Point de presse de M. Marc Tanguay, chef de l’opposition officielle, et M. Monsef Derraji, leader parlementaire de l’opposition officielle
Version préliminaire
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Le mardi 3 février 2026, 11 h 20
Salle Bernard-Lalonde (1.131),
hôtel du Parlement
11 h 28 (version non révisée)
(Onze heures vingt-quatre minutes)
M. Tanguay
: Alors, bon
matin à chacun et à chacune. Rentrée parlementaire aujourd'hui. Nous avons
beaucoup, beaucoup de questions à ce gouvernement-là en fin de régime. Oui, M.
Legault a annoncé qu'il quittait et, entre vous et moi, peu importe qui va le
remplacer que ce soit Mme Fréchette ou M. Drainville, ce sera toujours le même
bilan désastreux et des échecs de la CAQ qui nous a entêtés... endettés, la
décote, et qui n'offre... qui n'offre pas les services publics. Alors, beaucoup
de questions à ce gouvernement-là en fin de régime, pour les quelques mois qui
leur restent. Les Québécoises et Québécois paient suffisamment cher de taxes
qu'ils ont droit aux services. Alors, on va continuer à les interpeler, malgré
la déconfiture visible et palpable de ce mauvais gouvernement-là.
Et, parallèlement à ça, également, vous
allez nous entendre donner la réplique à Paul St-Pierre Plamondon et le Parti
québécois, qui ne veut pas gouverner, mais qui veut séparer. Voir si on va être
plus riches au lendemain de la séparation. Lui veut être élu pour enclencher le
processus de la séparation. On n'a pas besoin de ça au Québec. On a besoin d'un
gouvernement responsable, qui va bien gérer les finances publiques, et qui va
donner les services. Je vais maintenant céder la parole à mon collègue Monsef
Derraji, notre leader.
M. Derraji : Merci, chef,
merci, Marc. Très heureux de vous rencontrer. Marc vient de le mentionner,
c'est la dernière session d'un gouvernement de fin de régime, qui a passé huit
ans au pouvoir. Clairement, c'est l'heure au bilan, mais le bilan de la CAQ, on
le sait, les Québécois le savent maintenant, un bilan, au niveau des finances
publiques, désastreux, des services publics qui nous coûtent de plus en plus
cher. Et, figurez-vous, demain, on risque d'avoir un autre projet de loi en
santé, qui vient réparer ce que M. Dubé voulait faire l'automne dernier.
Donc, clairement, notre équipe libérale,
elle est prête à talonner le gouvernement caquiste par rapport à la décote, par
rapport aux finances publiques, par rapport aux missions essentielles de
l'État, mais aussi le Parti québécois, et j'espère que le message va être bien
reçu de la part des péquistes. On veut un débat sur les finances publiques, on
veut un débat sur les services publics. C'est comme ça qu'on va nourrir la
réflexion en vue d'un éventuel référendum lancé par le Parti québécois. Notre
équipe, elle est prête.
Journaliste
: M.
Tanguay, comment vous vous sentez aujourd'hui par rapport au retour de Marwah
Rizqy? Est-ce qu'elle pourrait réintégrer le caucus?
M. Tanguay
: Deux
choses. D'abord, considérant... concernant son retour à l'Assemblée nationale,
c'est son droit, évidemment, le plus fondamental. Elle est députée
indépendante, alors le fait qu'elle vienne siéger pour nous c'est dans la
normalité des choses. Deuxième élément, vous m'avez déjà entendu dire, la
semaine passée, que, quant à son éventuel retour, bien, ce sera décidé par le
caucus, avec le prochain chef.
Journaliste
: Mais
est-ce que vous y êtes favorable?
M. Tanguay
: Ah! moi,
je ne vais pas faire de conversation publique sur une discussion qui aura lieu,
à l'interne, entre le nouveau chef et le caucus.
Journaliste
: Qu'est-ce
que vous avez pensé de ce qui se retrouvait dans les documents qui ont été
déposés en cour par les avocats de Marwah Rizqy, à savoir que son ancienne
directrice de cabinet, selon elle, voulait contourner les règles en matière
d'éthique?
