Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

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Aujourd'hui, la Bibliothèque occupe le rez-de-chaussée et le sous-sol de l'édifice Pamphile-Le May.

L'immeuble mesure 65 m sur 18 (environ 212 pi sur 60) et il comprend quatre étages. Les parements extérieurs sont en calcaire de Saint-Marc-des-Carrières et en granit de Rivière-à-Pierre et ceux de l'intérieur, en marbre rouge d'origine belge. Le marbre des colonnes de la nef, importé d'Italie, est du Rosso Verona et la base est constituée de Vert des Alpes. Le plancher est recouvert de Rose du Tennessee et celui des mezzanines, de Blanc de Carrare (Italie).

Au dire du publiciste Damase Potvin, l'édifice s'éloigne sensiblement du style de l'hôtel du Parlement par son architecture et il fleure un peu le style Renaissance française. Les plans sont des architectes J.-Omer Marchand et Georges-Émile Tanguay. Le contrat de construction en a été donné à l'entrepreneur Joseph Gosselin, de Lévis, le 20 octobre 1910 et le travail aurait dû être terminé en janvier 1913. Cependant, l'échéance fut repoussée jusqu'en 1915 en raison des retards de livraison des matériaux. À cette date, il manquait encore le marbre importé destiné aux colonnes et aux murs intérieurs. Ce marbre fut posé durant l'année 1921-1922 seulement.

L'intérieur de la Bibliothèque présente un coup d'oeil d'une grande beauté. Les perspectives y sont grandioses : le vaisseau a une hauteur de 7 m et une longueur d'environ 57 m. Les colonnes de marbre, de chaque côté de l'allée centrale, contribuent à la somptuosité des lieux.

De l'extérieur, l'immeuble reste tel qu'il apparaissait aux visiteurs de 1915, avec son toit à lucarnes souligné par une corniche en saillie et ses fenêtres ornées de reliefs de pierre. Au rez-de-chaussée, les fenêtres sont cintrées et garnies de bossages de pierre rappelant ceux de l'hôtel du Parlement. Deux fausses façades occupent les extrémités du bâtiment et un avant-corps, situé côté sud, sert d'amorce à une passerelle, remarquable par son ornementation, laquelle relie l'immeuble à l'édifice du Parlement.

Localisation des collections

La documentation de la Bibliothèque est logée à l'édifice Pamphile-Le May depuis 1915.

Au sous-sol sont conservés les revues, les journaux, les brochures, les microfilms et les microfiches. Certains services y sont logés comme la photocopie, une salle de lecture, un poste de reliure sommaire et un poste de consultation des documents électroniques.

Au rez-de-chaussée se trouvent les ouvrages de référence ou de consultation, la collection de volumes, les postes de consultation du fichier informatisé et, bien sûr, le personnel chargé du service aux usagers. Le schéma principal de classement des documents est celui qu'on appelle la classification décimale Dewey.

Le rez-de-chaussée comporte quatre mezzanines. L'une, située à droite de l'entrée, contient les publications de l'État fédéral canadien que la Bibliothèque reçoit d'office ainsi qu'une sélection de documents des provinces. La deuxième (juste en face) loge une partie des publications officielles québécoises publiées après 1867. La troisième (celle immédiatement à gauche de l'entrée) contient la jurisprudence des cours canadiennes et la collection des lois et règlements de nombreux pays : France, Grande-Bretagne, Canada, Australie, Belgique, etc., et, bien entendu, celles du Québec. La dernière mezzanine est occupée par des volumes d'histoire et de géographie (classe 900 de la classification Dewey).

Les autres services de la Bibliothèque sont situés à l'immeuble Jean-Antoine-Panet.

La Bibliothèque compte des joyaux et des pièces historiques de valeur en plus de ses volumes.

Verrière

La verrière de la Bibliothèque a été réalisée en 1915 par Guido Nincheri de la maison Henri Perdriau d'après une idée, semble-t-il, du bibliothécaire de l'époque, Ernest Myrand, illustrée par Charles Huot. La verrière représente la chute Ouiatchouane de Val-Jalbert au Lac-Saint-Jean mais elle constitue avant tout une allégorie de l'inépuisable richesse du patrimoine documentaire, richesse constante (et même croissante) en dépit de son utilisation permanente. Deux contemporains ont présenté l'oeuvre.

Quelques années après l'inauguration, l'historien Thomas Chapais avait écrit : « L'eau, c'est la science, la femme c'est l'étude. Et l'étude peut se donner carrière sans jamais craindre d'épuiser les trésors accumulés de la science. » De son côté, Hormidas Magnan décrivit ainsi le vitrail en 1932 : « Le torrent qui serpente à travers les massifs de pierre représente la cascade de Ouiatchouan [sic]... Au pied de celle-ci, l'eau se répand et forme un étang. La jeune Canadienne peut y puiser sans jamais l'épuiser comme les livres d'une bibliothèque donnent la science à ceux qui les consultent, sans rien perdre de leur valeur. » On pourrait traduire l'inscription « Je puise mais n'épuise » par « I draw out without ever emptying ».

Portraits et statues

Jusqu'au milieu des années cinquante, il était d'usage d'accrocher à la balustrade des mezzanines les photographies des orateurs de l'Assemblée législative et des surintendants de l'Instruction publique dont les locaux se trouvaient aux étages supérieurs de l'immeuble. La plupart de ces photographies sont l'oeuvre de photographes de renom (Livernois, Montminy), et elles sont d'une grande valeur de nos jours. On remarquera que certaines ont été retouchées au crayon. Sous les mezzanines, on trouve une autre série de photographies représentant les orateurs des assemblées parlementaires antérieures à la Confédération. Elles sont également l'oeuvre de la Maison Livernois.

Enfin, la Bibliothèque possède quelques statues et quelques bustes.

La Bibliothèque possède également les photographies de nombreux responsables qui en ont assumé la direction.

Plaque commémorative

Immédiatement à droite du portrait de Parent, les visiteurs verront une plaque destinée à rappeler le souvenir de Jean-Charles Bonenfant, décédé en 1977. Ce dernier dirigea la Bibliothèque de 1952 à 1969 et il servit l'État québécois à compter de 1937. La plaque, oeuvre du sculpteur Raoul Hunter, reproduit une belle citation de Montaigne : « Je festoie et caresse la vérité en quelque main que je la trouve. » Elle fut dévoilée le 31 octobre 1978.