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Point de presse de M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé, de services sociaux et de soins à domicile, et M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’éducation

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Thursday, February 19, 2026, 8 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

8 h (version non révisée)

(Huit heures une minute)

M. Bérubé : Bonjour, tout le monde. Rappelons-nous que, lundi, se tiendra une élection partielle importante dans Chicoutimi. Je ne sais pas si on s'y verra, mais sachez que l'ensemble de la députation du Parti québécois y sera pour faire des efforts jusqu'à la fin pour inviter les citoyens et citoyennes de Chicoutimi d'appuyer notre candidate Marie-Karlynn Laflamme. C'est un défi important. Rappelons-nous également que c'est la circonscription qui a voté le plus en faveur de la CAQ à l'élection de 2022. 62 % des voix pour la CAQ, donc, on sait que c'est un défi. On ne néglige aucun effort. On fait encore des appels aux indécis. On se rend régulièrement sur place. J'y étais encore vendredi dernier, j'y retourne en fin de semaine. Mes collègues y seront aussi. Donc, c'est l'occasion pour les citoyens du Saguenay, particulièrement de la circonscription de Chicoutimi, d'élire une excellente députée qui a fait une campagne exceptionnelle, qui n'est pas terminée. Et, à l'oeil, avec mon expérience, la manière que quelqu'un fait une campagne en dit beaucoup sur le type de député qu'elle pourrait être. Et, en ce sens-là, je pense que les citoyens de Chicoutimi vont être fiers d'elle si elle est élue, parce qu'elle a le sens des responsabilités, connaît bien les enjeux et elle est particulièrement active et crédible dans cette campagne.

Alors, un grand rendez-vous lundi. Et on espère... et on invite les citoyens de Chicoutimi qui, par le truchement de vos médias, entendront mon message, à appuyer quelqu'un qui pourrait être une députée exceptionnelle à la grande tradition du Parti québécois au Saguenay.

M. Arseneau : Merci, Pascal. Moi, je voulais brièvement aborder la question du maintien des actifs et du déficit d'investissement dans les infrastructures en santé, et surtout plaider pour qu'on s'éloigne de cette espèce de combat qu'on voit poindre sur la question des besoins qui sont signifiés dans la région de Montréal, par exemple, par rapport aux régions du Québec. C'est un débat qui, à mon sens, est très mal amorcé. On comprend pourquoi, à l'heure actuelle, le déficit de maintien des actifs est si grand, c'est que le gouvernement, depuis huit ans, a augmenté au PQI les projets à réaliser, mais il n'y a aucun de ces projets-là qui a vraiment été mis en branle. Donc, on a perdu huit années d'investissement, on a sous-évalué les investissements à faire.

Et, aujourd'hui, évidemment, avec une nouvelle évaluation qui a été réalisée par Santé Québec, on se rend compte qu'on avait sous-estimé gravement les investissements à faire. On sait que le gouvernement a priorisé aussi des grands projets comme Northvolt. On sait qu'il a également préféré donner des réductions d'impôt ou des chèques préélectoraux, avec le résultat que les infrastructures, en matière de santé, vétustes sont de plus en plus nombreuses à travers le Québec. Et la seule façon de s'en sortir, c'est d'avoir un plan de maintien des actifs qui soit basé sur des critères objectifs et non pas politiques, et qu'on le fasse sur une période... effectivement, une planification sur 10 ans, mais basée sur des critères, donc, de vétusté. Et, dans ce cas-là, on va évidemment investir non seulement dans les hôpitaux de la région de Montréal, on pense à Maisonneuve-Rosemont, mais on ne négligera pas pour autant l'Hôpital de Sainte-Croix de Drummondville ou les travaux à faire à Amos ou à Maria.

Alors, moi, je nous invite à s'éloigner de cette espèce de dichotomie entre le Québec des régions et Montréal. Les besoins sont partout, et il faut voir justement comment on peut développer des critères objectifs pour vraiment rattraper le temps perdu sous la CAQ.

Journaliste : Est-ce que Santé Québec devrait faire cet ordonnancement-là?