M. Tanguay
: Je les ai
lus, les documents. Maintenant, c'est au juge, au fond, à trancher. Qui dit
vrai dans toute cette histoire-là? Ce sera, le cas échéant, à la fin des
procédures judiciaires. Lorsqu'il y aura un procès, ce sera au juge à tirer les
conclusions, pas... pas à moi, pas à moi.
Journaliste
: M.
Tanguay, est-ce que vous avez déjà été témoin, justement, de... par exemple, de
manigances pour essayer d'utiliser de... d'utiliser du personnel de l'Assemblée
nationale à des fins partisanes? Est-ce que vous avez vu ça dans les derniers
mois? Est-ce que vous avez été témoin de ça?
M. Tanguay
: Non, pas
du tout.
Journaliste
: À votre
avis, est-ce qu'il y a des zones grises actuellement, qui permettent ce genre
d'ambiguïtés là et de situations à dénoncer?
M. Tanguay
: Bien, je
pense que les règles sont très, très claires. Et, de façon générale, sans
commenter sur le dossier qui touche Mme Hinse puis Mme Rizqy, de façon
générale, nous, on le fait sur une base, je vous dirais, hebdomadaire, là. La
commissaire à l'éthique, c'est comme le médecin ou la médecin. Quand on a un
doute, ou quoi que ce soit, bien, on lui parle, puis elle nous donne des... des
précisions. Mais ça, il faut la voir comme étant toujours prête à nous aider puis
à nous éclaire, et ça, ça se fait régulièrement.
Journaliste : Sur la question
d'un chef extra-parlementaire, ce n'est quand même pas si fréquent, là, est-ce
que vous pensez qu'il faut quand même qu'on étudie davantage cette question-là,
à l'Assemblée nationale?
M. Tanguay : Les règles,
lorsqu'elles doivent être précisées, c'est fait en collaboration avec la
commissaire à l'éthique. Et, encore une fois, on ne manque aucune occasion,
nous, de demander des précisions. Et le défi particulier auquel vous faites
référence, bien, implique également de telles communications que nous faisons.
Journaliste : Mais qu'est ce
que le PLQ va faire considérant que votre prochain chef va être extra-parlementaire?
Qu'est-ce que le PLQ va faire pour éviter que ça... potentiellement, ça puisse
se reproduire?
M. Tanguay : Bien, encore une
fois, collaborer avec la commissaire à l'éthique, collaborer aussi avec les
finances de l'Assemblée nationale, tous des gens que l'on connaît par leur
prénom, là, et avec lesquels on discute, là, à longueur de semaine pour savoir
qu'est-ce qui peut être fait puis qu'est-ce qui ne doit pas être fait. Puis en
ce sens-là... en ce sens là, il est évident que le parti comme tel pourra
engager des gens pour épauler notre prochain chef.
Journaliste : Il y a-tu une
leçon à tirer de tout ce qui s'est passé?
M. Tanguay
: Ah, il y a
toujours des leçons à tirer de tout. Je veux dire, on vit dans la réalité et un
chef extra-parlementaire nécessite évidemment une implication du parti au
niveau financier pour l'encadrer, pour l'aider à faire ses tournées, faire du
recrutement et ainsi de suite. Alors ça, pour nous, là, il n'y a rien de
nouveau sous le soleil puis on va continuer à respecter les règles.
Journaliste : Est-ce que le
parti a des fonds pour ça?
M. Tanguay
: Oui.
Journaliste
: Parce que
dans le document passé, il était question du fait que le parti n'avait pas les
fonds pour ça.
M. Tanguay : Le parti a l'argent
pour faire ça.
Journaliste : Et qu'est-ce
qui se passe avec les employés de l'aile parlementaire qui pourraient être
appelés à témoigner? Est-ce que le Parti libéral ou l'Assemblée nationale va
les accompagner? Peut-être potentiellement payer leurs frais d'avocat?
M. Tanguay : On n'est pas...
On n'est pas rendu là, c'est une question...
