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Version préliminaire

42e législature, 1re session
(27 novembre 2018 au 13 octobre 2021)

Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.

Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions

Le jeudi 6 mai 2021 - Vol. 45 N° 94

Ministère de l'Économie et de l'Innovation, volet Développement économique régional


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Journal des débats

13 h 30 (version non révisée)

(Reprise à quatorze heures)

La Présidente (Mme IsaBelle) : Bonjour. Alors, ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de l'économie et du travail ouverte.

La commission est réunie afin de procéder à l'étude du volet Développement économique régional des crédits budgétaires du portefeuille Économie et innovation pour l'exercice financier 2021‑2022. Une enveloppe d'une heure a été allouée à l'étude de ces crédits. M. le secrétaire, y a-t-il des remplacements?

Le Secrétaire : Oui, Mme la Présidente : M. Bélanger (Orford) est remplacé par M. Chassin (Saint-Jérôme); Mme Boutin (Jean-Talon) est remplacée par M. Lefebvre...


 
 

14 h 30 (version non révisée)

M. Fitzgibbon : ...requalifier dans certains cas parce que ce n'est pas souvent des emplois qualifiés, là.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci. Alors, c'est tout pour l'échange. Nous poursuivons avec le deuxième groupe... voyons! avec le deuxième bloc de l'opposition officielle, avec la cheffe de l'opposition.

Mme Anglade : Merci, Mme la Présidente. Alors, je vais juste revenir sur un point suite aux commentaires du ministre, encore une fois sur les 5 000 emplois qui devaient être délocalisés. Je veux juste bien comprendre encore une fois. Pour le ministère de l'Économie, le 5 000 emplois, ce n'est pas l'objectif. Ça a été un engagement du premier ministre que de déployer ces 5 000 emplois-là. Mais, pour vous, vous ne pensez pas que vous en avez besoin pour atteindre vos objectifs.

M. Fitzgibbon : Je n'ai pas dit ça.

Mme Anglade : Est-ce que... je vais formuler la question différemment. Est-ce que vous avez besoin du déploiement des 5 000 emplois dans les régions pour l'atteinte de vos objectifs?

M. Fitzgibbon : Si vous posez la question : Combien il y a de fonctionnaires au Québec? Moi, je n'ai pas la réponse, là. Mais il y a assez de fonctionnaires, de gens dans la fonction publique, au Québec, pour remplir 5 000 emplois. Moi, dans mon focus, c'est de servir la clientèle entrepreneuriale du Québec. S'il m'en faut 2 000 de plus, je vais prendre 2 000. Alors, pour moi, ce n'est pas un jeu de chiffres. Moi, je ne suis pas dans le PowerPoint, moi, je suis en exécution. Moi, si ça me prend des gens pour combler les écarts, le président d'Investissement Québec, le sous-ministre a accès à toutes les ressources qu'il peut avoir.

Mme Anglade : Je rassure le ministre, il n'y a personne qui est dans les PowerPoint ici. Les 5 000 emplois, ce sont des personnes, ce sont des individus qui peuvent être... travailler en région. La question que je lui pose... C'est un engagement de son premier ministre de dire : Il y a 5 000 emplois, on veut s'assurer que ça aille dans les régions. La question que je lui pose... pour lui, il n'a pas besoin d'avoir... je ne parle pas d'embaucher d'autres personnes, je parle de personnes qui sont aujourd'hui dans la fonction publique qui pourraient être relocalisées dans les régions pour être décisionnelles dans les régions. Ceci n'est pas en lien avec la stratégie que vous menez de front aujourd'hui. C'est ce que je comprends. Mais, si je n'ai pas compris...

M. Fitzgibbon : Bien, vous... un peu. Mais, écoutez, on va embaucher les gens qu'il faut pour servir notre clientèle. Quand les postes vont être affichés, les gens dans les régions appliquent, puis c'est sûr qu'on va les prendre. Mais mon objectif n'est pas de combler le 5 000 parce que, savez-vous quoi? Le 5 000, il va se combler. Avant la prochaine campagne électorale, là, vous n'en parlerez plus de ça parce qu'ils vont être déjà en place ces 5 000 emplois.

Mme Anglade : Mais les 5 000 emplois... présentement, c'est 476 sur... donc ce que vous nous dites, c'est que les 5 000, dans un an, il y en aura dans toutes les régions du Québec.

M. Fitzgibbon : Je suis pas mal sûr, oui, éventuellement. C'est une promesse électorale, donc on a tendance à vouloir tenir nos promesses.

Mme Anglade : Donc, O.K.  Alors, vous dites : Il y en a eu 476. Je ne sais pas quels sont les chiffres qui sont associés au ministère de l'Économie. Mais vous êtes capable de dire que, l'année prochaine, vous allez avoir la balance de 4 500 personnes qui vont être déployées dans les régions du Québec au niveau de la fonction publique.

M. Fitzgibbon : La présidente du Conseil du trésor s'est engagée à... et je n'ai pas de raison de croire qu'elle ne respectera pas sa promesse.

Mme Anglade : Et dans ces chiffres-là, vous n'avez pas d'objectif d'un point de vue économique, vous concentrez avec les entreprises. Cette présence de gens dans les régions, ce n'est pas important pour vous pour atteindre vos objectifs.

