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Point de presse de M. André Fortin, chef de l’opposition officielle

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, February 18, 2026, 8 h 40

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-quatre minutes)

M. Fortin : Bonjour. Bonjour, tout le monde. Merci d'être là, encore une fois, en très grand nombre. Je vous présente le chef du Parti libéral du Québec, M. Charles Milliard.

M. Milliard (Charles) : Bonjour, tout le monde. Merci beaucoup. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Donc, il y a eu... l'actualité est foisonnante cette semaine, comme vous le savez assurément. Ça a masqué, en fait, un dossier dont on a peu parlé cette semaine, qui a été masqué, donc, par le rapport Gallant, mais aussi par la nouvelle mouture du troisième lien de la CAQ, c'est la question du tramway de Gatineau, alors, hein, Gatineau, qui est la quatrième ville du Québec. J'ai eu le bonheur de rencontrer la mairesse de Gatineau la semaine passée, mercredi dernier. On s'est d'ailleurs enthousiasmé du projet que Gatineau aurait enfin un réseau de transport structurant. Eh bien, la nouvelle est tombée cette semaine, ce sera patate, comme dirait mon ami Marc Tanguay.

Alors, vous savez que, dans le cadre de mes... de ma présentation cette semaine à Trois-Rivières, je veux mettre les régions en priorité. Et ce que fait la CAQ, en ce moment, dans le dossier de tramways de Gatineau, c'est exactement l'inverse de ce qu'on veut faire, c'est-à-dire de retirer des pouvoirs à une municipalité au bureau de projet de tramway Gatineau et venir faire mourir le projet, venir le faire étouffer, manquer d'air dans un bureau à Québec, à Mobilité Infra Québec. Donc, le tramway, c'est un projet qui est essentiel pour la mobilité. Les 163 millions de dollars qui étaient promis, donc, ne sera plus utilisé pour ce projet-là. Et c'est un projet qui faisait l'unanimité. Donc, maintenant, toute la région est mobilisée derrière la mairesse pour déplorer cette réalité-là. C'est un visage aussi du définancement de la région de l'Outaouais, et André va en parler dans quelques secondes.

Alors, faire confiance aux municipalités, c'est faire exactement l'inverse. Si on veut livrer des projets régional... des projets régionaux, il faut justement faire confiance aux régions, aux municipalités, et c'est exactement ce qu'on veut faire, au Parti libéral du Québec, s'assurer que le pouvoir... donner du pouvoir aux villes, c'est donner du pouvoir aux Québécois. Alors, je vais céder la parole à André.

M. Fortin :Merci, merci beaucoup. Moi, je veux vous partager un sentiment qui habite beaucoup... qui habite beaucoup de gens de l'Outaouais cette semaine, c'est qu'encore une fois la région de l'Outaouais, elle est abandonnée par le gouvernement de la CAQ. C'est 163 millions de dollars qui sont perdus pour la région, un investissement qui est retiré. Et, même financièrement, je vais arriver à l'impact sur le citoyen, mais, même financièrement, cette décision-là, elle ne fait aucun sens, parce que ce qu'on demande, essentiellement, c'est de démanteler un bureau de projet, de résilier des contrats qui sont en marche. Ça a un coût énorme de démanteler un bureau de projet comme celui-là, alors que le bureau de projet avait déjà 50 personnes qui travaillaient là, avait déjà l'expertise nécessaire pour continuer son travail. Et, ce faisant, le signal qu'on envoie à Gatineau, c'est de dire : Bien, les sommes qui étaient prévues, elles vont être redistribuées ailleurs au Québec, dans d'autres projets de mobilité. Peut-être que ça va être à Québec, peut être que ça va être à Montréal, mais on laisse tomber le financement du projet de Gatineau. Et ça, c'est une lourde perte pour la région, qui s'ajoute à une série de décisions contraires aux intérêts de la région. Cette semaine, on abandonne le projet de tramway de Gatineau. Avant ça, c'était le projet de campus unifié qui avait été promis, pendant des années, par la Coalition avenir Québec. L'élargissement de l'autoroute 50, qui se retrouve dans les limbes en ce moment, on ne sait pas ce qui s'en vient pour la suite, des programmes au cégep, qui accusent déjà un retard important par rapport à d'autres cégeps qui ont été abandonnés.

