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Point de presse de Mme Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, February 11, 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

8 h 28 (version non révisée)

(Huit heures vingt-huit)

Mme Blanchette Vézina : Merci, on est là aujourd'hui, je suis avec le chef du Parti conservateur, Éric Duhaime, qui sera présent en commission pour la loi n° 1, pour venir parler au ministre de la Justice concernant la Constitution du Québec, et si on est ensemble aujourd'hui, c'est parce qu'on a des positions communes à faire valoir, des propositions au ministre, donc, notamment sur les régions, sur le besoin de faire reconnaître les régions dans cette Constitution du Québec, un document qui est important, et également, on joint notre voix à plusieurs voix qui ont été entendues dans le cadre des consultations particulières, concernant le droit à l'avortement, de l'enchâsser dans la Constitution, c'est un problème. Surtout que c'est un document qui pourrait être modifié à la majorité simple des parlementaires, donc on vient proposer au ministre, pardon, proposer au ministre de retirer cette disposition, on pense qu'il est important de suivre les recommandations de plusieurs groupes, dont le Barreau du Québec, qui ont demandé à retirer... à retirer la disposition pour protéger le libre-choix des femmes.

M. Duhaime (Éric) : Merci beaucoup, Maïté. C'est un plaisir d'être ici aujourd'hui en compagnie de Maïté Blanchette-Vézina, on... C'est la première fois qu'on est dans le «hot room», je tiens à le souligner, pour parler d'un projet de loi important, s'il en est un, hein, le projet de loi n° 1, le projet de Constitution présenté par le ministre Simon Jolin-Barrette. Le Parti conservateur du Québec est le seul parti d'opposition qui appuie le gouvernement dans la volonté de doter le Québec d'une Constitution, donc, je pense que c'est important de le rappeler. Un peu plus tard cet après-midi, ça va être la première fois, au cours des quatre dernières années, que le Parti conservateur du Québec a eu le... Ils ont accepté qu'on puisse aller présenter un mémoire sur un projet de loi, donc on va fièrement être là. Et ce matin, on tenait quand même à parler de deux modifications importantes, bien qu'on appuie l'idée d'une Constitution, il y a quand même deux manquements importants quant à nous. D'abord, les régions. Je pense que les représentants, là, de nos villes, nos villages, de nos municipalités sont venus l'exprimer clairement : Le Québec, c'est l'addition de toutes ces régions. On ne peut pas avoir une loi fondamentale en oubliant nos régions qui forment le cœur du Québec. Donc, on pense que cet élément-là a échappé au gouvernement, puis on l'invite à modifier son projet. Et le deuxième, évidemment, c'est la liberté de choix des femmes. Je pense qu'il y a eu beaucoup de représentations qui ont été faites. Ça ne se peut pas que tout le monde ait tort et qu'il y ait juste le ministre qui a raison, là. Donc, je pense que ça serait important d'enlever cet élément-là, qui divise. Un projet de Constitution, c'est là pour rassembler les Québécois, et je pense que ça serait important, donc, qu'on le modifie, là, pour éviter de faire dérailler le projet.

Mme Blanchette Vézina : Merci. Effectivement, au-delà des beaux slogans, de dire que la CAQ, c'est un parti des régions, il a une occasion, ici, le ministre, de venir enchâsser des pouvoirs, des droits pour les municipalités, pour les régions du Québec, l'Union des municipalités, la Fédération québécoise des municipalités aussi ont proposé des amendements à la Constitution du Québec, qui pourraient venir solidifier la décentralisation, la volonté, là, de mettre de l'avant les municipalités comme étant des gouvernements de proximité. Et je suis totalement d'accord avec le Parti conservateur sur ce point-là, à l'effet qu'il faut protéger les régions, il faut décentraliser les décisions et la Constitution, c'est une bonne occasion pour le ministre de faire valoir la place des régions du Québec dans le Québec d'aujourd'hui.

Journaliste : ... juste préciser, là, donc vous préconisez, là, que le gouvernement recule?