M. Fitzgibbon : Répétez la question parce que ce n'est pas ce que j'ai dit du tout, là. Répétez votre dernière phrase, la présence région.  La présence en région va aider... de charger mes objectifs, mais je n'ai pas de chiffre en tête. On ne m'a pas dit : Écoute, tu dois engager 482 personnes d'ici un an...

Mme Anglade : ...de gens dans les régions, ce n'est pas important pour vous pour atteindre vos objectifs.

M. Fitzgibbon : Répétez la question, parce que ce n'est pas ce que j'ai dit du tout, là. Répétez votre dernière phrase. La présence en région va aider... de charger mes objectifs, mais je n'ai pas de chiffre en tête, on ne m'a pas dit : Tu dois engager 482 personnes d'ici un an, là. Ce n'est pas de même qu'on travaille. Moi, je travaille... je vais mettre des ressources pour les besoins. Et la question fondamentale, le 5 000 emplois auxquels vous référez, c'est une fraction de ce qui existe dans la fonction publique. Je n'ai pas le chiffre dans la tête, le nombre d'employés. Alors, je pense que c'est une promesse électorale qui a été faite et je pense qu'il y a des ministères où ça peut se faire à coup de centaines, à coup de 500 personnes. Alors, moi, je pense que ça va se faire, parce que la promesse a été faite.

Vous me posez la question, est-ce que moi... est-ce que le ministère de l'Économie ne se préoccupe pas de ça? Ce n'est pas que je ne me préoccupe pas de ça, c'est que moi, je pense qu'on doit puis on va embaucher des gens, puis s'ils proviennent d'une relocalisation, tant mieux.

Mme Anglade : Mais s'ils ne proviennent pas d'une relocalisation, tant pis.

M. Fitzgibbon : Si j'engage quelqu'un, j'ai besoin de quelqu'un pour faire un travail, je n'irai pas prendre n'importe qui, je vais prendre la personne qui est qualifiée pour le faire. Puis il y a beaucoup de gens en région, «by the way», qui sont intéressés par ces postes-là. Les postes sont ouverts, je veux dire, ce n'est pas moi qui décide qui on engage, là, les postes sont ouverts, puis si quelqu'un de la fonction publique veut prendre le poste... des gens de Québec ou de Montréal, qui diraient : On veut aller en région, c'est sûr qu'on va les considérer.

Mme Anglade : Très bien. Merci, M. le ministre. Je vais céder la parole à ma collègue.

La Présidente (Mme IsaBelle) : D'accord. Alors, la parole est à la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Merci, Mme la Présidente. Alors, M. le ministre, je veux revenir sur le dossier, la triste histoire ou, en fait, la controverse de votre... l'ancienne ministre, finalement. Évidemment, j'ai... Comme disait le premier ministre, c'est une triste histoire pour la députée, mais moi, je conviens que c'est une triste histoire, mais j'ai une pensée sincère pour les victimes, puis je suis certaine que vous partagez aussi cette pensée sincère là qui est dirigée directement vers les victimes.

J'ai pris connaissance évidemment dudit dossier puis je comprends que l'entente qui est intervenue récemment, très récemment, est avec un ex-employé du bureau de circonscription de Côte-du-Sud. Je comprends aussi que c'est suite à deux plaintes pour harcèlement psychologique et congédiement. Le premier ministre a confirmé que l'indemnisation qui était versée a l'ex-employé puis qui était prévue à l'entente ont été payées à même les fonds publics. Donc, je me demandais, étant donné que c'est payé à même les fonds publics, je ne vous demande pas les détails de l'entente, mais je vous demande combien a coûté cette entente hors cour.

M. Fitzgibbon : Bien, écoutez, malheureusement, je ne peux pas donner de détails, parce que c'est confidentiel. Par contre, je peux vous dire que c'est une fraction du salaire de l'employé, donc, une fraction, et c'est clairement en bas de six chiffres.

Mme Nichols : Il y a quand même... on pourrait quand même donner un montant total.

M. Fitzgibbon : Je ne peux pas le faire, non.

Mme Nichols : Parce que de la façon que ça fonctionne...

M. Fitzgibbon : Bien, en tout cas, vous ferez la demande officielle. On m'a expliqué que c'était confidentiel. Je ne sais pas… si ce n'est pas réglé ou non, là, je ne veux pas être de mauvaise foi, là, mais je dois respecter les règles qui nous gouvernent, là, mais il y a quand même un contexte financier. Je ne dirais pas que ce n'est pas matériel, là, tout est matériel, là, mais, bon, c'est une fraction du salaire, ça, c'est important. Vous avez une idée, probablement, combien un employé de comté peut gagner, donc...

M. Fitzgibbon : …que c'était confidentiel. Je ne sais pas… si ce n'est pas réglé ou non, là, je ne veux pas être de mauvaise foi, là, mais je veux toujours respecter les règles qui nous gouvernent, là, mais il y a quand même un contexte financier… que ce n'est pas matériel, là, tout est matériel, là, mais, bon, c'est une fraction du salaire, ça, c'est important… peut gagner, donc, ce n'est pas…

Mme Nichols : Oui, mais il y a toujours un prorata aussi qui est fait depuis le nombre de temps qu'elle est en poste, puis il y a plusieurs autres indemnités. Donc, moi, je cherche à savoir le montant total de l'entente.

M. Fitzgibbon : Mais faites une demande formelle.

Mme Nichols : Je comprends.