Je peux faire la liste comme ça longtemps, mais c'est la région au complet qui se sent abandonnée par la CAQ, et il n'y a personne, personne au gouvernement qui ose défendre ces décisions-là, ni le ministre des Transports, ni le ministre régional, personne n'ose exprimer aux gens de l'Outaouais pourquoi on renie aujourd'hui la parole du gouvernement. C'est un abandon complet de la région.

Journaliste : Sur Marwah Rizqy, est-ce que la discussion est terminée?

M. Milliard (Charles) : Alors, comme j'ai mentionné hier, on va vous donner une réponse à cette importante question cette semaine. On est mercredi matin.

Journaliste : Il reste demain.

M. Milliard (Charles) : On est mercredi matin. Alors, vous allez... vous allez avoir de mes nouvelles cette semaine. Je ne peux pas être plus clair que ça, là. C'est la question la plus claire.

Journaliste : ...lui avez-vous parlé, M. Milliard? Est-ce que vous avez parlé à Mme Rizqy?

M. Milliard (Charles) : Bien sûr, j'ai parlé à Mme Rizqy. J'ai parlé à chacun des membres du caucus. Je fais mon travail, je fais ma diligence.

Journaliste : Qu'est-ce qu'elle vous a dit?

M. Milliard (Charles) : Ah! bien, c'est une conversation qui est privée...

Journaliste : Je comprends, mais est-ce qu'elle est intéressée à revenir...

M. Milliard (Charles) : ...vous lui demanderez, c'est une conversation qui est privée. Ce qui sera public, c'est la réponse et ma décision.

Journaliste : ...reste à faire? C'est parce que vous vous êtes rencontrés, le caucus, hier, donc ça a dû être abordé.

M. Milliard (Charles) : Écoutez, il reste du travail à faire. C'est une discussion qu'on a avec le caucus. Je n'ai pas terminé de faire mes consultations. Vous allez être les premiers à être au courant.

Journaliste : Pourquoi c'est si difficile?

M. Milliard (Charles) : Ce n'est pas si difficile. Ce qui est difficile, de toute évidence, c'est de présenter le fait que je suis quelqu'un de rigoureux, de méthodique, quelqu'un qui veut prendre le temps de bien faire les choses. Ça fait quelques jours que je suis à la tête du Parti libéral du Québec, on a traversé des mois difficiles, donc je veux prendre le temps nécessaire pour prendre la bonne décision.

Journaliste : ...votre choix...

M. Milliard (Charles) : Bien sûr, bien sûr, bien sûr.

Journaliste : ...ou c'est le choix du caucus?

M. Milliard (Charles) : Alors, je ne me cacherai pas derrière une décision collective. Donc, je consulte, parce que c'est comme ça que je suis, mais je vais prendre une décision, et ce sera la mienne.

Journaliste : Mais est-ce que le caucus devra être solidaire de votre décision?

M. Milliard (Charles) : Mais bien sûr. En politique... La politique, c'est un sport d'équipe. Alors, moi, je m'attends à ce que les gens me suivent. Et d'ailleurs le caucus était tous derrière moi dans le cadre de la course qui vient de se terminer. Alors, l'unité du parti, la solidarité du parti, ce sera critique pour moi.

Journaliste : Vous n'étiez même pas là, hein, M. Milliard, lorsque la crise est survenue, je veux dire, dans l'entourage de Marwah Rizqy, quand c'est arrivé. Là, on ne vous donne pas le choix de prendre cette décision-là, le choix vous revient. Je veux dire, vous ne vous trouvez pas un peu peinturé dans le coin à ce moment-là?

M. Milliard (Charles) : Bien, merci pour votre sollicitude, mais, en même temps, quand... quand j'ai décidé de me...

Journaliste : ...est normale et sérieuse.

