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Point de presse de M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé, de services sociaux et de soins à domicile, et M. Alex Boissonneault, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’immigration, d’intégration et de francisation

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, February 11, 2026, 8 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

8 h 03 (version non révisée)

(Huit heures quatre)

M. Arseneau : Alors, bonjour, tout le monde. Ce matin, nos pensées sont avec les gens de la Colombie-Britannique, le petit village de Tumbler Ridge, qui est frappé par une tragédie qu'on n'ose à peine imaginer. Une petite ville de 2400 habitants, beaucoup de Québécoises et de Québécois se reconnaîtront, évidemment, là, dans les... l'ensemble du territoire du Québec. Ça peut arriver n'importe où. Donc, une fusillade qui a emporté au moins neuf victimes. Donc, encore une fois, c'est.... c'est une tragédie absolument horrible, et c'est la plus meurtrière des tragédies ou des fusillades à survenir ici, au Canada. Donc, encore une fois, là, on n'a pas tous les détails, mais nos pensées vont avec les victimes, leurs familles et l'ensemble des citoyens touchés par cette tragédie.

Je voulais revenir sur le plan politique, au Québec, sur la gouvernance caquiste à l'heure d'une course à la chefferie. Une des craintes que l'on avait émises en début de session, c'était le fait qu'avec une course à la chefferie, comment le gouvernement pourrait continuer de mener les affaires de l'État? Et on a vu, hier, dans une espèce de psychodrame absolument extraordinaire, le premier ministre réaffirmer le positionnement du gouvernement concernant le Programme de l'expérience québécoise. Une demi-heure plus tard, il a été complètement désavoué par la candidate à la chefferie, Mme Fréchette. Le ministre Roberge, lui, pris entre l'arbre et l'écorce ne savait plus trop quoi répondre, avec pour résultat qu'on ne sait pas ce qui va se passer au cours des prochaines semaines, les deux prochains mois.

Évidemment, ça nous rappelle ce qui s'est passé la semaine dernière avec la question du troisième lien où, encore une fois, le gouvernement de la CAQ ne semble pas avoir de positionnement très, très clair. Donc, on se demande jusqu'à quel point le Québec reste gouvernable avec un premier ministre qui ne semble plus être en contrôle. Donc, aujourd'hui, la question qu'on se pose, c'est : Est-ce que le gouvernement a encore un capitaine? Est-ce que le premier ministre Legault va mettre son pied à terre et dire vers où le Québec s'en va dans les grands dossiers, dans les grands enjeux qui font débat au Québec? Ou est-ce qu'on doit attendre, essentiellement, deux mois de savoir qui prendra les rênes de la Coalition avenir Québec, qui deviendra premier ministre et quelles seront, donc, les orientations du gouvernement à cet égard? On voit qu'essentiellement, à l'heure actuelle, là, le Québec est sans capitaine et sans gouvernail.

M. Boissonneault : L'exemple du PEQ, évidemment, est très parlant de cette incohérence totale du gouvernement à l'heure actuelle, du fait qu'on n'a pas de gouvernail. En fait, on nage en pleine confusion pour ce qui est du PEQ. Là, on a une troisième proposition de Christine Fréchette, qui veut devenir, évidemment, chef de la CAQ. Hier, elle a dit qu'elle pourrait relancer le programme pendant deux ans. Mais là, évidemment, on se pose des questions sur ce que ça implique. Ça, c'est... ce dont je vous parlais hier, des chiffres. Combien de personnes sont touchées au regard de quels programmes? M. Drainville est arrivé avec une proposition, François Legault qui intervient, qui dit que potentiellement, il pourrait y avoir 300 000 travailleurs étrangers qui pourraient être touchés. Le ministre de l'Immigration, complètement désavoué, Jean-François Roberge, qui parlait d'une fourchette de 250 000 à 300 000, alors que c'est le gouvernement qui devrait avoir ces réponses-là, qui devrait avoir les chiffres en main pour dire qu'est-ce que ça implique d'élargir le PEQ, de le relancer, par exemple, ou de donner des clauses de droits acquis. Puis là, on se retrouve dans une situation où Christine Fréchette, finalement, revient à ses vieilles habitudes, j'ai le goût de dire, où elle semble être prête à ouvrir encore les vannes. Je le dis comme ça, parce que comme ministre de l'Immigration, à l'époque, c'est elle qui avait sorti le PEQ des seuils permanents, ce qui avait provoqué une explosion des demandes pour ce programme, puis une explosion du nombre de travailleurs temporaires sur... sur le territoire du Québec, alors que le Parti québécois a toujours une position claire depuis 2024. Ce qu'on dit, c'est qu'il faut prioriser, pour la permanence, les gens qui sont déjà sur le territoire, en région ou dans les secteurs économiques où il y a une pénurie de main-d'œuvre. Puis, si on parle de droits acquis, ce serait pour les gens qui dépendent des programmes québécois, comme le Programme des travailleurs étrangers temporaires, avec un moratoire de l'immigration internationale économique permanente, de façon, encore une fois, à prioriser les gens qui sont sur le territoire. C'est de cette façon-là qu'on devrait parler des droits acquis. Donc, je réitère l'importance d'avoir les chiffres sur le nombre de personnes qui...


