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Point de presse de Mme Désirée McGraw, porte-parole de l’opposition officielle en matière de commerce et relations internationales, et M. Frédéric Beauchemin, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie et d’innovation

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Tuesday, February 24, 2026, 11 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures vingt-six minutes)

M. Beauchemin : Alors, sans plus tarder, je vous présente le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard.

M. Milliard (Charles) : Alors, merci, merci beaucoup, Fred. Donc, bonjour, tout le monde. Je veux débuter ce matin par féliciter Marie-Karlynn Laflamme, qui a remporté les suffrages hier dans la circonscription de Chicoutimi. Je pense que c'est une victoire sans équivoque et je lui cède... je lui souhaite, pardon, un mandat constructif et positif dans les sept prochains mois. Je veux aussi remercier Mme Tricia Murray, qui a été notre candidate dans Chicoutimi, qui a été présente, pertinente et efficace. J'étais avec elle hier soir, d'ailleurs, à Saguenay.

Et je prends note de deux éléments importants dans cette élection partielle. Donc, de notre côté, on a triplé notre résultat de 2022. Alors, je tiens à le mentionner. Évidemment, tout le monde a pris connaissance ou conscience que la Coalition avenir Québec a divisé par cinq son vote, passant de 62 % à 12 %, alors 50 % de moins. Dans les magasins, 50 % de moins, c'est soit une vente de fermeture ou une vente de feu. Le dernier député libéral à Chicoutimi date de 1935, alors Louis-Alexandre Taschereau était premier ministre à l'époque, Robert Bourassa avait deux ans et ma grand-mère en avait 26. Alors, ça fait quand même 91 ans, et je pense qu'au Parti libéral on peut bien attendre sept mois de plus avant de convaincre les électeurs de Chicoutimi.

Je veux vous parler aujourd'hui, je suis d'ailleurs entouré de Frédéric Beauchemin et Désirée McGraw, pour vous parler d'économie et de relations internationales, parce que je vous rappelle que c'est une de nos grandes priorités au Parti libéral du Québec. Vous savez que, ce soir, on aura un discours sur l'état de l'Union par le président Trump dans un contexte géopolitique qui est tout sauf facile. Évidemment, il sera assurément question... Je n'ai pas lu... je n'ai pas lu le discours, bien sûr, mais il sera assurément question du Canada, alors il faudra porter l'oreille sur ce qui sera dit sur notre pays ce soir. Et j'ai remarqué, j'ai pris note que M. Plamondon, hier, a débuté ce que j'appellerais peut-être une pirouette politique, en reconnaissant justement que l'heure est grave et que le contexte géopolitique rend difficiles certaines des options qu'on a au niveau des électeurs du Québec, mais je pense qu'il ne faut pas être dupe. Évidemment, le focus sur l'article 1 du Parti québécois demeure et, à ce titre-là, bien, évidemment que, dans l'éventualité d'un gouvernement péquiste, les fonds publics seront certainement utilisés au service de cette option-là.

Ceci étant dit, au Parti libéral du Québec, on veut focusser sur ce qui fait notre force au Québec, c'est-à-dire nos PME. D'ailleurs, hier midi, j'étais à Terrebonne, à la Chambre de commerce de Terrebonne, pour présenter notre plan sur les PME avant de me rendre à Chicoutimi, et on a parlé justement de l'importance de remettre et de dérouler le tapis rouge pour nos PME au Québec, entre autres par une baisse du fardeau fiscal, mais aussi en s'assurant qu'il y a une meilleure collaboration entre le gouvernement, le privé et les milieux académiques pour stimuler l'innovation. La seule façon qu'on va augmenter la productivité et stimuler l'innovation, c'est en mettant davantage d'argent là-dedans que dans les subventions publiques pour les entreprises privées.

