Point de presse de Mme Alejandra Zaga Mendez, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’économie et d’innovation, et M. Guillaume Cliche-Rivard, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de services sociaux
Version préliminaire
Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
Le mercredi 11 février 2026, 8 h 40
Salle Bernard-Lalonde (1.131),
hôtel du Parlement
8 h 43 (version non révisée)
(Huit heures quarante-trois minutes)
Mme Zaga Mendez : Bonjour,
tout le monde. Je veux commencer en offrant... en prenant un moment pour offrir
nos plus sincères condoléances aux familles des victimes de la tuerie de
Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique. Quand on a appris cette nouvelle, je
pense qu'on a tous été extrêmement bouleversés, et nous voulons montrer notre
solidarité avec la famille, avec la communauté ainsi avec toute la
Colombie-Britannique. Nous sommes de tout coeur avec vous.
Hier nous avons débuté les consultations
du projet de loi n° 5, le fameux Q-5 comme ils veulent l'appeler, et la
CAQ doit déjà clarifier ses intentions. La CAQ veut accélérer des projets,
quelques projets et passer par-dessus nos lois, nos règles environnementales,
mais là on se demande : C'est pour qui, pourquoi, pour quel projet et
ça... ceci va se faire à quel prix?
Hier le ministre Girard a commencé à
dévoiler des choses. Il nous a dit que ça allait être cinq projets, il nous a
dit que c'était 1 milliard d'investissements privés chaque, c'était ça, le
souhait du ministre Girard, mais il n'était pas capable de nous dire clairement
de quels projets il s'agit, quelles sont les garanties qui existent pour les
Québécois et Québécoises. Je nous rappelle, on a déjà joué dans ce film, ce
film s'appelle Northvolt, une erreur monumentale pour lesquels on a accéléré
des étapes, nous avons sauté l'étape du BAPE, et nous connaissons tous et
toutes ici les conclusions.
Notre crainte, c'est que le PL n° 5
ouvre la porte à des décisions arbitraires, à des commandes politiques et à l'affaiblissement
de nos protections envers l'environnement et le public. Je nous rappelle juste,
plus tard... pas plus tard qu'hier, on apprenait que l'entreprise Domtar, avec
un seul coup de téléphone, ils ont renversé une décision ministérielle. Donc,
on voit déjà la pression politique, comment un simple appel des hauts
dirigeants peut aller à l'encontre des processus en place. On n'est pas à l'abri,
au Québec, de l'ingérence par des grandes entreprises.
Le ministre Girard doit nous révéler son
jeu au complet. Quelles multinationales veut-il attirer si rapidement au Québec
et quelles seront les conséquences?
M. Cliche-Rivard : Merci,
Alejandra. Bonjour, tout le monde. Maintenant sur le PEQ. Jean-François
Roberge, plus isolé que jamais. En fait, son seul allié, vous l'avez entendu un
petit peu plus tôt, c'est le PQ. Envers et contre tous, contre les maires et
mairesses du Québec, contre les syndicats, contre les chambres de commerce,
contre le milieu collégial, contre le milieu universitaire, contre la
mobilisation historique de la société civile, le ministre Roberge et le PQ
avancent ensemble tête baissée sur la question du PEQ. Maintenant que Mme
Fréchette appuie ouvertement le retour du PEQ, qu'attend Jean-François Roberge
pour mettre fin à la controverse? Cet entêtement est tout simplement
inexplicable encore ce matin.
Aujourd'hui, ici, en point de presse, je
vais être accompagné de Sandra, une infirmière qui travaille à l'hôpital
Sacré-Coeur de Montréal. Elle, elle va bientôt quitter pour l'Ontario. Elle a
déjà reçu une invitation du fédéral, son dossier est en cours de finalisation.
Face à l'abolition du PEQ, face à son permis qui expire bientôt, elle et ses collègues
n'ont pas d'autre choix : elles vont partir. C'est ça, les conséquences de
l'abolition du PEQ.
Je vais aussi être accompagnée d'Emna, une
éducatrice qualifiée en garderie. Son permis à elle expire aussi sous peu, puis
elle va devoir partir, elle aussi, parce... puis elle va mettre à mal toute la
capacité du milieu d'accueil, du milieu de garde éducatif de continuer son
travail puis de rester ouvert. Elle m'a dit par ailleurs qu'elle constatait
avec amertume que le Québec continue ses missions de recrutement à l'étranger,
alors qu'on lui ferme la porte sous le nez à elle. Elle veut rester ici,
pendant qu'on essaie de recruter à l'étranger. Ça n'a aucun sens. Venez tantôt
écouter leurs témoignages poignants.