 
 

8 h 08 (version non révisée)

M. Boissonneault : ...seraient admises ou qui auraient le droit d'avoir une clause grand-père, par exemple, si c'est ce dont on parle, et les programmes qui sont affectés aussi, parce que là, pour l'instant, on navigue à vue puis c'est extrêmement difficile de s'y retrouver. Une chatte n'y retrouverait pas ses petits, comme on dit en bon français, dans ce gouvernement-là, sur le thème de l'immigration.

Journaliste : ...est-ce que vous demandez au gouvernement de trouver une façon de trancher ou de clarifier ça avant la fin de la course à la chefferie?

M. Boissonneault : Bien, d'abord, on veut savoir ce que le gouvernement veut, hein? Il va falloir, à un moment donné, que François Legault... puis c'est ce que disait mon collègue, Joël Arseneau, il va falloir que François Legault, à un moment donné, dise qu'est-ce qui se passe dans ce gouvernement-là, qui dirige. Est-ce que ce que dit Mme Fréchette, par exemple, vient désavouer le travail de Jean-François Roberge, avec une position qui est même aussi en porte-à-faux avec celle de Bernard Drainville?    Donc, il faut, un moment donné, réaffirmer le travail du gouvernement là-dedans, avoir les bons chiffres sur les personnes qui sont impliquées et sur les programmes aussi qui sont impliqués. Parce que, là, on a les critères du PEQ pour pouvoir se référer, là, lorsqu'on a... lorsqu'on parle des droits acquis. Puis moi, je ne peux pas m'empêcher de noter qu'avec la proposition de Christine Fréchette, si on en croit les fourchettes qui ont été évoquées par Jean-François Roberge et François Legault, on se retrouve avec un programme qui est à peu près le même que celui du Parti libéral du Québec ou même de Québec solidaire, où il y a une ouverture à peu près comme ça a été demandé par ces partis-là, alors que la CAQ allait, au contraire... elle demandait plutôt une réduction du nombre d'immigrants temporaires puis une réduction du nombre d'immigrants permanents en disant qu'il y avait un problème, potentiellement, pour la capacité d'accueil qui était dépassée. Comprenez-vous? C'est vraiment ce à quoi on est habitué avec la CAQ, d'un gouvernement qui dit une chose et qui, finalement, se retrouve à faire exactement le contraire. Est-ce qu'on va encore jouer dans ce film-là en matière d'immigration?

Journaliste : ...quand même, ça sert justement à débattre d'idées puis à avoir des positions. On ne peut pas empêcher ça. Donc, en quoi c'est problématique, présentement, qu'il y ait plusieurs idées qui soient mises au jeu comme ça?

M. Boissonneault : Bien, ce sont des idées qui se contredisent entre elles puis ce sont des... Parce qu'à un moment donné les gens veulent trouver une certaine cohérence dans ce parti-là aussi, puis dans le gouvernement.

Journaliste : Qu'est-ce que ça change pour l'action gouvernementale que deux candidats disent : Moi, je ferais autre chose?

M. Arseneau : Bien, le problème, c'est qu'on se demande qui gouverne au Québec, actuellement. Est-ce que ce sont des candidats à la chefferie de la CAQ qui gouvernent ou le premier ministre en titre? Les affaires de l'État aujourd'hui sont mêlées à un débat politique où chacun des candidats dit : Voici ce que je vais faire, à l'encontre de ce que le gouvernement a l'intention de faire, à l'encontre de ce que le gouvernement avait décidé de faire lorsque j'étais partie prenante au gouvernement et au Conseil des ministres. C'est ça qui est grave, et c'est inédit, c'est du jamais vu. Chacun essaie de se distinguer de l'héritage de la CAQ à tous égards.