M. Duhaime (Éric) : Bien, on pense que le gouvernement doit reculer, là, plusieurs groupes de femmes et plusieurs organismes, même le Barreau du Québec, là, sont venus réitérer qu'il y avait un danger d'ouverture. Je pense qu'il y a un consensus, il y a un large consensus sur la liberté de choix des femmes, au Québec, et c'est inutile de réouvrir un débat qui a déjà été fait.

Journaliste : Est-ce que... est-ce que les consultations qui ont eu lieu dans le cadre de la... de la loi, ici, du projet de loi, est-ce que, pour vous, c'est suffisant comme consultation des Québécois pour la Constitution? Parce que je comprends que vous appuyez la Constitution, pour vous, est-ce que c'est suffisant?

M. Duhaime (Éric) : C'est évident qu'un projet de Constitution doit avoir un consensus le plus large possible. Je me désole de voir qu'il y a trois partis politiques de l'opposition qui s'opposent à un projet de Constitution. Je trouve ça particulièrement curieux pour les formations qui se disent souverainistes. Moi, je peux vous dire que celui qui m'a convaincu d'être en faveur d'une Constitution québécoise s'appelle Daniel Turp, il a été député au temps du Parti québécois, du Bloc québécois, c'est un grand constitutionnaliste québécois. Je suis surpris de voir que, par partisanerie, M. Plamondon, présentement, ne veut pas être d'accord avec le projet de Constitution. Le projet de Constitution, ça peut se faire à l'intérieur du Québec, qu'on soit à l'intérieur de la Confédération canadienne ou non, et je pense qu'il faudrait essayer de faire un consensus le plus large possible.

Deuxièmement, c'est sûr qu'il y a un problème de légitimité démocratique. Vous comprenez qu'on est à la veille d'une élection avec un gouvernement extrêmement impopulaire. Adopter ça à la sauvette, c'est problématique. Puis il y a une autre couche de problème, et un autre problème, par-dessus tout ça, c'est qu'on est avec un premier ministre en sursis qui a déjà annoncé qu'il s'en va, un canard boiteux, avec des candidats à la direction du parti qui peuvent avoir des positions différentes, notamment sur la liberté de choix des femmes, je pense que Mme Fréchette a émis des doutes récemment, donc on a l'impression que, tu sais, adopter un projet de Constitution alors qu'on ne sait pas si... qui qui mène et qu'est-ce qui se passe, à la veille d'une élection, je ne pense pas qu'il faut en faire un enjeu partisan. Ça aurait été souhaitable de le faire en début de mandat plutôt que de le faire à la veille de la campagne électorale.

Journaliste : ...l'impression, justement, que le gouvernement est comme un peu paralysé, présentement, par cette course-là, par l'opposition...

M. Duhaime (Éric) : Bien, le gouvernement est paralysé par à peu près tout, présentement, on le voit avec le PEQ, là, ce matin, mais on l'a vu avec le troisième lien la semaine passée, puis on va le voir, dans les prochains jours, avec le projet de loi n° 1, de Constitution. Ça devient pratiquement ingouvernable. Je pense que c'est un peu contradictoire d'avoir un Parlement qui siège avec un canard boiteux comme premier ministre, puis d'avoir deux candidats à la direction qui émettent des politiques contraires à leur propre gouvernement. Ça devient ingouvernable, et je pense que, pour le bien de tout le monde, il aurait fallu proroger, probablement, les travaux de l'Assemblée pour s'assurer, là, d'éviter la cacophonie à laquelle la CAQ nous convie ces heures-ci...


 
 

8 h 33 (version non révisée)

Journaliste : ...est-ce qu'on peut vous entendre sur le projet de loi que vous êtes supposés déposer ensemble?

