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Point de presse de Mme Christine Labrie, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’administration gouvernementale et pour le Conseil du trésor

Version finale

Le jeudi 2 mai 2024, 13 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Treize heures sept minutes)

Mme Labrie : Bonjour, tout le monde! Bien, avant de commencer, juste dire à quel point je suis déçue de la ministre Chantal Rouleau aujourd'hui, qui a refusé d'appuyer ma motion, je l'avais sentie davantage prête que ça à réformer la loi sur l'aide sociale. Et malheureusement elle semble encore repousser l'échéancier. Donc, je m'en désole parce qu'il y a énormément de gens qui ont de la difficulté à vivre au Québec en ce moment. Puis je suis là pour répondre à vos questions.

Journaliste : Pourquoi avoir décidé de prendre l'intérim et de ne pas participer à une prochaine course pour devenir porte-parole féminine?

Mme Labrie : Bien, écoutez, j'ai mesuré les différentes options qu'il y avait devant moi. Je ne souhaitais pas me lancer dans cette course-là. Puis j'ai senti que l'équipe pouvait avoir besoin de mon support pour la transition très, très importante qu'on doit vivre dans les prochains mois.

Journaliste : Pourquoi vous ne souhaitiez pas vous lancer, Mme Labrie, plus précisément?

Mme Labrie : Bien, écoutez, parmi les choses que j'ai mises de l'avant... que j'ai mises de l'avant pendant la course dans la dernière année, plusieurs de ces choses-là se retrouvent notamment dans le cahier de propositions du conseil national. Donc, moi, j'ai senti que mes idées avaient commencé à faire du chemin déjà au sein du parti. Par ailleurs, ça a été difficile cette course-là. Moi, ça faisait deux années de suite que je vivais une campagne, et puis, là, je n'avais pas envie de me lancer là-dedans en ce moment, j'avais plutôt envie d'être en support pour mon organisation, parce que c'est une période de transformation importante, là, qui s'annonce.

Journaliste : ...pour l'intérim, Mme Labrie?

Mme Labrie : Ah! bien, écoutez, moi, je... Ça, je ne peux pas répondre à cette question-là. Je peux juste vous dire que je suis contente d'avoir eu la confiance du comité de coordination nationale. On m'a dit qu'on avait souhaité à l'unanimité que ce soit moi. Donc, je m'en réjouis.

Journaliste : En tout respect, c'est Ruba Ghazal qui avait terminé deuxième de la course l'automne dernier. Alors, ce n'est pas un poste qui aurait dû lui revenir à elle?

Mme Labrie : Bien, écoutez, les paramètres de l'intérim, c'est que, si on fait l'intérim, on ne peut pas faire la course. Donc, si Ruba souhaite se lancer, c'était préférable pour elle de ne pas faire l'intérim.

Journaliste : ...on le sait déjà. Donc, la prochaine course, elle aura lieu quand? Elle va durer combien de temps? …en fait, je crois que vous voulez moderniser les statuts du parti l'automne prochain. Donc, la course ne commencerait pas avant ça. Comment ça marche, là?

Mme Labrie : Écoutez, là, je ne peux pas vous donner de date pour l'instant, mais il y a des démarches en cours au comité de direction... en fait au comité de coordination nationale pour identifier les paramètres de la course. Elle va se dérouler d'ici l'automne. Et donc ce sera fait avant la réforme des statuts, parce que ça, c'est prévu dans un congrès qui est à la fin de l'automne. Donc, c'est deux moments différents, là. Il y aura une course avant la refonte des statuts.

Journaliste : Donc, si on comprend bien, il n'y aura pas de... Il n'y aura peut-être pas, encore une fois, de possibilité de faire une course avec du financement qui viendrait avec cette course-là.

Mme Labrie : C'est exact, là, la course qui va se dérouler prochainement, pour laquelle je ne suis pas en mesure de vous donner les dates, elle va se dérouler dans les mêmes exacts paramètres, là, que ce qui avait cours l'automne dernier, parce que, non, on n'a pas fait de refonte des statuts.

