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Point de presse de Mme Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, February 25, 2026, 9 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures sept minutes)

Mme Blanchette Vézina : Bonjour, bonjour. Ce matin, on est là pour saluer la sortie de mon collègue député d'Abitibi-Est qui, ce matin, cosigne avec plusieurs intervenants de l'Abitibi, une lettre, une lettre ouverte dans les médias, pour demander aux vrais régionalistes de se lever. Et ce matin, bien, je me lève et je souhaite souligner avec lui ce désir que les partis embrassent, embrassent les besoins des régions, embrassent la réalité des gens des régions, écoutent aussi les gens des régions qui disent que le coût de la vie, ça paraît aussi chez eux, qui sont des déficits d'infrastructures, qu'il y a des ressources qui peuvent être exploitées, mais qu'il faut que ça se fasse avec eux, avec des retombées réelles en termes d'investissement dans nos régions.

Alors, je tenais, ce matin, à saluer sa sortie. Ça démontre aussi que les députés indépendants, bien, ils peuvent faire du travail réel pour mettre de l'avant des enjeux importants pour nos comtés.

M. Duhaime (Éric) : Merci, Maïté. Effectivement, ce matin, Maïté et moi, onse lève parce qu'on est des régionalistes, et je pense que c'est important. Vous le savez, on sort, nous, d'une élection partielle dans la circonscription de Chicoutimi. Ça a été des enjeux qui ont été au cœur des débats, que ce soit le bloc énergétique, la crise forestière, tout ce qui se passe dans l'industrie. Les régions ont le sentiment d'être abandonnées, même par rapport à l'immigration, hein? Le Saguenay—Lac-Saint-Jean, par exemple, qui disait : On a 1 % des immigrants qu'on reçoit alors qu'on représente plus de 3 % de la population. Et, dans cet esprit-là, dans l'esprit régionaliste, justement, Maïté et moi, demain, bien, c'est Maïté qui va le déposer officiellement, un projet de loi sur la régionalisation de l'immigration. On aura la chance de vous en parler avec des élus locaux demain après-midi, mais pour nous, c'est quelque chose de très important qui va être au cœur de nos engagements et qui va, je l'espère, être un des enjeux importants lors de la prochaine élection, en octobre prochain. Sur ce, on va...

Journaliste : M. Duhaime...

M. Duhaime (Éric) : ...Oui?

Journaliste : ...M. Milliard a dit ce matin qu'il voulait les clés de l'autobus du Non. Je sais... vous avez un peu ridiculisé ça hier, mais clairement, est-ce que vous allez être dans le camp du Non ou dans le camp du Oui?

M. Duhaime (Éric) : J'ai été très surpris d'entendre M. Milliard dire qu'il est déjà en train de réchauffer l'autobus du Non, parce que, ce que ça veut dire, c'est qu'il considère que le Parti québécois va être majoritaire puis qu'on est déjà en campagne référendaire. Donc, je le trouve très défaitiste, parce qu'à la lumière d'un sondage encore Pallas ce matin, c'est loin d'être évident qu'on se dirige vers un gouvernement du Parti québécois majoritaire. Au contraire, hein, on voit que le Parti québécois a perdu huit, neuf points dans les derniers mois et continue sa chute. On voit que l'option souverainiste est de moins en moins populaire aussi. On voit que même dans leur château fort de Chicoutimi, ils ont beau se péter les bretelles, aujourd'hui, les péquistes, puis il faut les féliciter, oui, ils ont gagné, mais je leur rappelle juste qu'ils ont fait moins que dans Arthabaska et Terrebonne. Puis Arthabaska, ce n'était pas un château fort souverainiste, contrairement à Chicoutimi, donc, je pense que... puis, pour nous, la priorité, c'est de s'assurer qu'il n'y ait ni d'autobus du Oui ni d'autobus du Non. On n'embarquera dans aucun autobus.

Journaliste : ...les chefs d'autres partis devraient faire preuve de transparence et d'honnêteté en disant aux Québécois : Bien, moi, je voterais pour le Oui ou pour le Non.