Mme Blanchette Vézina : Oui, sur l'immigration. Bien, on y travaille en ce moment. Très bientôt, on souhaite le déposer, mais effectivement, on avait déjà nommé, lors du congrès du Parti conservateur, on l'avait mentionné, qu'on est pour qu'il y ait une clause de droits acquis, bon. On a vu une des candidates à la chefferie de la CAQ se positionner pour le retour du PEQ. Je pense que c'est important de considérer qu'est-ce qui va se passer entre temps, parce qu'en ce moment on est dans la même situation. D'ici à ce que, peut-être, Mme Fréchette soit élue chef de la CAQ, qu'est-ce qui se passe? C'est ça que M. Duhaime mentionne, qui est très difficile à vivre... C'est difficile, comme parlementaires, de travailler, en ce moment, parce qu'on accompagne des citoyens, par exemple, dans nos régions, puis ces citoyens-là qui, en ce moment, attendent, vont continuer d'attendre jusqu'à tant que la chefferie de la CAQ soit terminée et, peut-être, que le PEQ revienne, selon qui sera élu. Mais ça devient encore plus, je pense, difficile pour les gens qui vivent avec cette incertitude-là dans nos régions.

Journaliste : ...de la position du Parti québécois là-dessus, précisément? Parce qu'eux autres, ils parlent d'une clause de droits acquis, mais surtout pour ceux qui sont issus du PTET, là, du Programme des travailleurs étrangers temporaires, il demande aussi aux maires et aux mairesses d'arriver avec des chiffres, là, d'arriver avec des preuves sur quel impact ça pourrait avoir de ramener tout le monde. Vous avez pensé quoi, un peu, de cette position-là?

Mme Blanchette Vézina : Bien, en fait, on se... on travaille sur un projet de loi, en ce moment, où on souhaite régionaliser l'immigration, partir de la base, des régions, avec la capacité d'accueil plutôt que de partir d'en haut avec un grand chiffre et de descendre tout ça... essayer de faire descendre tout ça dans les régions, donc, le projet de loi qu'on souhaite déposer rapidement.

Mais, effectivement, pour la clause de droits acquis, je pense qu'il est important... On a donné... on a financé des grandes campagnes pour faire venir des Français, par exemple, dans nos universités, l'UQAR, à Rimouski, on a cette situation-là, et là on leur dit : Bien, écoutez, ce qu'on vous avait dit, la parole qu'on vous avait donnée, les programmes qu'on avait mis en place n'existent plus. On vous a fait venir, mais, désolé, on ne sait pas ce qui va se passer, puis peut-être que si Mme Fréchette est élue, il y aura des changements. Ce n'est pas sérieux, là.

M. Duhaime (Éric) : Je pense que c'est aussi important de rappeler que les... tu sais, le Parti conservateur veut décentraliser, vous allez le voir dans le projet de loi dans quelques jours, alors que l'approche péquiste , c'est une approche centralisatrice où ils essaient de dicter aux régions quoi faire, là. Je pense que c'est deux philosophies différentes.

Cela étant dit, là, en politique, il faut aussi avoir l'honnêteté de reconnaître les bons coups, là. Moi, je veux lever mon chapeau à Mme Fréchette et à M. Drainville. Je pense que c'est important qu'ils marchent sur la peinture, présentement. On a un ministre qui s'est peinturé dans un coin, c'est important de le sortir de là. Il y a un large, large consensus au Québec, actuellement, sur ce programme-là, et je pense que c'était important que les deux candidats à la direction fassent ce qu'ils ont fait. Je sais que ce n'est pas facile en politique, des fois, reculer, là, mais il faut quand même avoir l'honnêteté de reconnaître quand ils le font puis saluer leurs bons coups.

Journaliste : ...était terminé. Pourtant, en 2022, vous aviez des candidats pro-vie. Je veux savoir... élection, vous allez avoir à nouveau des candidats pro-vie?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, les gens... Moi, je fais une grosse distinction entre les valeurs personnelles puis les... puis je pense que tout le monde a le droit d'avoir les valeurs puis les croyances qu'ils veulent, ça... sur le plan individuel. Maintenant, sur le plan collectif, la liberté de vos valeurs puis de votre opinion arrête là où celle des... les libertés des autres commencent. Et, au Québec, on a un consensus sur le fait que les femmes sont libres de choisir...