M. Fitzgibbon : Je ne pense pas que je peux vous le donner, mais, si on peut vous le donner, moi, j'ai… il n'y a rien qu'on veut cacher, là, mais…

Mme Nichols : L'argent pour régler cette entente hors cour, là, elle a été puisée où?

M. Fitzgibbon : C'est chez nous, au ministère de l'Économie.

Mme Nichols : Puis c'est dans quelle enveloppe du ministère, là, que le montant a été puisé?

M. Fitzgibbon : J'ai 2,5 milliards… je pense… le mettre où on veut.

Mme Nichols : Mais vous êtes bien entouré, je suis sûre qu'on peut trouver la réponse très rapidement.

M. Fitzgibbon : Qui a la réponse?

Des voix :

M. Fitzgibbon : Budget du cabinet. C'est moi, ça? Budget du cabinet.

Mme Nichols : Non, vous n'êtes pas le cabinet, mais vous êtes le ministre.

M. Fitzgibbon : O.K. …mon budget.

Mme Nichols : Évidemment, on comprend que ces malheureux événements…

M. Fitzgibbon :

Mme Nichols : Pardon?

M. Fitzgibbon : C'est le budget de l'ex-ministre déléguée. Elle avait un budget…

Mme Nichols : O.K. Donc, c'est dans son budget, au cabinet de l'ex-ministre.

M. Fitzgibbon : Exact.

Mme Nichols : Très bien. On comprend qu'évidemment ces malheureux événements là, là, durent depuis quand même 2019, qu'il y a aussi des allégations de harcèlement psychologique, puis qu'après de nombreux départs et de congédiements à son cabinet la ministre, qui est maintenant députée de Côte-du-Sud, qui a toujours été députée de Côte-du-Sud, elle a démissionné de son poste de ministre déléguée. Advenant qu'il y ait des nouvelles ententes à signer hors cour, qui va payer? Puisque ça venait de son cabinet.

M. Fitzgibbon : Je n'ai pas réfléchi à la question. C'est sûr que… probablement le cabinet aussi. Je pense que c'est un service, entre guillemets… c'est une situation qui est très désagréable, qui est très… qui n'est pas intéressante, là, je pense qu'on l'avoue tous. À ma connaissance, il n'y a pas d'autre cas, présentement. On va voir ce qui va arriver, mais je présume que ça va être le cabinet qui va payer.

Mme Nichols : Étant donné que votre gouvernement… vous connaissez quand même, là, la problématique depuis mars 2019, il y a un service de coach qui a été embauché pour appuyer la députée de Côte-du-Sud dans ses démarches. Cette dépense, elle a été payée à même le ministère de l'Économie, si je ne me trompe pas, ou, en fait, si l'information… si vous pouvez confirmer peut-être l'information.

M. Fitzgibbon : …confirmer que c'était en bas de 2 000 $.

Mme Nichols : En bas de 2 000 $. Puis qui est le coach retenu ou qui est la firme qui a été retenue?

M. Fitzgibbon : Je ne m'en rappelle pas. Vous ferez une demande…

En fait, je n'ai pas oublié, je ne sais pas c'est qui.

Mme Nichols : Est-ce que c'est possible de déposer le contrat?

M. Fitzgibbon : Je ne sais pas si le contrat peut être déposé… je pense que c'est 1 200 $, ça fait qu'il ne faut pas s'exciter non plus. Je vais donner le nom et le montant. Si… le contrat, si on peut pour le contrat, oui, mais je ne sais pas si c'est possible.

La Présidente (Mme IsaBelle) : O.K. Vous vous engagez au moins à déposer le nom de la firme et le montant, si c'est possible.

M. Fitzgibbon : Oui, oui.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Parfait. Merci.

Mme Nichols : Est-ce que vous trouvez ça normal que les contribuables aient à payer pour tout ça, tant pour la coach pour la ministre que pour l'entente hors cour…

M. Fitzgibbon : ...le montant, là, si le contrat... Si on peut... le contrat, oui, mais je ne sais pas si c'est possible.

La Présidente (Mme IsaBelle) : O.K. Vous vous engagez au moins à déposer le nom de la firme et le montant si c'est possible. Parfait. Merci.

Mme Nichols : Est-ce que vous trouvez ça normal que les contribuables aient à payer pour tout ça, tant pour la coach, pour la ministre que pour l'entente hors cour?

• (14 h 40) •

M. Fitzgibbon : Écoutez, tout est une question de matérialité. C'est une question aussi... tu sais, je pense que l'intention du bureau du premier ministre était une bonne intention. La personne avait... on avait eu vent qu'il y avait des enjeux de comportement. Je pense, c'est un respect de l'employé de dire : On va t'aider à pouvoir corriger. Je pense que c'était noble comme intention.

Bon, le montant du coach, c'est, à mon avis, immatériel. Deuxièmement, il faut comprendre que le chef de cabinet qui avait été nommé à l'époque était aussi un coach, là, on a choisi une personne qui était expérimentée, qui avait de l'expérience de cabinet, donc qui était capable de pouvoir aussi, on espérait, aider la collègue.

Bon, pour le paiement qui a été fait de réparateur, écoutez, je ne connais pas l'histoire du gouvernement du Québec, mais je ne serais pas surpris de voir que ce n'est pas la première que ça arrive. La question, c'est soit le gouvernement qui paie ou on charge à la personne responsable. J'ai comme l'impression que c'est une pratique qui est peut-être courante, mais je dois avouer que je n'ai pas fait de recherche sur ça.