M. Milliard (Charles) : Oui, oui, en fait, la question est sérieuse, et ma réponse le sera aussi, c'est de dire qu'à partir du moment où j'ai décidé de me présenter, le 6 janvier, à la chefferie du Parti libéral du Québec, j'étais conscient des gens qui étaient exclus du caucus du Parti libéral du Québec, des procédures qui sont... qui sont ou qui seront en cours au Parti libéral du Québec, et j'ai décidé que j'allais assurer l'intendance là-dessus.

Journaliste : ...actuellement entre Mme Rizqy, notamment, et Mme Hinse, est-ce que ça pourrait reporter votre décision ou vous influencer dans celle-ci?

M. Milliard (Charles) : Tous les éléments qu'on a en ce moment vont... vont jouer dans la balance, mais la consultation, la collaboration, la solidarité au parti vont être... vont être cruciales dans cette décision-là.

Journaliste : La Commissaire à l'éthique a dit qu'elle analysait le rapport du juge Fournier quant à... au bureau de cette circonscription de Saint-Laurent. Est-ce que vous en avez entendu parler?

M. Milliard (Charles) : J'ai pris connaissance du rapport Fournier comme... comme vous tous ici. Alors, je n'ai pas...

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Oui. Oui. Ah! de la Commissaire à l'éthique, pardon. Oui, oui. Bien, écoutez, j'ai vu... j'ai vu l'affidavit, entre autres, de M. Gosselin. Donc, on verra ce que la Commissaire à l'éthique décidera de faire avec ça.

Journaliste : ...ce qu'on dit dans le rapport, notamment, c'est que le bureau de Saint-Laurent aurait aussi... en fait, il y avait des cartes de membre, là, qui passaient, qui transitaient par là. Est-ce que c'est un élément de votre réflexion, ça?

M. Milliard (Charles) : Tous les éléments disponibles sont des éléments de réflexion. Alors, j'ai pris connaissance de ça comme vous. Ça fait partie des éléments qui vont orienter ma décision.

Journaliste : ...cet après-midi. Vous allez en reparler au caucus?

M. Milliard (Charles) : Bien sûr, bien sûr, ce sera... ce sera à l'ordre du jour.

Journaliste : Est-ce que vous êtes surpris que, justement, les... dans l'affidavit de M. Gosselin, on parle de Saint-Laurent, mais on ne parle pas des autres... ou à peu près pas des autres comtés des gens qui appuyaient M. Rodriguez?

M. Milliard (Charles) : Oui. Je n'ai pas à être surpris ou pas de ça. Écoutez, moi, j'ai pris connaissance de ça. Moi, je connais très bien ma course à la chefferie, je ne connais pas celle des autres.

Journaliste : ...parlé à Mme Hinse, puisque vous avez parlé à Mme Rizqy?

M. Milliard (Charles) : J'ai parlé à Mme Hinse au début pour lui offrir mes vœux de courage dans cette situation-là d'un point de vue humain, parce que je l'ai déjà... je l'ai déjà côtoyée dans le passé très brièvement, mais je n'ai pas eu de discussion politique avec elle, non.

Journaliste : ...vous pourriez la ramener, Mme Hinse, au sein du parti?

M. Milliard (Charles) : Ce n'est pas dans les... Ce n'est pas dans les plans, non.

Journaliste : Mme Lakhoyan, c'est exclu?

M. Milliard (Charles) : Mme Lakhoyan, je l'ai croisée dans un cocktail hier ici, justement, mais on n'a pas eu d'autres discussions pour l'instant, donc moi, je veux attendre de voir la suite.

Journaliste : ...exclue parce qu'il y avait une enquête de la Commissaire à l'éthique.

M. Milliard (Charles) : Oui, je comprends.

Journaliste : Donc, si on réintègre Mme Rizqy, bien, on pourrait dire que c'est justifié de le faire pour Mme Lakhoyan aussi?

M. Milliard (Charles) : C'est des dossiers séparés que je vais traiter différemment... séparément, pardon.

Journaliste : ...à peu près plus qu'une dizaine de jours, quand même, là, avant la date limite, là, pour modifier le projet de loi sur la rémunération des médecins. Il n'y en a pas, d'entente avec les médecins spécialistes, actuellement. Est-ce que ça commence à vous préoccuper?