Journaliste : Est-ce que vous
avez prévu quelque chose? Parce qu'il y a quand même des noms de membres du
personnel qui sont évoqués dans les différents documents judiciaires, là, j'imagine
qu'eux vont être appelés à témoigner.
M. Tanguay : Oui, mais on n'est
pas... Oui, on n'est pas rendus là. Les partis en cause, donc Mme Hinse, Mme Rizqui
font leurs procédures et celles et ceux qui sauront, le cas échéant, parce qu'on
n'est pas rendus là, là, dans les procédures, là, les interrogatoires hors
cours n'ont même pas commencé. Alors moi, encore une fois, ce matin, je ne vais
pas m'immiscer à la place du processus judiciaire qui va prendre un certain
nombre de temps, là, plusieurs mois, puis on verra la suite des choses, avant
une audition. Je ne veux pas m'immiscer, moi, là-dedans.
Journaliste : Ça peut être
une distraction aussi pour votre équipe. Si vous avez... si ces personnes-là
travaille ici, puis qui, selon Mme Rizqui ou Mme Hinse ont été témoin, puis là
ils se retrouvent pris dans ce dédale-là.
M. Tanguay : Non, non. La
distraction, non.
Journaliste : Non?
M. Tanguay
: Non, non.
Journaliste : Est-ce que ça
vient plomber votre session?
M. Tanguay : Ah, pas du tout!
Pensez-vous que les...
Journaliste : Non, non, mais
ce n'est pas ça, là. Là, vous venez ici, vous nous parlez du gouvernement. Ça
fait huit minutes que vous nous parlez de l'affaire Hinse-Rizqui puis que vous
ne parlez pas de... Est-ce que ça va plomber votre session?
M. Tanguay
: Non, pas
du tout.
Journaliste
: Est-ce que
ça décourage votre monde?
M. Tanguay : Pas du tout.
Savez-vous pourquoi? Première des choses, vous avez des questions légitimes, j'y
réponds. J'y réponds. Une fois que j'ai dit ça, les Québécoises et Québécois
qui nous écoutent à la maison, là, ça leur tente-tu de savoir c'est quoi qui se
passe entre Geneviève Hinse et Marwha Rizqui? Une fois que j'ai dit ça, là...
Des voix : ...
M. Tanguay
: Non, mais
une fois que j'ai... leur priorité, c'est-tu ça?
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: Bien
voilà. Donc je réponds à la question dans un premier temps, vous avez des
questions légitimes, j'ai répondu. Maintenant : ça va-tu plomber votre
session? On ne parlera pas de ça uniquement durant toute la session. On va
parler des vraies affaires.
Journaliste
: Est-ce
que... avait été averti que le parti souhaitait engager M. Pratt et M. Fournier
pour répondre au Livre Bleu de Pierre... de Paul St-Pierre Plammondon.
M. Tanguay
: Ah, moi,
je n'étais pas au courant de ça. Moi je n'étais pas au courant.
Journaliste
: Personne
dans votre caucus... il n'y a pas eu de discussion sur l'idée ou la... qu'on
devait répondre à ce livre...
M. Tanguay
: Moi, je n'étais
pas au courant de ça.
Journaliste
: Mais
comment ça se passe...
Journaliste
: Trouvez-vous
que c'est une bonne idée?
M. Tanguay : Ah, bien, je ne
vais pas commenter là-dessus, là.
Journaliste
: Comment
ça se passe à l'aile parlementaire actuellement? Est-ce que vous pouvez nous
aider à comprendre? Est-ce qu'il y a des employés, par exemple, de l'aile
parlementaire, qui travaillent sur la plateforme ou qui travaillent à répondre
au Livre bleu du PQ? Si oui, comment vous divisez le temps?
