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(Onze heures vingt-six minutes)
M. Beauchemin : Alors, sans
plus tarder, je vous présente le chef du Parti libéral du Québec, Charles
Milliard.
M. Milliard (Charles) : Alors,
merci, merci beaucoup, Fred. Donc, bonjour, tout le monde. Je veux débuter ce
matin par féliciter Marie-Karlynn Laflamme, qui a remporté les suffrages hier
dans la circonscription de Chicoutimi. Je pense que c'est une victoire sans
équivoque et je lui cède... je lui souhaite, pardon, un mandat constructif et positif
dans les sept prochains mois. Je veux aussi remercier Mme Tricia Murray, qui a
été notre candidate dans Chicoutimi, qui a été présente, pertinente et
efficace. J'étais avec elle hier soir, d'ailleurs, à Saguenay.
Et je prends note de deux éléments
importants dans cette élection partielle. Donc, de notre côté, on a triplé
notre résultat de 2022. Alors, je tiens à le mentionner. Évidemment, tout le
monde a pris connaissance ou conscience que la Coalition avenir Québec a divisé
par cinq son vote, passant de 62 % à 12 %, alors 50 % de moins.
Dans les magasins, 50 % de moins, c'est soit une vente de fermeture ou une
vente de feu. Le dernier député libéral à Chicoutimi date de 1935, alors
Louis-Alexandre Taschereau était premier ministre à l'époque, Robert Bourassa
avait deux ans et ma grand-mère en avait 26. Alors, ça fait quand même 91 ans,
et je pense qu'au Parti libéral on peut bien attendre sept mois de plus avant
de convaincre les électeurs de Chicoutimi.
Je veux vous parler aujourd'hui, je suis
d'ailleurs entouré de Frédéric Beauchemin et Désirée McGraw, pour vous parler
d'économie et de relations internationales, parce que je vous rappelle que
c'est une de nos grandes priorités au Parti libéral du Québec. Vous savez que,
ce soir, on aura un discours sur l'état de l'Union par le président Trump dans
un contexte géopolitique qui est tout sauf facile. Évidemment, il sera
assurément question... Je n'ai pas lu... je n'ai pas lu le discours, bien sûr,
mais il sera assurément question du Canada, alors il faudra porter l'oreille
sur ce qui sera dit sur notre pays ce soir. Et j'ai remarqué, j'ai pris note
que M. Plamondon, hier, a débuté ce que j'appellerais peut-être une pirouette
politique, en reconnaissant justement que l'heure est grave et que le contexte
géopolitique rend difficiles certaines des options qu'on a au niveau des
électeurs du Québec, mais je pense qu'il ne faut pas être dupe. Évidemment, le
focus sur l'article 1 du Parti québécois demeure et, à ce titre-là, bien,
évidemment que, dans l'éventualité d'un gouvernement péquiste, les fonds
publics seront certainement utilisés au service de cette option-là.
Ceci étant dit, au Parti libéral du
Québec, on veut focusser sur ce qui fait notre force au Québec, c'est-à-dire
nos PME. D'ailleurs, hier midi, j'étais à Terrebonne, à la Chambre de commerce
de Terrebonne, pour présenter notre plan sur les PME avant de me rendre à
Chicoutimi, et on a parlé justement de l'importance de remettre et de dérouler
le tapis rouge pour nos PME au Québec, entre autres par une baisse du fardeau
fiscal, mais aussi en s'assurant qu'il y a une meilleure collaboration entre le
gouvernement, le privé et les milieux académiques pour stimuler l'innovation.
La seule façon qu'on va augmenter la productivité et stimuler l'innovation,
c'est en mettant davantage d'argent là-dedans que dans les subventions
publiques pour les entreprises privées.
Et je terminerai en disant qu'il y a un
consensus qui se bâtit en ce moment sur le besoin de hausser l'instinct
entrepreneurial au Québec. Puis, à ce titre-là, je veux saluer la présentation
qu'a fait Laurent Ferreira de la Banque Nationale à la chambre de commerce de
Montréal la semaine passée, qui a été très lucide par rapport au besoin de
remettre l'entrepreneuriat sur la liste des priorités au Québec. Alors, je cède
brièvement la parole à Désirée McGraw.