M. Duhaime (Éric) : M. Milliard, c'est l'allié, les vieux... c'est le vieux couple péquiste-libéral qui veulent nous retourner dans les années 80-90. Je ne peux pas croire qu'aujourd'hui, alors qu'on a des problèmes économiques importants, alors que le Québec est au bord d'une récession, alors que nos régions appellent à l'aide, eux, là, ils veulent recommencer le débat de 1980 puis de 1995. Moi, je ne sens pas d'appétit, là, dans toutes les portes j'ai fait à Chicoutimi, il n'y a personne qui m'a dit qu'elle était nostalgique de 1980 puis 1995, puis qui voulait retourner dans le vieux film des libéraux puis des péquistes. Et malheureusement, là, c'est vers là ils veulent nous pousser. Si le Parti conservateur est en croissance présentement au Québec, là, c'est parce qu'il y a de plus en plus de Québécois comme nous qui veulent sortir de ce paradigme-là.

Ce qui est important : on est des nationalistes, on est des Québécois, on est des francophones, on est fiers de l'être. Puis ce qu'on veut, là, c'est que le Québec, le pouvoir québécois progresse, mais ce n'est pas en frappant le mur avec un troisième référendum perdant qu'on va faire ça.

Journaliste : Oui ou non, M. Duhaime? Est-ce que... pouvez-vous être clair, une fois pour toutes?

M. Duhaime (Éric) : Bien, c'est très clair, c'est... Écoutez-moi, là. Je ne veux pas diviser les Québécois entre des oui puis des non, contrairement aux libéraux puis aux péquistes qui eux autres, rêvent de ça à tous les jours.

Journaliste : Si ça se rend à un référendum, là, est-ce que vous allez voter oui ou non? Vous avez déjà voté oui dans le passé.

M. Duhaime (Éric) : J'ai dit clairement... J'ai voté oui en 1995, vous avez tout à fait raison. J'ai dit clairement hier que je n'embarquerai pas dans l'autobus du Oui. J'ai dit clairement hier que je ne voterais pas oui. J'ai dit clairement que les Québécois, l'écrasante majorité des Québécois ne veut pas de référendum. Ce matin, on a un nouveau sondage qui nous prouve que l'option souverainiste est en recul. Je ne sais pas pourquoi eux veulent continuer à imposer un agenda dont la population ne veut pas. Mais autant les libéraux que le PQ vont payer pour le fait qu'ils veulent nous entraîner dans un débat qu'on ne souhaite pas.

Journaliste : ...vous allez embarquer dans l'autobus du Non?

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, ce que je disais à la...

Journaliste : Si vous n'êtes pas dans l'autobus du Oui, ça veut dire que vous seriez dans celui du Non.

M. Duhaime (Éric) : ...à la blague tantôt, je disais à un de vos collègues que j'aimerais mieux embarquer dans l'autobus des journalistes, parce que je ne veux... je n'ai pas envie, moi, de revivre... je ne veux pas être un acteur de ça parce que je ne veux pas que ça se produise. Je vais tout faire pour pas qu'il n'y ait de référendum. Ce matin, on voit que, selon le sondage, hein, il y aurait possiblement un gouvernement minoritaire du Parti québécois. Je peux vous assurer que si le Parti conservateur du Québec a la balance du pouvoir, jamais on ne va dire oui à ce qu'il y ait un référendum.

Journaliste : ...vous préfériez vous abstenir...

M. Duhaime (Éric) : Bien, c'est très sérieux, ce que je vous dis.

Journaliste : Non, mais vous préfériez vous abstenir, parce que vous parliez de l'autobus...

M. Duhaime (Éric) : Moi, je veux rassembler. J'essaie de voir comment on peut mettre les Québécois ensemble pour développer un rapport de force positif. Je regarde ce que Danielle Smith est en train de faire en Alberta. Elle va faire une consultation populaire avec neuf questions. Elle a déjà adopté une loi sur l'autonomie, sur l'autonomie de l'Alberta, sur la souveraineté de l'Alberta à l'intérieur d'un Canada uni. Elle a fait des gains concrets. Là, elle va poser des questions sur l'immigration, sur l'abolition du Sénat, sur un paquet de trucs constitutionnels...

Journaliste : ...l'indépendance de l'Alberta.

M. Duhaime (Éric) : Non. Elle veut accroître le pouvoir de l'Alberta à l'intérieur de la Confédération canadienne, exactement ce que souhaite faire aussi le Parti conservateur du Québec.