Journaliste : ...difficile pour le parti. On sent que c'est justement la question du financement qui pèse lourd présentement dans la crise que vous vivez. Vous avez de la difficulté à payer les employés. Ça n'aurait pas été une bonne idée, justement, d'attendre de changer ces paramètres-là pour essayer justement d'aller chercher du financement à Québec solidaire?

Mme Labrie : Le souhait qu'on a comme organisation, c'est de remplacer Émilise par une nouvelle porte-parole assez rapidement. Là, on est effectivement dans une période de bouleversement qui... qui est très importante, qui est même cruciale, je dirais, là, pour la suite des choses, pour Québec solidaire. Donc, ça prenait un intérim en attendant que cette course-là ait eu lieu. Moi, je me sens assez solide pour faire ça en ce moment, pour arriver en support à l'organisation, parce qu'il y a des questions très sérieuses qui se posent, là, suite aux circonstances du départ d'Émilise. On veut faire les bilans adéquats, on veut faire les changements nécessaires. Et donc ce sera mon rôle, moi, dans les prochains mois, là, d'ici à ce que...

Journaliste : … que vous soyez élue et non pas extraparlementaire, donc, que la décision qui a été prise par le parti, c'est que la nouvelle co-porte-parole par intérim soit élue, quel message ça envoie?

Mme Labrie : Bien, écoutez, je pense que la décision qui a été prise a été prise en considération des défis qu'on a à traverser en ce moment. Moi, je suis assez bien implantée dans ce parti-là quand même depuis les dernières années. Les gens me connaissent et beaucoup me font confiance. Donc, c'est probablement ce qui a mené à la recommandation que ce soit moi. Je...

Journaliste : ...c'est plus facile que vous soyez élue pour... assumer le rôle par intérim?

Mme Labrie : Ça va être un travail de tous les instants, là, piloter, avec l'équipe, les transformations qui s'en viennent, pour s'assurer que ça fonctionne et qu'on fait les bons changements de la bonne manière avec les bonnes personnes et au bon rythme. Donc, c'est certain que ça prend quelqu'un qui est énormément disponible puis qui peut se dédier à ça. Puis, moi, je vais pouvoir le faire.

Journaliste : On a beaucoup parlé de question de mandats à clarifier du co-porte-parole féminine. Est-ce que vous en savez un peu plus c'est quoi, votre mandat précisément? Est-ce qu'on va vous demander de faire des tournées régionales? Est-ce qu'on va vous demander de... Qu'est-ce qu'on... Est-ce qu'on a défini plus précisément votre mandat?

Mme Labrie : Ce que Gabriel mettait au jeu hier, c'est davantage quelque chose qui va se passer à la réforme des statuts. Moi, le mandat que j'ai en ce moment pour cette transition, hein, parce que c'est un intérim, c'est d'arriver à faire les bons bilans suite au départ d'Émilise, c'est d'arriver à faire les bons changements pour répondre aux critiques qui ont été formulées, puis s'assurer que ce parti-là puisse faire les adaptations nécessaires pour assurer son bon fonctionnement puis que les gens s'y sentent bien également.

Journaliste : Vous parlez de bons bilans, justement, à faire du départ d'Émilise Lessard-Therrien, est-ce que vous avez reçu des documents d'Émilise Lessard-Therrien qui résument un peu tout ce qu'elle a vécu depuis? Est-ce que vous avez reçu ça, un document comme ça? Et aussi est-ce que vous avez un résumé de ce qu'elle a vécu?

Mme Labrie : Oui, j'ai eu d'Émilise un résumé détaillé de ce qu'elle a vécu au sein du parti. Son témoignage, il est important. Puis on en prend... on en prend acte. Par ailleurs, elle n'est pas la seule personne à avoir des choses à dire sur des choses qui doivent changer au sein du parti. Beaucoup de membres ont également des attentes par rapport à ça. Donc, le travail qui va être fait, dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, c'est d'aller à la rencontre des membres pour aussi entendre ce qu'eux veulent voir changer au sein de l'organisation.