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Non, mais c'est comme je vous dis, une personne, un individu...puis il y en a dans tous les partis, en passant, là, un individu a le droit d'avoir les convictions qu'il veut, que ce soit religieuses ou sur cet enjeu-là en particulier. Cela étant dit, il ne faut pas que ça devienne la loi des autres. Et c'est là, pour moi, où il y a une distinction. Donc, quelqu'un, un candidat, qui dit... dans n'importe quel parti, là, qui a des convictions personnelles mais qui ne veut pas l'imposer au niveau de la loi, je pense que, politiquement, à la limite, c'est sa vie privée, là.

Journaliste : ...est-ce que vous seriez à l'aise avec quelqu'un qui a des convictions, et qui les défend dans le cadre des activités du parti, puis qui en fait la promotion? Ce que vous dites, c'est que ça devrait rester privé, il ne devrait pas en parler?

M. Duhaime (Éric) : Moi, j'ai été élu à la direction du Parti conservateur du Québec il y a près de cinq ans, là, ça va faire cinq ans dans quelques jours, dans une course à la direction où j'ai dit que j'étais quelqu'un qui était pro-choix et que ça allait être ça, sous mon leadership. Je n'ai pas changé d'avis. Les membres m'ont élu à 96 %, donc je pense que j'ai la légitimité démocratique aujourd'hui de vous dire que c'est la position du parti puis qu'elle ne changera pas.

Journaliste : Mais admettons qu'on regarde ce qui s'est passé avec les conservateurs, à Ottawa, on se retrouvait avec des gouvernements qui avaient des positions pro-choix mais qui laissaient certains de leurs députés militer contre le droit à l'avortement. Est-ce que vous, vous toléreriez...

M. Duhaime (Éric) : Je suis content que vous me parliez d'Ottawa parce que, justement, c'est une législation fédérale et ce n'est pas... Mais nous, non, il n'y aura pas... il n'y a pas de débat à l'intérieur de nos rangs sur cet enjeu-là.

Journaliste : ...les candidats ne pourraient pas militer ou publier des messages sur des blogs, des réseaux sociaux en faveur...

M. Duhaime (Éric) : Vous avez tout compris.

Journaliste : ...caucus conservateur, il faudrait donc... le vote... le vote serait...

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, la position n'a pas changé, là, ça a toujours été ça, là, je veux dire, aujourd'hui, ce que je vous dis là, je vous l'ai dit il y a quatre ans, puis je vous l'ai dit entre les deux, puis je l'ai dit à ma course au leadership il y a cinq ans.

Journaliste : Donc, un conservateur ne pourrait pas voter contre le droit à l'avortement...

M. Duhaime (Éric) : C'est la position officielle du...


 
 

8 h 38 (version non révisée)

M. Duhaime (Éric) : ...du parti.

Journaliste : Sur le projet de loi n° 19.

M. Duhaime (Éric) : Oui.

Journaliste : Est-ce que vous pensez que ça va permettre une réelle prise en charge pour ces 500 000 patients?

Mme Blanchette Vézina : Mais je le souhaite en fait. On a vu, là, que les négociations avec les médecins, les omnis, ça a avancé. On voit qu'il y a encore des enjeux du côté des spécialistes. Moi, ce que je vois dans la... dans ma région et dans les régions du Québec, c'est un effritement des services. Puis ça, c'est concret, c'est aujourd'hui. Il y avait des projets de prises en charge, de tester des prises en charge collectifs au Bas-Saint-Laurent qui étaient travaillés avec Santé Québec, avec le CISSS qui ont été mis sur pause. Et ça, c'étaient des projets qui auraient pu faire boule de neige, un peu comme le GAP, le GAP vient du Bas-Saint-Laurent, de médecins qui étaient mobilisés, qui ont mis en place des mesures, des façons de faire qui permettent une réelle prise en charge au-delà d'une loi-cadre. Il y avait ça pour... également pour la prise en charge collective pour les... certaines régions du Bas-Saint-Laurent.

