Point de presse de M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé, de services sociaux et de soins à domicile, et M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’éducation
Version préliminaire
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Thursday, February 19, 2026, 8 h
Salle Bernard-Lalonde (1.131),
hôtel du Parlement
8 h (version non révisée)
(Huit heures une minute)
M.
Bérubé
: Bonjour,
tout le monde. Rappelons-nous que, lundi, se tiendra une élection partielle
importante dans Chicoutimi. Je ne sais pas si on s'y verra, mais sachez que l'ensemble
de la députation du Parti québécois y sera pour faire des efforts jusqu'à la
fin pour inviter les citoyens et citoyennes de Chicoutimi d'appuyer notre
candidate Marie-Karlynn Laflamme. C'est un défi important. Rappelons-nous
également que c'est la circonscription qui a voté le plus en faveur de la CAQ à
l'élection de 2022. 62 % des voix pour la CAQ, donc, on sait que c'est un
défi. On ne néglige aucun effort. On fait encore des appels aux indécis. On se
rend régulièrement sur place. J'y étais encore vendredi dernier, j'y retourne
en fin de semaine. Mes collègues y seront aussi. Donc, c'est l'occasion pour
les citoyens du Saguenay, particulièrement de la circonscription de Chicoutimi,
d'élire une excellente députée qui a fait une campagne exceptionnelle, qui n'est
pas terminée. Et, à l'oeil, avec mon expérience, la manière que quelqu'un fait
une campagne en dit beaucoup sur le type de député qu'elle pourrait être. Et,
en ce sens-là, je pense que les citoyens de Chicoutimi vont être fiers d'elle
si elle est élue, parce qu'elle a le sens des responsabilités, connaît bien les
enjeux et elle est particulièrement active et crédible dans cette campagne.
Alors, un grand rendez-vous lundi. Et on
espère... et on invite les citoyens de Chicoutimi qui, par le truchement de vos
médias, entendront mon message, à appuyer quelqu'un qui pourrait être une
députée exceptionnelle à la grande tradition du Parti québécois au Saguenay.
M. Arseneau : Merci, Pascal. Moi,
je voulais brièvement aborder la question du maintien des actifs et du déficit
d'investissement dans les infrastructures en santé, et surtout plaider pour qu'on
s'éloigne de cette espèce de combat qu'on voit poindre sur la question des
besoins qui sont signifiés dans la région de Montréal, par exemple, par rapport
aux régions du Québec. C'est un débat qui, à mon sens, est très mal amorcé. On
comprend pourquoi, à l'heure actuelle, le déficit de maintien des actifs est si
grand, c'est que le gouvernement, depuis huit ans, a augmenté au PQI les
projets à réaliser, mais il n'y a aucun de ces projets-là qui a vraiment été
mis en branle. Donc, on a perdu huit années d'investissement, on a sous-évalué
les investissements à faire.
Et, aujourd'hui, évidemment, avec une
nouvelle évaluation qui a été réalisée par Santé Québec, on se rend compte qu'on
avait sous-estimé gravement les investissements à faire. On sait que le
gouvernement a priorisé aussi des grands projets comme Northvolt. On sait qu'il
a également préféré donner des réductions d'impôt ou des chèques préélectoraux,
avec le résultat que les infrastructures, en matière de santé, vétustes sont de
plus en plus nombreuses à travers le Québec. Et la seule façon de s'en sortir,
c'est d'avoir un plan de maintien des actifs qui soit basé sur des critères
objectifs et non pas politiques, et qu'on le fasse sur une période... effectivement,
une planification sur 10 ans, mais basée sur des critères, donc, de
vétusté. Et, dans ce cas-là, on va évidemment investir non seulement dans les
hôpitaux de la région de Montréal, on pense à Maisonneuve-Rosemont, mais on ne
négligera pas pour autant l'Hôpital de Sainte-Croix de Drummondville ou les
travaux à faire à Amos ou à Maria.
Alors, moi, je nous invite à s'éloigner de
cette espèce de dichotomie entre le Québec des régions et Montréal. Les besoins
sont partout, et il faut voir justement comment on peut développer des critères
objectifs pour vraiment rattraper le temps perdu sous la CAQ.
Journaliste
: Est-ce
que Santé Québec devrait faire cet ordonnancement-là?