Mme McGraw : Merci. Alors, on
comprend que, dans le contexte, présentement, avec l'instabilité économique, le
Québec ne peut pas se permettre de faire de la politique de la chaise vide.
Ottawa vient de nommer une négociatrice en chef pour préparer leur
renégociation de l'ACEUM. Ça, c'est un accord qui va toucher... qui touche déjà
70 % de nos exportations. Et que fait le Québec? Effectivement, rien.
Aucun négociateur en chef, aucun leadership clair. Il faut vraiment que notre
gouvernement s'assure que nos intérêts québécois économiques soient pleinement
représentés dans le cadre d'une position canadienne plus large. Ces
négociations touchent directement nos compétences, notamment main-d'oeuvre,
marchés publics, économie numérique, gestion de l'offre, aluminium. On doit
être au rendez-vous. Et, par le passé, le Québec l'a déjà fait sous des
gouvernements libéraux de Jean Charest et de Philippe Couillard. C'est une
pratique libérale qui a été prouvée, qui est efficace.
Alors, on demande cette nomination depuis
novembre 2024, le premier ministre s'est aussi engagé en... novembre 2024.
Est-ce qu'il faut attendre jusqu'au 13 avril pour que le gouvernement du
Québec s'active? La CAQ dort au gaz. Dans un monde aussi compétitif et
imprévisible, l'improvisation, la désorganisation et le brouillon de la CAQ ne
sont pas une option. Et je cède maintenant la parole à mon collègue Fred
Beauchemin.
M. Beauchemin : Merci, Dés.
Nos PME ont besoin de prévisibilité, ils ont besoin d'avoir un climat
d'affaires qui est propice. Malheureusement, la CAQ fait tout le contraire. On
le voit bien, le climat d'affaires, selon la FCEI, s'est détérioré de façon
drastique depuis 2018 avec la CAQ. La CAQ surtaxe nos PME, 50 % de plus
que dans le reste du Canada, et elle a alourdi le fardeau réglementaire au coût
de 2,5 milliards par année pour nos PME au Québec. C'est énorme. Rien de
bon là-dedans évidemment, là, pour améliorer le climat d'affaires. Le déficit,
on parle évidemment de la dette, on parle de la décote, c'est tout un
environnement négatif pour nos PME.
François Legault, je ne sais pas, vous
vous en rappelez, là, au printemps passé, est allé voir le sous-chef, là, du
Commerce à Washington et a offert à rabais notre aluminium, notre aéronautique
et nos forêts. Avant même que les négociations commencent, il a fait reculer
notre ligne de départ. Juste une petite annonce, là, pour le premier ministre
puis à la CAQ, pour qu'ils comprennent très bien, là : Trump, là, va
continuer de tout faire pour faire reculer notre ligne de départ avant de
s'asseoir à une table de négociation. De ne pas comprendre ça, c'est de ne pas
comprendre comment une négociation se fait.
La CAQ ne comprend pas les enjeux, ne
comprend pas l'environnement pour nos PME. La CAQ n'aura jamais été le parti de
l'économie.
Journaliste : ...qui sera
assis, M. Milliard, à côté de Christine Fréchette et de Bernard Drainville dans
l'autobus du Non. Est-ce que vous considérez que Paul St-Pierre Plamondon est
en train de mettre de l'eau dans son vin?
M. Milliard (Charles) : J'ai
pris connaissance, comme vous, de son discours hier. De toute évidence, il
recycle un peu un slogan de 1976 avec Le bon ou le vrai gouvernement. Écoutez,
je pense que les gens qui s'intéressent à... à la politique savent très bien
que l'article un du Parti québécois, c'est de faire la séparation du Québec,
alors je ne vous apprends rien ce matin. Je pense qu'il a l'intention d'être
fidèle à son objectif. Maintenant, est-ce qu'il va vouloir le retarder à
l'intérieur d'un premier mandat? La meilleure façon d'éviter ça, c'est
évidemment d'élire un gouvernement du Parti libéral au mois d'octobre, l'année
prochaine.
