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(Quinze heures trente-quatre minutes)
La Modératrice : Alors,
bonjour. Bienvenue au point de presse de la députée de Notre-Dame-de-Grâce, Désirée
McGraw, dont, aujourd'hui, le point de presse porte sur le dépôt d'une pétition
pour permettre aux écoles secondaires d'obtenir un brigadier scolaire. On a
aussi, comme intervenante Jessica Houde-Woytiuk, qui est commissaire-parent à
English Montreal School Board.
Mme McGraw : Merci et bonjour.
Je suis vraiment très fière aujourd'hui d'être accompagnée de deux citoyennes
et concitoyennes exceptionnelles, Jessica Houde, mais aussi Johanna Dewey, qui
travaillent comme parents engagés, comme résidentes qui sont engagées. Vraiment…
c'est vraiment une mobilisation citoyenne, et moi, j'ai… j'ai cette fierté, ce
devoir de porter leur voix et les voix des étudiants et des… et des résidents
ici, à l'Assemblée nationale.
Alors donc, aujourd'hui, ce matin,
effectivement, c'est après-midi, j'ai déposé une pétition, leur pétition qui a
quand même recueilli à peu près 3 500 signataires, et tout ça, ça a
été inspiré parce qu'il y a eu trois élèves secondaires qui ont été frappés par
une voiture à l'intérieur de 18 mois, à l'intersection, juste à côté de l'école
Royal West Academy, dont deux jeunes filles de 12 et 13 ans, deux jeunes
filles de secondaire I, qui ont été frappées alors à cette même intersection
lors du trajet scolaire, lorsqu'elles arrivaient effectivement à l'école.
Alors, la situation est extrêmement
préoccupante et, suite à une mobilisation citoyenne vraiment menée par ses deux
concitoyennes extraordinaires et exemplaires, elles ont lancé une pétition.
Elles mobilisent aussi au niveau de la ville de Montréal-Ouest, le SPVM, le EMSB.
Alors, elles sont très, très, très impliquées. Mais la situation m'a
immédiatement interpellée comme mère de famille dont des ados, mais aussi en
tant que législatrice et députée.
Alors, parce que oui, ça passe chez nous,
mais la sécurité des jeunes, dont des ados, ce n'est pas juste les tout-petits.
On se préoccupe bien sûr de nos tout-petits, mais c'est les ados aussi. Il y a
des... des études effectivement, qui démontrent que des ados sont souvent plus
à risque que les plus jeunes, qui risquent d'être accompagnés ou peut-être pas
sur leur téléphone. Donc il y a des enjeux importants pour les jeunes de 18…
pardon, de 12 à 17 ans qui sont à risque. Pourtant, pourtant, selon la
SAAQ et le guide d'organisation d'une brigade… d'une brigade scolaire adulte, les
jeunes de 12 à 17 ans sont traités comme des adultes. Alors, présentement,
les écoles secondaires sont effectivement exclues, ne peuvent pas vraiment
faire une demande pour avoir un brigadier scolaire ou une brigadière scolaire,
même s'il y a d'autres critères. Donc, l'objectif de la pétition... Et ça, la
situation, ce n'est pas normal.
Alors, l'objectif de la pétition,
effectivement, c'est... puis on se le dit, si ça s'est passé dans ma
circonscription, ça se passe peut-être ailleurs au Québec. Donc, il y a des
enjeux locaux, mais aussi des enjeux nationaux. Et ce qu'on veut faire avec
cette pétition, c'est de demander au gouvernement de se pencher sérieusement
sur cet enjeu et d'évaluer les ajustements nécessaires pour mieux sécuriser les
abords des... certaines écoles secondaires et la sécurité de nos jeunes mérite
une attention... et de nos ados mérite une attention particulière. Alors, en déposant
cette pétition, nous souhaitons ouvrir une discussion, inviter le gouvernement
à examiner les risques bien réels que vivent certains élèves, certains ados,
aux intersections dangereuses. Alors, selon nous, prévenir plutôt que réagir
devrait toujours être notre priorité.
And I will just add in
English that as the proud MNA for NDG and as a mother as well, including of
adolescents, this is personally preoccupying for me and I'm inspired by the
incredible work of these citizens. Jessica Houde and Johanna... for all of the work
they've done to mobilise the community, parents, students, teachers, the city,
the police, to look at this, take this issue very seriously because studies do
show that adolescents can be at least as much at risk as even younger students
in certain settings and they're less likely to be accompanied. So, we want to
make sure that students whether there going to or from school should be safe,
they should be secure, and this petition is all about opening a discussion and
making changes so that all of our young people, all of our students are safe
and secure.
Alors, maintenant
je vais passer la parole à Jessica Houde, merci.
Mme Houde-Woytiuk
(Jessica) : Merci. Je m'appelle Jessica Houde-Woytiuk, je suis une
mère de quatre. Quand j'ai reçu l'appel qu'un de nos élèves a été frappé
l'année passée, c'est un appel qu'aucun parent ne veut recevoir. C'est un appel
qu'on ne veut jamais que ça se reproduise. Ça fait qu'aussitôt que c'est
arrivé, plusieurs parents se sont mobilisés. On a travaillé avec plusieurs partenariats
de niveaux différents : la commission scolaire de l'école, du gouvernement
municipal, du gouvernement provincial, on a même des enjeux fédérals. La
sécurité de nos enfants au Québec, c'est vraiment important puis ça n'a aucun
âge. Chaque enfant devrait avoir le sens de sécurité lorsqu'ils se rendent à
l'école.
Il y a un an et demi, comme j'ai dit, il y
a un enfant qui s'est fait frapper. Alors, Johanna, moi-même et un docteur, une
autre mère, on a fait ce qu'on a pu. On a trouvé des enjeux qui pourraient
régler le problème sur place, on a aussi vu que du niveau provincial, que dans
le guide du brigadier scolaire, les enfants de 12 ans qui ne sont même pas
adolescents encore sont considérés comme des adultes, ce qui n'a pas de bon
sens dans notre tête. Puis ce bloc-là, c'est ce qui nous arrête d'avoir des
brigadiers au niveau secondaire. Alors, cette année c'est... où est-ce qu'on a
visé, c'est d'ouvrir la discussion pour protéger nos jeunes. À matin, on vient
d'une manifestation parce que cette semaine, lundi, deux de nos élèves se sont
encore fait frapper à la même intersection. Ça va arriver encore. Puis quand
les docteurs m'appellent puis ils sont en train de pleurer parce qu'encore une
fois c'est arrivé, ça me tient au cœur en tant que mère puis en tant que
représentante de la commission scolaire. Merci.
Mme McGraw : Merci, Jessica.
Je ne sais... À moins qu'il y a des questions, encore une fois, on vous
remercie. Je veux vraiment encore souligner l'excellence et l'exemplarité de
ces deux concitoyennes et citoyennes extraordinaires pour tout leur travail. Et
on va passer... on va continuer à passer à l'action à tous les niveaux, et
nous, notre valeur ajoutée aujourd'hui, au niveau du gouvernement du Québec,
c'est d'ouvrir cette discussion-là et de changer le guide, effectivement, pour
s'assurer que les jeunes ados soient aussi... soient considérés, pas des
adultes, mais vraiment des jeunes pour les protéger. Merci beaucoup.
La Modératrice : Alors, c'est
ce qui met fin à ce point de presse. Merci.
(Fin à 15 h 41)