M. Arseneau : Absolument. Moi,
je pense que, si Santé Québec peut servir à quelque chose, c'est justement d'établir
une liste prioritaire basée sur des critères objectifs et avoir les chiffres
qui sont justement détachés de toutes considérations partisanes ou politiques.
Journaliste
: Mais, quand
même, c'est surprenant d'entendre ça quand vous allez même réévaluer, penser,
abolir Santé Québec, si vous prenez le pouvoir.
M. Arseneau : Bien, en fait,
moi, je dis que Santé Québec existe et que, s'ils peuvent faire œuvre utile
jusqu'à ce qu'on décide de son sort, c'est là-dessus qu'ils devraient se
concentrer, notamment.
Journaliste
: Est-ce
que la situation... l'évaluation est la même, la position du Parti québécois,
en ce moment, qu'est ce qu'on fait de Santé Québec?
M. Arseneau : Santé Québec est
toujours en examen, n'a pas livré la marchandise, et, d'ici la prochaine
campagne électorale, on proposera un plan d'action...
8 h 05 (version non révisée)
M. Arseneau : ...pour
améliorer les services de santé, et on disposerait de la question de Santé
Québec.
Journaliste : Aujourd'hui,
les médecins spécialistes vont adopter leur plan d'action avec moyens de
pression puis le Journal de Montréal, Journal de Québec apprend
qu'il y a 1 000... plus de 1 200 médecins qui ont quitté, là. C'est
quoi, le signal que ça envoie, tout ça, là?
M. Arseneau : Bien, l'échec
monumental de la CAQ au cours des derniers 10 mois, presque un an maintenant,
est patent. On avait dit que la CAQ avait capitulé complètement en décembre
dernier. On s'en est rendu compte encore davantage hier. Le projet de loi n° 19,
on en a fini l'étude article par article, et ce en quoi ça consiste,
essentiellement, c'est d'effacer l'ardoise complètement sur tous les gestes
législatifs qu'a posés le gouvernement par rapport aux médecins spécialistes.
Alors là, on est strictement dans une négociation sur le plan monétaire. On dit
essentiellement que toutes les améliorations qu'on voulait tenter d'apporter à
la prestation des soins par les médecins spécialistes, on... c'est évacué. Là,
on est dans du conventionnel : Est-ce qu'on donne 8 %, 10 %, 11 %?
C'est dire à quel point l'échec du gouvernement est... est monumental et comme
quoi les médecins ont gagné sur toute la ligne, mais surtout, les patients,
eux, ont perdu sur toute la ligne.
Journaliste : ...gouvernement
en attente, là, corrigez-moi... je ne comprends pas bien votre position, mais,
vous, il n'y a pas possibilité d'augmentation salariale, au Parti québécois, il
n'y a pas...
M. Arseneau : Bien, le Parti
québécois...
Journaliste : ...parce
qu'avec une augmentation de 11 %, comme le propose le gouvernement, là, on
se retrouve avec un salaire moyen, pour les spécialistes, à 600 000 $.
M. Arseneau : Bien, écoutez,
le gouvernement voulait couper leurs salaires de 15 % puis ensuite dire :
Si vous atteignez les objectifs, on va vous rétablir le salaire. Il n'y avait
pas, dans cette approche-là, d'augmentation salariale aux médecins
spécialistes. Aujourd'hui, on dit : Bien, on va probablement donner
11 %. Au Parti québécois, c'est clair, si on a de l'argent à investir, de
l'argent public à investir dans le système de santé et l'amélioration des soins,
bien, ce n'est pas aux médecins qu'il faut verser cet argent-là, c'est...
Journaliste
: ...
M. Arseneau : Absolument. Nous,
on considère que les médecins, aujourd'hui, doivent faire leur effort et que l'effort
du gouvernement doit aller sur le renforcement de la première ligne, sur une
multitude de services qui ont été coupés. Pensez à l'obstétrique qu'on ne peut
plus offrir dans la région du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et ailleurs,
toutes les urgences qui sont menacées dans les services de proximité à travers
le Québec. Les besoins sont immenses en santé, et en services sociaux, et en
prévention, et là c'est les médecins qui vont aller chercher le pactole à
hauteur d'un demi-milliard de dollars seulement pour les spécialistes.
Journaliste : ...prend plus
de monde pour aider les médecins que de... d'augmenter le salaire des médecins?