Les conséquences des décisions de Jean-François
Roberge pour le Québec et pour nos services publics sont catastrophiques, et ce
serait encore pire sous un gouvernement du Parti québécois qui refuse de
protéger les travailleurs et les travailleuses du Québec. Il faut le dire, leur
sortie d'hier attaquant les maires et mairesses, ce n'est que la pointe de l'iceberg
de leur projet d'immigration. Tous devraient porter attention à leurs réactions
sur ce dossier. Des cibles d'immigration à 35 000, c'est la fin du PEQ, point
barre, avec toutes les conséquences qu'on imagine pour les régions du Québec,
pour l'ensemble du Québec. Faites attention.
Journaliste : ...pensez que
le gouvernement devrait proroger la session en raison de la confusion créée par
la course à la chefferie?
M. Cliche-Rivard : L'Assemblée
nationale puis les oppositions, on est là pour poser des questions. Le Québec n'est
pas sur pause. Si le premier ministre a décidé de démissionner, c'est son
affaire. Il se lance une course à la chefferie, il la gère comme ils veulent.
Le Parlement doit continuer son travail. On a déjà perdu deux semaines de
travail législatif en septembre dernier. Les Québécois et les Québécois s'attendent
à des réponses. Ils n'ont pas du tout réglé encore avec la FMSQ. Il y a
beaucoup de travail à faire, et nous, on va être là à tous les jours pour faire
le travail auquel les Québécois et les Québécoises s'attendent.
Journaliste : ...encore
gouvernable? Parce qu'on voit dans plusieurs dossiers une confusion qui règne.
M. Cliche-Rivard : Sur les dossiers
qui... dont la confusion règne, je suis d'accord qu'ils devraient les
suspendre. Ce ne sont pas tous les dossiers. Le projet de loi de constitution,
Mme Fréchette n'est clairement pas d'accord avec Simon Jolin-Barrette sur l'article
29. Il devrait clairement suspendre le projet de Constitution. Sur le projet du
PEQ, ça me semble limpide que les deux futurs candidats...
8 h 48 (version non révisée)
M. Cliche-Rivard : ...ils ne
sont pas du tout du même avis. Sur le troisième lien, ils ont suspendu. Sur l'ensemble
de l'oeuvre, là, est-ce qu'il y a des divisions sur le reste? Les prochaines
semaines nous le diront, mais moi, je ne pense pas qu'ils sont incapables de
continuer le travail et je ne pense certainement pas que les Québécois veulent
que la CAQ proroge le Parlement puis arrêtent les questions aux Québécois, Québécoises.
Le juge Gallant va déposer son rapport. On a des questions sur le suivi, sur
les contraintes informatiques, sur l'ensemble de la question de la gestion du
numérique. Certainement pas qu'on va faire le cadeau à François Legault puis à
la CAQ de dire : Suspendez le Parlement. Il n'en est pas question!
Journaliste : Mais qu'est-ce
qu'il devrait faire avec le PEQ? Vous avez dit... vous avez donné des exemples
de projets législatifs où...
M. Cliche-Rivard : Suspendre
la réforme de Jean-François Roberge, reculer au PEQ tel qu'on le connaît depuis
15 ans, repartir la machine, réouvrir le PEQ et ensuite... Mme Fréchette,
de toute façon, elle a dit : Le PEQ reste ouvert deux ans en transition. M. Drainville,
lui, n'est pas si clair que ça, mais, quand même, il y a une clause de droits
acquis. Le prochain chef tranchera sur les aléas puis les mesures précises.
Pendant ce temps-là, il y a des milliers de Québécois qui vivent d'une anxiété
considérable. Suspendons, reculons la réforme Roberge et réinsérons le PEQ.
Journaliste : Ça peut vouloir
dire combien de candidats si on revient avec le PEQ qui est... Vous connaissez
quand même ce dossier-là, comment vous en... vous anticipez combien de
demandes, par exemple, en un an où on rouvre le PEQ?