Journaliste : On l'a connu
beaucoup comme un homme politique qui met de l'avant ses convictions. Donc,
est-ce que, là, vous avez l'impression qu'il est en train de changer sur ses
convictions?
M. Milliard (Charles) : C'est
un discours. On verra la tendance, hein? Ça, c'est comme la pression
artérielle, quand on la prend une fois, ça donne un résultat, mais c'est
l'évolution dans le temps qui présente la réalité. Alors, on verra où ça se
place, mais disons qu'hier... Tant mieux s'il reconnaît que le contexte
politique est difficile. Et c'est certain que la souveraineté du Québec ne va
pas aider d'aucune façon que ce soit le contexte géopolitique actuel.
Journaliste : ...j'ai une
question pour vous. Vous avez dit : Le Québec n'a pas nommé de négociateur
dans le cadre des discussions avec les États-Unis. Je voulais juste
savoir : Est-ce que vous... À votre connaissance, le... il y a d'autres
provinces qui sont dans la même situation que le Québec ou le Québec est vraiment
en retard par rapport aux autres?
Mme McGraw : Non. Parce que
nous, on a notre approche à nous, notre façon de faire à nous, et on doit se
comparer à nous-mêmes. Et, par le passé, lorsqu'il y a eu des grandes
négociations à l'international, le Québec a nommé des négociateurs en chef.
Donc, on se compare à nous-mêmes. On a des intérêts très particuliers. Et on
est très... en retard, comme dit mon collègue. On était déjà en retard à la
ligne de départ parce que le gouvernement nous a mis dans une position de
faiblesse. L'économie, les finances publiques, on était en pleine guerre
commerciale sans avoir de coffret de guerre. Ça fait qu'on est à la ligne de
départ en retard. Ils essaient de reculer la ligne de départ, donc c'est une
faiblesse.
Journaliste : Mais est-ce que
le Québec est le seul en retard ou il y a d'autres provinces canadiennes qui
sont aussi en retard, comme vous dites?
Mme McGraw : Écoutez, on
parle du Québec. J'ai regardé d'autres provinces, je... ce n'est pas leur
approche, d'avoir des négociateurs en chef. C'est notre approche à nous. Ça a
été éprouvé, c'est efficace, et on n'est pas au rendez-vous. On fait la
politique de la chaise vide, on est mal coordonnés, c'est mal structuré. C'est
encore une fois le... C'est encore une fois gouvernement par brouillon. Et on
n'a pas le luxe d'être mal organisés. C'est les «big leagues», là, il faut être
préparés, il faut être structurés. Et on est complètement en retard.
Ça fait qu'est-ce qu'il va attendre au
13 avril pour avoir un nouveau chef, une nouvelle premier ministre, un
nouveau premier ministre? Ce premier ministre s'est engagé en novembre 2004,
lors de l'élection de Trump. Il n'a rien fait. Il n'a rien fait.
M. Milliard (Charles) : Si je
peux compléter là-dessus. Raymond Bachand avait été le négociateur en chef du
Québec, justement, dans les précédentes négociations avec les résultats qu'on a
connus. Puis ça participe de notre... notre vision nationaliste du rôle
international du Québec, d'avoir justement quelqu'un qui va défendre nos
intérêts qui sont aussi particuliers, entre autres, dans le secteur de
l'aluminium.
Journaliste : ...qu'on dit en
retard, mais le fédéral a nommé sa négociatrice, je pense, il y a une semaine.
Ça fait que c'est juste pour essayer de comprendre, là.
M. Milliard (Charles) : Oui.
Mais, dans le contexte politique actuel, là, on est tout en retard, dans le
sens que je pense que ça presse vraiment, là.
Journaliste : ...Legault ne
respecte pas sa promesse?
M. Milliard (Charles) : Pardon?
Journaliste : Ce que vous
dites, c'est que François Legault ne respecte pas sa promesse parce qu'il avait
annoncé qu'il allait nommer un émissaire.