M. Fortin :Bien, en fait, date butoir ou non, on commence à être préoccupés, parce que, depuis des années, en fait, le gouvernement de la Coalition avenir Québec nous dit que ce qui bloque en santé, la raison pour laquelle on ne réussit pas à faire des avancées, c'est parce qu'on n'a pas réglé avec les médecins. Les... Le gouvernement de la CAQ nous a vendu la négociation avec les médecins, tant les spécialistes que les omnipraticiens, comme étant la clé de voûte pour débloquer tout ce qui ne fonctionne pas dans le réseau de la santé. Alors, selon leur logique, chaque jour qui passe, c'est un jour perdu dans le réseau de la santé.

Journaliste : Est-ce que les...

M. Fortin : Ceci étant... Ceci étant, vous allez me permettre un petit pas de côté sur la résolution avec les omnipraticiens. La semaine dernière... en fait, au cours des dernières semaines, là, le gouvernement a avancé : Ah! bien, vous savez, il y a 500 000 patients qui vont recevoir une lettre à savoir qu'ils vont être pris en charge collectivement. La semaine dernière, on a posé la question au docteur Bergeron, qui est le sous-ministre à la Santé, à savoir qu'est-ce que ça veut dire exactement, qu'est-ce qu'ils vont avoir comme services, ces gens-là? Et il nous a dit : Effectivement, il va y avoir une 15383prise en charge, mais ça va être une prise en charge un peu comme à l'urgence, c'est-à-dire : à l'urgence, vous y allez, vous êtes pris en charge, on va régler votre problème, mais vous n'aurez pas nécessairement de suivi par la suite. Si c'est ça, le modèle de prise en charge collective du gouvernement du Québec, tel que décrit par le sous-ministre à la Santé, c'est complètement faux de dire à ces gens-là... de faire penser à ces gens-là qu'ils vont avoir une réelle prise en charge par une clinique. Le gouvernement va les traiter comme des patients orphelins. Il n'y aura aucune différence entre un patient orphelin qui se présente à une clinique, qui va... qui réussit à avoir un traitement pour son petit bobo, mais qui n'a aucun suivi. Ça va être la même chose pour des patients orphelins que pour les 500 000 qui vont recevoir cette lettre-là.

Alors, moi, je vous fais une prédiction aujourd'hui. Au cours des prochains mois, le gouvernement va nous dire : Ah! on est rendu à 110 000, 120 000, 150 000, 200 000, 300 000 patients qui ont reçu une lettre, et ils vont se rendre à leur objectif de 500 000 patients, d'ici le mois de juin, qui vont avoir eu une lettre pour leur dire : Vous êtes pris en charge collectivement, mais ces patients-là n'auront aucun service de plus que s'ils étaient orphelins. Et ça, ce n'est pas moi qui vous le dis, c'est le Dr Bergeron, qui est le sous-ministre à la Santé.

Journaliste : Ma question, c'était parce que, dans l'entente avec la FMOQ, il y a des augmentations de salaire... ça s'adresse aux deux, parce que, M. Milliard, vous connaissez bien le système de santé de par votre profession, ils ont obtenu 14,5 % d'augmentation, sans compter les primes, là. Et ce qu'on nous a vendu comme idée, derrière ça, c'était de dire qu'il fallait un rattrapage entre les omnis et les spécialistes pour rendre la profession d'omni plus attrayante.

Compte tenu de ça, est-ce que vous croyez que les spécialistes méritent aussi une augmentation? Eux demandent 17,5 %, je pense, là. Mme Duranceau nous a dit hier qu'ils n'auraient pas ça, mais est-ce qu'ils méritent une deuxième Ferrari... excusez, une augmentation de salaire, les spécialistes?