Journaliste : Juste une petite question de même, est-ce que vous embarquez dans l'autobus conservatrice à l'automne?

Mme Blanchette Vézina : Moi, je l'ai dit à quelques reprises, parce que j'ai été à la Coalition avenir Québec, il n'y a rien qui me permet de dire que je voterais oui à un référendum, bien que je viens d'une famille souverainiste...

Journaliste : Conservatrice.

Mme Blanchette Vézina : Ah! vous parlez de l'autobus. Pardon, j'embarquais... Là, il y a plusieurs autobus ce matin. Moi, ma réflexion n'est pas terminée, j'ai eu l'occasion de vous le dire. Je suis maman...

Journaliste : ...

Mme Blanchette Vézina : Pour le Oui, le Non, je l'ai dit, je le répète, je suis... j'ai été à la Coalition avenir Québec assez longtemps pour dire que je suis fière d'être Québécoise, très, très nationaliste, mais il n'y a rien qui me convainc aujourd'hui qu'on serait mieux souverainiste. Ça fait que, pour moi, et c'est ce que j'entends aussi de mes citoyens, des gens qui sont à Rimouski, on s'entend que c'est un comté qui est censé être souverainiste, mais les gens nous disent : Mais j'ai de la misère à payer mon épicerie, j'ai de la misère à arriver. à la fin du mois, payer mon hypothèque. J'ai peur parce qu'il y a des pertes d'emploi, on en a. Telus coupe des emplois dans ma région, des pertes d'emploi dans le secteur forestier, on en a. Qu'est-ce qui serait mieux si on était... si on était souverains? Je n'ai pas la réponse puis, pour moi, à ce compte-là, comme plusieurs, je suis dans...

Journaliste : Vous êtes à convaincre, vous êtes dans le camp des indécis. 

Mme Blanchette Vézina : Bien, moi, je ne pense même pas qu'aujourd'hui on devrait faire ce débat-là, puis ce que monsieur Duhaime mentionne, c'est ce que j'entends et c'est ce que je pense aussi, c'est-à-dire il y a encore de la place pour faire des gains dans un Canada uni face à... aux États-Unis qui sont menaçants réellement pour plusieurs bonnes raisons. Il y a une récession potentielle qui s'en vient pour le Québec, peut-on se dire qu'on va travailler mieux au Québec avec... dans un Canada? C'est ça à quoi je crois, moi.

Journaliste : M. Duhaime, un peu dans la lignée, vous venez de dire : Je ne voterai pas oui dans un référendum, vous avez déjà été souverainiste. Donc, j'essaie de comprendre quelle a été votre évolution. Qu'est-ce qui fait que vous êtes passé de souverainiste à aujourd'hui...

M. Duhaime (Éric) : Le référendum de...

Journaliste : ...et comment, comment feriez-vous des gains dans le Canada?

M. Duhaime (Éric) : Le référendum de 1995 a été un exercice pénible pour bien des Québécois, puis le Québec est sorti perdant. Je ne parle pas juste du camp du Oui, tous les Québécois ont perdu. On s'est retrouvé avec une loi sur la clarté au lendemain de ça. On s'est retrouvé avec des intrusions du fédéral dans nos champs de compétence. Le pouvoir québécois a été fragilisé puis affaibli au lendemain d'une défaite référendaire en 1995, comme il l'avait été également en 1980. Puis c'est ça qui est le paradoxe. Le Parti québécois, qui a un discours pour accroître le pouvoir québécois, ses actions concrètes en matière constitutionnelle, ça a été deux échecs qui ont fait reculer le Québec, puis là ils veulent recommencer encore pour faire ça une troisième fois. C'est pour ça que je me suis dit : Ce n'est pas vrai, on s'est pété la gueule deux fois, on ne recommencera pas trois fois. À un moment donné, faut apprendre de ce qui s'est passé, il faut... il faut évoluer.