M. Arseneau : Absolument. Moi, je pense que, si Santé Québec peut servir à quelque chose, c'est justement d'établir une liste prioritaire basée sur des critères objectifs et avoir les chiffres qui sont justement détachés de toutes considérations partisanes ou politiques.

Journaliste : Mais, quand même, c'est surprenant d'entendre ça quand vous allez même réévaluer, penser, abolir Santé Québec, si vous prenez le pouvoir.

M. Arseneau : Bien, en fait, moi, je dis que Santé Québec existe et que, s'ils peuvent faire œuvre utile jusqu'à ce qu'on décide de son sort, c'est là-dessus qu'ils devraient se concentrer, notamment.

Journaliste : Est-ce que la situation... l'évaluation est la même, la position du Parti québécois, en ce moment, qu'est ce qu'on fait de Santé Québec?

M. Arseneau : Santé Québec est toujours en examen, n'a pas livré la marchandise, et, d'ici la prochaine campagne électorale, on proposera un plan d'action...


 
 

8 h 05 (version non révisée)

M. Arseneau : ...pour améliorer les services de santé, et on disposerait de la question de Santé Québec.

Journaliste : Aujourd'hui, les médecins spécialistes vont adopter leur plan d'action avec moyens de pression puis le Journal de Montréal, Journal de Québec apprend qu'il y a 1 000... plus de 1 200 médecins qui ont quitté, là. C'est quoi, le signal que ça envoie, tout ça, là?

M. Arseneau : Bien, l'échec monumental de la CAQ au cours des derniers 10 mois, presque un an maintenant, est patent. On avait dit que la CAQ avait capitulé complètement en décembre dernier. On s'en est rendu compte encore davantage hier. Le projet de loi n° 19, on en a fini l'étude article par article, et ce en quoi ça consiste, essentiellement, c'est d'effacer l'ardoise complètement sur tous les gestes législatifs qu'a posés le gouvernement par rapport aux médecins spécialistes. Alors là, on est strictement dans une négociation sur le plan monétaire. On dit essentiellement que toutes les améliorations qu'on voulait tenter d'apporter à la prestation des soins par les médecins spécialistes, on... c'est évacué. Là, on est dans du conventionnel : Est-ce qu'on donne 8 %, 10 %, 11 %? C'est dire à quel point l'échec du gouvernement est... est monumental et comme quoi les médecins ont gagné sur toute la ligne, mais surtout, les patients, eux, ont perdu sur toute la ligne.

Journaliste : ...gouvernement en attente, là, corrigez-moi... je ne comprends pas bien votre position, mais, vous, il n'y a pas possibilité d'augmentation salariale, au Parti québécois, il n'y a pas...

M. Arseneau : Bien, le Parti québécois...

Journaliste : ...parce qu'avec une augmentation de 11 %, comme le propose le gouvernement, là, on se retrouve avec un salaire moyen, pour les spécialistes, à 600 000 $.

M. Arseneau : Bien, écoutez, le gouvernement voulait couper leurs salaires de 15 % puis ensuite dire : Si vous atteignez les objectifs, on va vous rétablir le salaire. Il n'y avait pas, dans cette approche-là, d'augmentation salariale aux médecins spécialistes. Aujourd'hui, on dit : Bien, on va probablement donner 11 %. Au Parti québécois, c'est clair, si on a de l'argent à investir, de l'argent public à investir dans le système de santé et l'amélioration des soins, bien, ce n'est pas aux médecins qu'il faut verser cet argent-là, c'est...

Journaliste : ...

M. Arseneau : Absolument. Nous, on considère que les médecins, aujourd'hui, doivent faire leur effort et que l'effort du gouvernement doit aller sur le renforcement de la première ligne, sur une multitude de services qui ont été coupés. Pensez à l'obstétrique qu'on ne peut plus offrir dans la région du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et ailleurs, toutes les urgences qui sont menacées dans les services de proximité à travers le Québec. Les besoins sont immenses en santé, et en services sociaux, et en prévention, et là c'est les médecins qui vont aller chercher le pactole à hauteur d'un demi-milliard de dollars seulement pour les spécialistes.

Journaliste : ...prend plus de monde pour aider les médecins que de... d'augmenter le salaire des médecins?