M. Arseneau : Bien. On le
dit, on le dit, le gouvernement fait fausse route en... d'une part, en s'attaquant
aux médecins et, d'autre part, en misant exclusivement sur les médecins pour
pouvoir améliorer la prestation de soins, c'était le renforcement de la
première ligne, et on a complètement négligé ce pan-là, ce qui fait qu'on est
au point... bien, en fait... j'allais dire au point de départ, mais, en fait,
on a reculé, parce que, là, on va dépenser plus d'argent pour le statu quo.
Journaliste
: ...donner
0 %, n'est-ce pas aussi une attaque envers les médecins? Je veux dire, ils le
percevraient assurément comme ça.
M. Arseneau : Écoutez, le
rattrapage a été fait, on en a parlé pendant une dizaine d'années. On pense qu'aujourd'hui
on est dans une situation où les finances publiques sont dans un état précaire,
évidemment c'est la mauvaise gestion de la CAQ qui nous a menés là, mais est-ce
qu'on va en rajouter? La réponse est non.
Journaliste : Est-ce que vous
étiez fiers de l'équipe canadienne hier, qui a gagné la... le quart de finale?
Est-ce que vous étiez fiers? Avez-vous regardé le match?
M. Arseneau : Moi, je suis très
inquiet, je suis très inquiet pour la blessure de Sidney Crosby. Sinon,
écoutez, on... moi, je n'ai pas eu l'occasion de voir le... voir le match. Et
puis, bon, si l'équipe canadienne, qui compte notamment Nick Suzuki, puis on
appuie, évidemment, les joueurs qu'on voit le plus souvent évoluer avec les
Canadiens de Montréal, peuvent gagner une victoire, bien, on la salue, mais ce
n'est pas une question de patriotisme canadien, vous pouvez vous fier sur moi.
Journaliste
: Juste
pour revenir sur les médecins de famille, pourriez-vous changer, modifier,
déchirer certaines parties de l'entente?
M. Arseneau : On pense que le
gouvernement va signer une entente à la fois avec les spécialistes dans les
prochains... dans les prochaines semaines... et il a traduit ou transposé son
entente avec les médecins omnipraticiens dans une loi. Alors, est-ce que le
Parti québécois, éventuellement, s'il était élu aux prochaines élections, peut
détricoter tout ça d'ici à la fin de cette entente-là, en 2028? Moi, je pense
que ce serait extrêmement difficile, puis ce n'est pas le combat qu'on veut
mener.
Journaliste : ...les
spécialistes ont tout intérêt à régler avant le 12 avril, avant le départ de M.
Legault, parce que, comme vous êtes le gouvernement en attente, ça va être plus
dur, là...
M. Arseneau : Bien, je pense
que...
Journaliste : ...s'ils ne
règlent pas d'ici le mois de juin.
M. Arseneau : Moi, j'ai un
peu l'impression que le gouvernement pourrait aussi... le premier ministre
actuel pourrait donner la...
8 h 10 (version non révisée)
M. Arseneau : ...responsabilité
à son successeur de régler, mais toutes les options sans possibles.
Journaliste
: M.
Bérubé, votre ressenti pour les gens de Chicoutimi, quelle sera la question de
l'urne lundi?
M.
Bérubé
: Choisir
un bon ou une bonne députée. Je ne serais pas surpris, en ce qui me concerne, c'est
toujours ce qui devrait guider les citoyens dans une élection. Mais, en plus, c'est
qu'une formation politique qui comprend cette région, qui a une popularité
renouvelée au Saguenay, et une députée qui pourrait jouer un rôle
éventuellement, si d'aventure on est élu l'automne prochain. Elle a des
capacités exceptionnelles. Il ne m'appartient pas d'aller plus loin, mais on
est vraiment heureux d'avoir réussi à la recruter. C'est la vice-rectrice de l'Université
du Québec à Chicoutimi. Mais moi, je place toujours les choses dans une autre
dimension, 62 % pour la CAQ, à la dernière élection, c'est beaucoup, c'est
le meilleur résultat au Québec. Moi, j'ai les yeux rivés là-dessus. Quelle est
la performance que la CAQ va faire dans les circonstances? Est-ce que M.
Legault sera là lundi? Est-ce que les deux candidats à la chefferie seront là
lundi?
Journaliste
: L'effet
Milliard.
M.
Bérubé
: Oui,
l'effet Milliard, là, qu'on pourra valider.