Et comment on ferait des gains concrets maintenant? Mais c'est en s'alliant, d'abord, c'est en rassemblant les Québécois. Je pense que ça, c'est bien important, il faut arrêter... Tu sais, souvent, les Québécois ont été divisés, puis c'est le Canada qui en a profité, justement, on l'a vu après 1980 puis après 1995. Il faut rassembler les Québécois. On parle encore d'immigration. Moi, c'est un exemple concret, là, tout le monde ou à peu près ici, même les autres partis sont d'accord, il faut qu'on réussisse à faire l'unanimité au Québec puis qu'on soit un bloc pour dire qu'il faut que notre immigration, c'est nous-mêmes qui la contrôlons, plus jamais il ne doit y avoir des choses comme elles se sont produites...

Journaliste :

M. Duhaime (Éric) : Deuxièmement, deuxièmement, il faut s'allier avec... avec ceux et celles qui pensent comme nous au Canada anglais. Le Canada anglais n'est pas un bloc monolithique. Des Danielle Smith, il y en a plus que vous pensez au Canada anglais, des gens qui sont autonomistes aussi. Puis c'est avec eux, moi, que je veux faire des alliances puis des partenariats. Puis ça, c'est un autre échec de la CAQ, hein, parce que la CAQ avait un discours autonomiste un peu similaire à celui que je tiens aujourd'hui, mais ils n'ont jamais exploité puis ils n'ont jamais développé des meilleures relations avec leurs alliés canadiens-anglais. Ça, c'est... Je trouve que M. Legault, si, au niveau constitutionnel, on fait un bilan un jour, il faudra se rappeler qu'il n'a pas tendu la main à ses alliés.

Journaliste :

M. Duhaime (Éric) : On peut relever...

Journaliste : On peut renouveler le pacte canadien, vous dites, si on fait des alliances avec l'Alberta, par exemple.

M. Duhaime (Éric) : Moi, je crois, un Québec plus fort à l'intérieur d'une Confédération canadienne, c'était ça, l'esprit de la Confédération, puis des Pères de la Confédération à l'origine, puis je pense qu'il faut y revenir.

Journaliste : Mme Blanchette Vézina, pour vous, donc, vous avez été à la Coalition avenir Québec, qui se définit comme étant la troisième voix. Est-ce que vous considérez aujourd'hui que c'est les conservateurs qui incarnent le mieux cette troisième voix-là?

Mme Blanchette Vézina : Bien, je pense que cette position autonomiste, elle doit être entendue, et la vision qu'il vient de vous décrire, M. Duhaime, elle est bonne, c'est-à-dire d'aller faire des alliances. Et moi, c'est ce que je prônais aussi à l'intérieur, aller faire des alliances avec d'autres provinces pour faire pression sur Ottawa, pour que des gains soient... des pouvoirs réels soient descendus vers les provinces. Et c'est vrai qu'il y a plusieurs provinces qui sont mécontentes du contrôle d'Ottawa et qu'on a tout à gagner à s'allier avec eux.

Journaliste : Qu'est-ce que vous pensez des concessions qui ont été faites aux forestières, hier, sur les redevances?

Mme Blanchette Vézina : Ah! les amendements qui sont déposés dans le projet de loi n° 11, je pense que c'est un bon début. Il n'y a rien pour la forêt privée. Par contre, forêt privée dans le sud du Québec, c'est parfois la moitié dans... dans ma région, c'est la moitié des producteurs qui sont de la forêt privée. Dans la Beauce, c'est beaucoup plus, une plus grande proportion encore, en Estrie également. Il n'y a rien, dans le projet de loi n° 11, pour améliorer leur environnement d'affaires. Moi, je vais proposer des amendements pour la forêt privée également, mais c'est un... c'est une bonne avancée pour la forêt publique, oui, les acteurs de la forêt publique.

Journaliste : Vous répétez que votre réflexion n'est pas terminée, là. Ça va finir quand, cette réflexion-là?

Mme Blanchette Vézina : Bien, écoutez, je vais vous le dire très franchement, je suis maman d'un petit garçon qui a des défis scolaires puis qui rentre au secondaire, puis, tant que je ne m'assurerai pas qu'il est bien... bien en selle... On parle de réussite scolaire des garçons. Pour moi, c'est vraiment important. C'est... C'est... C'est ma priorité, mes enfants, dans ma vie, bien que j'adore le Québec et je veux continuer de travailler pour le Québec, mais ma priorité demeure mes enfants, puis, tant que je ne serai pas rassurée sur ce point-là, je ne prendrai pas de décision pour 2026.