M. Fortin :OK. Le premier projet de loi, là, le projet de loi n° 2, qui s'appliquait tant aux spécialistes qu'aux omnipraticiens, là, il venait dire essentiellement qu'il va y avoir des pénalités. Le gouvernement, avec son nouveau projet de loi, a décidé de faire exactement le contraire. On passe d'un modèle où il y avait des pénalités, où on risquait de perdre du salaire, du côté des médecins, à un modèle où il y a une augmentation importante pour les omnipraticiens. Le Parti libéral a toujours prétendu, peu importe l'approche du gouvernement, qu'il n'y a pas lieu de bonifier les conditions salariales des médecins. Et ça, ça n'a pas changé.

Journaliste : ...Gatineau, M. Milliard, si vous êtes élu premier ministre, est-ce qu'il va... vous allez le faire? Ça va être dans le premier mandat que vous allez construire le tramway de Gatineau?

M. Milliard (Charles) : C'est... Écoutez, on pense un grand bien, au Parti libéral du Québec, du projet de tramway de Gatineau. Donc, en collaboration avec le fédéral, parce que le fédéral devra mettre des sous aussi, c'est quelque chose qu'on voudrait qu'on voudrait poursuivre, oui.

Journaliste : C'est une promesse, vous voulez le faire?

M. Milliard (Charles) : Tout à fait.

Journaliste : M. Milliard. Sur le salon de coiffure qui est condamné à payer 500 $ à une personne non-binaire, est-ce que ça sert la cause des personnes non-binaires?

M. Milliard (Charles) : Écoutez, je pense que le Québec est une nation largement inclusive. Je pense que plusieurs Québécois, en ce moment, ce matin, se posent des questions sur cet enjeu-là. Je m'en pose aussi, je pense que le gros bon sens doit quand même prévaloir, mais ce que je veux vous dire, quand même, c'est que les entreprises... l'entrepreneur... ce que j'aime, là-dedans, c'est que l'entrepreneur a quand même pris des dispositions pour essayer de trouver une voie de passage, alors que ça a... ça a été interprété, de toute évidence, différemment. Donc, ça soulève des questions, mais je pense que c'est plus une exception que la situation générale qu'on observe au Québec, où il y a quand même une grande inclusivité qui me rend très fier.

Journaliste : ...sur les médecins, par rapport à l'entente-cadre, vous, vous préconisez 0 % de hausse par rapport au 17 %, là?

M. Fortin :Bien, en fait, là, ce qu'on... bien non, mais ça va me faire plaisir de reformuler s'il le faut. Il y a deux choses. Du côté du gouvernement, là, il ne semble y avoir aucune vision claire de comment on traite financièrement les médecins. Une journée, on nous dit : Il faut les couper, ça prend des pénalités, le lendemain, on nous dit : Ah bien, on va leur donner des hausses salariales importantes. Nous, on a toujours prétendu et on continue de prétendre que l'amélioration de l'accès pour les patients, ça ne passe pas par des augmentations de salaire pour les médecins.

Journaliste :

M. Fortin : ...le gouvernement nous dit : Si on veut améliorer le réseau de la santé, ça passe par des négociations avec les médecins. C'est leur vision. Nous, on pense qu'il y a toutes sortes de mécanismes qu'on peut mettre en place pour améliorer l'accès aux médecins, qui ne passent pas par d'augmentation de salaire des médecins.

Journaliste : Ça ne vous empêcherait pas de mettre de l'argent de plus dans l'entente-cadre.

M. Fortin :Ce n'est peut-être pas notre... ce n'est pas notre vision des choses.

Journaliste : Si le gouvernement réussit à améliorer l'accès à gauche, seriez-vous d'accord pour qu'ils augmentent les salaires à droite pareil?

M. Fortin : Pardon?

Journaliste : J'ai dit : S'ils réussissent... Parce que, là, vous dites : Ça ne passe pas par les salaires, un meilleur accès. Si le gouvernement réussit, à gauche, par exemple, d'améliorer l'accès pour les soins, par exemple, avec des spécialistes. Seriez-vous d'accord, quand même, qu'ils augmentent des salaires?

M. Fortin : Vous ne m'aimerez peut-être pas, mais je vais m'en prendre à la prémisse de votre question. Ça fait sept ans que ce gouvernement-là est en place et il n'a pas réussi, par aucun moyen, à améliorer l'accès aux patients. Alors, vous me permettrez d'être très sceptique par rapport à leurs résultats à venir.