Mme Nichols : Je comprends, là, je comprends le coach, là, mais je veux juste rappeler que l'ancienne a une attestation... elle a un diplôme en coaching qui date de 2013, là, ça fait que c'est quand même assez surprenant.

Tout simplement, pour le reste du dossier, pour le suivi, là, on comprend que l'ancienne ministre, elle demeure au caucus de la CAQ, elle demeure aussi députée de Côte-du-Sud, puis qu'un suivi va évidemment, là, être effectué auprès du personnel du bureau de la circonscription, parce que ça émane aussi au bureau de circonscription, pas juste au cabinet. Qui va faire le suivi? Puis comment vous allez vous assurer du suivi?

M. Fitzgibbon : Bien, écoutez, je pense que c'est un sujet qui est très important pour le gouvernement. Le dossier a été piloté par un membre du cabinet du premier ministre qui s'occupe de la députation, entre autres. Et cette personne-là va faire un suivi. Je veux dire, j'étais avec elle ce matin. On est très sensible aux implications que ça peut avoir dans le comté. On espère que tout va aller bien, on espère que rien ne va changer. Mais c'est notre devoir de suivre ça de notre côté. C'est le bureau du premier ministre directement qui va s'en occuper.

Mme Nichols : Donc, il n'y aura pas de firme ou de coach qui vont être engagés pour faire le suivi auprès du bureau de comté.

M. Fitzgibbon : Bien, de coach, non, là, suivi, coach, ça ne marche pas. Mais je ne pense pas. Je n'ai pas la réponse, mais je ne pense pas. Je pense ça va se faire directement au bureau du premier ministre parce qu'il y a eu un coach déjà.

Mme Nichols : Très bien, merci.

M. Fitzgibbon : Ah! j'ai la réponse. Le contact, c'est Leitmotiv coaching.

Mme Nichols : Parfait. Je comprends que ça va être déposé, là, pour vérifier l'épellation évidemment. Merci beaucoup, M. le ministre.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Parfait, merci. Nous poursuivons avec la cheffe de l'opposition officielle.

Mme Anglade : Merci, Mme la Présidente...

Mme Nichols : ...très bien. Merci.

M. Fitzgibbon : Oh! j'ai la réponse, je peux la donner. Le contact, c'est Leitmotiv coaching<VT.

Mme Nichols : Parfait. Je comprends que ça va être déposé, là, pour vérifier l'épellation évidemment. Merci beaucoup, M. le ministre.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Parfait, merci. Nous poursuivons avec la cheffe de l'opposition officielle.

Mme Anglade : Merci. Merci, Mme la Présidente. Dans toutes les tournées que nous faisons, différentes régions du Québec, évidemment, la question des services de garde devient extrêmement critique et empêche les gens de retourner sur le marché du travail lorsqu'ils le souhaitent. Moi, j'aimerais avoir l'opinion du ministre. En termes de développement économique, comment il voit cet enjeu-là? Et quels gestes est-ce qu'il a posés par rapport à cet enjeu-là en termes de... pour changer la dynamique que nous avons? Quel est son degré d'implication là-dedans?

M. Fitzgibbon : Bien, clairement, quand on parle qu'il faut encourager les gens à aller en région, ça va de soi que d'avoir un logement puis d'avoir service de garde pour les enfants, ça devient très important. Le collègue le ministre du Travail... ministre de la Famille, je lui ai parlé à plusieurs reprises, parce que moi aussi je fais beaucoup de voyages en région et beaucoup d'entreprises, les plus grosses évidemment, sont prêtes à coopérer avec le gouvernement pour subventionner en partie, parce qu'eux aussi, c'est un enjeu de rétention, c'est un enjeu de recrutement. Donc, on a sensibilisé le ministre à la Famille. Il est très ouvert à ça aussi.

Comme vous savez, il y a deux façons d'adresser la population, c'est avec des services subventionnés ou avec des services privés, et je pense que dans un contexte de complexité au niveau des services publics, il y a pas mal... bon augure de se servir des entreprises. Alors, je vois mon rôle comme étant une courroie de transmission pour pouvoir offrir au ministère de la Famille des entreprises qui veulent coopérer. Alors, le dialogue a commencé à avoir lieu. Je pense qu'une partie de la solution devrait venir aussi des entreprises.

Mme Anglade : Est-ce qu'il y a des... Lorsque vous regardez ça dans différentes régions, pour lesquelles des régions êtes-vous le plus inquiet par rapport à cette situation-là dans les pénuries du service de garde? Vous regardez la situation globalement au Québec, dans les 17 régions, lesquelles vous préoccupent particulièrement?

M. Fitzgibbon : Bien, écoutez, je n'ai pas la priorisation des régions. C'est sûr qu'il y a la Gaspésie. En fait, la réponse va venir des projets, parce que moi, une des catalyses, c'est les projets industriels sur lesquels on travaille. Dieu sait que la liste est longue. Alors, c'est sûr que quand on a des enjeux, en Gaspésie, on va avoir besoin de 300 personnes, bien, force est d'admettre qu'il va avoir un enjeu de garderie aussi. Alors, pour les... si je regarde les projets industriels, les projets économiques, Côte-Nord définitivement, Gaspésie, un peu aussi en Abitibi.

