Point de presse de M. Marc Tanguay, chef de l’opposition officielle, et M. Frédéric Beauchemin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances
Version préliminaire
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Le mardi 10 février 2026, 11 h 20
Salle Bernard-Lalonde (1.131),
hôtel du Parlement
11 h 22 (version non révisée)
(Onze heures vingt-quatre minutes)
M. Tanguay
:
Alors, bon matin à chacun et à chacune. Quand on vous dit que le
gouvernement est sur pause, on le constate encore une fois. À ce jour, nous n'avons
toujours pas de confirmation du moment du budget, et on s'enligne pour avoir un
retard d'au moins un mois. Nous avons besoin au Québec d'avoir un débat public
sur ce qu'il y aura dans le prochain budget. Des décisions importantes sont sur
pause. Par exemple, HMR, phase deux, on parle d'un peu plus de 300 millions,
est-ce que ce sera dans le budget ou pas? Bien, il faudra attendre au moins un
mois de plus pour savoir, avoir la réponse. Puis, pendant ce temps-là, c'est un
projet qui ne peut pas être planifié et aller de l'avant quant à la phase deux,
après le stationnement.
Alors, nous voyons malheureusement un
premier ministre, François Legault, qui n'a plus vraiment d'autorité, François
Legault qui voit, là, son parti se déchirer entre M. Drainville, Mme Fréchette,
et il n'y a pas de gouvernail, malheureusement.
Et nous demandons, le Parti libéral du
Québec, non seulement une date du budget, mais nous ne demandons que ce ne soit
pas le calendrier de la chefferie de la CAQ qui détermine si on va avoir un
budget à temps ou pas. C'est important. Les Québécoises et Québécois, là,
veulent savoir puis ils veulent avoir un débat sur comment seront dépensés
leurs taxes et impôts.
Je cède maintenant la parole à Fred
Beauchemin.
M. Beauchemin :
Merci,
Marc. La CAQ fait encore tout ce qu'elle fait de... qui ne devrait pas être
fait pour l'économie. Malheureusement, retarder le budget, là, pour des raisons
électoralistes, parce que peut-être les deux candidats veulent ajouter des
promesses électoralistes dans le budget, là, c'est contre ce que la CAQ devrait
faire actuellement.
En retardant le budget, la CAQ va réduire
la prévisibilité. En réduisant la prévisibilité, on retarde des investissements
privés dans notre économie, dans nos PME. En faisant ça, évidemment, ce que ça
fait, c'est que ça va ralentir l'économie. Puis, encore une fois, je le dis,
là, la CAQ le fait pour des raisons purement électoralistes. Girard le sait, il
doit le comprendre, là, le Vérificateur général n'a pas vraiment eu confiance
dans son demi-plan de retour à l'équilibre budgétaire. Cette stratégie-là,
électoraliste, de la CAQ va... évidemment pas l'aider pour sa réputation.
On n'est pas du tout dans le même contexte
de ce qui s'est passé au fédéral. Actuellement, la CAQ ne le fait que pour des
raisons électoralistes. Elle n'est pas à l'écoute de l'économie. La CAQ va
nuire à nos PME. C'est malheureusement les Québécois qui vont continuer à payer
pour ces mauvaises décisions de la CAQ.
Journaliste
:
...le parti de l'économie, vous vous réclamez d'être le parti de l'économie,
Québec solidaire vient de dire que le gouvernement doit suspendre l'abolition
du PEQ, est-ce que vous êtes favorables à cette proposition-là, compte tenu,
là, que les candidats à la chefferie se déchirent entre eux, à savoir clause
grand-père, pas de clause grand-père, clause acquis, pas de... pas de clause de
droit acquis?
M. Tanguay
:
Nous, on veut effectivement, puis on n'a pas attendu Québec solidaire pour
le dire, qu'il y ait une clause de droit acquis. Et le PEQ faisait ses preuves.
Est-ce qu'il était... Est-ce qu'il était perfectible? Bien entendu. Mais c'est
un programme qui permettait de justement sortir des personnes qui voulaient
avoir la citoyenneté canadienne du fameux tourniquet de...
11 h 27 (version non révisée)
M. Tanguay : ...des permis de
travail, renouveler les permis de travail. Ils étaient dans une voie un peu
plus rapide... je ne dirais pas «rapide», mais un peu plus rapide pour obtenir
la fameuse citoyenneté canadienne, et, en ce sens-là, pour nous, on le dénonce.