Journaliste
:
...êtes-vous en train de baisser les attentes...
M.
Bérubé
: Non,
on travaille jusqu'à... On est du monde vaillant, ça fait qu'on travaille jusqu'à
la fin.
Journaliste
: ...en
disant qu'il va peut-être y avoir un effet Milliard, rd, que la CAQ était...
M.
Bérubé
: On
invite...
Journaliste
: ...est-ce
que vous sentez, sur le terrain, que c'est moins fort que ce que vous pensiez?
M.
Bérubé
: Non,
non, non, le pointage est bon, mais on travaille toujours jusqu'à la fin. On l'a
fait dans Jean-Talon, dans Terrebonne, dans Arthabaska. On fait tout le temps
ça. On pousse jusqu'à la fin pour avoir le meilleur résultat possible. Une
élection partielle, l'enjeu, c'est la participation, c'est tout le temps ça. J'ai
vu les chiffres, ça ressemble un peu à Terrebonne, je pense, en termes de
chiffres, mais on va pousser jusqu'à la fin pour avoir un très bon résultat. C'est
notre objectif.
Journaliste
: ...quelle
lecture faites-vous, actuellement, selon vous?
M.
Bérubé
: Entre
ceux qui veulent voter puis ceux qui ne veulent pas voter.
Journaliste
: ...non,
non, mais on voit les conservateurs qui sont deuxièmes, comme dans... Quelle
lecture vous faites, actuellement...
M.
Bérubé
: ...
Journaliste
: ...je
vais terminer... Quelle lecture vous faites présentement, au Québec, sur le
plan électoral, de voir les conservateurs talonner le PQ en haut?
M.
Bérubé
: Où
ça, qu'ils nous talonnent?
Journaliste
: Bien, ils
vous ont talonnés...
M.
Bérubé
: Nulle
part. Nommez-moi un endroit où ils talonnent le Parti québécois?
Journaliste
: Ils
n'étaient quand même pas...
M.
Bérubé
:
Deuxième.
Journaliste
: On
comprend, là, ils sont deuxièmes. C'est ça que je veux dire, talonner, ce n'est
pas être en avant.
Journaliste
: ...arriver
en deuxième...
M.
Bérubé
: Mais
ce n'est plus le cas.
Journaliste
: ...que les
conservateurs sont en train de se positionner comme étant une option?
M.
Bérubé
: Nous,
on n'a pas...
Journaliste
: Bien, ils
sont derrières vous, là, même, là, au Saguenay—Lac-Saint-Jean.
M.
Bérubé
: Avez-vous
remarqué, on ne parle pas des autres formations politiques, on ne parle pas de
Québec solidaire, on ne parle pas...
Journaliste
: ...vous
avez évité le mot «conservateur» dans tout ce que vous avez nommé avant, les
gens qui n'iraient pas voter, l'effet Milliard, où va être la CAQ. Mais votre
adversaire, ça semble être les conservateurs, comment vous l'expliquez?
M.
Bérubé
:
C'est vous qui le dites, je n'ai jamais dit ça.
Journaliste
: Ça semble
être ça. Je vous le demande, la lecture que vous en faites.
M.
Bérubé
: Je
dis que notre objectif, c'est de motiver les gens qui veulent... qui veulent
voter pour...
Journaliste
: ...
M.
Bérubé
: J'ai
parlé de leur présence lundi. Notre objectif, c'est que nos partisans se
rendent voter, convainquent des gens de leur entourage de venir voter. Il y a
des gens qui ne votent plus, on veut les motiver à aller voter. On se...
Journaliste
: ...Duhaime
et les conservateurs, maintenant, se positionnent bien sur le plan électoral. Quelle
lecture vous en faites?
M.
Bérubé
: Ma
réponse, c'est qu'on se concentre sur ce qu'on a à faire, sans parler des
adversaires.
Journaliste
: Vous
n'êtes pas capable de dire le mot «conservateur» ou «Éric Duhaime»?
M.
Bérubé
: On
est des gens positifs, on ne parle pas des autres, on parle de notre campagne.
Journaliste
: Vous avez
parlé de Milliard.
M.
Bérubé
: Oui,
mais avez-vous écouté quand j'ai dit : Est-ce qu'il sera là lundi? C'est
tout ce que j'ai dit.