Journaliste : Ça veut dire que vous pourriez même ne pas être candidate du tout en 2026, ça fait partie de votre...

Mme Blanchette Vézina : C'est possible, ça fait partie de ma réflexion, effectivement.

Journaliste : Mais il n'y a pas un enjeu lié à... au fait que Rimouski n'est peut-être pas assez à droite ou conservateur pour...

Mme Blanchette Vézina : Ça ne fait pas partie des raisons, non, c'est vraiment une raison familiale qui fait que je suis toujours en réflexion en ce moment.

Journaliste : ...c'est dans la même circonscription?

Mme Blanchette Vézina : Bien, écoutez, je vais finir ma réflexion puis je vous... on pourra vous répondre à ce moment-là.

Journaliste : Parce que les rumeurs Côte-du-Sud, là...

Mme Blanchette Vézina : Ah! les rumeurs... J'ai démenti la semaine dernière, là. Les rumeurs... Plusieurs rumeurs circulent en ce moment-là, là, mais, non, Côte-du-Sud, ce n'est pas... ce n'est pas dans mes plans.

Journaliste : Trouvez-vous que l'étiquette régionaliste est un peu galvaudée en ce moment? Puis là je ne parle pas de la sortie de M. Dufour, là, mais de d'autres partis qui s'en réclament.

Mme Blanchette Vézina : Oui, et c'est trop souvent un slogan. Moi, en tout cas, j'ai adhéré à des gens qui me disaient... j'ai adhéré à un parti qui me disait être un parti régionaliste, et, dans les faits, ce n'est pas ce que j'ai vu. Donc, moi, j'en appelle à tous les régionalistes, comme Pierre Dufour l'a fait ce matin et d'autres des régions, pour dire : Adoptez de réelles avancées pour les régions, pas juste des slogans, pas juste de dire : Oui, oui, on va investir, mais, en bout de ligne, ce qui se passe, c'est que les projets sont abandonnés, reportés, c'est trop souvent ce qu'on voit. Puis, dans l'exploitation de nos richesses aussi, de nos ressources naturelles, dans les emplois dans nos régions, il y a un besoin de repartager certaines retombées vers les régions, vers les gens des régions pour avoir une meilleure adhésion aussi de la... une meilleure volonté populaire d'exploiter ces richesses-là. Il y a un déficit d'infrastructures. Ça fait qu'au-delà des grands slogans, oui, on a un besoin réel d'avoir d'un parti qui prône le régionalisme mais qui en fait des actions concrètes, comme on va le faire demain pour le projet de loi en immigration.

Journaliste : Juste une question. Donc, si...

M. Duhaime (Éric) : Je veux peut-être... Je veux juste ajouterquelque chose par rapport à ce qui est dit... Ça ne vient pas juste... La critique ne vient pas juste Parti conservateur ou elle ne vient pas juste de Maïté Blanchette Vézina par rapport au fait que la CAQ a abandonné les régions. Même cette semaine, j'ai été agréablement surpris des déclarations du député de Beauce-Nord, Luc Provençal, quand il a souligné le fait que des décisions même comme le troisième lien, c'est des décisions qui se prennent à Montréal, par... C'est un problème puis c'est... quand c'est rendu que même les députés à l'intérieur même du caucus du gouvernement le soulignent, là, ça vous démontre l'étendue de la montréalisation de ce gouvernement.

Journaliste : C'était juste une précision sur votre réflexion. Mais donc on comprend que vous réfléchissez, vous avez des enjeux familiaux, mais, si vous y allez, c'est avec le Parti conservateur?

Mme Blanchette Vézina : Je ne prendrai pas de décision à ce moment-ci, mais je pourrai vous faire part de ma... de ma décision lorsqu'elle sera prise.

Journaliste : Est-ce que c'est uniquement pour respecter l'engagement que vous avez dit prendre à vos électeurs, là, de rester indépendante, finalement? Est-ce que c'est essentiellement pour ça que vous ne voulez pas faire le saut?

Mme Blanchette Vézina : Bien, moi, je vais continuer de travailler dans les intérêts des gens de Rimouski, peu importe la décision que je prendrai. Merci.

M. Duhaime (Éric) : Merci beaucoup.

(Fin à 9 h 21)

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