Mme Anglade : Donc, ce que vous dites, c'est que vous regardez les projets... Oui, il y a une députée qui est contente. Les projets que vous regardez présentement en termes de grand déploiement, de grands projets que vous considérez sur la table, c'est ce qui vous fait dire que dans ces régions-là, il va falloir avoir un besoin... une attention particulière sur les enjeux de services de garde. Est-ce que c'est comme ça?

M. Fitzgibbon : Non, ce n'est pas ça que je dis. J'ai dit que dans ces projets-là, qui vont requérir l'embauche de beaucoup d'employés, bien, je me préoccupe de l'infrastructure.

Mme Anglade : Bien sûr.

M. Fitzgibbon : Alors, bon, l'infrastructure va inclure le logement, va inclure aussi les garderies.

Mme Anglade : Bien sûr. Donc...

Mme Anglade : ...considérez sur la table, c'est ce qui vous fait dire que, dans ces régions-là, il va falloir avoir un besoin... une attention particulière sur les enjeux de services de garde. Est-ce que c'est comme ça?

M. Fitzgibbon : Non, ce n'est pas ça que je dis. J'ai dit que, dans ces projets-là, qui vont requérir l'embauche de beaucoup d'employés, bien, je me préoccupe de l'infrastructure.

Mme Anglade : Bien sûr.

M. Fitzgibbon : Alors, bon, l'infrastructure va inclure le logement, va inclure aussi les garderies.

Mme Anglade : Bien sûr. Donc... Bien, c'est ce que je viens de dire.

M. Fitzgibbon : O.K., parfait. J'ai dit comme vous.

Mme Anglade : Ce que je veux dire, c'est que, lorsque... vous ne faites pas nécessairement une priorisation et vous dites : Voici les projets que je vais déployer. Étant donné que ces projets-là vont être dans ces régions-là, on va avoir besoin de personnes, on veut s'assurer que les infrastructures soient présentes. C'est comme ça que vous...

M. Fitzgibbon : Exact, exact. Puis la priorisation des besoins présents, bien, c'est le ministre de la Famille qui a ça sur son dossier. Nous, c'est ce qui va rentrer par-dessus qui va exacerber peut-être, dans certains cas, des situations difficiles.

Mme Anglade : Puis dans la priorisation actuelle, sur les besoins actuels, vous vous êtes moins concentré là-dessus parce que vous vous dites : Bien, les projets que je vais faire, c'est là que le problème va être accentué, donc je vais me préoccuper de ça. Le reste, je m'attends à ce que le ministre de la Famille regarde, dans les 17 régions, où est-ce qu'il y a des enjeux, hein?

M. Fitzgibbon : Oui, c'est sa responsabilité.

Mme Anglade : O.K. Et puis est-ce qu'il y a une préoccupation particulière, pour une région en particulier, sur ces enjeux-là, outre que ce que vous avez nommé?

M. Fitzgibbon : Je ne l'ai pas dans la tête, là. La réponse est oui. Je ne peux pas vous donner la liste, là, des régions... privilégiées, mais ça existe, là, définitivement. Les besoins sont quantifiés par région, puis il regarde, avec ses collègues, comment est-ce qu'il va les combler.

Mme Anglade : O.K., parfait.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Il reste deux minutes.

Mme Anglade : Rapidement, le temps file, peut-être parler de forêts. J'aimerais vous entendre sur la forêt. Vous dites que c'est un secteur d'activité qui est extrêmement important. Je sais que les gens sont très en attente du ministre de la Forêt par rapport aux travaux sylvicoles, et le plan de match par rapport à tout ça. Ça a des conséquences importantes sur le point de vue économique, l'attente qu'il y a présentement dans ce domaine-là. Comment est-ce que vous voyez les choses? Parce que, jusqu'à présent, on a une industrie qui attend que quelque chose se passe. Alors, comment est-ce que vous voyez ça?

M. Fitzgibbon : Oui. Par contre, je vais vous confirmer qu'il y a eu beaucoup de sommes d'investies depuis deux ans dans l'industrie, là... Écoutez, au Québec, il y a 17... en fait, il y a quatre usines qui étaient fermées, Brompton, Thurso, Baie-Comeau, Amos, il y a 13 usines qui sont dans des secteurs où les ventes ont chuté depuis trois ans. Donc, on a quand même une situation particulière, qui date de nombreuses années. Ce n'est pas arrivé durant la pandémie. C'est des enjeux structurels, un. Deuxièmement, je pense que ça va être peut-être difficile de sauver les 17... quatre plus trois... quatre plus 13... les 17 entreprises.

Donc, ce que je fais présentement, avec l'équipe du MEI... il y a des gens de l'extérieur qui nous aident aussi avec ça... c'est de regarder l'allocation des ressources forestières au Québec non plus sur une base traditionnelle. J'ai oeuvré, jadis, quand j'étais jeune, dans l'industrie, puis à l'époque, c'était... tu avais un village, tu avais une caisse populaire, tu avais l'église, tu avais une scierie, tu avais un CAF. Puis tu passais là, puis à chaque quatre villages, tu mettais une usine de pâtes et papiers. C'est révolu, hein? Je pense qu'on voit le domaine de l'industrie du papier journal. Alors, il faut penser «valeur ajoutée», il faut penser «tissu», il faut penser «emballage». L'emballage, évidemment, c'est un secteur qui est en forte croissance, pour des raisons assez évidentes.