Et je terminerai en disant qu'il y a un consensus qui se bâtit en ce moment sur le besoin de hausser l'instinct entrepreneurial au Québec. Puis, à ce titre-là, je veux saluer la présentation qu'a fait Laurent Ferreira de la Banque Nationale à la chambre de commerce de Montréal la semaine passée, qui a été très lucide par rapport au besoin de remettre l'entrepreneuriat sur la liste des priorités au Québec. Alors, je cède brièvement la parole à Désirée McGraw.

Mme McGraw : Merci. Alors, on comprend que, dans le contexte, présentement, avec l'instabilité économique, le Québec ne peut pas se permettre de faire de la politique de la chaise vide. Ottawa vient de nommer une négociatrice en chef pour préparer leur renégociation de l'ACEUM. Ça, c'est un accord qui va toucher... qui touche déjà 70 % de nos exportations. Et que fait le Québec? Effectivement, rien. Aucun négociateur en chef, aucun leadership clair. Il faut vraiment que notre gouvernement s'assure que nos intérêts québécois économiques soient pleinement représentés dans le cadre d'une position canadienne plus large. Ces négociations touchent directement nos compétences, notamment main-d'oeuvre, marchés publics, économie numérique, gestion de l'offre, aluminium. On doit être au rendez-vous. Et, par le passé, le Québec l'a déjà fait sous des gouvernements libéraux de Jean Charest et de Philippe Couillard. C'est une pratique libérale qui a été prouvée, qui est efficace.

Alors, on demande cette nomination depuis novembre 2024, le premier ministre s'est aussi engagé en... novembre 2024. Est-ce qu'il faut attendre jusqu'au 13 avril pour que le gouvernement du Québec s'active? La CAQ dort au gaz. Dans un monde aussi compétitif et imprévisible, l'improvisation, la désorganisation et le brouillon de la CAQ ne sont pas une option. Et je cède maintenant la parole à mon collègue Fred Beauchemin.

M. Beauchemin : Merci, Dés. Nos PME ont besoin de prévisibilité, ils ont besoin d'avoir un climat d'affaires qui est propice. Malheureusement, la CAQ fait tout le contraire. On le voit bien, le climat d'affaires, selon la FCEI, s'est détérioré de façon drastique depuis 2018 avec la CAQ. La CAQ surtaxe nos PME, 50 % de plus que dans le reste du Canada, et elle a alourdi le fardeau réglementaire au coût de 2,5 milliards par année pour nos PME au Québec. C'est énorme. Rien de bon là-dedans évidemment, là, pour améliorer le climat d'affaires. Le déficit, on parle évidemment de la dette, on parle de la décote, c'est tout un environnement négatif pour nos PME.

François Legault, je ne sais pas, vous vous en rappelez, là, au printemps passé, est allé voir le sous-chef, là, du Commerce à Washington et a offert à rabais notre aluminium, notre aéronautique et nos forêts. Avant même que les négociations commencent, il a fait reculer notre ligne de départ. Juste une petite annonce, là, pour le premier ministre puis à la CAQ, pour qu'ils comprennent très bien, là : Trump, là, va continuer de tout faire pour faire reculer notre ligne de départ avant de s'asseoir à une table de négociation. De ne pas comprendre ça, c'est de ne pas comprendre comment une négociation se fait.

La CAQ ne comprend pas les enjeux, ne comprend pas l'environnement pour nos PME. La CAQ n'aura jamais été le parti de l'économie.

Journaliste : ...qui sera assis, M. Milliard, à côté de Christine Fréchette et de Bernard Drainville dans l'autobus du Non. Est-ce que vous considérez que Paul St-Pierre Plamondon est en train de mettre de l'eau dans son vin?

M. Milliard (Charles) : J'ai pris connaissance, comme vous, de son discours hier. De toute évidence, il recycle un peu un slogan de 1976 avec Le bon ou le vrai gouvernement. Écoutez, je pense que les gens qui s'intéressent à... à la politique savent très bien que l'article un du Parti québécois, c'est de faire la séparation du Québec, alors je ne vous apprends rien ce matin. Je pense qu'il a l'intention d'être fidèle à son objectif. Maintenant, est-ce qu'il va vouloir le retarder à l'intérieur d'un premier mandat? La meilleure façon d'éviter ça, c'est évidemment d'élire un gouvernement du Parti libéral au mois d'octobre, l'année prochaine.