Donc, ça pose un vrai problème, à savoir si on va, à l'heure actuelle, suspendre l'action gouvernementale tout en faisant semblant de faire avancer les projets de loi, sachant que les deux candidats à la chefferie s'apprêtent à bousiller l'ensemble des orientations du premier ministre et de son Conseil des ministres. C'est du jamais vu.

Journaliste : ...en fait, vous me dites... paralysie?

M. Arseneau : Bien, il y a habituellement une... Lorsqu'on s'apprête à changer de régime, il y a évidemment une espèce de... il y a eu une campagne électorale où chacun y va de ses propositions. Là, on est toujours sous le régime de la CAQ et du premier ministre, mais qui est contesté de l'intérieur par deux candidats à la chefferie qui disent : Voici comment je vais faire les choses autrement de ce à quoi j'ai souscrit pendant les sept dernières années.

Alors là, on se demande... je pense que les Québécoises et les Québécois peuvent, à juste titre, se demander : Y a-t-il un pilote dans l'avion? L'imprévisibilité... C'est un gouvernement affairiste qui se dit un gouvernement de comptables. Il n'y a rien de pire, dans les affaires de l'État, que d'avoir une telle imprévisibilité sur à peu près tous les grands enjeux qui touchent la gestion des affaires de l'État du Québec.

Journaliste : ...proroge, donc?

M. Arseneau : Bien, en fait, la question revient au premier ministre. Est-ce que le premier ministre est prêt à prendre des décisions en faisant abstraction du fait qu'il sera remplacé dans deux mois, donc d'avoir une certaine autorité sur son Conseil des ministres et prendre des décisions...

Journaliste : ...est-ce qu'on devrait proroger? Avez-vous l'impression de travailler pour rien en ce moment?

M. Arseneau : Bien, à l'heure actuelle, nous, ce qu'on a dit, et le chef l'a répété en début de session... nous ce qu'on veut, c'est faire avancer le Québec et contribuer à ce que des politiques publiques soient adoptées, qu'on fasse notre travail. Mais, si, à l'heure actuelle, on s'aperçoit que le travail ne peut pas être fait parce que c'est en pure perte, parce que le gouvernement ne sait pas où il s'en va ou parce que tout ce qu'on est en train de faire pourrait être balayé du revers de la main par un nouveau chef de la CAQ, un nouveau premier ministre, le 12 avril prochain, on va se poser la question.

Je ne veux pas me prononcer aujourd'hui. C'est au premier ministre de répondre. Est-ce qu'il veut proroger parce qu'il n'a plus les deux mains sur le volant, de son titre de premier ministre, et du Conseil des ministres, et du gouvernement? Bien, c'est à lui de l'admettre. Il n'était pas là hier, il n'était pas là jeudi passé. Est-ce qu'il sera là aujourd'hui, je l'ignore, mais il a des questions fondamentales à répondre. Est-ce qu'il est encore premier ministre? Et ce qu'il veut diriger au cours des deux premiers... des deux prochains mois, et, si oui, quels sont...


 
 

8 h 13 (version non révisée)

M. Arseneau : ...quelles sont ses orientations sur PEQ, sur le troisième lien, sur l'économie du Québec, sur l'environnement, et ainsi de suite, sur la culture également, sur l'éducation? On vient de reporter le programme de français encore une fois. Combien de décisions on va reporter si ne on prend plus de décisions? Bien, je pense que la conclusion, c'est que le gouvernement ne siège plus, qu'on proroge.

Journaliste : Dans le dossier du PEQ, est-ce que le premier ministre brandit de mauvais chiffres, des chiffres qui sont inexacts?

M. Boissonneault : Bien, écoutez, c'est pour ça que je demande, puis j'insiste sur le fait que ces chiffres-là sont importants, parce que, nous, tout ce qu'on a pour se référer essentiellement, ce sont les critères. Puis je comprends qu'il y a des chiffres qui ont été dits sur les gens qui ont appliqué sur le PEQ quand Christine Fréchette l'avait sorti des seuils permanents, là, on était rendus, je pense, à 24 000 applications, sauf qu'il y a un potentiel d'applicants aussi, de gens qui pourraient appliquer sur ce programme-là s'ils ont, par exemple, un permis de travail de deux ans puis ils ont un français intermédiaire, parce que c'était une voie rapide vers la permanence.