M. Tanguay
: La même
chose, c'est comme durant une élection partielle, ça. Les collègues qui
travaillent ici, qui sont employés à l'Assemblée nationale, ne peuvent pas
donner de leur temps ou des ressources de l'Assemblée nationale pour du
partisan. Je vais appliquer, à titre de réponse à votre question, ce que l'on
fait de façon très rigoureuse durant une élection partielle. Il y a une
élection partielle dans Chicoutimi. Alors, les collègues, les employés qui
veulent donner un coup de main à notre excellente candidate Tricia Murray,
bien, doivent le faire à l'extérieur des heures de bureau et ne pas utiliser
les ressources de l'Assemblée nationale. Ça se fait. En réponse à votre
question : Oui, ça peut se faire, mais en n'utilisant pas les ressources
de l'Assemblée nationale à l'extérieur des heures de bureau.
Journaliste : Est-ce que M.
St-Pierre Plamondon fait preuve de réalisme quand il dit que la géopolitique a
un impact sur les appuis et la souveraineté dans les sondages?
M. Tanguay : La géopolitique...
Donc il parle de Donald Trump? L'instabilité politique? Moi je suis d'accord
avec lui quand il dit que : c'est-tu un bon moment d'ajouter à l'instabilité
politique et économique de Donald Trump? C'est-tu un bon moment de nous lancer
dans un débat sur la séparation du Québec qui, elle-même, en soi, et lui-même
est l'acteur de cela va ajouter de l'incertitude puis de l'instabilité
économique et politique. Je veux dire, la preuve est dans le pudding, il vient
lui-même de l'avouer. La séparation, là, je réitère ça, je ne connais pas
personne, moi, qui est devenu...
11 h 33 (version non révisée)
M. Tanguay : ...plus cher
en se séparant dans la vie, dans la vraie vie, là. Puis, la piastre québécoise,
là, ne fera pas trembler les Américains puis Donald Trump s'il veut ajouter de
l'instabilité politique et économique. Puis, on n'a pas besoin de ça au Québec.
Journaliste : ...il y a aussi
des choses qui sortent là-dessus. Est-ce que ça vous surprend? Est-ce que vous
regrettez peut-être que le parti l'ait trop longtemps soutenu?
M. Tanguay : Ah, non.
OK. Moi, je ne vais pas commenter, je ne vais pas commenter le dossier de la
députée de Chomedey, qui est devant la commissaire à l'éthique. Elle a été
suspendue du caucus le temps de l'enquête. On va recevoir, comme vous tous, le
jour où elle va le déposer, la commissaire à l'éthique, on va lire le rapport puis
on verra la suite des choses. Mais je n'ai pas... je n'ai pas à avoir d'états d'âme
par rapport à ça.
Journaliste
: Le
rapport Fournier, c'est la semaine prochaine.
M. Tanguay
: Rapport
Fournier, il était prévu le 31 janvier. Comme je l'ai dit la semaine
passée, il a demandé quelques jours de délai. Alors, on est en contact avec
lui. Et, encore une fois, je vous réitère, on ne l'a pas reçu, on ne l'a pas
reçu, on ne l'a pas reçu encore, le rapport. Trois étapes. On reçoit le rapport,
on va prendre le temps de le lire puis de l'analyser, et on va le rendre public,
je le réitère, en troisième lieu.
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: Dans
les prochains jours.
Journaliste : ...profite de
la bonne performance ou du discours, qui a été jugé par pas mal de monde comme
très bien, de Mark Carney à Davos?
M. Tanguay : Grand
discours de Mark Carney à Davos. Ça, ça lui appartient. On participe de sa
vision. Et nous sommes au Québec un partenaire, un des... un partenaire
fondateur du Canada. Nous, très clairement, l'ensemble économique canadien, on
veut non seulement le préserver mais on veut le développer. Puis, ce n'est pas
en se séparant qu'on serait plus forts. Alors, le dollar canadien, adossé sur
les actifs, sur l'activité financière de l'ensemble économique canadien, fait
en sorte que le Québec est fort et peut affronter avec les partenaires Donald
Trump. Alors, nous, on salue ça.
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: C'était
maladroit, je l'ai déjà dit.
Journaliste
: ...
M. Tanguay
:
C'était maladroit, parce que lors de la Conquête, sur les plaines d'Abraham, ce
n'est pas là qu'est né l'esprit de collaboration et de coopération. Alors, en
ce sens-là, je l'ai dit la semaine passée, c'était maladroit de M. Carney.