Journaliste : On l'a connu beaucoup comme un homme politique qui met de l'avant ses convictions. Donc, est-ce que, là, vous avez l'impression qu'il est en train de changer sur ses convictions?

M. Milliard (Charles) : C'est un discours. On verra la tendance, hein? Ça, c'est comme la pression artérielle, quand on la prend une fois, ça donne un résultat, mais c'est l'évolution dans le temps qui présente la réalité. Alors, on verra où ça se place, mais disons qu'hier... Tant mieux s'il reconnaît que le contexte politique est difficile. Et c'est certain que la souveraineté du Québec ne va pas aider d'aucune façon que ce soit le contexte géopolitique actuel.

Journaliste : ...j'ai une question pour vous. Vous avez dit : Le Québec n'a pas nommé de négociateur dans le cadre des discussions avec les États-Unis. Je voulais juste savoir : Est-ce que vous... À votre connaissance, le... il y a d'autres provinces qui sont dans la même situation que le Québec ou le Québec est vraiment en retard par rapport aux autres?

Mme McGraw : Non. Parce que nous, on a notre approche à nous, notre façon de faire à nous, et on doit se comparer à nous-mêmes. Et, par le passé, lorsqu'il y a eu des grandes négociations à l'international, le Québec a nommé des négociateurs en chef. Donc, on se compare à nous-mêmes. On a des intérêts très particuliers. Et on est très... en retard, comme dit mon collègue. On était déjà en retard à la ligne de départ parce que le gouvernement nous a mis dans une position de faiblesse. L'économie, les finances publiques, on était en pleine guerre commerciale sans avoir de coffret de guerre. Ça fait qu'on est à la ligne de départ en retard. Ils essaient de reculer la ligne de départ, donc c'est une faiblesse.

Journaliste : Mais est-ce que le Québec est le seul en retard ou il y a d'autres provinces canadiennes qui sont aussi en retard, comme vous dites?

Mme McGraw : Écoutez, on parle du Québec. J'ai regardé d'autres provinces, je... ce n'est pas leur approche, d'avoir des négociateurs en chef. C'est notre approche à nous. Ça a été éprouvé, c'est efficace, et on n'est pas au rendez-vous. On fait la politique de la chaise vide, on est mal coordonnés, c'est mal structuré. C'est encore une fois le... C'est encore une fois gouvernement par brouillon. Et on n'a pas le luxe d'être mal organisés. C'est les «big leagues», là, il faut être préparés, il faut être structurés. Et on est complètement en retard.

Ça fait qu'est-ce qu'il va attendre au 13 avril pour avoir un nouveau chef, une nouvelle premier ministre, un nouveau premier ministre? Ce premier ministre s'est engagé en novembre 2004, lors de l'élection de Trump. Il n'a rien fait. Il n'a rien fait.

M. Milliard (Charles) : Si je peux compléter là-dessus. Raymond Bachand avait été le négociateur en chef du Québec, justement, dans les précédentes négociations avec les résultats qu'on a connus. Puis ça participe de notre... notre vision nationaliste du rôle international du Québec, d'avoir justement quelqu'un qui va défendre nos intérêts qui sont aussi particuliers, entre autres, dans le secteur de l'aluminium.

Journaliste : ...qu'on dit en retard, mais le fédéral a nommé sa négociatrice, je pense, il y a une semaine. Ça fait que c'est juste pour essayer de comprendre, là.

M. Milliard (Charles) : Oui. Mais, dans le contexte politique actuel, là, on est tout en retard, dans le sens que je pense que ça presse vraiment, là.

Journaliste : ...Legault ne respecte pas sa promesse?

M. Milliard (Charles) : Pardon?

Journaliste : Ce que vous dites, c'est que François Legault ne respecte pas sa promesse parce qu'il avait annoncé qu'il allait nommer un émissaire.