Alors, il faut…

M. Fitzgibbon : …tu avais une scierie, tu avais un CAF. Puis tu passais là, puis à chaque quatre villages, tu mettais une usine de pâte à papier. C'est révolu, hein, je pense qu'on voit le domaine de l'industrie du papier journal. Alors, il faut penser «valeur ajoutée», il faut penser «tissu», il faut penser «emballage». L'emballage, évidemment, c'est un secteur qui est en forte croissance pour des raisons assez évidentes.

Alors, il faut… nos devoirs. Quelles sont les usines qui ont une chance de pouvoir bien réussir? Vous aviez, sous votre gouvernement, commencé avec la première usine de Kruger à Brompton. Nous, on a fait la deuxième, parce que l'usine était fermée, on l'a réouvert. Pourquoi? Parce que… Puis on a été agressif, on a mis 160 millions sur 240 parce que c'est une usine de tissus, c'est une usine qui va pouvoir faire le…

La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci, M. le ministre. Merci. C'est tout le temps que nous avons.

Alors, nous poursuivons avec le dernier bloc de cet échange avec le député de Bonaventure.

M. Roy : Merci, Mme la Présidente. Bonjour, M. le ministre. Vous venez d'hériter d'un beau dossier, développement économique régional, surtout dans un contexte où, à mon avis, on est dans un tournant historique en ce qui a trait à la planification de l'occupation de territoire au Québec. La pandémie démontre que, bon, beaucoup de gens veulent quitter les villes, veulent vivre en région, hein? On est-tu devant un phénomène de désurbanisation puis de déconcentration ponctuelle ou structurelle? L'avenir nous le dira.

Ceci étant dit, première remarque, développement économique régional. Moi, j'aimerais mieux entendre parler de développement régional, qui est en amont. Et par la suite, bien, on y intègre des dimensions économiques, démographiques, culturelles, environnementales, éducationnelles, sociales, donc, vous avez une fonction de pivot, pas juste économique. Parce que les collègues, ils en ont parlé, tout à l'heure, là, tu sais dans les régions, là, c'est… on n'a pas de garderie, on n'a pas de résidence. Encore aujourd'hui, j'étais sur un cas d'un couple qui viennent travailler à Chandler, ils vont s'acheter une roulotte de camping pour passer l'été. Ça fait que, mettons que, ce n'est pas attractif.

Donc, les facteurs d'attractivité des régions et de répulsivité, c'est sur ça qu'il faut travailler. On a une pénurie de main-d'oeuvre, chez nous, dans tous les secteurs, à peu près. Ça fait que c'est pour ça que, quand on parle de 5 000 emplois en région, je trouve ça super intéressant, mais on va les faire coucher où, comment on les accueille?

Donc, je pense que votre mandat, d'entrée de jeu, c'est de travailler sur les facteurs d'attractivité et de rétention des populations dans les… Parce qu'il n'y a pas un Québec, il y a des Québec, puis on n'a pas le même profil partout.

Ça fait que, est-ce que vous... vous l'avez dit, vous reconnaissez le pivot que vous devenez face à vos collègues?

• (14 h 50) •

M. Fitzgibbon : La réponse est oui. Puis d'ailleurs je ne prenais pas tout à ma charge, parce que ma collègue l'autre ministre déléguée à l'Économie va prendre une bonne partie du travail dans les régions. Moi, je vais me garder la stratégie, je vais me garder le parapluie régional, qui est important. Puis vous avez raison. D'ailleurs, ma collègue au ministère des Affaires municipales est très impliquée aussi. Et ce n'est pas seulement... On dit développement économique régional parce que je suis le ministère de l'Économie, mais je suis d'accord avec vous que l'infrastructure sous-jacente est aussi importante que les projets qui vont y faire face...

M. Roy : À titre d'exemple, au niveau de l'éducation, moi, j'ai demandé à la ministre de l'Éducation supérieure des programmes exclusifs aux cégeps des régions pour être les seuls à offrir des programmes adaptés à la réalité socioéconomique locale en fonction de certains enjeux...

M. Fitzgibbon : ...je suis d'accord avec vous que l'infrastructure sous-jacente est aussi importante que les projets qui vont y faire face, je suis d'accord.

M. Roy : À titre d'exemple, au niveau de l'éducation, moi, j'ai demandé à la ministre de l'Éducation supérieure des programmes exclusifs aux cégeps des régions pour être les seuls à offrir des programmes adaptés à la réalité socioéconomique locale en fonction de certains enjeux. Mais tant qu'on n'a pas ça, la ville va être attractive, et va perdre nos jeunes. Donc, ça, c'est un élément sur lequel, c'est sûr que je vais vous reparler.

Bon, je n'ai pas le choix d'en parler, là, parce que j'ai eu des échos sur les transformations qui ont eu lieu par rapport aux bureaux du MEI en Gaspésie puis dans Chaudière-Appalaches, qui ont été concentrés… l'offre de service a été concentrée à Rimouski, O.K., avec les bureaux d'Investissement Québec. Bon, on a perdu du monde, on a perdu de l'expertise.

Mais ce que j'entends, puis je veux vous en faire part, moi, je suis le messager, là, c'est que les projets sont très difficiles à faire valoir et que l'éloignement amène une diminution de la connaissance des enjeux et du territoire des intervenants.

