L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. Marc Tanguay, chef de l’opposition officielle, et M. André Albert Morin, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration, de francisation et d’intégration

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. Marc Tanguay, chef de l’opposition officielle, et M. André Albert Morin, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration, de francisation et d’intégration

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mercredi 11 février 2026, 9 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

9 h 03 (version non révisée)

(Neuf heures quatre minutes)

M. Tanguay : Alors, bon matin à chacun et à chacune. Vous allez nous permettre, bien évidemment, d'entrée de jeu, d'exprimer nos plus sincères condoléances. Nos pensées, nos prières sont aux victimes, aux proches, aux parents de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique. Une tragédie sans nom. Alors nos pensées, nos prières accompagnent les victimes et les proches des victimes de Tumbler Ridge.

Maintenant, parlons du PEQ, sujet qui fait rage au Québec. Vous avez, d'un côté, François Roberge et François Legault... Jean-François Roberge et François Legault, qui sont isolés et qui sont contredits carrément par l'un des deux qui sera premier ministre le 12 avril prochain. Alors, Bernard Drainville veut réactiver le PEQ en partie. Mme Fréchette, depuis hier, 24 heures, donc, veut le réactiver en totalité pendant deux ans. François Legault est isolé.

Vous dire que la course à la chefferie fait en sorte que François Legault n'a plus d'autorité, François Legault n'est pas le maître à bord. Maintenant, la question qui se pose à François Legault et nous lui posons ce matin... C'est clair qu'au lendemain du 12 avril, le PEQ, l'approche gouvernementale va changer, d'une manière ou d'une autre, alors François Legault, la question lui est posée : Va-t-il nous faire perdre collectivement deux mois ou nous en faire gagner deux en reculant et en réactivant le PEQ? C'est ce que nous lui demandons. À ça, François Legault pourrait servir aujourd'hui. Je cède maintenant la parole à notre collègue, André Morin.

M. Morin :Merci, Marc. Bonjour. Alors, effectivement, une clause de droits acquis pour le PEQ. Vous m'avez déjà entendu là-dessus, ça fait des semaines et des semaines que je le demande. Et là on a un Jean-François Roberge, un ministre isolé et entêté. Il persiste dans sa décision sans tenir compte des circonstances et de la levée de boucliers.

Et, quand vous regardez ce dossier-là et la séquence, ce n'est pas facile, ce n'est pas évident. En novembre, là, on fait la planification en immigration. Le ministre, finalement, décide d'abolir le PEQ. Il n'y a pas de consultations. Après ça, le premier ministre démissionne. Là, après ça, il y a une course à la chefferie, puis, dans un premier temps, M. Drainville décide, lui, de parler du PEQ, puis il faudrait le ramener. M. Roberge décide d'appuyer Mme Fréchette, mais là Mme Fréchette dit : Ah non, non, non, moi, je vais le remettre, le PEQ. Alors, elle a désavoué celui qui l'avait appuyée. Puis Mme Fréchette a été aussi ministre de l'Immigration, rappelez-vous de ça. Et là on ne sait plus trop ce qui se passe, mais, s'il faut attendre jusqu'au 12 avril, ça va en faire, des victimes du PEQ, ça n'a pas de bon sens.

La séquence, là, cette position-là ou l'absence de position du gouvernement, c'est totalement kafkaïen, ça n'a pas d'allure. Puis pensez aux gens qui, eux autres, attendent et qui voudraient justement de la prévisibilité en immigration. Rappelons-nous également quand le ministre Roberge a décidé d'abolir le PEQ, les ministres Drainville, Fréchette étaient au Conseil des ministres. Ça fait que tout ce beau monde là était d'accord, mais là ils sont en train de se diviser sur la place publique. Essayez d'avoir de la prévisibilité en immigration, qui est une composante essentielle, bien, vous ne l'aurez pas.       Alors, il faut absolument se rendre à l'évidence, il faut accorder une clause de droits acquis pour le PEQ, pour les étudiants, pour les travailleurs étrangers, et ce, le plus vite possible. On ne peut pas attendre jusqu'au 12 avril. Merci.

Journaliste : ...vous, vous appuyez davantage le scénario de Mme Fréchette? Parce que M. Legault, il fait quoi, il réactive le PEQ ou il accorde une clause grand-père à... selon certaines conditions?

M. Morin : Bien, nous, ce qu'on demande, là, c'est une clause de droits acquis pour les gens qui étaient ici au moment de l'abolition du PEQ, les étudiants, les travailleurs étrangers. Parce que, rappelez-vous, rappelez-vous, la majorité de ces gens-là sont ici à l'invitation du gouvernement du Québec, puis le gouvernement du Québec, sans crier gare, a décidé de changer les règles du jeu en troisième période. Ça fait que ça ne se fait pas.