Encore une fois, bon, ce qu'on voit au gouvernement, c'est une centralisation des décisions puis essayer de faire rentrer un carré dans un cercle partout au Québec, et ça a des effets sur les services, un recule ensuite. Là, on le voit pour des urgences. Par exemple, on souhaite fermer des urgences, on revient sur des décisions. C'est... Ça fait... ça déstabilise beaucoup les services en région, ça... ça démobilise les travailleurs du secteur de la santé. Puis nous, bien, le Nouveau-Brunswick est juste à côté, donc ils se font solliciter par d'autres... d'autres régions, quand on voit des tergiversations comme celles-là. Mais je suis contente de voir qu'au moins il y a une entente avec les omnis.

Journaliste : Voulez-vous rajouter là-dessus?

M. Duhaime (Éric) : ...peut-être ajouter quelque chose là-dessus. Vous savez, en matière de santé, là, Maïté vient de parler de la centralisation, là, c'est... Christian Dubé, là, c'était quand même un gestionnaire exceptionnel, là. Si lui n'a même pas réussi, puis ça a été un échec monumental, après toutes les années, il a été là, là, le plus longtemps comme ministre de la Santé de notre récente histoire, je pense que personne ne va y arriver. Le problème, là, ça prend une décentralisation importante du régime. Ça, ça passe par l'addition du privé. Et, pour nous, on a encore adopté, le week-end dernier, là, des propositions importantes et intéressantes qui vont être au cœur de la campagne. Je pense que ça va être un des gros, gros enjeux de l'élection qui s'en vient en octobre prochain.

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Il faut l'abolir. Je pense qu'on n'a pas besoin de ces «top guns» là. Ce qu'on a besoin, c'est de la concurrence dans le réseau.

Journaliste : En voyant ce qui se passe avec la course à la chefferie, le gouvernement, est-ce que vous avez effleuré l'idée... il aurait fallu proroger? Est-ce que vous demandez au gouvernement de proroger le parlement actuellement?

M. Duhaime (Éric) : Bien, je pense qu'on n'a pas le choix, là, parce que... Ça donne quoi, là? Moi, je m'en vais en commission parlementaire sur le projet de loi un après-midi. Qui parle au nom du gouvernement? Est-ce que le projet de loi va être amendé comme Mme Fréchette le souhaite ou il va rester intégral comme M. Jolin-Barrette le souhaite? Un gouvernement ne peut pas avoir trois, quatre têtes. À un moment donné, ça n'a pas de sens, là. Il faut qu'il y ait une tête directrice, il faut qu'il y ait un leadership puis il n'y en a plus présentement. Mais fermons la boîte puis attendons qu'il y ait un leader, puis on recommencera les travaux le 13 avril prochain. Mais, en attendant, on ne peut pas continuer la cacophonie de la CAQ éternellement, là.

Journaliste : But... I mean, like, if you prorogue the session again, it was prorogued last fall.

M. Duhaime (Éric) : I know, but we have no Premier. I mean, the Premier, we already know he's leaving. We have two contenders, two candidates right now that are saying things that are completely the opposite of what the Government is promoting and doing daily. It's unmanageable right now. So, they need to make sure that they know where they're going before the House is sitting.

Journaliste : And on the Québec Experience Program, do you support the grandfather clause of Fréchette or the grandfather clause of... with conditions of Drainville?

M. Duhaime (Éric) : Well, first off, they don't... don't go exactly the same way. But I think both, both are still...

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : But both are still backtracking. I think that the first signal at this point of time, the important thing is that the Government stops saying that they're not... they're not moving. There's... Both are promoting something different, you're right, but for us, it should be more like what Fréchette I said yesterday, I think, in the short term. But, in the long run, Maïté Blanchette Vézina and I will table a bill very soon, in the next few days, regarding immigration in regions. We do believe that the real solution is to decentralize, because the reality in Rimouski is not exactly the same that the one in Montréal, and we need to decentralize the decisions regarding immigration in Québec. Merci beaucoup.

Mme Blanchette Vézina : Merci, merci.

M. Duhaime (Éric) : Thank you very much.

(Fin à 8 h 43)


 
 

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