Donc, l'élément de proximité qui existait avec les bureaux de Chandler, New Carlisle, c'est... dans Chaudière-Appalaches, je ne sais pas trop où, là, faisait en sorte qu'on avait une meilleure agilité à soutenir les projets. Et actuellement ce que j'entends, c'est qu'on aurait des projets qui sont... bon, qui sont peu ou pas... que ça n'avance pas, puis les gens ont de la misère à faire valoir leurs dossiers. Puis, dans le coin de Rimouski, il paraîtrait que ça irait un petit peu mieux.

Ça fait qu'est-ce que vous avez un bilan des actions des différents bureaux, à tout le moins, d'Investissement Québec à Rimouski par rapport... au niveau géographique, par rapport à ce qui a été fait dans la région?

M. Fitzgibbon : Je n'ai pas de bilan. Je regarde la carte présentement parce qu'évidemment c'est un... très dynamique, là, puis ça a été exécuté récemment, là. Là, on est rendu, je regarde... votre région, on a Rimouski, qui est en fait... Rimouski, c'est un bureau du MEI qui est demeuré. Parce que le MEI, les gens du MEI qui s'occupent des entreprises sont transférés chez IQ. Puis le MEI a gardé certains bureaux, six bureaux, qui sont des bureaux satellites du bureau de Québec pour le côté stratégique. Pour le côté IQ, on a trois bureaux. On a Gaspé, Chandler puis New Carlisle.

La question que vous posez... Baie-Comeau à Sept-Îles... Rouyn-Noranda puis à Val-d'Or. Dans l'idée que d'avoir un bureau régional qui était capable d'avoir des représentants de chacune des parties importantes, MRC de la région, dans certains cas, il fallait avoir... Bien, dans votre cas, vous en avez trois, là, mais New Carlisle, c'est dans votre comté, en tout cas, c'est dans le même coin... Il a fallu faire des exceptions.

Alors, le côté de la péninsule, le côté du sud est bien servi. Le côté du nord, bon, Rimouski, vous dites que ça allait bien. Là, c'est sûr qu'il va falloir porter attention à la représentation des aviseurs des comités d'IQ régional, parce qu'il faut que toutes les particules de la région soient bien représentées. Alors, ça va être dans l'exécution, il va falloir faire attention.

Il y a eu des ratés au début, il y a des gens qui étaient peinés parce qu'ils avaient perdu le bureau régional, mais je pense qu'aujourd'hui on est capables de... Je regarde dans Lanaudière... Terrebonne... le bureau n'est pas à Terrebonne, il est à Joliette. Bon, je l'ai laissé là. Les gens à Terrebonne disent : Pourquoi on n'a pas de bureau? Bien, Joliette est capable de prendre... de Terrebonne, je pense. Mais il faut que ça... Il faut que le réflexe des gens sur les comités soit...

M. Fitzgibbon : ...il y a eu des ratés au début, il y a des gens qui étaient peinés parce qu'ils avaient perdu le bureau régional, mais je pense qu'aujourd'hui on est capables de... Je regarde dans Lanaudière... Terrebonne... le bureau n'est pas à Terrebonne, il est à Joliette. Bon, je l'ai laissé là. Les gens à Terrebonne disent : Pourquoi on n'a pas de bureau? Bien, Joliette est capable de prendre... de Terrebonne, je pense. Mais il faut que ça... Il faut que le réflexe des gens sur les comités soit régional. Sinon, ça ne marchera pas, là. Je pense...

M. Roy : Est-ce que vous avez des indicateurs de performance?

M. Fitzgibbon : Pas à date, parce que c'est récent, là, hein?

M. Roy : C'est récent.

M. Fitzgibbon : C'est très récent.

M. Roy : Non, mais c'est ça. Mais, moi, je suis le messager, je vous dis que ce que j'entends sur... en tout cas, en Gaspésie, ça ne va pas vite, c'est long, c'est compliqué, ce n'est pas stimulant.

M. Fitzgibbon : La Gaspésie en général ou juste...

M. Roy : Ça fait que, donc, je vous fais le message. Donc, il y aurait peut-être un petit... Il me reste combien de temps?

Une voix : Trois minutes.

M. Roy : O.K. Tabarnouche...

M. Fitzgibbon : ...on va faire le suivi sur ça.

M. Roy : Zones d'innovation. Est-ce qu'on peut vous faire des suggestions?

M. Fitzgibbon : Bien sûr. On en a 26 en analyse présentement, en fait... 27e...

M. Roy : Bien, des zones d'innovation en composantes des structures pour le secteur de la construction domiciliaire. Vous savez comme moi que le prix du bois est rendu à 2 000 $ le 1 000 pieds aujourd'hui. C'est prohibitif. L'accès à la propriété recule pour les Québécois.

Bon, moi, je vous ai suggéré à plusieurs occasions d'appliquer le... d'aller voir le chapitre 20, article j du GATT sur la rétention des exportations. Ça va faire son chemin un jour, là, parce qu'on a besoin de bois au Québec.

Et un des éléments qui pourrait venir ajouter de la richesse au Québec, créer des emplois de qualité, serait d'ouvrir des zones d'innovation en composantes pour le domaine domicilier. Ça pourrait être en périphérie, des scieries qui sont performantes, et on aurait des acteurs au niveau régional, entre autres, en Gaspésie, sur la Côte-Nord, partout au Québec, qui seraient peut-être intéressés d'embarquer dans un dossier comme celui-là.

M. Fitzgibbon : Écoutez, toutes les idées sont bonnes. La zone d'innovation, un des critères de sélection, on est là-dedans, là, avec Mario puis toute la gang, là, un des critères c'est : Le privé doit être présent. Quand le gouvernement devient le seul pourvoyeur de quelque chose, ça ne marche pas. Le gouvernement, on est le catalyste, la première charge dans la batterie, là.