Mais, une fois qu'on a dit ça, ça... ça ne justifiait pas Paul St-Pierre
Plamondon, le dimanche après-midi qui a suivi, de nous parler de... de Gandhi, de
nous parler des peuples dominés et sous esclavage. Voyons donc! Allô, la terre,
là. Allô, la terre.
Journaliste : ...a été
victime d'un putsch.
M. Tanguay : Ah, moi, je
ne veux pas commenter ça. Vous êtes journalistes, certains font du commentaire,
je vais vous laisser ça. Moi, je ne veux pas commenter ça. Moi, je suis dans la
réalité, là, puis... Je ne veux pas commenter.
Journaliste
: ...c'est
lui qui le dit.
M. Tanguay
: Oui,
il peut le dire, ça lui appartient. Il y a... liberté d'expression.
Journaliste
: ...d'accord
avec lui?
M. Tanguay
: Je ne
veux pas commenter ça. Moi, je ne veux pas commenter ça. Je n'ai pas vocation à
commenter ça. Posez-lui la question. Encore une fois, c'est son analyse, il a
le droit de s'exprimer, je respecte son opinion, mais moi, je ne veux pas en
rajouter une couche à matin, là.
Journaliste
: ...dans
ce cas-là?
M. Tanguay
: Non,
je ne suis pas tanné. Vous semblez... Merci beaucoup, M. Laforest. Vous
semblez préoccupé par... J'ai-tu l'air tanné?
Journaliste
: ...extérieurement
vous n'êtes pas tanné, mais il y a du monde dans votre entourage qui l'est, cependant.
M. Tanguay
: Bien,
écoutez, on est là, on va vivre notre vinaigrette. Une fois que j'ai dit ça.
Moi, ce que je veux aussi, on va répondre à toutes vos questions, mais qu'on
revienne aux priorités qui, ce matin...
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: À
quoi... Je ne réponds pas à quelle question?
Journaliste
: ...on vous
a demandé si c'est vrai que monsieur... que M. Rodriguez avait été victime
d'un putsch, vous avez dit «je ne réponds pas à ça».
M. Tanguay
: Ça, c'est
du commentaire.
Journaliste
: Mais non,
mais vous dites que vous répondez aux questions, mais vous venez de dire une
phrase de... «je ne réponds pas à ça». Vous ne répondez pas à toutes les
questions.
M. Tanguay
: Non,
je fais... C'est du commentaire. Tout à l'heure, je n'ai pas répondu à la
question sur un état d'âme. Je ne ferai pas de commentaire. L'analyse... Maintenant,
il a le droit de citer puis...
Journaliste
: ...d'effort
concerté pour faire un putsch... pas dans... pas dans l'analyse mais dans l'observation.
M. Tanguay
: Je n'en
suis pas là. Ça m'amènerait à faire du commentaire, de l'analyse, du
commentaire d'interprétation. Moi, je suis très factuel.
Journaliste
: Est-ce
que le juge Fournier pourrait s'exprimer sur le sujet, selon vous? Est-ce qu'on
pourrait en découvrir plus?
M. Tanguay
: Ah,
bien, écoutez, on a hâte de lire son rapport. Alors, dès qu'on aura le rapport
on l'analyse et on va le rendre public par la suite.
Journaliste
: Qui fera
le meilleur chef du camp du non? Là, vous l'avez... vous avez quasiment entamé la...
la campagne référendaire déjà ce matin, là. M. Drainville. Mme Fréchette,
M. Milliard ou M. Roy?
M. Tanguay
: Bien,
écoutez, première des choses, assurément pas M. Drainville et Mme Fréchette.
Voyons donc! C'est des péquistes, c'est des péquistes. Ils ont participé...
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: Ils
ont participé... Laissez-moi finir, je vais vous revenir. Ils ont participé à
un gouvernement caquiste qui est... Seule distinction entre la CAQ et le PQ, c'est
une date de référendum.
Journaliste
: ...que M. Milliard
est un... est un souverainiste.