Là, ça veut dire quoi, ça, quand on ouvre cette possibilité? Est-ce que ça veut dire qu'il y a 10 000, 20 000, 100 000 personnes qui pourraient appliquer? M. Legault évoque un 300 000. Ça, c'est son chiffre. Jean-François Roberge a parlé de 250 000, 300 000. C'est quand même le ministre de l'Immigration, là. Donc, je pense que c'est important de savoir de combien de personnes il s'agit lorsqu'on parle de clause grand-père, par exemple pour permettre aux gens qui... Parce que nous, on l'a dit, oui, il y avait des attentes, oui, à un moment donné, il y a des gens... il y a des règles qui ont été changées en cours de route.

Donc, pour les personnes qui étaient ici au moment de la suspension du PEQ, ce qu'on propose au Parti québécois, c'est qu'il y a des clauses grand-père s'ils dépendaient, par exemple, du PTET pour favoriser les régions, pour favoriser les secteurs où il y a une pénurie de main-d'œuvre. Mais, en ce moment, on nage en pleine confusion, on navigue à vue dans ce dossier-là, et le gouvernement devrait avoir des réponses là-dessus.

Journaliste : ...à l'aise de reprendre ce chiffre-là, 350 000.

M. Boissonneault : Je ne peux pas... je ne peux pas prendre un chiffre, moi, sorti d'un chapeau. Tout ce que je peux faire, c'est constater que le gouvernement l'a utilisé.

Journaliste : ...pas nécessairement à ce chiffre-là qui est sorti de la bouche du premier ministre?

M. Boissonneault : Il y a un potentiel. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que, si on regarde les critères, les critères pour pouvoir appliquer au PEQ, lorsqu'il était suspendu en 2025, puis il y avait encore plus de personnes sur le territoire, il pouvait y avoir des gens qui étaient ici en vertu d'un... du Programme de mobilité internationale, donc, fédéral, où il y avait à peu près 200 000 personnes qui avaient un permis de travail. Il y avait les demandeurs d'asile aussi qui avaient accès à un permis de travail si... bon, s'ils l'obtenaient d'Ottawa. Les demandeurs d'asile étaient à peu près 180 000, si je ne m'abuse, en 2024.

Donc, si vous faites le calcul, potentiellement, il y aurait un chiffre qui serait élevé comme ça, mais il y a... il y a des nuances aussi à apporter là-dedans puis il y a des gens qui ont quitté le territoire. C'est vraiment difficile de le dire. Même les candidats, même lorsque M. Drainville ou Mme Fréchette font leurs propositions, n'arrivent pas à trouver des chiffres clairs là-dessus. Est-ce qu'on l'ouvre, par exemple, lorsqu'on parle des droits acquis ou... aux étudiants? Est-ce que... Parce que, ça aussi, on parle de plusieurs dizaines de milliers de personnes potentiellement qui pourraient appliquer sur le programme. Donc, c'est là qu'il y a une certaine confusion aussi. Puis ces chiffres-là, c'est le gouvernement qui les a.

Journaliste : M. Arseneau, concernant les échanges qui ont... qu'il y a eu hier avec... entre M. Tanguay puis Mme Bélanger à la période de questions, qu'est-ce que vous avez compris, vous? Les 500 000 patients, là, est-ce que c'est pour un seul rendez-vous ou c'est une prise en charge dans votre compréhension?

M. Arseneau : Bien, nous, ce qu'on comprend, en fait, c'est l'interprétation du président de la FMOQ à l'effet que ce sont des cases horaires qui seront ouvertes, donc des prises de rendez-vous et non pas une prise en charge pleine et entière. Donc, c'est ce qu'on comprend que le gouvernement a négocié. Les médecins vont offrir des plages de rendez-vous aux patients vulnérables ou aux patients orphelins, et donc il n'y aura pas de prise en charge réelle. C'est notre compréhension à l'heure actuelle, mais on aura l'occasion d'en discuter aujourd'hui lors des consultations particulières, à laquelle d'ailleurs participera des... ou participeront des représentants des usagers qui, justement, aujourd'hui, voient qu'ils ont été complètement laissés pour compte dans cette... dans cette entente.