Je termine là-dessus : ce sont nos services publics et nos entreprises
dans toutes les régions du Québec qui en font les frais. Ce n'est pas un
gouvernement économique, la CAQ.
Journaliste
: M.
Tanguay, pour François Legault, là, en ce moment, il n'y a pas une opportunité,
là, de démontrer que le gouvernement n'est pas sur pause? Il pourrait très bien
s'imposer puis dire : Ça suffit, on recule.
M. Tanguay
: Tout à
fait. Malheureusement. François Legault, il a essayé une fois, une fois, depuis
le retour en Chambre, de s'imposer, c'est quand il a déclaré, péremptoirement,
que tout le monde, à la CAQ, était pour le troisième lien, y incluant les deux
candidats à la chefferie. On a vu que les gens ont arrêté de se chicaner, ça a
pris une fraction de seconde, puis ils ont recontinué à se chicaner.
Malheureusement, on constate que M. Legault, François Legault, puis je trouve
ça triste, à la limite, là, n'a plus aucune autorité, et on a une absence de
leadership. Puis on attend le grand soir, un peu comme les péquistes, là, du 12 avril
prochain. Pendant ce temps-là, les Québécoises et Québécois paient pour un
gouvernement, ils veulent un leadership.
Journaliste
: Mais, au
PLQ, est-ce qu'on est pour ou contre le troisième lien, là? Il semble qu'il y
ait des... des petites divergences dans...
M. Tanguay
: J'ai déjà
répondu là-dessus. On aura l'occasion de vous revenir sur, entre autres, quelle
est notre vision par rapport au très, très long terme. Alors, il y a des
solutions à court terme, il y a des solutions qui peuvent être appliquées
présentement. Je cite toujours l'exemple du pont à étagement sur Lebourgneuf,
qui viendrait diminuer la congestion dans ce secteur-là, parce qu'il y a eu des
développements dans le nord, ils n'ont plus d'argent. Alors, nous, on va vous
revenir avec les détails de ce qui pourrait être, entre autres, des solutions
sur le très long terme.
Journaliste
: Votre
futur chef, il est pour le troisième lien.
M. Tanguay
: On aura l'occasion
de revenir là-dessus.
Journaliste : Sur le fait que,
ce matin, le PQ interpelle les maires et mairesses... précisément à eux, en
disant : Êtes-vous conscients des impacts de demander un droit acquis sur
les services publics? C'est quand même... leur redonner un peu le fardeau de la
preuve.
M. Tanguay : Wow! Alors, on
voit très bien... bel exemple où le Parti québécois fait... fait une surenchère
identitaire avec la CAQ sur le dos de travailleuses et travailleurs qui sont déjà
intégrés, qui parlent français aussi bien que vous et moi. Puis je reviens avec
cet exemple-là de Daniela Martinez, 29 ans, qui est arrivée ici en 2019,
de la Colombie, qui est superviseure de réservations dans un hôtel, et elle est
à risque de devoir quitter parce que son permis de travail, à cause de l'abolition
du PEQ, ne serait pas renouvelé. Elle parle aussi bien français que vous et moi,
elle est intégrée. Alors, le PQ, pour des raisons électoralistes, de faire une...
sur le dos de travailleurs et travailleuses, dire : l'immigration, c'est
une menace, l'anglais, c'est une menace. Surenchère identitaire, pendant ce
temps là, on manque le bateau.
Journaliste
: Qu'est-ce
que vous avez pensé la position exprimée par Bernard Drainville, hier, qui réclame
une clause de droit acquis pour certains travailleurs?
M. Tanguay
: Bien, je
pense que pour certains travailleurs... est-ce qu'on a le luxe au Québec, pour
les autres travailleurs qui ne sont pas certains dans la tête de Drainville?
Est-ce qu'on a le luxe de voir partir des femmes et des hommes qui sont
intégrés, qui parlent français, qui paient des taxes et impôts puis qui,
actuellement, il y a quelqu'un qui leur donne un emploi. Il y a quelqu'un qui
leur donne un emploi. On irait dire à la personne qui l'engage tant au public,
au privé : Bien, vous n'avez pas d'affaire à leur donner un emploi, qu'ils
retournent chez eux. C'est inacceptable. Économiquement : PQ, CAQ, même
affaire. Quand je vous dis que la CAQ c'est le PQ sans date de référendum, on
est là, là.