M. Tanguay
: Ça,
ça lui appartient. Moi, là, je ne pense pas, je ne suis pas d'accord, puis ça
lui appartient. Puis, je l'ai vu... En tout cas, je n'irai pas plus loin.
Journaliste
: Non, non,
mais...
M. Tanguay
: Ce n'est
pas à moi à faire du commentaire.
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: ...ça
va bien, ça va bien, ça va...
Journaliste
: ...je
comprends qu'on a un premier ministre démissionnaire, mais à qui vous allez
adresser vos questions en Chambre? À François Legault, à Christine Fréchette...
11 h 38 (version non révisée)
Journaliste
: ...Bernard
Drainville?
M. Tanguay
: Ça tire
dans tous les bords. Imaginez-vous, avec...
Journaliste
: Vous,
vous allez tirer dans tous les bords?
M. Tanguay
: Non. Ça
tire dans tous les bords. Imaginez, on n'avait pas de gouvernail puis de
capitaine dans le navire avec François Legault, là, il y a trois moussaillons
qui vont tirer la couverture de leur bord, c'est qui qui a le gouvernail.
Journaliste
: Mais
vous, vous allez poser vos questions à qui?
M. Tanguay
: Bien, à M.
Legault, mais je vais citer les autres. Alors, attendez-vous, à la période des
questions, que je cite un candidat à la course à la chefferie puis je vais
demander à François Legault s'il est d'accord avec son peut-être successeur.
Journaliste
: Lequel?
M. Tanguay
: C'est...
C'est un homme, mais je ne le nommerai pas.
Journaliste
: Donc,
vous allez continuer à questionner...
M. Tanguay
: Non!
Alors, eux vont continuer... c'est du continuons. Alors, Mme Fréchette, M.
Drainville, c'est du continuons.
Journaliste
: Mais Mme
Fréchette, dans le dernier sondage, est plus populaire que le Parti libéral. Trouvez-vous
que ça devient votre adversaire ou...
M. Tanguay
: Notre
adversaire, nous, c'est le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon qui veut
séparer le Québec. Puis, Mme Fréchette, on va attendre de voir si elle est élue.
Le Modérateur
: On va
passer en anglais.
Journaliste
: So, what's your strategy for the last
stretch of this session, until the CAQ has a new leader? Because you have a premier
in front of you.
M. Tanguay
:
Absolutely.
So, we'll be asking… I, for myself, be continuing asking questions to François
Legault. But again, we see that to those who wants to replace him, Mme
Fréchette and Mr. Drainville, are putting forward conclusion about certain
aspect of this very bad Government. So, we'll put forward their judgment and we'll
ask Mr. Legault if he agrees or not. And again, we'll see.
Journaliste
:
…
M. Tanguay
:
Ask questions :
One of your potential successor said this, this and that, do you agree with his
conclusion?, because he is a member of your team, he was a member of your
cabinet, a minister, and what do you think about that? So, it's not only very
strange and peculiar position. It's not only for us, the Opposition, to say :
This is bad, this was not bad, and this was not good. But it's a member of his
own team.
And that, you can add to
this the fact that Christian Dubé left, Mr. Carmant left, and so many others, Mme
Maïté Blanchette Vezina left, so many others left this bad Government. It's the
end of the road for the CAQ Government. And now it's going to be a debate
between the Québec Liberal Party under a new leadership and the Parti québécois,
with his so-called separation.
Journaliste
:
…have to do in the next few months to stop the momentum of the PQ?
They are leading the polls for two years now.
M. Tanguay
:
We will
do our job. Doing our job is to address these issues that are affecting very
negatively all Quebeckers' life day after day. So, we will be talking about
health care, education, about the fact that we don't have public services
enough here in Québec. So, we will go back to true issues and address these
issue and question the Government. And at the same time, again, under a renew
leadership, we will continue to think and to prepare for the upcoming election,
our platform.
Journaliste
: …
M. Tanguay
: Oh, it's going to be a… a question
that will be addressed by our new leaders with the participation of the caucus.
So, stay tuned, it's going to be a question that will be decided and debated by
the new leader in the caucus.
Journaliste
:
…she should come back?