M. Arseneau : Bien. On le dit, on le dit, le gouvernement fait fausse route en... d'une part, en s'attaquant aux médecins et, d'autre part, en misant exclusivement sur les médecins pour pouvoir améliorer la prestation de soins, c'était le renforcement de la première ligne, et on a complètement négligé ce pan-là, ce qui fait qu'on est au point... bien, en fait... j'allais dire au point de départ, mais, en fait, on a reculé, parce que, là, on va dépenser plus d'argent pour le statu quo.

Journaliste : ...donner 0 %, n'est-ce pas aussi une attaque envers les médecins? Je veux dire, ils le percevraient assurément comme ça.

M. Arseneau : Écoutez, le rattrapage a été fait, on en a parlé pendant une dizaine d'années. On pense qu'aujourd'hui on est dans une situation où les finances publiques sont dans un état précaire, évidemment c'est la mauvaise gestion de la CAQ qui nous a menés là, mais est-ce qu'on va en rajouter? La réponse est non.

Journaliste : Est-ce que vous étiez fiers de l'équipe canadienne hier, qui a gagné la... le quart de finale? Est-ce que vous étiez fiers? Avez-vous regardé le match?

M. Arseneau : Moi, je suis très inquiet, je suis très inquiet pour la blessure de Sidney Crosby. Sinon, écoutez, on... moi, je n'ai pas eu l'occasion de voir le... voir le match. Et puis, bon, si l'équipe canadienne, qui compte notamment Nick Suzuki, puis on appuie, évidemment, les joueurs qu'on voit le plus souvent évoluer avec les Canadiens de Montréal, peuvent gagner une victoire, bien, on la salue, mais ce n'est pas une question de patriotisme canadien, vous pouvez vous fier sur moi.

Journaliste : Juste pour revenir sur les médecins de famille, pourriez-vous changer, modifier, déchirer certaines parties de l'entente?

M. Arseneau : On pense que le gouvernement va signer une entente à la fois avec les spécialistes dans les prochains... dans les prochaines semaines... et il a traduit ou transposé son entente avec les médecins omnipraticiens dans une loi. Alors, est-ce que le Parti québécois, éventuellement, s'il était élu aux prochaines élections, peut détricoter tout ça d'ici à la fin de cette entente-là, en 2028? Moi, je pense que ce serait extrêmement difficile, puis ce n'est pas le combat qu'on veut mener.

Journaliste : ...les spécialistes ont tout intérêt à régler avant le 12 avril, avant le départ de M. Legault, parce que, comme vous êtes le gouvernement en attente, ça va être plus dur, là...

M. Arseneau : Bien, je pense que...

Journaliste : ...s'ils ne règlent pas d'ici le mois de juin.

M. Arseneau :  Moi, j'ai un peu l'impression que le gouvernement pourrait aussi... le premier ministre actuel pourrait donner la...


 
 

8 h 10 (version non révisée)

M. Arseneau : ...responsabilité à son successeur de régler, mais toutes les options sans possibles.

Journaliste : M. Bérubé, votre ressenti pour les gens de Chicoutimi, quelle sera la question de l'urne lundi?

M. Bérubé : Choisir un bon ou une bonne députée. Je ne serais pas surpris, en ce qui me concerne, c'est toujours ce qui devrait guider les citoyens dans une élection. Mais, en plus, c'est qu'une formation politique qui comprend cette région, qui a une popularité renouvelée au Saguenay, et une députée qui pourrait jouer un rôle éventuellement, si d'aventure on est élu l'automne prochain. Elle a des capacités exceptionnelles. Il ne m'appartient pas d'aller plus loin, mais on est vraiment heureux d'avoir réussi à la recruter. C'est la vice-rectrice de l'Université du Québec à Chicoutimi. Mais moi, je place toujours les choses dans une autre dimension, 62 % pour la CAQ, à la dernière élection, c'est beaucoup, c'est le meilleur résultat au Québec. Moi, j'ai les yeux rivés là-dessus. Quelle est la performance que la CAQ va faire dans les circonstances? Est-ce que M. Legault sera là lundi? Est-ce que les deux candidats à la chefferie seront là lundi?

Journaliste : L'effet Milliard.