Journaliste : M. Milliard, est-ce qu'il y a des... Quelles sont les règles, au Parti libéral, pour assurer des candidatures... aux prochaines élections?

M. Milliard (Charles) : Alors, moi, c'est une de mes obsessions d'avoir une représentation de candidats libéraux qui représentent la diversité du Québec. Alors, moi, je n'ai pas l'intention de mettre les candidats dans un... ou dans un algorithme. Ce que je veux, c'est qu'on fasse confiance au chef aussi là-dedans, de représenter cette diversité-là. Et je vais vous dire que j'ai déjà des arbitrages à faire, parce qu'il y a beaucoup de gens qui lèvent la main dans plusieurs régions du Québec.

Journaliste : Quand vous dites «faire confiance au chef», ça veut dire que c'est vous qui allez décider uniquement...

M. Milliard (Charles) : Bien, en bout de ligne, en bout de ligne, c'est toujours le chef qui signe le bulletin de candidatures de chaque candidat. Alors, ce sera... c'est la prérogative. À la fin, il y aura, bien sûr, des investitures dans certains comtés. Il y aura des nominations. Mais je peux vous assurer que je viens en politique pour que le Parlement, ce soit la raison du peuple et que le peuple soit représenté le plus justement possible.

Journaliste : ...on ne favorise pas les femmes d'aucune manière?

M. Milliard (Charles) : La question... je veux favoriser les femmes, je veux avoir... Puis d'ailleurs j'ai plein, plein de femmes dans mon équipe, il y a plein de femmes dans le caucus, mais je n'ai pas... je n'ai pas de quota pour l'instant. Et évidemment on vise une zone paritaire au Parti libéral du Québec, dans le cadre de la prochaine campagne, c'est bien évident.

Journaliste : ...il va avoir des investitures... dans certaines circonscriptions...

M. Milliard (Charles) : Alors, on aura des annonces à faire très bientôt là-dessus. Il y a 125 comtés, il y a déjà près d'une vingtaine de députés. Donc, oui, il y aura... il y aura des investitures parce qu'il y a des comtés où il y a plusieurs candidats de grande qualité. Et ça va me faire plaisir de laisser les militants décider, parce que ça fait aussi partie de la vie démocratique d'un parti comme le nôtre.  

Journaliste : Que pensez-vous de Québec solidaire qui, vraisemblablement, va changer sa règle pour permettre la candidature d'Alexandre Boulerice?

M. Milliard (Charles) : On va suivre ça, on va suivre ça. J'ai plein d'amis dans Gouin, on verra pour qui ils voteront.

Journaliste : Connaissez-vous M. Boulerice personnellement?

M. Milliard (Charles) : Je le connais, oui, je le connais de ma vie précédente à la Fédération des chambres de commerce. Ça ferait un excellent député, mais, écoutez, on verra bien ce que les gens vont décider, le cas échéant.

Journaliste : ...indépendantiste dans votre...

M. Milliard (Charles) : Quelle importance ça a. Bien, moi, ce que je peux vous dire, c'est qu'au débat des chefs, parti comme c'est là, je vais être encerclé de souverainistes. Alors, je vais assurer l'intendance pour mon clan.

Journaliste : On the hair salon story, what did you think of it when you read the article on the Web site of Radio-Canada?

M. Milliard (Charles) : Well, I think Québec is a large and inclusive nation. I think it's a question of, you know, common sense in a way. I'm saying that respectfully, because I think that the owner of the… of the company of the salon proposed something to help, to help manage the situation, which was not taken into account, obviously, that person. So…

Journaliste : And the…

M. Milliard (Charles) : What do you mean…

Journaliste : …the court itself, like the court decided to have this $500.

M. Milliard (Charles) : Yes, well, I mean, the court is the court and we need to take that into account. But I think, it's… I think, it's an exception. I don't think it's so true reflect of the situation we have in Québec, which is largely… largely an inclusive nation.