Journaliste : Vous avez clairement dit, Mme Labrie, que vous êtes d'accord avec les orientations proposées par Gabriel Nadeau-Dubois, que vous les aviez vous-même, hein, quelque peu partagées lors de votre course. Pourquoi est-ce que vous êtes la bonne personne à ce moment-là pour aller à l'écoute de ceux qui ne sont pas d'accord? Pourquoi est-ce qu'ils viendraient se confier à vous?

Mme Labrie : Bien, je pense qu'on parle de deux choses différentes, à vrai dire, parce que Gabriel a mis de l'avant des décisions, au niveau de la vision politique, qui doivent être prises au sein du parti. C'est vrai que j'ai exprimé des positions similaires dans le passé. Par ailleurs, ce ne sont pas les seules transformations qu'on doit faire au sein du parti. On doit également se poser des sérieuses questions sur comment on fonctionne, l'espace qu'on donne aux gens à l'intérieur du parti. Puis ça, ça fait partie du mandat que j'ai, là, en ce moment, là, avec l'équipe en place pour assurer... pour assurer qu'on ne laisse pas sans suite le départ d'Émilise.

Journaliste : ...un parti de gouvernement?

Mme Labrie : Pour moi, un parti de gouvernement, c'est un parti qui est capable de gouverner, essentiellement. Puis, pour pouvoir gouverner, il faut savoir ce qu'on s'en va faire là puis dans quel ordre et quelles sont nos priorités. Donc, c'est ça, pour moi, un parti de gouvernement.

Journaliste : Et ce n'est pas ce qu'était Québec solidaire jusqu'ici?

Mme Labrie : Bien, vous connaissez Québec solidaire, on a un projet qui est très, très ambitieux. On ne s'en est jamais caché. On a effectivement l'habitude de vouloir régler beaucoup d'enjeux sociaux en même temps, parce qu'ils sont... ils sont tous préoccupants, ces enjeux-là. Après ça, moi, je l'ai déjà dit dans le passé, là, je pense qu'on avait un travail sérieux à faire pour s'assurer que notre message soit mieux compris par les gens, de décider c'est quoi, nos priorités. Puis, par ailleurs, prioriser, ça ne veut pas dire de mettre des choses de côté définitivement, ça veut dire de cibler par où on commence.

Mais... mais je veux juste être bien claire, là, Gabriel, hier, il a parlé de cette décision-là qui devait être prise au sein du parti par rapport à la vision de ce que ça doit être plus un parti de gouvernement, plus militant. C'est un volet des décisions et des transformations qui doivent être faites, là, dans les prochains mois, mais ce n'est qu'un seul volet. Il faut aussi se pencher, là, sur tout le côté humain aussi, là, qu'Émilise a mis de l'avant, comment les gens se sentent dans ce parti-là. Le rôle de chacun, notre mécanisme de gouvernance, ça, c'est autre chose, là.

Journaliste : Souhaitez-vous une course plus rapide, plus courte que la dernière fois, peut-être même un couronnement, ça ne serait pas bénéfique pour Québec solidaire?

Mme Labrie : Je ne vous cacherai pas que la dernière course était longue. Je fais maintenant partie du comité de coordination nationale, donc on va décider ensemble de combien de temps… de quels seront les paramètres de la course. Mais en tout cas, il y a des paramètres minimaux qui sont prévus, là, dans nos statuts et règlements. Vous les connaissez. Donc, ça, c'est ce qui est en vigueur. Après ça, ce qui est long, ce n'est pas tant la course dans ses... dans les règles, mais c'est la précampagne, hein? Vous connaissez bien ces circonstances-là, ce qui avait été long dans la dernière année, ce n'est pas après le déclenchement, là, à la fin du mois d'août, c'est qu'on avait commencé bien avant. Donc, on est dans une situation où la précampagne risque d'être courte, là, ne serait-ce que par les circonstances.