M. Bérubé : Oui, l'effet Milliard, là, qu'on pourra valider.

Journaliste : ...êtes-vous en train de baisser les attentes...

M. Bérubé : Non, on travaille jusqu'à... On est du monde vaillant, ça fait qu'on travaille jusqu'à la fin.

Journaliste : ...en disant qu'il va peut-être y avoir un effet Milliard, rd, que la CAQ était...

M. Bérubé : On invite...

Journaliste : ...est-ce que vous sentez, sur le terrain, que c'est moins fort que ce que vous pensiez?

M. Bérubé : Non, non, non, le pointage est bon, mais on travaille toujours jusqu'à la fin. On l'a fait dans Jean-Talon, dans Terrebonne, dans Arthabaska. On fait tout le temps ça. On pousse jusqu'à la fin pour avoir le meilleur résultat possible. Une élection partielle, l'enjeu, c'est la participation, c'est tout le temps ça. J'ai vu les chiffres, ça ressemble un peu à Terrebonne, je pense, en termes de chiffres, mais on va pousser jusqu'à la fin pour avoir un très bon résultat. C'est notre objectif.

Journaliste : ...quelle lecture faites-vous, actuellement, selon vous?

M. Bérubé : Entre ceux qui veulent voter puis ceux qui ne veulent pas voter.

Journaliste : ...non, non, mais on voit les conservateurs qui sont deuxièmes, comme dans... Quelle lecture vous faites, actuellement...

M. Bérubé : ...

Journaliste : ...je vais terminer... Quelle lecture vous faites présentement, au Québec, sur le plan électoral, de voir les conservateurs talonner le PQ en haut?

M. Bérubé : Où ça, qu'ils nous talonnent?

Journaliste : Bien, ils vous ont talonnés...

M. Bérubé : Nulle part. Nommez-moi un endroit où ils talonnent le Parti québécois?

Journaliste : Ils n'étaient quand même pas...

M. Bérubé : Deuxième.

Journaliste : On comprend, là, ils sont deuxièmes. C'est ça que je veux dire, talonner, ce n'est pas être en avant.

Journaliste : ...arriver en deuxième...

M. Bérubé : Mais ce n'est plus le cas.

Journaliste : ...que les conservateurs sont en train de se positionner comme étant une option?

M. Bérubé : Nous, on n'a pas...

Journaliste : Bien, ils sont derrières vous, là, même, là, au Saguenay—Lac-Saint-Jean.  

M. Bérubé : Avez-vous remarqué, on ne parle pas des autres formations politiques, on ne parle pas de Québec solidaire, on ne parle pas...

Journaliste : ...vous avez évité le mot «conservateur» dans tout ce que vous avez nommé avant, les gens qui n'iraient pas voter, l'effet Milliard, où va être la CAQ. Mais votre adversaire, ça semble être les conservateurs, comment vous l'expliquez?

M. Bérubé : C'est vous qui le dites, je n'ai jamais dit ça.  

Journaliste : Ça semble être ça. Je vous le demande, la lecture que vous en faites.

M. Bérubé : Je dis que notre objectif, c'est de motiver les gens qui veulent... qui veulent voter pour...

Journaliste : ...

M. Bérubé : J'ai parlé de leur présence lundi. Notre objectif, c'est que nos partisans se rendent voter, convainquent des gens de leur entourage de venir voter. Il y a des gens qui ne votent plus, on veut les motiver à aller voter. On se...

Journaliste : ...Duhaime et les conservateurs, maintenant, se positionnent bien sur le plan électoral. Quelle lecture vous en faites?

M. Bérubé : Ma réponse, c'est qu'on se concentre sur ce qu'on a à faire, sans parler des adversaires.

Journaliste : Vous n'êtes pas capable de dire le mot «conservateur» ou «Éric Duhaime»?

M. Bérubé : On est des gens positifs, on ne parle pas des autres, on parle de notre campagne.

Journaliste : Vous avez parlé de Milliard.

M. Bérubé : Oui, mais avez-vous écouté quand j'ai dit : Est-ce qu'il sera là lundi? C'est tout ce que j'ai dit.

Journaliste : Vous n'avez pas dit : Est-ce qu'Éric Duhaime sera là?