M. Milliard (Charles) : Alors, je ne l'ai pas vu. Donc, de toute évidence, c'est une promesse qui est brisée pour l'instant. Mais il est... il n'est pas trop tard non plus pour s'y remettre. Parce qu'avec le discours qu'on va avoir ce soir, moi, je m'attends à ce qu'il n'y ait pas nécessairement des bonnes nouvelles dans... pour le Canada ce soir.

Journaliste : Avec le discours de M. Paul St-Pierre Plamondon, hier, est-ce que vous craignez que, de son côté, en laissant la porte ouverte à comprendre le contexte, à faire preuve de jugement face à un éventuel référendum, mais ça pourrait convaincre des gens qui étaient craintifs face au référendum, mais qui pourraient voter maintenant pour le Parti québécois? Est-ce que ça, ça vous... ça ne vous fait pas craindre pour la suite?

M. Milliard (Charles) : Non. Moi, je n'ai aucune crainte. Je n'ai que des convictions puis l'intention de me faire connaître, de faire connaître l'équipe, de faire connaître le programme. Et c'est comme ça qu'on va être une alternative intéressante au Parti québécois. Et que ce soit six mois, 12 mois, 100 mois après l'élection du Parti québécois, la raison d'être du Parti québécois, c'est de faire la souveraineté du Québec. Puis vous savez quoi? Au moins, c'est clair. Je trouve que leur projet de société est plus clair que celui de la CAQ. Et à ce moment-là, nous, on est en opposition à ça, mais on est... on veut proposer notre propre vision aussi du Québec dans le Canada.

Journaliste : Est-ce que M. St-Pierre Plamondon entretient l'ambiguïté pour s'attirer des votes de personnes qui ne sont pas nécessairement souverainistes?

M. Milliard (Charles) : Bien, écoutez, la formule vient de vous, mais je pense que les gens verront clair d'ici au 5 octobre prochain sur la réalité de la raison pourquoi M. Plamondon est en politique, c'est pour faire la séparation du Québec, on ne peut pas lui reprocher ça, c'est clair.

Journaliste : Vous vous êtes fait battre par les conservateurs hier. Quand on regarde les sondages plus précisément on voit que le deuxième parti... disons l'électorat libéral, leur deuxième choix serait les conservateurs. Devez-vous les craindre?

M. Milliard (Charles) : Bien moi, je prends tous les adversaires au sérieux, M. Duhaime le premier. Alors je vais travailler encore une fois, à faire connaître notre plateforme, puis notre équipe.

Journaliste : ...faire pour les contrer, parce qu'hier ils vous ont sacré une volée.

M. Milliard (Charles) : Bien, on doit... Bien, écoutez, premièrement, la première chose, là, moi, je suis chef du Parti libéral depuis 11 jours, donc, si vous voulez m'imputer le résultat d'hier, je vais vous dire qu'en 11 jours, j'ai réussi à tripler le vote du Parti libéral du Québec dans une circonscription très largement souverainiste depuis 1973. Alors, on peut... on peut y aller sur cette ligne-là, si vous voulez. Ceci étant dit, l'élection est dans six mois et je vais... on va citer M. Bourassa, puisque ça me plaît toujours : Six mois en politique, c'est une éternité. Alors, 11 jours, on a déjà fait des progrès intéressants, je dirais.

Journaliste : Pour le Parti québécois, c'est quand même une région qui s'ajoute là, tout le monde se revendique, vous inclut, d'être le parti des régions. Qu'est-ce que ça... Qu'est-ce qui vous distinguerait par rapport justement au Parti québécois, qui a quand même sept représentants dans les régions...

M. Milliard (Charles) : Alors, premièrement, aucune région n'appartient à personne, je l'ai entendu dire la semaine passée qu'il était le parti du Saguenay. On laissera les Saguenéens décider, si vous me permettez, au mois d'octobre prochain. En passant, on a...