M. Milliard (Charles) : Alors,
je ne l'ai pas vu. Donc, de toute évidence, c'est une promesse qui est brisée
pour l'instant. Mais il est... il n'est pas trop tard non plus pour s'y
remettre. Parce qu'avec le discours qu'on va avoir ce soir, moi, je m'attends à
ce qu'il n'y ait pas nécessairement des bonnes nouvelles dans... pour le Canada
ce soir.
Journaliste : Avec le
discours de M. Paul St-Pierre Plamondon, hier, est-ce que vous craignez que, de
son côté, en laissant la porte ouverte à comprendre le contexte, à faire preuve
de jugement face à un éventuel référendum, mais ça pourrait convaincre des gens
qui étaient craintifs face au référendum, mais qui pourraient voter maintenant
pour le Parti québécois? Est-ce que ça, ça vous... ça ne vous fait pas craindre
pour la suite?
M. Milliard (Charles) : Non.
Moi, je n'ai aucune crainte. Je n'ai que des convictions puis l'intention de me
faire connaître, de faire connaître l'équipe, de faire connaître le programme.
Et c'est comme ça qu'on va être une alternative intéressante au Parti
québécois. Et que ce soit six mois, 12 mois, 100 mois après
l'élection du Parti québécois, la raison d'être du Parti québécois, c'est de
faire la souveraineté du Québec. Puis vous savez quoi? Au moins, c'est clair.
Je trouve que leur projet de société est plus clair que celui de la CAQ. Et à
ce moment-là, nous, on est en opposition à ça, mais on est... on veut proposer
notre propre vision aussi du Québec dans le Canada.
Journaliste
: Est-ce
que M. St-Pierre Plamondon entretient l'ambiguïté pour s'attirer des votes de
personnes qui ne sont pas nécessairement souverainistes?
M. Milliard (Charles) : Bien,
écoutez, la formule vient de vous, mais je pense que les gens verront clair
d'ici au 5 octobre prochain sur la réalité de la raison pourquoi M.
Plamondon est en politique, c'est pour faire la séparation du Québec, on ne
peut pas lui reprocher ça, c'est clair.
Journaliste : Vous vous êtes
fait battre par les conservateurs hier. Quand on regarde les sondages plus
précisément on voit que le deuxième parti... disons l'électorat libéral, leur
deuxième choix serait les conservateurs. Devez-vous les craindre?
M. Milliard (Charles) : Bien
moi, je prends tous les adversaires au sérieux, M. Duhaime le premier. Alors je
vais travailler encore une fois, à faire connaître notre plateforme, puis notre
équipe.
Journaliste : ...faire pour
les contrer, parce qu'hier ils vous ont sacré une volée.
M. Milliard (Charles) : Bien,
on doit... Bien, écoutez, premièrement, la première chose, là, moi, je suis
chef du Parti libéral depuis 11 jours, donc, si vous voulez m'imputer le
résultat d'hier, je vais vous dire qu'en 11 jours, j'ai réussi à tripler
le vote du Parti libéral du Québec dans une circonscription très largement
souverainiste depuis 1973. Alors, on peut... on peut y aller sur cette
ligne-là, si vous voulez. Ceci étant dit, l'élection est dans six mois et je
vais... on va citer M. Bourassa, puisque ça me plaît toujours : Six mois
en politique, c'est une éternité. Alors, 11 jours, on a déjà fait des
progrès intéressants, je dirais.
Journaliste : Pour le Parti
québécois, c'est quand même une région qui s'ajoute là, tout le monde se
revendique, vous inclut, d'être le parti des régions. Qu'est-ce que ça...
Qu'est-ce qui vous distinguerait par rapport justement au Parti québécois, qui
a quand même sept représentants dans les régions...
M. Milliard (Charles) : Alors,
premièrement, aucune région n'appartient à personne, je l'ai entendu dire la
semaine passée qu'il était le parti du Saguenay. On laissera les Saguenéens
décider, si vous me permettez, au mois d'octobre prochain. En passant, on a...
Journaliste
: ...