Journaliste : ...nécessairement, est-ce qu'on réactive le PEQ ,dans sa forme précédente, complètement, puis qu'on ait deux voies, là, en parallèle, là. C'est ça que propose Mme Fréchette.

M. Morin : Bien, c'est-à-dire qu'avec une clause de droits acquis pour ceux qui sont ici, là, le PEQ, il va être réactivé, mais le PSTQ est là aussi. Puis ça, je l'ai dit, également, pour les gens qui sont à l'extérieur du pays... Une province, une nation a le droit puis doit, évidemment, gérer son immigration. C'est exactement ce que la CAQ n'a pas fait.

Alors, pour les gens qui sont ailleurs, il y en a, des règles avec le PSTQ, mais ça, c'est clair pour tout le monde. Moi, où je m'indigne, c'est des gens qui sont ici, qui ont été invités, puis là, à un moment donné, on leur dit : Oh non, non, non, moi, j'ai changé les règles du jeu, puis ce qu'on vous a vendu, ça n'existe plus. Bien, c'est ça qui n'a pas d'allure.

Journaliste : Vous, vous anticipez combien...


 
 

9 h 08 (version non révisée)

Journaliste : ...Combien de personnes pourraient se prévaloir de cette clause de droits acquis là, à votre avis?

M. Morin : Bon, dans... dans l'ensemble, là, clairement pas 500 000, comme l'a dit le ministre Roberge, au départ, puis pas 350 000 non plus. Si vous regardez, dans les années précédentes, puis ça, des experts l'ont corroboré, le nombre de personnes, en général, qui ont pu être qualifiées dans le PEQ, là, on parle de 13 000, 12 000, 27 000, ça fait qu'on est loin du 350 000 puis du 500 000.

Journaliste : Qu'est-ce que vous pensez des commentaires du Parti québécois qui dit : Il faut faire attention? Il dit... Il s'est adressé au maire, hier, là, M. Boissonneault. Peut-être que vous ne réalisez pas que vous n'avez pas la capacité d'accueil de tous ces gens-là. Il n'y a pas un risque, à quelque part, qu'on fasse des promesses, puis finalement, on se rend compte qu'il y a plus de gens qu'on pensait qui vont s'en prévaloir, puis qu'on n'a pas la capacité de les accueillir convenablement?

M. Morin : Nous, là, ce qu'on dit, c'est que l'immigration, là, ça se régionalise et ça se planifie avec les régions, puis je pense que les maires sont véritablement sur le terrain, puis ils sont capables de savoir comment ça roule dans leur... dans leur municipalité ou pas. À part de ça, rappelez-vous le PQ, hein, pendant les audiences pour la planification générale en immigration, là, eux autres, leurs seuils, là, c'était 35 000, pas plus. Puis moi, j'étais là et on demandait aux témoins qui étaient là, des entreprises, des chambres de commerce, des maires... Le chiffre du PQ, 35 000, qu'est-ce que ça va faire pour l'économie? Ils nous ont dit que c'était un désastre. Ça fait que ça, il faut le rappeler. Puis le PQ n'était absolument pas intéressé pendant le PEQ, mais là, ah! Ça devient un petit peu la saveur de la semaine. Ça fait que, là, ils s'inscrivent dans le débat. Écoutez, quant à moi, là, ils ne sont pas crédibles, puis d'ailleurs, le maire Marchand leur a répondu, hier.

Journaliste : Est-ce que vous pensez que le gouvernement devrait proroger le Parlement, dans le contexte?

19253 11789 M. Tanguay : Pas du tout. Pas du tout, pas du tout, pas du tout, pas du tout. On est là pour travailler, les Québécoises et Québécois envoient des milliards de dollars de taxes et d'impôts à Québec, le Parlement est là pour questionner l'action du gouvernement ou l'inaction du gouvernement. Et, en ce sens là, que François Legault ait décidé de quitter, c'est correct, on respecte sa décision, mais le Parlement, on est ici pour travailler puis pour questionner le gouvernement. Encore une fois, il ne faut pas que le calendrier de la chefferie de la CAQ devienne la seule chose qui va dicter notre démocratie au Québec. On est dans le trou financièrement. On a un gouvernement qui a dilapidé les fonds publics, qui n'offre pas les services. De grâce, il ne faut qu'ils ferment le Parlement, là.

Journaliste : ...sur l'idée, là, de suspendre des projets sur lesquels il n'y a pas de consensus gouvernemental, puis qui font l'objet de débats au sein de la course à la direction, comme le suggère Québec solidaire, par exemple?

M. Tanguay : Écoutez, nous, là, l'exemple qu'on vous donne, c'est le PEQ. François Legault, la décision devra changer. Je n'ai pas en tête, là, le détail de ce que propose Québec solidaire, là, puis souvent, Québec solidaire, bien, propose des affaires qui ne tiennent pas la route.