Journaliste
: Est ce
que le ministère des Ressources naturelles est au service de l'industrie
forestière? Lorsqu'il suffit d'un appel, là, pour que Domtar puisse avoir la
forêt qu'ils souhaitent.
M. Tanguay : Oui, moi, j'ai trouvé
ça préoccupant et il ne faut pas que ce le soit, évidemment, mais c'est peut-être
le constat qu'on n'a toujours pas de régime forestier alors que, rappelez-vous
les incendies de 2023, là, le forestier en chef avait dit : Là, là, plus
que jamais, il faut mettre à jour le régime forestier, ce qui n'a pas du tout
été fait puis on a vu Maïté Blanchette Vézina puis toute la saga. Mon point à
votre question : Non, il ne faut pas que ce soit ça. Ça prend un régime
équilibré. On a d'importants emplois forestiers partout en région, notamment au
Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Abitibi, mais il faut avoir un régime forestier qui
permette une prévisibilité, ce qu'on n'a pas.
Journaliste : Le ministre
Simard, qu'est qu'il doit faire face à cette situation?
M. Tanguay : Bien, il faut qu'il...
il faut qu'il se grouille puis il faut qu'il dépose un plan, sa vision d'un
régime forestier renouvelé et adapté, ce qu'on n'a pas. Il est arrivé au
lendemain qu'il ait déchiré, la CAQ, ce qui était proposé puis ce qui avait été
défendu bec et ongles par la ministre de l'époque. On est face à un
gouvernement qui n'a pas agi.
Journaliste : Encadrer l'utilisation
de la clause dérogatoire au Québec avec une loi-cadre, est-ce que c'est
intéressant comme proposition?
M. Tanguay : Je pense que ça
mérite débat. Au Parti libéral du Québec, on n'est pas là ce matin, mais je
pense... et on salue le débat, le Barreau a le droit de s'exprimer et je pense
que ça peut très bien, oui, faire partie d'un débat public, tout à fait. Mais au
Parti libéral du Québec, on n'est pas là pour l'instant.
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: On n'est
pas là parce qu'on n'a pas fait le débat à l'interne, mais on le fera le cas
échéant. Mais ce n'est pas une idée qui date d'hier, ça. C'est une idée qui
circule au Québec...
11 h 32 (version non révisée)
M.
Tanguay :
...Mais on n'est
pas là pour l'instant. Mais je trouve ça intéressant, puis bravo pour le
Barreau qui s'exprime!
Journaliste :
Donc, vous n'êtes pas contre? Vous
n'êtes pas contre.
M. Tanguay :
On n'est pas là. Quand je dis qu'on
n'est pas là, on n'est pas là. Je ne suis pas pour, je ne suis pas contre. Non,
non.
Journaliste :
Bien, vous dites : Je trouve ça
intéressant, ça mérite débat, on n'est pas là... Ça veut dire vous n'êtes pas
contre.
M. Tanguay :
On n'est pas pour, on n'est pas
contre, on n'est pas là.
Journaliste :
Mais qu'est-ce que vous pensez de
l'utilisation qu'on en a fait dans les dernières semaines, la clause
dérogatoire?
M. Tanguay :
Bon, si je mets ça de côté, la CAQ a
passé la gratte, la gratte dans les droits et libertés fondamentales sur le
projet de loi n° 21, sur le projet de loi n° 96, sur le projet de loi n° 9, entre autres, je pense à
l'immigration, mais on me corrigera si j'ai tort, peut-être pas sur lui, mais
sur le n° 21, puis le n° 96... a passé la gratte dans les
droits et libertés les plus fondamentales de toutes les Québécoises et de tous
les Québécois, là.
Alors,
en ce sens là, la CAQ a abusé, a abusé de l'utilisation de la clause
dérogatoire. Il en avait le droit formellement en vertu de la constitution,
mais lorsque de façon préventive, vous n'attendez même pas que votre loi soit
testée par les tribunaux puis invalidée... puis, après ça, vous pouvez
l'utiliser... Il a dit : Je ne veux même pas le débat judiciaire, je veux
faire taire tout le monde. Puis de façon préventive, je pense, sur les 38 articles,
entre autres, de la charte québécoise, il passe la gratte. C'est une mauvaise
utilisation de la clause nonobstant.
Journaliste :
Ça devrait être interdit, ça...
M. Tanguay :
Pas que ça devrait interdire, ce
n'est pas ça je vous dis. C'est qu'il a... on va le juger, et l'histoire le
jugera sur la façon. Il a le droit de le faire, il a le droit de le faire...