M. Tanguay
: It's not for me to put it publicly.
This will be part of confidential, I mean within the caucus, discussions.
Journaliste
:
But isn't
there a risk that, you know, you're at leading the leadership race, and your
new leader, and the next few months are going to be overshadowed by the ongoing
fallout from the scandal that rocked your party last fall?
M. Tanguay
:
I don't
think so. I don't think so. I think that, again, based on the fact that Quebeckers
want us to address the real issues and the fact that are affecting negatively their
lives day after day, I think that if we are relevant… addressing these issue, I
think that it's going to follow that people will be eager to hear about us
asking questions and also, on a due time, putting forward our proposal for the
upcoming election.
Journaliste
:
…to cancel
several bills, as QS is asking for, for example, Bill 1?
M. Tanguay
: Bill 1, ah, the
Constitution. Again, Simon Jolin-Barrette mentioned last week that he's
sovereign within his prerogative as Minister. Oh my God! So, if he's addressing
that to his colleague Mme Fréchette, so, imagine the level of openness that he
can show within that debate. So again, we think that it's the bad approach.
From day one, we said : You cannot draft a CAQ Constitution. There's a lot
of questions and we will do our job.
Journaliste
:
…charge
of the Québec Government?
M. Tanguay
: Sorry?
Journaliste
: Who's in charge of the Québec Government
right now?
M. Tanguay
:
Good
question. Certainly not Mr. Legault, who will mind the shop only. Now, we'll
see a debate from Drainville, Legault… not Drainville… Drainville and
Fréchette, Mme Fréchette. So, we'll see what will be their proposal, but we already…
11 h 43 (version non révisée)
M. Tanguay :
…have been informed that the budget
will be delayed at least for a month. Last… last year, the budget had been
published March the 25th. In an interview given to the Journal de Montréal last
week, Mr. Girard said: I'll wait after the conclusion of the leadership race, so
after April the 12th prior to… to table my budget. So, again, already, who's in
charge? We already know that we'll have at least a month delay prior to see the
next budget, which is… which is… So, the conclusion is… so… is the Québec on
pause? What's going to happen? There's a lot of issues to be addressed. And we
will be there to ask question and to do… to ask are going to do something to
help our people.
Journaliste : Sur la Fonderie
Horne.
M. Tanguay : Oui.
Journaliste : Glencore
annonce ce matin qu'elle suspend ses investissements pour la modernisation de l'usine,
dont la fermeture pourrait être en vigueur dès l'an prochain. Est-ce que le
gouvernement doit tout faire pour sauver les emplois là-bas à Rouyn?
M. Tanguay : Le
gouvernement doit avoir une approche intelligente et équilibrée. Il faut
protéger la santé publique. Il faut protéger l'économie de la région et les
emplois. Et la... la vaste majorité des gens de l'Abitibi-Témiscamingue veulent
la conservation pour... C'est un moteur économique. C'est une entreprise qui
recycle des produits et qui donne vie, seconde vie à des matières rares, des
métaux rares. En ce sens-là, c'est un moteur économique pour la région, mais
aussi il faut conjuguer avec le respect de la santé publique. Alors, moi, je
pense qu'il faut trouver une solution.
Ce n'est pas une bonne nouvelle, ça, la mise sur
pause d'investissements majeurs et importants puis c'est au gouvernement à y
voir. Maintenant, je vous pose la question : Où sont et qu'en pensent
celles et ceux, les deux qui étaient tantôt ministre de l'Économie, Mme Fréchette,
et ministre de l'Environnement, M. Drainville? Ces deux ministres-là
étaient au cœur, jusqu'à tout récemment, des deux questions qui se posent dans
ce dossier-là. Que pensent-ils? Quelle est leur vision puis pourquoi n'ont-ils
pas réglé le dossier avant de se lancer dans une course à la chefferie parce que
c'est une question économique et environnement? Bizarre, ça touche les deux, Mme Fréchette
et M. Drainville. Il faudrait leur poser la question : Pourquoi le
dossier n'est pas réglé? Merci beaucoup.
(Fin à 11 h 45)