Journaliste : ...troisième lien, ils ont parlé de la Constitution, du...

M. Tanguay : Bien, la Constitution... Chaque dossier est un dossier séparé, là, Québec solidaire, ils mélangent tout, là, mais je mets ça de côté.

Journaliste : Non, mais ils disent non à une prorogation, c'est assez clair, là, ils disent non à une prorogation, puis ils suggèrent de suspendre les projets sur lesquels il n'y a pas de consensus gouvernemental.

M. Tanguay : Oui, mais la Constitution, la Constitution, c'est indépendamment de la course à la chefferie de la CAQ. Nous autres, on a dit que ce n'était pas le bon processus. Puis, sur le fond, il faut... il faudrait avoir un ministre de la Justice qui ne se prend pas pour le souverain, puis qui écoute, puis qui recule sur bien des enjeux, notamment sur le droit de l'avortement. Donc, ça, le débat, on le fait indépendamment de la chefferie de la CAQ. Pour ce qui est du PEQ, la décision va changer dès le lendemain du 12 avril. Alors, nous, ce qu'on demande dans ce dossier-là, à François Legault : Prenez acte de ça, là. Il y en a juste deux, là, il y en a juste deux, candidats, là. Alors... Et le PEQ sera en totalité ou en partie réactivé. Alors, François Legault, il nous fait perdre deux mois, il nous en fait gagner, deux mois. Et quand je vous dis que François Legault, il s'est placé dans cette situation-là, ça ne se peut pas qu'il ne savait pas, avec l'expérience qu'il a, qu'il allait être témoin de contradictions et que ça allait devoir nécessiter, justement, de s'ajuster et... Mais il ne s'ajustera pas, puis c'est le capharnaüm.

Des voix : ...

M. Morin : Permettez-moi, juste pour le PEQ, là, parce que c'est important. Moi, dans ma circonscription, là, j'ai des gens, là, qui voulaient appliquer, là, et qui n'ont pas pu parce que c'est suspendu, c'est aboli, en fait, c'est bien pire que... c'est aboli. Bien là, il y en a qui sont partis. Ça fait qu'on ne peut pas attendre jusqu'au 12 avril. Et là-dessus, là, il faut que le premier ministre agisse, il est toujours premier ministre.

Journaliste : Vous ne pensez pas que c'est, justement, la course à la chefferie qui fait évoluer le gouvernement sur le PEQ, alors qu'il y avait une fermeture auparavant?

M. Morin : En fait, oui, ça fait évoluer clairement, là, mais là, il y a un ministre qui va être obligé de marcher sur la peinture parce qu'il s'est peinturé dans le coin. Puis on a encore un premier ministre, M. Legault, là, il aurait pu partir, il a décidé de rester. Il a beaucoup d'expérience, c'est un politicien aguerri, bien, là, qu'il fasse son travail de premier ministre. Puis, dans les circonstances, puisqu'il y a une levée de boucliers de tout le monde, hein : Villes, universités, entreprises, tout le monde, bien, pour le PEQ, qu'il prenne acte, puis qu'il agisse, puis vite.

Journaliste : Quelles conclusions vous tirez des réponses que vous a données Mme Bélanger, hier, au Salon rouge?

M. Tanguay : Déconnectée. C'est une femme intelligente, je n'irai pas l'insulter en disant qu'elle ne sait pas ce qu'elle signe, puis qu'elle ne sait pas ce qui...


 
 

9 h 13 (version non révisée)

M. Tanguay : ...c'est une femme intelligente, mais qu'elle dise la vérité aux Québécoises et Québécois. 500000 rendez-vous, ce n'est pas la même chose que 500000 prises en charge de patients, de Québécois. Le 4 février, elle passe à M. Roy, Patrice Roy, alors que la veille... je pense qu'elle passait le 5 puis la veille le 4, M. Amyot disait clairement, le Président de la FMOQ, c'est 500000 rendez-vous. Donc, c'est ce qui faisait en sorte que nous, on comparait ça à CAA-Québec. CAA-Québec, là, l'analogie est presque parfaite, là. Vous avez votre carte de membre puis vous avez le droit à quatre remorquages par année. Là, l'approche caquiste, c'est l'approche CAA-Québec. Vous êtes un des 500000, vous avez un rendez-vous de médecins par année. Ça ne peut pas être plus clair que ça. Elle, elle dit 500000 prises en charge. M Amyot dit 500 000 rendez-vous. Qu'elle dise la vérité qu'elle connaît aux Québécoises et Québécois.

Journaliste : Il n'y aurait pas moyen, peut-être, pour elle de, je ne sais pas, revenir à la charge puis de peut-être renégocier cet aspect-là ou revenir...