Journaliste
: Vous
n'avez pas dit : Est-ce qu'Éric Duhaime sera là?
M.
Bérubé
: Je
suis positif et je parle de notre campagne positive, et ça va être comme ça
jusqu'à la fin.
Journaliste
: ...
M.
Bérubé
: Non,
je ne...
Journaliste
: Ce serait
quoi, un bon score, lundi, pour vous?
M.
Bérubé
: Bien
là, on part de loin. On avait un résultat qui était assez faible la dernière
fois. On ne s'est pas fixé d'objectif.
Journaliste
: ...dans
Chicoutimi, quand même, là?
M.
Bérubé
: Jusqu'en
2018. Puis ce n'était pas... c'était mérité à chaque fois. On aimerait avoir un
résultat assez... assez clair, mais on ne s'est pas fixé d'objectif, à tout le
moins, qu'on ait décidé de vous partager.
Journaliste
: ...
M.
Bérubé
: Allez-vous
être là? Oon va en jaser lundi.
Journaliste
: Bien, qu'est-ce
qui serait décevant, d'abord?
M.
Bérubé
: Qu'est-ce
qui serait décevant? On souhaite gagner, c'est ça qu'on veut faire.
Journaliste
: J'ai un
blanc de mémoire, c'est peut-être l'âge. C'est quoi, le nom du chef du Parti
conservateur déjà?
M.
Bérubé
: Je
ne sais pas. Il est ici de plus en plus souvent là, vous pouvez lui poser des
questions. Comme, par exemple, on apprend ce matin que Mme Maïté
Blanchette Vézina serait candidate dans Côte-du-Sud pour le Parti conservateur.
Voilà une question qui pourrait lui être posée.
Journaliste
: On va
revenir sur Tansplant Québec, Transplant Québec, on a appris que le gouvernement
avait reculé finalement sur son intention de vouloir fusionner des organisations,
avec un amendement qui a été déposé hier. Comment vous interprétez cette
volte-face ou cette marche arrière qui a été faite?
M. Arseneau : Je pense que c'est
une bonne décision, premièrement. Je pense que le gouvernement réalise qu'il
faisait une grave erreur, d'autant plus qu'il faut s'en souvenir...
8 h 15 (version non révisée)
M. Arseneau : ...dans le cadre
d'un mandat d'initiative, on... on a proposé... puis d'ailleurs on attend le
dépôt d'un projet de loi, une loi-cadre qui permettrait de renouveler
complètement le système de don d'organes et de transplantation au Québec avec,
comme organisme coordonnateur, Transplant Québec.
Alors là, évidemment, on avait beaucoup de
difficulté à comprendre qu'après avoir appuyé cette recommandation-là, le
gouvernement arrive avec des économies de bouts de chandelle pour confier tout
ça à Héma-Québec, qu'il recule, je pense que c'est le geste à faire. Il se rend
compte qu'il y avait un tollé, il y avait une perte d'expertise possible
également et qu'on reculait sur un engagement qui devrait normalement être mis
en œuvre d'ici la fin du mandat. Et ça presse. Donc, on ne sait pas... L'heure
n'est pas aux changements de structure, mais à l'action dans le don d'organes,
ça sauve des vies.
Journaliste
: ...
M. Arseneau : Pardon?
Journaliste
: ...ils
continuent de le faire avec l'INESSS et l'INSPQ...
M. Arseneau : Bien, évidemment,
mais on va continuer le combat pour les faire reculer là-dessus également,
parce que c'est une mauvaise décision.
Journaliste
:
Le Journal reported that more than a thousand doctors have
left the public network. Record number… record number since 2019. I just want
to know, what's your take on… What's your take on that? What does that say
about the health care system?
M. Arseneau : If you agree, I'll answer to this question in French first. Parce
que j'ai... j'ai oublié de répondre à cette partie de la question à M. Laforest.
Le départ de plus de 1 000 médecins du réseau public, c'est dramatique. Et
la raison, elle est simple, les médecins y trouvent leur compte sur le plan
financier, alors que, dans les autres juridictions canadiennes, on ne peut pas
surfacturer par rapport à ce que le gouvernement, l'État, dans ce cas-ci, au
Québec, la RAMQ va rembourser. Donc, il y a de l'argent à faire au privé ici,
au Québec. C'est la raison pour laquelle c'est de plus en plus attrayant. Et l'adoption
d'une loi par le gouvernement du Québec n'a rien changé à ça. On a travaillé
sur le projet de loi en avril dernier, et on n'a pas pris les bons moyens pour
empêcher l'exode des médecins vers le privé.