M. Cliche-Rivard : Les...
Dans le PEQ, on a eu des variations importantes dans les dernières années, hein?
Il y a eu des années à 6 000 sélections puis il y a eu des années
autour de 20 000 sélections, mais on n'a jamais vraiment dépassé ça.
Une moyenne autour de 12 000, là, si on calcule l'ensemble des dernières
années. Il est certain que le programme a été suspendu presque toute l'année 2025.
Ça fait que, quand on va réouvrir le
programme qui a été suspendu pour un an, c'est certain qu'il va y avoir plus de
monde qui vont appliquer qu'une année régulière parce qu'on est une année en
retard. Mais jamais de la vie est-ce qu'on parle — puis François
Legault a été démenti par les experts, par ailleurs — de centaines de
milliers de personnes. Il pourrait effectivement y avoir, moi, je ne sais pas,
20 000, 30 000 personnes qui vont appliquer quand le programme
va réouvrir, des gens qui, par ailleurs, sont déjà ici. Là, on est dans une
catégorisation de changement de colonne, de temporaires vers permanents. L'ensemble
de ces gens-là sont ici, sont en emploi, sont francisés, sont logés puis
contribuent à l'économie du Québec.
Là, évidemment, Jean-François Roberge a
fermé le programme pendant un an. Donc, il va y avoir un engouement pour
commencer, mais les chiffres ont toujours été les mêmes au PEQ. On n'a jamais
dépassé les 20 000, puis ça, c'était une année record historique. On a
même 2023, je pense, que c'était 6 000. 2022, autour de ces années-là, que
c'était 9 000. On est en bas de la dizaine de milliers. Donc, de prétendre...
puis j'ai vu encore M. Boissonneault hier essayer de prétendre que c'était
300 000, c'est absolument ridicule puis ça a été complètement contrecarré
par l'ensemble des experts du milieu en fin de semaine.
Journaliste
: ...ça
n'avait pas fonctionné... comme, par exemple, les gens qui arrivaient ici, ils
n'avaient pas besoin nécessairement de remplir le formulaire. Donc, on ne sait
pas nécessairement combien sont venus sous le PEQ avec ces publicités-là qui
ont été faites pour le PEQ.
M. Cliche-Rivard : C'est un bon
point. Ceci dit, c'est un programme extrêmement difficile à se qualifier, là. C'est
le programme qui nécessite le plus haut niveau de français dans l'ensemble de
nos programmes d'immigration. Ça prend deux ans de travail qualifié, pas n'importe
quel job, là, dans les qualifications supérieures. C'est clair dans le
règlement qu'est-ce qui se qualifie. Ça fait qu'un barista, par exemple, ne se
qualifie pas, un plongeur ne se qualifie pas, ça prend un poste qualifié qui
est en lien avec des études requises, là. Ce n'est pas n'importe qui qui se
qualifie.
Sinon, dans les diplômes qui sont acceptés,
il y a vraiment une grande limitation de quels diplômes sont acceptés, là. Un
bac est accepté, c'est trois ans, une maîtrise, c'est deux ans, il y a quelques
DEP techniques... il y a des DEP techniques aussi de trois ans qui sont
acceptés. Les programmes courts ne sont pas acceptés sans expérience de
travail. C'est un programme qui est assez limitatif.
Puis vous vous souviendrez l'année
catastrophique où Mme Fréchette a décidé de modifier le PEQ puis de le
mettre hors seuil, c'est parce qu'ils avaient mis une obligation de travail
après les études, puis le chiffre était descendu à quoi? 2 000 étudiants
qui s'étaient qualifiés, puis c'était une catastrophe pour elle. Puis ces jours-ci,
ont roulé des extraits où elle a dit justement, au contraire, qu'elle voulait
privilégier la voie rapide du PEQ pour les diplômés, puis là on se retrouvait
en complète contradiction avec Fréchette 2023 puis Fréchette 2026, qui
disait complètement et tout et son contraire.
Journaliste : ...juste pour
clarifier. Montréal, Laval, là, vous, là, vous n'avez pas de problème avec le
fait qu'une vaste majorité des gens qui passeraient par le PEQ viennent de
Montréal et Laval?