M. Tanguay : C'est elle qui l'a négociée, l'entente, c'est elle qui l'a signée. Et c'est pour ça que M. Dubé a quitté, il avait la ligne dure. Alors, M. Dubé est resté cohérent avec lui-même, mais qu'on ne vienne pas nous dire que c'est 500000 Québécoises et Québécois qui auront un médecin de famille qu'ils pourront voir plus qu'une fois par année. Un médecin de famille, normalement, un moment donné, ça peut arriver que tu l'appelles trois fois dans l'année. Là, ça arrêter, un rendez-vous par année. Et même pire, si, ce que l'on comprend... on va poursuivre la logique, c'est 500000 rendez-vous pour 500 000 citoyens. Peut-être que ça veut dire aussi qu'il y a un ou une citoyenne qui va en prendre un, ou deux, ou trois. La banque, elle va baisser d'autant. Alors, ça se pourrait que ce ne soit même pas un pour chacun, que ce soit : Bien là, on n'en a plus. C'est une banque de plages horaires, il a même dit ça, des plages horaires.

Journaliste : Sur les médecins spécialistes, comment est-ce que le gouvernement doit se gouverner avec les médecins qui menacent de prendre des moyens d'action, là?

M. Tanguay : Bon, deux choses. Pour ce qui est des moyens de pression, on invite les médecins, évidemment, à agir de manière à ce que les soins et les services aux patients n'en soient pas réduits ou affectés, clairement, et on se fie sur leur professionnalisme. Une fois que j'ai dit ça, c'est au gouvernement à s'entendre. Je veux dire, les échéances, il les connaît, ça fait huit ans qu'ils sont au pouvoir. Les médecins spécialistes demandent un rattrapage puis le gouvernement ne veut pas payer. Il faut qu'ils s'assoient puis qu'ils trouvent un terrain d'entente, puis je termine là-dessus. L'un des principaux griefs des médecins spécialistes, c'était le cas des omnipraticiens. Donnez-nous les moyens d'opérer, dans tous les sens du terme. Ce qu'ils n'ont pas.

Journaliste : Ça inclut l'enseignement quand vous dites...

M. Tanguay : Oui, tout à fait, tout à fait. Il faut... Effectivement, ceci dit, oui, tout à fait, à votre question. Une fois que j'ai dit ça, c'était assez éloquent de voir que même les étudiants en médecine appuyaient les médecins puis ils disaient : Ça n'a pas de bon sens, le gouvernement doit reculer sur la loi n° 2 puis ils votaient même des journées de grève. Alors, voyez que les futurs facturants, les futurs médecins sont... les étudiantes et étudiants sont déjà à l'affût et veulent également mener ce combat-là. C'est au gouvernement à s'entendre. Nous, là, on pense aux patients, là. On n'est pas là pour les médecins, on est là pour les patients. Le gouvernement ne livre pas.

Journaliste : On the PEQ program, you mentioned that people in your riding can't wait until April 12th. How many people do you think are coming forward and what kind of, I guess, heartbreaking stories are they sharing with you?

M. Morin : Well, I mean, I've heard a lot of citizens. Many are desperate, they don't know what to do. They don't know how… if they will be able to stay in Québec, if they will continue to work. Last Saturday, during the PEQ, downtown Montreal, I met someone who was in the health system. but she's a Ukrainian. Her permit will not end fairly soon, but she told me : Well, I'm from Ukraine, if they send me back or they send me back to Ukraine, it doesn't make any sense. I mean, that's one example, and this lady was really, really in shock. In my riding, we have a great bakery, they've already left… employees, they went back to France, and they were very good in French, they were living in the riding. So, I mean, that doesn't make any sense, no planning, and that's the impact on the Québec economy.

M. Tanguay : And when it comes to these decisions, the Government yesterday, it's three people, almost like a three-headed dog making these decisions. So, should Government be prorogued until one person can come forward and we can have a premier making decisions?

M. Tanguay : They are paid and well paid to do their job. We need to have a government in place. We need to have a premier active. We need to have a premier who's going to take action...


 
 

9 h 18 (version non révisée)

M. Tanguay : ...based on a fact, a simple fact : the day after April the 12th, we will have a new premier, and it's obvious that the position of the actual CAQ government must and will change. So, now, for Francois Legault, it's up to him. We'll be... Is he willing to gain two months or to lose two months and that will be citizens, future citizens, workers who will pay the price of François Legault not... no longer having leadership. He must act as a leader and say, "you know what? It's their... it's their position. They will be... one of them will be replacing me, and they agree on a certain part, on certain things, I'll act accordingly." It's not for François Legault to take the position : I will be the one deciding, regardless of our democratic process, internally, which is the CAQ process. So, what's the respect of François Legault? What respect François Legault has with respect to the leadership race within the CAQ? Is it something that is out of this world for him, or he's going to take action based on what he's learning?

Des voix : Merci.

(Fin à 9 h 20)


 
 

Participants


Document(s) associé(s)