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Ils sont décidés dans Chicoutimi. Du Saguenay? Permettez-moi de garder le suspense pour encore sept mois. D'ailleurs, je vous rappelle que le premier ministre du Québec, de 2014 à 2018, était député du Lac-Saint-Jean. Je vous rappelle qu'il y a eu des gens comme Françoise Gauthier, comme Serge Simard, qui ont déjà été des ministres, qui ont fait des choses très importantes. L'Autoroute du parc des Laurentides, on pourra en reparler, mais le gouvernement libéral a eu un gros mot à dire là-dessus. Bref, tout ça pour dire que je reconnais tout à fait, je ne joue pas à cache-cache, je reconnais le résultat d'hier. Mais être le parti des régions, c'est avoir des idées pour les régions. Et ça va commencer par une décentralisation des décisions. Et je l'ai dit à Trois-Rivières la semaine passée, je n'ai pas changé d'idée, moi, j'ai l'intention d'être le premier ministre de la décentralisation du Québec. Ça fait assez longtemps qu'on en parle.

Journaliste : On Paul St-Pierre Plamondon and his speech last night and what he said during the scry, like he's basically adding confusion with the referendum. Do you think he's backtracking because he knows that the general election is coming up?

M. Milliard (Charles) : Well, we'll see if this new trend keeps coming up in his speeches. I obviously heard that yesterday, but I think that no one is... no one is... dupe, how do you say?

Mme McGraw : Is being deceived.

Journaliste : Fooled.

Mme McGraw : Is being fooled.

M. Milliard (Charles) : No one is fooled on that. Like the article number one of the Parti québécois is to do the separation of Québec. So, I don't see in any difference on that. Do you want to comment on that?

Mme McGraw : Can I just add to that? The whole point is uncertainty is problematic for business, it's problematic for economy. So, the fact that the position is evolving, is unclear, all of this uncertainty is problematic in itself. Whether or not there's a referendum, whether the... it's right now, this uncertainty is weakening our economy. It's weakening the business environment and that is the problem adding to the taxes failure to properly coordinated and organize and play in the big leagues and not even nominate a chief negotiator.

Journaliste : If I understand you well, Mrs. McGraw, you're saying that basically Paul St-Pierre Plamondon is adding another layer of uncertainty.

Mme McGraw : A 100 %. There are things we cannot control, we cannot control Donald Trump, Donald Trump cannot control Donald Trump. There are things we can control. We can control whether we have a chief negotiator. We can control our public finances. We can control our public services, not under the CAQ, clearly everything is completely out of the control. Add to that the uncertainty that's being created by the Parti québécois, this... these are self inflicted wounds at a time where we need to be strong and united to face geopolitical and macroeconomic uncertainty.

Journaliste : But, Mr. Milliard, it is a tried strategy by the PQ, to promise good government and Quebeckers want to kick out the CAQ, they could vote for a good government and than people would say : Ah, we'll worry about the referendum later... Do you think that's what he's...

M. Milliard (Charles) : Well, I worry about the referendum this morning, and tomorrow, and the day after tomorrow. That being said, I think it's a huge opportunity for the Quebec Liberal Party to represent the coalition against separation. So, right now, we have citizens that are double part in other parties, like the CAQ, like the Parti conservateur du Québec, and I want them to come back home, so that we can be a true coalition that believes that a strong Québec in an united Canada is actually the best deal in town for Quebec.

M. Beauchemin : If I may, would you invest a billion dollars in Québec?

Journaliste : I don't have a billion dollars.

M. Beauchemin : Would you... if you were a business person with lots of money, would you invest a billion dollars in Québec's economy knowing that there's this cloud that, perhaps, one day, if the PQ is able to siphon all that money from the Government to promote its sovereignty agenda, that that may actually occur one day? Would you do that? So, the net result, this is delaying investments in Québec, this is delaying future jobs, this is delaying productivity gains, this is delaying the growth of Québec. All about the uncertainty is... is terrible. Whether it's for real or for just, you know, political gains, it's terrible for the economy.

(Fin à 11 h 43)

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