M. Cliche-Rivard : Au
contraire, les candidats au PEQ qui se qualifient sont francophones. Le plus
grand cadeau qu'on puisse faire à Montréal puis à Laval, c'est d'accentuer le
niveau de francophones permanents qui s'établissent puis qui sont déjà là. Est-ce
que je souhaite que le PEQ prenne l'ensemble du quota économique? Non. On a
toujours eu deux programmes, ça a toujours fonctionné de manière hybride, avec
des sélections dans le programme régulier, puis le programme accéléré du PEQ
qui permettait de qualifier ceux qui sont déjà intégrés ici. Mme Fréchette,
c'est un petit peu ce qu'elle propose, de balancer PSTQ-PEQ en avançant peut-être
15 000 de chaque côté en respectant leur seuil d'immigration, puis on
avance.
Donc, moi je ne veux pas que le PEQ prenne
100 % du programme, ce n'est pas ça que je revendique, mais de prétendre
que le PEQ a un effet néfaste sur Montréal et Laval, c'est tout le contraire. Ce
sont des francophones. S'il y a quelqu'un qu'on devrait privilégier pour Montréal
et Laval...
8 h 53 (version non révisée)
M. Cliche-Rivard : ...c'est
certainement le PEQ.
Journaliste : ...a avancé que
c'était... elle voulait avoir les deux programmes simultanément et qu'au bout
de la ligne ce soit 29 000 personnes, pour respecter le quota qu'on s'était
donné au PSTQ. Est-ce que ça, vous croyez que c'est possible, cette proposition-là,
ou elle est... avec les chiffres des gens, avec le surplus, vu que le programme
a été fermé, est-ce que c'est irréaliste?
M. Cliche-Rivard : Avec les
surplus pour l'an 1, je ne suis pas certain si ce sera 50-50, là ça va être
difficile à établir. S'ils veulent rester à l'intérieur du 29 000, ça se
pourrait que ça ne soit pas 50-50, ça se pourrait qu'il y ait davantage de gens
qui se qualifient au PEQ. Mais je pense qu'une fois le flot de l'an 1, là, qui
est en fait l'année 2025, qu'on a perdue, une fois ce flot-là, disons, traité,
je pense que, oui, on arrive clairement avec une capacité de 50-50 sur du moyen
terme. Ça fait que probablement pas l'an 1, là, je pense que c'est peut-être
optimiste considérant que l'année 2021 on a fait 20 000 invitations, là,
20 000 qualifications, mais ça ne sera pas long qu'on y arriverait, à ce
50 là.
Journaliste : ...vous voulez
dire...
M. Cliche-Rivard : PSTQ, PEQ.
Journaliste
: Oui, oui,
mais total 29 000?
M. Cliche-Rivard : Total 29
000. Ce sont, par ailleurs, le plan d'immigration caquiste, qui, eux-mêmes, par
ailleurs, n'ont pas respecté leur propre plan dans les deux dernières années. Mme
Fréchette avait même aussi mis le PEQ Diplômés hors seuil. Est-ce qu'il n'y a
pas là une voie de passage pour Mme Fréchette de mettre l'année perdue par
Jean-François Roberge hors seuil, considérant que c'est M. Roberge qui a refusé
de les intégrer l'année passée, de les traiter hors seuil pour cette année,
considérant que c'est un arriéré de l'an passé, puis d'avancer après avec cette
année-là tout à fait régulièrement? Mme Fréchette a déjà fait ça, elle a déjà
fait ça dans le PEQ Diplômés. Est-ce qu'elle pourrait le refaire? C'est à elle
de répondre.
Journaliste
: Mme
Fréchette a dit que... à Radio-Canada, qu'elle n'avait pas averti Jean-François
Roberge avant de faire son tweet hier. Qu'est-ce que vous pensez de ça?
M. Cliche-Rivard : Non
seulement elle ne l'a pas averti... puis en plus son tweet parle de rétablir la
confiance. Donc, elle a perdu confiance. Et le gouvernement et le Québec, j'entends,
ont perdu confiance en Jean-François Roberge. Là, M. Roberge, hier, a été on ne
peut plus évasif sur la suite des choses dans la période de questions. Je sais
qu'il tarde à répondre à vos questions. Là, aujourd'hui, il n'a qu'une seule
chose à faire, c'est de reculer, d'accorder la clause de droits acquis, de
rouvrir le PEQ. L'ensemble... en fait, les deux candidats à la direction de son
parti ne sont pas d'accord avec lui. Pire, la candidate qu'il soutient le
désavoue au début de la période de questions. Quand même, le timing est fort,
là. Et M. Jean-François Roberge, je le redis, est tout à fait seul au monde,
largué par son caucus, largué par les candidats, candidates à la chefferie. La
seule personne, le seul groupe qui vient à sa rescousse, c'est le Parti
québécois. Ça en dit long, quand même.