Journaliste : There is an expert in this article that was saying: Is it going to start again, the debate on reasonable accommodations, but for this specific, you know, question.

M. Milliard (Charles) : Yes. Well, we never know when a wave starts. Hopefully, this won't be… this won't be the case, because I think we have much more priority issues to tackle in Québec, a lot of them.

Journaliste : …the specialists. People, people at home may say: OK, they don't have an agreement yet, how come?

M. Fortin : That's a darn good question. And the Government is on the hook here. This is a government that for years and years said: If we want to improve the health care system, it has to go through a negotiation with the… with either the family doctors or the specialists. And we are in a situation where they are in their last few months of government and the amount of Quebeckers who struggle to access a specialist, who need to access a specialist, who are well beyond the medically accepted wait times to see a specialist has exploded. There's almost a million Quebeckers who are waiting to see a specialist, and most of them are well beyond the medically accepted timeline. But this is on the Government, they are the ones who failed to get an agreement with the specialist doctors. So, the failure of the health care network is on their shoulders.

Journaliste : There are threatening some sort of actions, the specialists. Are you worried about that, are you worry about the climate?

M. Fortin : Well, I am worried about the climate between doctors and the Government. And that started when Christian Dubé introduced Bill 2, It started when Francois Legault called them lazy, started when Christian Dubé said that if you want to see a doctor, you should head to a golf course on a Friday. That… that level of discourse is not helpful in settling with… with doctors and 15383finding a medium ground with doctors. But over and above that, it seems like there is very little discussion on the government's part about how we improve access to health care. Negotiating with doctors may…  may help them resolve the… the date that's… that we're… the February 28th date that we're facing. But it, in no way, guarantees better access for Quebecers.

Journaliste : With how things are going, do you think both parties will come to an agreement before the elections?

M. Fortin : Well, it's hard to say. We're not in the negotiations, so I have no perspective as to how it's going inside the negotiations. The people you should be asking are the CAQ ministers who are involved in this.

Journaliste : TALQ aka… formerly known as QCGN was at the Bill 1 hearings last night and expressed their displeasure to Simon Jolin-Barrette about the… the lack of mention of the Anglophone community in their constitution and the lack of recognition of the rights of Anglophone institutions. What do you think of that?

M. Milliard (Charles) : Well, a lot of… a lot of communities, a lot of groups are against Bill 1, and I don't think the actual government has any… legitimacy to implement that bill, especially given the fact that we're going to be in an election very soon. I've also met yesterday with Chief Francis Paul from the Association des Premières Nations du Québec et du Labrador, and they have expressed the same… the same worries about that project, so, I know that the minister likes to say that he's sovereign in that… in that bill, but hopefully, the Salon Rouge will be able to… to stop that project before the next general election.

Journaliste : What, do you think he should add a chapter on recognizing Anglophone rights and contributions?

M. Milliard (Charles) : I don't think it's about adding chapters. I think it's about having an election and deciding who will be the next government in Québec.

Journaliste : But there's achapter in the Liberal proposed constitution, to do that, the one that you adopted before you were here. It was adopted in Lévis.

M. Milliard (Charles) : Oh yes, yes, yes. Well, I'm not against the fact of having a constitution, but the way that things are going right now and the struggle to get any sense of consensus is a failure right now. So, I think it should be a much more transpartisan bill, which could be done by the next government, but not this time.

Journaliste : What about the… the removal of the rights of, you know, entities like English school boards to challenge these laws that they deem unconstitutional in court?

M. Milliard (Charles) : Do you want to take it?

M. Fortin : Yes, this is… this is part of the discussions that warrant a thorough and… and lengthy conversation and… A document like a constitution is something that has to rally Quebecers together. Dispositions like this one don't necessarily get to that goal. So, it's why we're saying that to do something hastily without proper consultation in the last few months of a government, when, clearly, there are dispositions in there that are not meant to unify Quebecers, that poses some challenges.

Une voix : Merci!

M. Milliard (Charles) : Merci.

Une voix : Bonne journée.

M. Milliard (Charles) : Bonne journée.

(Fin à 9 h 07)

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