M. Milliard (Charles) : Ils
sont décidés dans Chicoutimi. Du Saguenay? Permettez-moi de garder le suspense
pour encore sept mois. D'ailleurs, je vous rappelle que le premier ministre du
Québec, de 2014 à 2018, était député du Lac-Saint-Jean. Je vous rappelle qu'il
y a eu des gens comme Françoise Gauthier, comme Serge Simard, qui ont déjà été
des ministres, qui ont fait des choses très importantes. L'Autoroute du parc
des Laurentides, on pourra en reparler, mais le gouvernement libéral a eu un
gros mot à dire là-dessus. Bref, tout ça pour dire que je reconnais tout à
fait, je ne joue pas à cache-cache, je reconnais le résultat d'hier. Mais être
le parti des régions, c'est avoir des idées pour les régions. Et ça va
commencer par une décentralisation des décisions. Et je l'ai dit à
Trois-Rivières la semaine passée, je n'ai pas changé d'idée, moi, j'ai
l'intention d'être le premier ministre de la décentralisation du Québec. Ça fait assez longtemps qu'on en parle.
Journaliste :
On Paul St-Pierre Plamondon and his
speech last night and what he said during the scry, like he's basically adding
confusion with the referendum. Do you think he's backtracking because he knows
that the general election is coming up?
M. Milliard
(Charles) :
Well,
we'll see if this new trend keeps coming up in his speeches. I obviously heard
that yesterday, but I think that no one is... no one is... dupe, how do you
say?
Mme McGraw : Is being deceived.
Journaliste
: Fooled.
Mme McGraw : Is being fooled.
M. Milliard
(Charles) : No one is fooled on that. Like the
article number one of the Parti québécois is to do the separation of Québec.
So, I don't see in any difference on that. Do you want to comment on that?
Mme McGraw :
Can I just add to that? The whole point
is uncertainty is problematic for business, it's problematic for economy. So,
the fact that the position is evolving, is unclear, all of this uncertainty is
problematic in itself. Whether or not there's a referendum, whether the... it's
right now, this uncertainty is weakening our economy. It's weakening the
business environment and that is the problem adding to the taxes failure to
properly coordinated and organize and play in the big leagues and not even
nominate a chief negotiator.
Journaliste :
If I understand you well, Mrs. McGraw,
you're saying that basically Paul St-Pierre Plamondon is adding another layer
of uncertainty.
Mme McGraw :
A 100 %. There are things we
cannot control, we cannot control Donald Trump, Donald Trump cannot control
Donald Trump. There are things we can control. We can control whether we have a
chief negotiator. We can control our public finances. We can control our public
services, not under the CAQ, clearly everything is completely out of the
control. Add to that the uncertainty that's being created by the Parti
québécois, this... these are self inflicted wounds at a time where we need to
be strong and united to face geopolitical and macroeconomic uncertainty.
Journaliste :
But, Mr. Milliard, it is a tried
strategy by the PQ, to promise good government and Quebeckers want to kick out
the CAQ, they could vote for a good government and than people would say :
Ah, we'll worry about the referendum later... Do you think that's what he's...
M. Milliard
(Charles) : Well, I worry about the referendum
this morning, and tomorrow, and the day after tomorrow. That being said, I
think it's a huge opportunity for the Quebec Liberal
Party to represent the coalition against separation.
So, right now, we have citizens that are double part in other parties, like the
CAQ, like the Parti conservateur du Québec, and I want them to come back home, so that we can be a true
coalition that believes that a strong Québec in an united Canada is actually
the best deal in town for Quebec.
M. Beauchemin : If I may, would you invest a billion dollars in Québec?
Journaliste
: I don't have a billion dollars.
M. Beauchemin : Would you... if you were a business person with lots of money,
would you invest a billion dollars in Québec's economy knowing that there's this cloud that, perhaps, one day,
if the PQ is able to siphon all that money from the Government to promote its sovereignty agenda, that that may actually occur one day? Would you do that?
So, the net result, this is delaying investments in Québec, this is delaying future jobs, this is delaying productivity gains,
this is delaying the growth of Québec. All about the uncertainty is... is terrible. Whether it's for real
or for just, you know, political gains, it's terrible for the economy.
(Fin à 11 h 43)