je fais également... pour attirer la main-d'oeuvre, je fais de l'immigration internationale. Vous parlez à n'importe quel, en région, directeur d'une entreprise, directeur des ressources humaines, c'est ses trois priorités : recrutement international, services de logement, services de garde. Après ça, c'est le service de paie puis ce qu'il faisait usuellement. C'est une crise, c'est une crise.

Mme Senay (Cathy) : Mr. Tanguay. Good morning.

M. Tanguay : Good morning.

Mme Senay (Cathy) : We don't know what the Finance Minister will announce, but I just would like to ask you, as an MNA, do you receive phone calls from your own constituents or do you have any conversations with organizations working with your constituents and seeing, on the ground, at… it becomes tougher for Quebeckers to pay their bills, with the rising cost of living? Tell me, what do you see, as an MNA?

M. Tanguay : As an MNA, of course, we're receiving calls, phone calls from people who are struggling with the inflation, you know, going to the groceries and getting back at home with two bags, once it cost you $80 and now it's $120. The cost of living is very, very expensive. And again, people are finding difficulties to pay the bills and they have a lot of questions, for instance: About«tarifs d'Hydro-Québec», for instance, what's going to happen with this? Because people are stressed by it, they are unable to see when it's going to stop. And for those who are rich enough, I'll put it this way, to have a car, they have the obligation to, of course, to fuel their car. It's very, very expensive.

So, again, we're seeing more and more organisations helping families, for instance, to have access to food, to good food. Fruits, vegetables can be very expensive, and they must offer that kind of food to their kids, to their children. And they're not happy with it, but it's now our reality, it's an obligation, they have to ask help. And I think that we… first of all, we have to support those kinds of organisations, we have to face this reality and to ask the Government what can… do for it. And I'm looking for that announcement at 11:00. I hope that it's going to be with respect to, for instance, the inflation.

Mme Senay (Cathy) : And Radio-Canada is reporting that there is no study or document proving, explaining thoroughly why the CAQ Government keep repeating that the capacity to welcome immigrants in Québec is 50 000 annually. How do you explain this, that there is nothing there to prove it?

M. Tanguay : You know… Yes. I think that… and that's the plan that proposed Dominique Anglade with «la charte des régions», very important document. The more efficient way to have that number is… it's to ask to the actors of all the regions within Québec: What are your needs? How would you be able to welcome these newcomers, these new people? What about housing? What about places in day care? What are your needs and tell us what are your needs based on a one-year period, three-year period, five-year period? And I think the most efficient study, the most efficient way to know the right number of that capacity of welcoming newcomers, I think that it's by asking the regions. And it goes with a responsibility from Québec to have a dialogue: OK, how can we help you building homes? How can we help you creating places in day care? How can we help you to provide you with sufficient doctors? It's a dialogue.

So, we… Enough, enough of Québec dealing its 50 000. And, when I'm asking Fitzgibbon how come it's 50 000, how come it's not 60 000, 70 000, he says: Because Legault said so, and, when Legault will say: It's 70 000, it's going to be 70 000. End of the discussion. No, we can no longer work like this in Québec.

Again, very, very important document tabled by Dominique Anglade, «la charte des régions». We need to ask the people living in these regions: What are your needs? How can we help you? And you know what? At the end of the day, their number should be the number for the whole Québec.

Mme Greig (Kelly) : But, on this topic, I mean… So, Québec wants more powers of immigration from Ottawa. We expect that would be probably a major theme of this upcoming election. So, if we don't have the proper data, how much confidence do you have that Ottawa is going be playing ball with Québec on this topic?

M. Tanguay : But I think that is part of a dialogue that we need to have with Ottawa. And again, François Legault needs to have… he asked all the powers within the immigration, but I can testify, because I have cases in my riding where even, in Québec, the Ministry of Immigration in Québec, they have a lot of difficulties to talk to each other. Within that organisation, they have a lot of things to deal with, and I think that they're not that good, they're not that efficient. Again, I have very tangible, concrete examples in my riding where the people, they are struggling with that Minister.

So, again, I think that is part of a dialogue, we need to be more efficient collectively, federal and provincial, with respect to the immigration. But Legault is asking for all the powers and he's not justifying his request with respect to that.

Mme Greig (Kelly) : In your opinion, where did this number, 50 000, come from?

M. Tanguay : I asked the question to Pierre Fitzgibbon, and he said: It comes from François Legault's mind. It comes from François Legault's mind. And again, you need to ask the regions, the leaders, the people at the municipal level, the people working within the businesses and the people involved with respect to getting access to housing, for instance, to assemble all the people and to ask them: What's your need? What's your capacity? And we will be helping you, not the other way around, saying: OK, it's 50 000, based on, I don't know, a study, because there's no study.

And that's the way we are proposing at the Québec Liberal Party. That's the proposal. Very, very important proposal from Dominique Anglade, «la charte des régions», to have a very thorough, very concrete, tangible approach and to work with our regional leaders to make it happen.

Mme O'Malley (Olivia) : There was a shooting last night, or overnight, in Verdun. It was targeting an 18-year-old boy, one of three over a night, in your riding. This is constantly going on. What is it going to take for something to change?

Mme Melançon : Bien, c'est terrible. Je vais y aller en français, si vous me permettez, mais c'est tout simplement terrible. Les gens sont très inquiets. On l'a vu, Rivière-des-Prairies, où ça tire de façon presque quotidienne, ces temps-ci, que ce soit du côté de Montréal-Nord, que ce soit sur Le Plateau—Mont-Royal, que ce soit à Verdun. Honnêtement, à chaque fois où Jean Rousselle, député de Vimont, s'est levé au salon bleu pour demander à la ministre responsable de la Sécurité publique qu'est-ce qu'elle fait, elle dit qu'ils ont mis de l'argent. Ils ont mis de l'argent.

Mais, clairement, les gens ne sont pas en sécurité, ne se sentent pas en sécurité. J'ai eu des appels, j'ai eu des échanges, ce matin, et les gens sont excessivement inquiets. Je pense qu'on doit faire plus, on doit faire mieux. Et très honnêtement, je pose la question : Si c'était le cas dans la ville de Québec, actuellement, si, malheureusement, il y avait beaucoup de tirs à Québec, je ne sais pas, mais je sens que Geneviève Guilbault se sentirait encore plus interpellée qu'elle ne le fait actuellement au salon bleu.

Mme Senay (Cathy) : Vous pensez qu'il y a une différence de comportement, de réaction de Geneviève Guilbault?

Mme Melançon : Non, c'est la mécompréhension. Je vais mettre ça... C'est plus du côté... ce n'est pas du côté... c'est vraiment de la compréhension de ce qui se passe sur le terrain. Parce que je pense que, si c'était plus proche d'elle… je pense qu'elle pourrait saisir, elle aurait probablement plus de retour. Mais ce qui se passe à Laval, ce qui se passe à Montréal actuellement, c'est terrible, puis il faut être sur le terrain pour comprendre à quel point les gens sont inquiets.

J'invite Geneviève Guilbault, si elle le souhaite, là, à venir faire un tour du côté de Verdun, de venir, parce qu'honnêtement elle doit bien saisir tout ce qui se passe actuellement, que ce soit à Laval, à Montréal. Elle doit venir entendre ce que les gens ont à dire.

Des voix : Merci.

(Fin à 8 h 34)

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