Journaliste : …un couronnement? Est-ce que... est-ce qu'un couronnement de la prochaine co-porte-parole, c'est un résultat à éviter?

Mme Labrie : Bien, écoutez, on ne sait pas encore qui a de l'intérêt pour cette course-là, donc moi, je ne préfère pas prendre position à savoir comment ça devrait se passer. Moi, je pense que c'est toujours sain d'avoir des débats au sein d'un parti, puis d'ailleurs c'est ce qu'on s'apprête à faire sur une multitude de sujets, puis les courses sont une occasion d'en avoir davantage.

Journaliste : Avez-vous touché un quelconque supplément financier du parti, parce que vous allez assumer le rôle de porte-parole féminine maintenant...

Mme Labrie : Pas du tout.

Journaliste :  ...ou pour vos déplacements? Ça va être encore l'Assemblée nationale qui va payer pour les déplacements que vous allez faire à titre de co-porte-parole.

Mme Labrie : Je ne touche aucun supplément financier pour faire ça. L'Assemblée nationale me paie un salaire de député. Elle paie également pour compenser mes déplacements vers Québec. Puis, si j'ai des déplacements à faire ailleurs, ils sont à mes frais comme c'était le cas jusqu'à aujourd'hui. Ce sera encore le cas.

Journaliste : ...la garantie que votre mandat de co-porte-parole se terminera bel et bien, donc, cet automne, donc au plus tard ou...

Mme Labrie : Mon mandat est jusqu'à l'élection d'une nouvelle coporte-parole, et le plan est que ça ait lieu cet automne.

Journaliste : Vous avez parlé des critiques de Mme Lessart-Therrien. Bon, certains comportements qui ont été attribués à une clique autour de Gabriel Nadeau-Dubois. Est-ce que c'est quelque chose sur quoi vous comptez vous pencher, cette clique autour de Gabriel Nadeau-Dubois, votre nouveau co-porte-parole?

Mme Labrie : C'est sûr que le climat qu'a décrit Émilise, moi, je vous ai dit en début de semaine : Moi, personnellement, je n'ai pas vécu ça au sein de mon parti. Par contre, il y a d'autres personnes qui ont eu cette expérience-là au sein du parti, puis Émilise l'a nommé elle-même, ça lui est arrivé. Donc, parmi... parmi ce qui est mon mandat en ce moment, il y a notamment de m'assurer que personne ne se sente pris au sein d'un climat qui serait toxique au sein du parti, puis je vous dirais que ça me tient particulièrement à cœur parce que je trouve ça inadéquat, là, au sein d'un parti qui veut faire de la place à tout le monde dans la société, que tout le monde ne se sente pas à sa place au sein même du parti.

Journaliste : Le modèle à deux co-porte-parole, est-ce que pour vous, c'est à garder absolument ou vous êtes ouverte à une nouvelle formule, par exemple, avec un chef de Québec solidaire?

Mme Labrie : Pour moi, il a beaucoup de valeur, le modèle des deux co-porte-parole, notamment parce que ça permet d'avoir deux... deux têtes pour réfléchir et pour exercer ce rôle-là. Ça permet également de se répartir le travail. Je trouve ça intéressant d'un point de vue humain aussi pour les personnes qui exercent cette fonction-là. Vous savez, quand on est co-porte-parole, la seule autre personne qui comprend ce qu'on vit, c'est l'autre co-porte-parole, puis c'est précieux d'avoir une deuxième personne avec qui partager ça. Donc, moi, je trouve que ça a toujours du sens d'avoir deux co-porte-parole. Mais maintenant c'est vrai aussi qu'il y a... il y a un grand flou autour des... des attentes à avoir pour cette fonction-là. Puis vous m'avez entendue le dire dans les derniers jours, des co-porte-parole, ce n'est pas des chefs, mais parfois certaines personnes l'oublient, et donc viennent placer des attentes très, très élevées, alors que, dans les faits, les co-porte-parole ne sont pas décisionnels à eux seuls. Donc, ça, c'est clairement à réfléchir, là, pour s'assurer que tout le monde comprend bien la nature et les limites de cette fonction-là.