So, to answer your
question, the problem is the law that was adopted in… last spring is not
working, and it's more attractive for a number of doctors to go private because
he can make more money. And of course, the fight against doctors that was
launched by the Government over the past ten months certainly had a
consequence, and we see it today. But it's not improving the system for… for
Quebeckers and it's weakening the public system. And it's la CAQ's doing, once
again.
Journaliste
: On Transplant Québec, the fact that in Bill 7, the Treasury Board
president France-Élaine Duranceau decided to change her mind yesterday during
the clause-by-clause examination of the bill. I mean, why it took so long if it
was so clear that this expertise was gone in basically abolishing Transplant Québec
or transferring everything?
M. Arseneau : A quick explanation. There may be an election looming. Who knows,
maybe, in 2026, we'll have an election, and maybe they just realized that
making bad decisions over bad decisions could probably hurt their chances. So,
it was a stupid, you know, decision on the part of the Government knowing that,
a few months ago, we decided to revamp the transplantation and organ… organ
transplant system and to give Transplant Québec the responsibility to
coordinate the entire thing. A few months later, say, well, we're going to do
away with Transplant Québec and probably lose the expertise and, you know, give
the entire file to an organization that has…
Journaliste
: …
M. Arseneau : …yes, that has never done the job before. Once again, and this is
something that la CAQ has done in several occasions, trying to change the
structure or, you know, to, as we say in French, brasser les structures... to
change the system, not thinking about the impact on the ground and the effect.
So, we want to make the system better. You don't have to change it and say: Well,
this is my doing, this is my creature, and take three years to get the job
done.
Journaliste
: It's the last time we're going to see you before the by-election in
Chicoutimi. So, how do you feel about it?
M.
Bérubé
: Pretty good, actually. We're going to work until the polls are close.
All the members of our caucus are going to be there for the weekend, calling
some electors with indecision. So, we don't take anything for granted. So, we
have to remember that, in 2022, it was the best riding for the CAQ, with 62%
for...
8 h 20 (version non révisée)
M. Bérubé :
…Andrée Laforest. So, it's a big
challenge for anyone. It's like a stronghold… Is that the word, stronghold? I'm
going to keep this one. And there's a lot of pressure on CAQ, but we feel that
we can have a return. The PQ could be back in Chicoutimi, but nothing is done
yet, we're going to work till the end, and all the member of our caucus is
going to be there this weekend to meet the electors.
Journaliste :
Just on the hospitals, I wanted to ask
why do you think you're...
M.
Bérubé
: …
Journaliste :
Well, it's just because it's such an
important region for specific sectors that are affected by Trump's tariffs. So,
some people may say: I can vote for you, perhaps, but I'm not sure about
sovereignty because it's not the time to divide.
M. Bérubé :
Well, we'll see Monday night. Are you
going to be there or be square?
Journaliste :
Just on the hospitals. Why do you think
the CAQ has the neglected Montreal so badly?
M. Arseneau :
I think the CAQ has neglected the… the
entire network. And I don't think it's the right way of looking at the file
saying that, you know, Montréal has more needs than the regions. I come from a
faraway region, and we know what… what it is to have to deal with a system that's
crumbling and whether it's in terms of infrastructure or services. So, one way
of looking at it is saying that, yes, Montréal's needs were probably
underestimated, but so was it when it comes to Sainte-Croix Hospital in
Drummondville, or Amos in Abitibi-Témiscamingue, or Maria in Gaspésie. So, you
just have to look at it from a neutral and objective standpoint and have
objectives that… or a grid that will be objective rather than have a political,
you know, leanings towards Montréal or the regions or trying to… to pretend
that you're doing what needs to be done by raising the amount of projects that
you have to do in the PQI, «le Plan québécois des infrastructures», from $100
billion to 162, but not… not, you know, on the ground having any construction
or renovation whatsoever. That's the problem is. We've given, you know, tax
breaks and sent pre-electoral checks over the past two… or the past election and,
you know, wasting money in huge projects like Northvolt. And now we don't have
the means to repair or maintain our hospitals. But that pertains to Montréal
and also regions as well. Thank you. Merci.
(Fin à 8 h 23)