Alors, écoutez, si l'industrie veut se prendre en charge... À ma connaissance, j'essaie de penser, dans le bois, il y en a une, là, mais je n'ai pas les 27 alignées dans ma tête. Mais industrie du bois, foresterie, on en parlait tantôt, je pense, mérite d'avoir une zone d'innovation, mais, pour ça, il faut que les joueurs veuillent y participer.

M. Roy : Donc, compter sur moi pour les stimuler à amener de l'innovation.

M. Fitzgibbon : ...les conditions précédentes, le privé, il faut qu'il y ait de la recherche appliquée. Moi... beaucoup à la recherche, la recherche appliquée. Puis ça prend de la... dans un CCTT... Moi, je suis un gros fan des CCTT, dans les régions entre autres. Dans le bois, il y en a une, là, à Amqui, là... Amqui, hein? que je suis allé visiter, d'ailleurs.

Alors, écoutez, on... je suis ouvert à vos recommandations, mais amenez le privé.

M. Roy : Oui, oui, mais moi, j'ai... Il y a des acteurs chez nous puis partout au Québec qui sont prêts à aller de l'avant.

Juste une dernière petite chose, tout à l'heure — il me reste une minute — vous avez dit que le nombre de faillites avait diminué. Je vous...  J'écoutais, là, ça m'arrive. Mais, écoutez, les fermetures, là...

M. Fitzgibbon : ...écoutez, je suis ouvert à vos recommandations, mais amenez le privé.

M. Roy : Oui, oui, mais il y a des acteurs chez nous puis partout au Québec qui sont prêts à aller de l'avant.

Juste une dernière petite chose, tout à l'heure — il me reste une minute — vous avez dit que le nombre de faillites avait diminué. J'écoutais, là, ça m'arrive, mais, écoutez, les fermetures, là, ont augmenté à la pelle. Ça fait que, pour le moment, il n'y a peut-être pas... il y a moins de faillites, mais vous êtes conscient, comme moi, qu'il faut anticiper quand même un nombre considérable de faillites dans les prochains mois et prochaines années, quand l'aide de l'État ne sera plus là pour supporter la pandémie.

M. Fitzgibbon : Je suis très sensible aux dernières victimes de la pandémie au niveau entrepreneurial, on parle des restaurants, on parle des hôtels, on parle du tourisme, culture, c'est clair. Malheureusement, je ne veux pas vous contredire, mais, tu sais, le nombre de faillites, fermetures, a diminué. Mais ça étant dit, il y en a trop pareil, là. Alors, je ne suis pas en désaccord, ce n'est pas parce qu'on est mieux qu'on était qu'on est bons, là, puis c'est sûr qu'on aimerait pouvoir toutes les sauver.

Heureusement, une statistique, pour finir, là, moi, je m'attendais à ce qu'au retour de l'économie, parce qu'on est dedans, là... qu'on aurait une demande accrue d'entreprises pour du financement PAUPME, AERAM, PACTE, puis c'est quasiment arrêté. Sauf l'AERAM, sauf pour les restaurateurs, eux autres, ils n'ont pas le choix, là, ils sont au pied du mur, là, mais en général, là, les gens ne s'en tirent pas si pire. Mais il faut les suivre.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci. Merci pour les échanges. Alors, écoutez, le temps alloué à l'étude du volet Développement économique régional est presque terminé. Nous allons procéder à la mise aux voix. Je veux juste souligner que le député de Saint-Jérôme vote pour tous les membres de la commission du gouvernement et je crois que ça va être la cheffe de l'opposition qui va également voter pour tous les membres du parti de l'opposition officielle. C'est parce que tantôt on posait des questions quant au vote relié aux programmes. Alors, nous allons procéder à la mise aux voix du programme 2, intitulé Développement de l'économie.

Le Secrétaire : Pour, contre, abstention. Pour les membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Chassin (Saint-Jérôme)?

M. Chassin : Pour.

Le Secrétaire : Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne)?

Mme Anglade : Contre.

Le Secrétaire : Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?

Mme Lessard-Therrien : Contre.

Le Secrétaire : M. Roy (Bonaventure)?

M. Roy : Contre.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Alors, le programme 2 est adopté.

Nous allons aussi procéder à la mise aux voix de l'ensemble des crédits budgétaires du portefeuille Économie et innovation pour l'exercice financier 2021‑2022.

Le Secrétaire : Pour, contre, abstention. Pour les membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Chassin (Saint-Jérôme)?

M. Chassin : Pour.

Le Secrétaire : Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne)?

Mme Anglade : Contre.

Le Secrétaire : Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?

Mme Lessard-Therrien : Contre.

Le Secrétaire : M. Roy (Bonaventure)?

M. Roy : Contre.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Alors, l'ensemble des crédits budgétaires du portefeuille Économie et innovation est adopté.

En terminant, nous déposons les documents contenant les réponses aux demandes de renseignements de l'opposition. Et merci pour tous les échanges, ça a été deux jours pertinents, très intéressants.

Alors, compte tenu de l'heure, la commission ayant accompli son mandat ajourne ses travaux sine die. Merci, M. le ministre, merci, tout le monde. Merci. Bonne fin de journée.

(Fin de la séance à 15 heures)


 
 

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