Journaliste
: ...
M. Tanguay :
Attends un peu. Il a le droit de le
faire. Mais il en a... il l'a mal utilisé. De façon préventive que ça... ça
n'avait été jamais vu.
Journaliste :
Donc, vous êtes ouvert au fait
que... que l'on limite les pouvoirs d'un éventuel gouvernement libéral?
M. Tanguay
: On n'est pas là. Ça mérite
réflexion.
Journaliste
: Non, mais, c'est parce que, quand
vous parlez de la CAQ, c'est parce que vous personnalisez, vous le reliez à la
CAQ, mais si vous êtes au pouvoir, est-ce que vous seriez d'accord avec ça?
M. Tanguay :
De?
Journaliste
:Bien, avec ce que le Barreau
propose.
M. Tanguay
: Ah! mais comme je vous dis...
Journaliste
: Parce que ça menotte quand même...
M. Tanguay
: On n'est pas là. Je ne vais pas,
moi, de façon péremptoire, vous dire si on est pour, on est contre. Je vous dis
que c'est un débat...
Journaliste
: OK, donc, vous êtes pour quand ça
concerne la CAQ, mais vous ne le savez pas.
M. Tanguay
: Non, je n'ai pas dit que j'étais
pour quand ça concerne la CAQ. La CAQ sera jugée sur sa façon dont elle l'a
utilisé. Je n'ai pas parlé... j'ai parlé de façon indépendante de l'encadrement
par un vote aux deux tiers, ou quoi que ce soit, de l'exercice de la clause
nonobstant. Indépendamment de cela, je n'ai pas attendu le mémoire du Barreau
pour vous dire que la CAQ utilisait de façon abusive, parce que... préventive
sur tous nos droits à la clause nonobstant, ça fait des années qu'on le dit.
Journaliste
: Sur Live nation et evenko, est-ce
que vous partagez la colère des petits festivals qui voient les millions de
dollars que le gouvernement accorde en subventions à...
M. Tanguay
: Je pense qu'il faut être vigilant,
et il faut s'assurer que notre culture puisse bénéficier également de l'aide
financière nécessaire et justifiée pour qu'il y ait, oui, des spectacles en
français et que notre culture soit soutenue. Une fois qu'on a dit ça, Montréal,
plaque tournante de grands spectacles fussent-ils en anglais, bien, aussi, je
pense que c'est important de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Alors, je
pense qu'il faut être vigilant, mais il faut soutenir notre culture
francophone. Puis le gouvernement, malheureusement, n'en a pas fait assez.
Journaliste
: Et sur l'abolition du prix
plancher, là, avec l'essence, finalement, il semble que ça ne donnait pas
peut-être le résultat escompté. On continue de payer trop cher.
M. Tanguay
: Oui, mais, nous, on n'était pas là
pour abolir la taxe sur l'essence, là, la taxe carbone, on n'était pas là du
tout. Maintenant, pour s'attaquer au coût de la vie, l'essence est un élément
important, c'est un élément. On avait fait plusieurs propositions puis cette
année électorale, comme on dit, on va se ramasser, là, puis on va arriver entre
autres sur les politiques du Parti libéral du Québec pour lutter contre le coût
de la vie. Je vais vous... je vais vous redonner ce qu'on avait dit, entre
autres, je vous cite ce seul exemple-là : abolition —ce qu'on avait
dit à l'époque — de la TVQ sur les produits de première nécessité qui
sont encore taxés à la pharmacie, vous allez payer une taxe sur les brosses à
dents, sur le shampoing, c'était un des éléments. Chaque parti politique devra
arriver avec des mesures tangibles pour s'attaquer au coût de la vie.
Le
Modérateur
:
En anglais.
Journaliste
: Should the government be
allowed to use the notwithstanding clause on laws involving secularism?
M.
Tanguay :
Again, I
think that to use it as a preventive strike to… to forbid any citizens to have
his say in court, I think that it's unreasonable. Unjustifiable. So, that being
said, a piece of legislation, every piece of legislation could be...
potentially be impacted by such a clause. But the way the CAQ had perform it
prior to any judicial debate and suspending everyone's every rights, it was
clearly unreasonable, unjustifiable, and the CAQ will be severely judged by the
population.
Journaliste :
So, you agree somewhat,
then, with the Barreau and the idea of restricting...
M.
Tanguay :
I think
that the Barreau has the right to put forward such a suggestion. The Québec
Liberal Party...