M. Bérubé : Je suis positif et je parle de notre campagne positive, et ça va être comme ça jusqu'à la fin.

Journaliste : ...

M. Bérubé : Non, je ne...

Journaliste : Ce serait quoi, un bon score, lundi, pour vous?

M. Bérubé : Bien là, on part de loin. On avait un résultat qui était assez faible la dernière fois. On ne s'est pas fixé d'objectif.

Journaliste : ...dans Chicoutimi, quand même, là?

M. Bérubé : Jusqu'en 2018. Puis ce n'était pas... c'était mérité à chaque fois. On aimerait avoir un résultat assez... assez clair, mais on ne s'est pas fixé d'objectif, à tout le moins, qu'on ait décidé de vous partager.

Journaliste : ...

M. Bérubé : Allez-vous être là? Oon va en jaser lundi.

Journaliste : Bien, qu'est-ce qui serait décevant, d'abord?

M. Bérubé : Qu'est-ce qui serait décevant? On souhaite gagner, c'est ça qu'on veut faire.

Journaliste : J'ai un blanc de mémoire, c'est peut-être l'âge. C'est quoi, le nom du chef du Parti conservateur déjà?

M. Bérubé : Je ne sais pas. Il est ici de plus en plus souvent là, vous pouvez lui poser des questions. Comme, par exemple, on apprend ce matin que Mme Maïté Blanchette Vézina serait candidate dans Côte-du-Sud pour le Parti conservateur. Voilà une question qui pourrait lui être posée.

Journaliste : On va revenir sur Tansplant Québec, Transplant Québec, on a appris que le gouvernement avait reculé finalement sur son intention de vouloir fusionner des organisations, avec un amendement qui a été déposé hier. Comment vous interprétez cette volte-face ou cette marche arrière qui a été faite?

M. Arseneau : Je pense que c'est une bonne décision, premièrement. Je pense que le gouvernement réalise qu'il faisait une grave erreur, d'autant plus qu'il faut s'en souvenir...


 
 

8 h 15 (version non révisée)

M. Arseneau : ...dans le cadre d'un mandat d'initiative, on... on a proposé... puis d'ailleurs on attend le dépôt d'un projet de loi, une loi-cadre qui permettrait de renouveler complètement le système de don d'organes et de transplantation au Québec avec, comme organisme coordonnateur, Transplant Québec.

Alors là, évidemment, on avait beaucoup de difficulté à comprendre qu'après avoir appuyé cette recommandation-là, le gouvernement arrive avec des économies de bouts de chandelle pour confier tout ça à Héma-Québec, qu'il recule, je pense que c'est le geste à faire. Il se rend compte qu'il y avait un tollé, il y avait une perte d'expertise possible également et qu'on reculait sur un engagement qui devrait normalement être mis en œuvre d'ici la fin du mandat. Et ça presse. Donc, on ne sait pas... L'heure n'est pas aux changements de structure, mais à l'action dans le don d'organes, ça sauve des vies.

Journaliste : ...

M. Arseneau : Pardon?

Journaliste : ...ils continuent de le faire avec l'INESSS et l'INSPQ...

M. Arseneau : Bien, évidemment, mais on va continuer le combat pour les faire reculer là-dessus également, parce que c'est une mauvaise décision.

Journaliste : Le Journal reported that more than a thousand doctors have left the public network. Record number… record number since 2019. I just want to know, what's your take on… What's your take on that? What does that say about the health care system?

M. Arseneau : If you agree, I'll answer to this question in French first. Parce que j'ai... j'ai oublié de répondre à cette partie de la question à M. Laforest. Le départ de plus de 1 000 médecins du réseau public, c'est dramatique. Et la raison, elle est simple, les médecins y trouvent leur compte sur le plan financier, alors que, dans les autres juridictions canadiennes, on ne peut pas surfacturer par rapport à ce que le gouvernement, l'État, dans ce cas-ci, au Québec, la RAMQ va rembourser. Donc, il y a de l'argent à faire au privé ici, au Québec. C'est la raison pour laquelle c'est de plus en plus attrayant. Et l'adoption d'une loi par le gouvernement du Québec n'a rien changé à ça. On a travaillé sur le projet de loi en avril dernier, et on n'a pas pris les bons moyens pour empêcher l'exode des médecins vers le privé.