Journaliste : ...à cette consultation-là? Santé Québec était à l'horaire en début de semaine, il semble avoir refusé l'invitation. Est-ce que Santé Québec aurait dû participer?

M. Arseneau : Effectivement, nous avions demandé à ce que Santé Québec vienne comparaître aujourd'hui et, pour des raisons que j'ignore, ils se sont désistés.

Journaliste : ...FMOQ viennent comparaître en commission parlementaire?

M. Arseneau : Absolument, absolument.

Journaliste : ...

M. Arseneau : Tout à fait, parce qu'il y a eu des réactions à l'entente et au dépôt du projet de loi, mais on voudrait en savoir davantage. Ils étaient beaucoup plus pressés à venir discuter du projet de loi n° 106 au printemps dernier et sur la question du projet de loi... en fait, la loi n° 2 qui a été adoptée sous bâillon. Ils étaient très présents dans l'espace médiatique. Je pense qu'aujourd'hui ce n'est pas le temps pour les médecins de se défiler.

Le Modérateur : ...

Journaliste : ...bien, j'en ai deux petites. Mais il y avait trois... il y a trois groupes seulement qui sont entendus aujourd'hui.

M. Arseneau : Oui.

Je veux dire, est-ce que vous aviez fait plus de demandes? Est-ce que c'était la partie gouvernementale qui voulait que ce soit court?

M. Arseneau : Le gouvernement a voulu comprimer la période de consultations particulières à trois heures. Nous, on a fait le dépôt...


 
 

8 h 18 (version non révisée)

M. Arseneau : ...nous, on a fait le dépôt d'une liste de quatre ou cinq groupes. Il y avait Santé Québec, il y avait notamment les médecins pour un régime public, il y avait les comités représentant les usagers, les comités d'usagers, puis on avait aussi les... on aurait aimé entendre les fédérations. Et le gouvernement a dit : Bien, nous, on va restreindre ça à trois heures. Dans le pire des cas, si on doit accueillir plus que trois groupes, parce que, normalement, les auditions, c'est autour de 45 minutes, bien, à ce moment-là, il faudrait qu'il y ait deux groupes dans la même heure. C'est le gouvernement qui a imposé ces contraintes-là. Visiblement, il veut rapidement tourner la page sur cette page sombre de la... du système de santé, et puis voilà.

Journaliste : Sur les spécialistes, vous avez vu hier soir que la FMSQ se dirige vers des moyens d'action, là. Que doit faire le gouvernement? Est-ce qu'on doit maintenir la ligne dure puis éviter d'avoir... d'accorder des hausses salariales?

M. Arseneau : J'ai le goût de vous dire qu'on devrait demander à M. Drainville, Mme Fréchette ce qu'ils pensent de ce qu'on devrait donner aux médecins spécialistes, parce que, là, à l'heure actuelle, on dit que c'est M. Legault qui bloque l'entente. Est-ce que M. Legault va consulter les deux candidats à la chefferie? Parce qu'on va devoir justement vivre avec cette entente-là pour les cinq prochaines années.

Journaliste : ...

M. Arseneau : Alors, de façon plus sérieuse, je vous dirais que le gouvernement a perdu son pari sur toute la ligne, et aujourd'hui il veut acheter la paix. La question qui se pose, c'est : À quel prix? Est-ce qu'on donnera 700 millions, 900 millions, 1 milliard de dollars, qu'on n'a pas, pour les soins de santé de proximité aux médecins spécialistes? Moi, je suis convaincu qu'il y aura une entente. Je suis convaincu que, contrairement à ce que le gouvernement voulait, il va donner beaucoup plus d'argent aux médecins spécialistes que ce qu'il prévoyait dans le cadre de la... du projet de loi n° 2, on parle de centaines de millions de dollars, et puis ça va se régler au cours des prochains mois.

Journaliste : M. St-Pierre Plamondon qui perd son chef de cabinet à sept mois des élections, ça dit quoi?

M. Arseneau : En fait, c'est une entente qui a été convenue entre M. Bouchard et le chef. Et donc on a... on oriente nos... notre action politique et nos... comment je dirais, on se dote de la meilleure équipe pour affronter cette année électorale. Donc, il n'y a pas... il n'y a pas d'enjeu.