11 h 37 (version non révisée)
M. Tanguay :
…we will not... We are not there as we
speak. That being said, this is an interesting debate to have to conduct. But
for us, we today, là, we're not… we're not there. But it's very interesting, interesting
food for thought.
Journaliste :
But you said that this idea to have a
law that will restrict or give a framework for the use of the notwithstanding
clause has been… it's a debate has been going on for years. So how come the Québec
Liberal Party doesn't have a clear position on this issue?
M. Tanguay :
We'll… we'll… we'll… We will have one.
That being said, and again, the way historically by which this clause had been
put forward, it was not has the CAQ as done in the past seven years. That being
said, so we saw that, with the CAQ, the... to a certain extent very
unreasonably use the notwithstanding clause. So, I think that it's now a
conversation, a debate that we can have. But again, today we're not there.
Journaliste :
And for the Québec Experience Program,
the PEQ…
M. Tanguay :
That.
Journaliste :
…are you asking for a grandfather
clause…
M. Tanguay : Yes.
Journaliste
: …for all, everyone that is here in Québec already…
M. Tanguay : Yes, yes.
Journaliste
: …and that could not even have send an application because both
parts of the PEQ were put on hold?
M. Tanguay :
Yes.
Journaliste
: And so, grandfather clause for everyone?
M. Tanguay :
For everyone, for everyone, grandfather
clause. Now, that being said, grandfather clause for what? To apply and to be
judged on the merit of the of one spot, but to apply and to be judged on the
merit of the file, and we have to refer to the fact that there's already in
place conditions linked to the PEQ. So, and again, when we're talking about
workers, men and women who are working very hard in the public …for the public
services or even within our PME, I think that it's… it's… it's clearly a… a… a…
bad approach, and that's why we were asking for a grandfather clause.
Journaliste :
And are you asking for the abolition of
the… of the suspension… Like, are you asking for the suspension of the
abolition of the PEQ? Like because there is a leadership race right now.
M. Tanguay :
Yes.
Journaliste
: Drainville wants to have a grandfather clause.
M. Tanguay :
For certain parts of workers.
Journaliste
: Roberge end Fréchette, no.
M. Tanguay :
Yes.
Journaliste
: So are you asking, a, just wait like put the abolition of the PEQ
on… on hold as you put iton hold in the past?
M. Tanguay : Absolutely, absolutely. Because again, it goes to my first point.
There's no leadership as we speak in Québec. So, you have two candidates at the
succession of François Legault fighting
each other on every very different vision. That being said, Mr. Drainville is
not asking for… he's not suggesting a grandfather clause for every worker, but
for certain categories of workers, for us, it's for everyone, and then, they
will be able to apply, and their case will be judged on its merit.
Journaliste :
What are the real consequences if Mr. Girard
delays the budget to after the leadership race?
M. Tanguay :
No public debate. And I let Fred also
add. No public debate, not knowing where are we leading? For instance, big
project like… like HMR, they need $300 millions plus to continue phase II of
this project. We are in February; we have to wait until the end of April. Every
big project that needs to… put… to move forward are slowed by this.
M. Beauchemin :
And now we're standing with Marc just
talked about the issue mainly, as it relates to our small and medium sized
businesses is that they can't see… they can't see the forecast, they don't have
any idea what the government's is going to do in terms of investing into the
economy, what are the repercussions for them. And so, what that creates is that
the mindset from a business owners' perspective is to restrain investment into
its own business, because you never know, the government is delaying, you know,
what needs to… well, well, what should have happened before. And so, because
you don't have that… that vision, you don't have that view of what's to come,
you're going to be delaying investment. That's going to slow down businesses.
It's going to slow down the economy. It's going to slow down revenue for the
government in Québec. It's going to increase our deficit.
Journaliste
: But it's happened before that the governments have delayed budgets.
It's not the first time this happens. It doesn't necessarily have to be in
March through.
M. Beauchemin :
But the reason why the CAQ is doing is
purely for political reason is purely to satisfy either Frechette or David. It
has nothing to do with what's going on in North America, has nothing to do what's
going on with global market has nothing to do with currencies, nothing at all.
It only has to do with what Christine or Bernard wants to have in the platform
going forward, and he wants to embody that into the PNL, or if you want the…
the actual budget itself. And so, you know, we don't know, we don't even know
what the how they're going to be financing all their… their, you know,
excessive ideas. Thank you. Merci.
Journaliste :
Merci beaucoup.
(Fin à 11 h 42)