So, to answer your question, the problem is the law that was adopted in… last spring is not working, and it's more attractive for a number of doctors to go private because he can make more money. And of course, the fight against doctors that was launched by the Government over the past ten months certainly had a consequence, and we see it today. But it's not improving the system for… for Quebeckers and it's weakening the public system. And it's la CAQ's doing, once again.

Journaliste : On Transplant Québec, the fact that in Bill 7, the Treasury Board president France-Élaine Duranceau decided to change her mind yesterday during the clause-by-clause examination of the bill. I mean, why it took so long if it was so clear that this expertise was gone in basically abolishing Transplant Québec or transferring everything?

M. Arseneau : A quick explanation. There may be an election looming. Who knows, maybe, in 2026, we'll have an election, and maybe they just realized that making bad decisions over bad decisions could probably hurt their chances. So, it was a stupid, you know, decision on the part of the Government knowing that, a few months ago, we decided to revamp the transplantation and organ… organ transplant system and to give Transplant Québec the responsibility to coordinate the entire thing. A few months later, say, well, we're going to do away with Transplant Québec and probably lose the expertise and, you know, give the entire file to an organization that has…

Journaliste :

M. Arseneau : …yes, that has never done the job before. Once again, and this is something that la CAQ has done in several occasions, trying to change the structure or, you know, to, as we say in French, brasser les structures... to change the system, not thinking about the impact on the ground and the effect. So, we want to make the system better. You don't have to change it and say: Well, this is my doing, this is my creature, and take three years to get the job done.

Journaliste : It's the last time we're going to see you before the by-election in Chicoutimi. So, how do you feel about it?

M. Bérubé : Pretty good, actually. We're going to work until the polls are close. All the members of our caucus are going to be there for the weekend, calling some electors with indecision. So, we don't take anything for granted. So, we have to remember that, in 2022, it was the best riding for the CAQ, with 62% for...


 
 

8 h 20 (version non révisée)

M. Bérubé : …Andrée Laforest. So, it's a big challenge for anyone. It's like a stronghold… Is that the word, stronghold? I'm going to keep this one. And there's a lot of pressure on CAQ, but we feel that we can have a return. The PQ could be back in Chicoutimi, but nothing is done yet, we're going to work till the end, and all the member of our caucus is going to be there this weekend to meet the electors.

Journaliste : Just on the hospitals, I wanted to ask why do you think you're...

M. Bérubé :

Journaliste : Well, it's just because it's such an important region for specific sectors that are affected by Trump's tariffs. So, some people may say: I can vote for you, perhaps, but I'm not sure about sovereignty because it's not the time to divide.

M. Bérubé : Well, we'll see Monday night. Are you going to be there or be square?

Journaliste : Just on the hospitals. Why do you think the CAQ has the neglected Montreal so badly?

M. Arseneau : I think the CAQ has neglected the… the entire network. And I don't think it's the right way of looking at the file saying that, you know, Montréal has more needs than the regions. I come from a faraway region, and we know what… what it is to have to deal with a system that's crumbling and whether it's in terms of infrastructure or services. So, one way of looking at it is saying that, yes, Montréal's needs were probably underestimated, but so was it when it comes to Sainte-Croix Hospital in Drummondville, or Amos in Abitibi-Témiscamingue, or Maria in Gaspésie. So, you just have to look at it from a neutral and objective standpoint and have objectives that… or a grid that will be objective rather than have a political, you know, leanings towards Montréal or the regions or trying to… to pretend that you're doing what needs to be done by raising the amount of projects that you have to do in the PQI, «le Plan québécois des infrastructures», from $100 billion to 162, but not… not, you know, on the ground having any construction or renovation whatsoever. That's the problem is. We've given, you know, tax breaks and sent pre-electoral checks over the past two… or the past election and, you know, wasting money in huge projects like Northvolt. And now we don't have the means to repair or maintain our hospitals. But that pertains to Montréal and also regions as well. Thank you. Merci.

(Fin à 8 h 23)


 
 

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