Journaliste : ...

M. Arseneau : Bien, écoutez, on a jugé de part et d'autre que la reconfiguration de notre équipe était la meilleure façon de s'assurer d'avoir les meilleurs résultats aux prochaines élections. Vous savez que France Amyot est de retour comme conseillère spéciale, et l'équipe se porte bien, et je dirais que tout va pour le mieux, à l'heure actuelle, dans les préparatifs pour l'élection de 2026.

Journaliste : On immigration, how a free-for-all it is to have three visions on the Québec Experience Program, Roberge's, Fréchette's and Drainville's…

M. Arseneau : Well, it shows that Québec has become ungovernable right now with this leadership race. And we no longer seem to have a Prime Minister, a Premier, because you have to, you know, note that, yesterday, Premier Legault wasn't here at the National Assembly, but he held a press conference, and he said, you know : Here's our position, this is the way we're going to be going, and he, you know, put all his weight behind Minister Roberge. Half an hour later, Miss Fréchette said the opposite : We're going to reopen the program, and she put the government in… you know, in turmoil. And now we no longer know whether or not we have a captain on board, whether we have a direction, and that's really concerning.

Journaliste : The Premier is spreading a false number, that 350,000 temporary foreign workers could become candidates under the PEQ. The PEQ normally… gives like 20,000, per year, certificates. How… I mean, I know the PQ wants to reduce considerably the number of permanent immigrants, but what's the impact of playing with numbers and spreading false data?

M. Boissonneault : Well,that's… that's the problem right now : we don't have those numbers. We just have an idea of who can apply to the PEQ…

Journaliste : …what do you think about this number that the Premier is spreading?

M. Boissonneault : The only thing we can do is see who could potentially apply on the PEQ program. And, if you take this number, if you take, for example, everybody that has a work permit of two years, be them asylum seekers, students or people that got their permit from the federal government, if you take that potential, I think that's what was saying Minister Roberge and François Legault, François Legault talked about 350,000…


 
 

8 h 23 (version non révisée)

Journaliste : …spreading thatnumber of potential candidates, offering workers under the PEQ. That spreads a false indication, and it spreads fear across the population. What do you do with that?

M. Boissonneault : Yeah, well, that's the thing. Like… we don't agree on the number right now and the government should give the real number. He has the tools to do so, so when we talk about grandfather clauses, we have to know how many people are going to be affected, what programs are going to be affected. Because what happened, and we're trying to fix a mess, again, that the government created. When Christine Fréchette was Minister of Immigration, she took out the PEQ from the permanent… the permanent immigration. So, there's been an explosion on the demands of that program. So, if you see, it was, like, 5,000, then 10,000, in the end, it was 24,000, because the potential of people that could apply to that program, being people with two years work permit and mastering French Intermediate, they could all apply, basically. So, the question is: If you would have let that program go like Christine Fréchette tought it, what number would it… would it have been at the end? So, when we talk about grandfather clauses, what is the potential of people that could apply to that program? So, François Legault comes with a number, as you said, it's quite astounding, 300,000 people maybe. Jean-François Roberge talked about 250, 000, 200,000 people. They should just give us what that means in terms of number for the people who would give grandfather clauses, who could apply to the PEQ, and then, we can have a sane discussion about what's the situation, because there is an impact of immigration. We just have to take a step back as well and realize that when people aren't on the territory, even if they're here already, they consume. They consume at restaurants, they need a doctor, they go to schools. So, we have to measure the impact to be sure that we have a sane public policy, and for that, we just need the numbers. That's what we're saying.

Journaliste : Is this a lame duck parliament? And do they need to prorogue?

M. Arseneau : This is up to Premier Legault to decide. If he is in charge, if he is in power, and if he wants the Parliament to move on, he has to make a step and say where he stands. On the third link, on, you know, environmental policies, on immigration, on cultural issues, on education, on health. Right now, we don't know where he stands, and whether he decides or not, he's said yesterday that, you know, it's up for… up to the candidates to, you know, to say their views, but what his views are and what his decisions are is what we want to know. Because we cannot, you know, work and have this level of, you know, uncertainty when it comes to what will happen after April 12th. So the responsibilities is his, right now. Merci beaucoup.

(Fin à 8 h 28)


 
 

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