Journaliste : …dans les prochains mois, pendant votre intérim, vous avez autant de pouvoir que chef parlementaire?

Mme Labrie : Oui, mais pas comme chef parlementaire, comme membre du comité de coordination nationale.

Journaliste : Mais donc, à l'extérieur de la Chambre, parce que techniquement ce titre-là, si je comprends bien, votre parti ne tient qu'en Chambre.

Mme Labrie : Exact.

Journaliste : Donc à l'extérieur de la Chambre...

Mme Labrie : Exact. C'est pour ça que je vous réponds oui.

Journaliste : ...

Mme Labrie : Oui.

Journaliste : Peut-être sur un autre sujet, Mme Labrie, sur… est-ce que François Legault met de l'huile sur le feu en demandant aux policiers de démanteler le campement à McGill?

Mme Labrie : Oui, il met de l'huile sur le feu. Écoutez, moi, pour ce que je connais de cette situation-là, on a des gens qui manifestent pacifiquement, qui ont des revendications légitimes auprès de l'Université McGill. Hier, une juge avait tranché en décidant qu'il n'y avait pas urgence, qu'il ne nécessitait pas d'injonction, là, pour mettre fin à l'occupation de McGill. Donc, la décision de François Legault d'intervenir là-dedans, je me l'explique très mal, puis ça risque effectivement d'envenimer les tensions, parce que, jusqu'à maintenant, on avait un campement qui était pacifiste.

Journaliste : ...des affrontements puissent survenir par la suite ailleurs à Montréal ou que ça puisse dégénérer?

Mme Labrie : J'espère que non. J'espère simplement que non. Mais vous savez, on a déjà vu des démantèlements qui tournaient mal au Québec. C'est pour ça que c'est d'autant plus inquiétant que François Legault ait pris cette décision-là, alors qu'on venait tout juste d'avoir une juge qui avait tranché en disant qu'il n'y avait aucune urgence de démanteler le campement.

Journaliste : Puis vous avez contre le projet de loi no 52 plus tôt ce matin. Est-ce que vous êtes dans le camp de l'abandon des pouvoirs du Québec?

Mme Labrie : Écoutez, je ne sais pas pourquoi François Legault est surpris, là, de ce qu'on a fait aujourd'hui, parce qu'on a toujours été très, très clairs depuis le début là-dessus. Nous, ce qu'on veut, c'est que ça puisse passer le test des tribunaux, ces dispositions-là, que ce soit vraiment tranché par les tribunaux pour qu'on puisse le savoir une fois pour toutes si c'est discriminatoire ou pas. C'est pour ça que nous, comme gouvernement, on les enlèverait, les clauses dérogatoires. On veut pouvoir laisser les tribunaux trancher là-dessus.

Journaliste : ...particulier parce que vous avez dit que vous étiez contre une décision fédérale, dans ce dossier-là, vous avez un peu soufflé le chaud et le froid dans les dernières semaines, derniers mois, sur cette question-là.

Mme Labrie : Ce qu'on veut savoir, c'est si...

Journaliste : Vous étiez même prêts à peut-être voter en ce sens. Donc, qu'est-ce qui a fait changer d'idée, le parti?

Mme Labrie : Ce qu'on voudrait savoir, nous, via un test des tribunaux, c'est si ça contrevient à la charte des droits... Charte québécoise des droits et libertés. Donc... Et François Legault n'a pas eu d'ouverture, là, à ce qu'on laisse cette décision-là être tranchée. Donc, pour moi, ça constitue un problème qu'on ne... qu'on ne permette pas de vérifier si c'est discriminatoire ou pas en vertu de la charte québécoise.

La Modératrice : En anglais? Merci. Bonne fin de journée.

Mme Labrie : Merci.

(Fin à 13 h 22)

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