Journaliste : Sur le dossier
de la santé, hier, il y a eu un échange, là, entre la ministre Bélanger puis le
Parti libéral sur les 500 000 patients de plus, là, qui devaient être pris
en charge. Vous, vous avez compris quoi, que c'est des rendez-vous qu'il allait
y avoir, un seul rendez-vous, ou une prise en charge?
M. Cliche-Rivard : Les
groupes de patients sont limpides aujourd'hui, là, il n'y a aucune garantie.
Puis, quand on lit la loi 19, il n'y a aucune garantie, là. Il y a des incitatifs
pour aller chercher ces prises en charge là, mais il n'y a aucune obligation,
quelle qu'elle soit, il n'y a aucune concession, quelle qu'elle soit. Ça fait
qu'on va entendre les groupes de patients aujourd'hui, mais je suis très
inquiet, très inquiet de ne voir là, dans la pièce législative, aucune garantie
pour les patients du Québec. Avoir accès à une liste, là, ça ne fait pas grand-chose,
c'est loin d'une prise en charge, et j'espère que Mme Bélanger a plus à offrir
que des simples incitatifs en se disant : Oui, oui, oui, on compte sur
tout le monde, on va y arriver, alors que, là, on parle quand même de jusqu'à
500 000 patients, là. Il y a 180 000 vulnérables, mais il y a 500 000
patients qui, tout d'un coup... dans un genre de promesse électorale, ils font
un considérant dans un projet de loi en disant : Considérant notre
objectif d'arriver à 500 000 nouveaux patients... ce qu'ils n'ont, par
ailleurs, pas réussi à faire en huit ans de gouvernement, là, puis que, là,
tout d'un coup, ils vont réussir à faire ça en six mois, sans... sans... sans
rien émettre dans la pièce législative... c'est... c'est une grosse question,
puis on va attendre Mme Bélanger, clairement, en étude détaillée pour que... pour
que tout ça soit clarifié.
Le Modérateur : On va passer
en anglais.
Journaliste
: Peut-être
une petite dernière sur les spécialistes.
M. Cliche-Rivard : Oui.
Journaliste
: Bien, vous
pensez quoi, là, de la possibilité de moyen d'action des spécialistes? Puis
jusqu'où le gouvernement devrait faire des concessions avec eux?
M. Cliche-Rivard : Je trouve
ça particulier que, dans le projet de loi n° 19, il y a des articles sur
la rémunération des spécialistes, alors qu'il n'y en a pas sur la FMOQ, là, il
y a juste une disposition sur la rémunération des spécialistes, alors qu'on ne
s'est pas entendu avec les spécialistes. Qu'est-ce que le gouvernement s'apprête
à faire, encore une fois, là? Est-ce qu'ils vont imposer, là, avec un semi-bâillon...
Parce que, là, on nous a dit que tout ça devait être absolument adopté avant le
28 février, là, il n'y avait pas question d'autre chose, là. Est-ce qu'on va,
encore une fois, passer une entente au travers de la gorge des fédérations de
médecins? Puis est-ce qu'on va rejouer, dans les deux prochaines semaines, dans
le psychodrame de cliniques ou de médecins qui vont quitter leurs services?
Où...
8 h 58 (version non révisée)
M. Cliche-Rivard : ...où
est-ce qu'on s'en va, là? Comment ça se fait que le gouvernement n'est pas
encore capable de s'entendre avec la Fédération de médecins? Puis comment ça se
fait qu'on mette des dispositions législatives dans le projet de loi n° 19 sans
entente? Moi, je ne l'ai pas vu l'entente, je ne suis pas à la table de
négociation. M. Oliva dit qu'il y a des choses qui sont... qui ont avancé,
finalement qui ont été retirées. Moi, comme vous, je n'en sais rien, de ces
ententes-là, mais je suis très préoccupé qu'encore une fois, là, à deux
semaines de ce qu'on doit adopter, il n'y ait eu aucune entente encore avec la
FMSQ, c'est très préoccupant.
Journaliste : ...ne pas
appuyer le projet de loi 19?
M. Cliche-Rivard : Ça va être
difficile de ne pas appuyer, là, pour être transparent, parce que... parce
qu'il y a des choses là-dedans pour lesquelles il y a eu une entente avec la
FMOQ. Je me pose des questions, par contre, sur les articles qui touchent la
FMSQ, les spécialistes, là où on n'a pas d'entente. Donc, non, je vais faire
mon travail, je vais poser des questions. Je me suis prononcé hier en faveur du
principe, là. Ça fait que selon toute... à moins d'un revirement de situation
catastrophique, là, je me prononce aujourd'hui sur la base de ce que je connais
aujourd'hui, mon intention est ferme de voter en faveur du projet de loi.
Maintenant, voyons voir comment les prochaines journées s'organisent puis
qu'est-ce que Mme Bélanger a à répondre sur nos questions face aux
spécialistes, qui n'ont pas encore signé une entente.
Journaliste : What has all this internal conflict over the PEQ say to you about
the CAQ's ability to govern right now?
M.
Cliche-Rivard :
It's a true question. However, during this time, real Quebeckers are
being fully impacted. The PEQ reform that Mr. Roberge set last fall is creating
big distress among the society, and they could be doing their race for
leadership without impacting the full society, and this is something they're
failing to do. They decided to suspend the third link question. They decided
that until there's clear leadership, they wouldn't go forward. I am asking the
exact same thing for the PEQ. Stop with that distress, stop with this dilemma
and just grant the grandfathering clause and allow people to keep being in Québec
and keep helping our social services.
Journaliste :
How would you describe this predicament
that Jean-Francois Roberge has found himself in?
M.
Cliche-Rivard :
It's... It's very special. Considering he's supposed to be
supporting Mme Fréchette, that he was not advised prior to this announce, it
says a lot, and Mme Fréchette stated in her tweet that she needs to rebuild
trust and confidence into the immigration system, while Jean-Francois Roberge has
been the immigration minister for some time now. So, it's a direct attack on
Minister Roberge's leadership and direction as a minister. Let's recall that Mme
Fréchette knows very well that ministry, she was Minister of Immigration, so
she knows exactly what options were and were not on the table, and she's
clearly stating that Minister Roberge is going the wrong way, and I think this
cannot stand anymore. He's supposed to be supporting her, then he's supposed to
follow the leadership of her future premier as he's hoping, and he's supposed
to, right away, give the PEQ to Grandfather Clause.
Journaliste :
...is it an insult for the population
if the local government prorogued the session now? Why is it an insult for you,
as on Monday, you have the Commission Gallant's report.
Mme Zaga
Mendez :
And I
think we need to be working here for Québécois et Québécoise, there's so many
things going on : the cost of living, the cost of groceries, the fact that
Maison Mère Rosemont hasn't been announced, in my case, the Douglas Institute,
there's so many things that have to happen. And for us, it's insulting the fact
that we will not be able to do our work here. As we were saying, if there are
things that are creating confusion, they can be put it on hold. It has been
done with the third link; it can be done with the PEQ. So that's what we ask
him, but we still need to do our work here at the Parliament for Québécois and
Québécoise.
Journaliste :
...the PEQ, you are in favor of Fréchette's
vision or Drainville's? I guess it's Fréchette's vision.
M.
Cliche-Rivard :
Clearly Fréchette's vision, and what Fréchette is stating is that
she'll reinstitute the PEQ. She's saying for two years, but, I mean, who's
going to be minister in two years? Who's going to be premier in two years and
what's Québec going to be like in two years? I think it's a very far question.
We don't even know who's going to be elected, I don't know if I'll be with you.
I mean, the citizens will decide, but I mean, it's clearly pushing this
forward. What she's stating fully is that "I'm bringing back the pack",
period. And this is the right vision the CAQ should have adopted firsthand, and
this is the only true vision. All mayors of Québec are asking that. All the society
is asking that. Syndicates are... Unions are asking that, professors, everyone
is asking that. But the PQ and Minister Roberge are alone in their world asking
for this not to be reinstated. They're on the wrong direction completely.
(Fin à 9 h 03)