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Point de presse de M. André Fortin, chef de l’opposition officielle

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, February 25, 2026, 8 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures)

M. Fortin :Bonjour à tous. Je vous présente le chef du Parti libéral du Québec, M. Charles Milliard.

M. Milliard (Charles) : Merci, merci beaucoup, André. Alors, bon matin, tout le monde. Alors, ce matin, bien, de toute évidence, il y a des lendemains qui déchantent au Parti québécois, parce qu'après la victoire dans Chicoutimi, on a eu droit hier à un nuage de confusion et à un certain brouillard politique que je qualifie d'irresponsable par rapport aux positions de M. St-Pierre Plamondon. Et je pense que les Québécois se sont chargés de dissiper ce doute-là avec le sondage Pallas Data ce matin, où 60 %, 60 % des Québécois voteraient non à un éventuel référendum. Et là on parle de toutes catégories d'âge, tous sexes, toutes provenances, toutes langues confondues. Tout ça est dans un contexte où le Québec frôle la récession et où Donald Trump a eu des propos qui, évidemment, ne sont pas rassurants — il a été fidèle à lui même, je pense, hier — des propos d'un partenaire qui ne sont pas rassurants.

Le 25 janvier dernier, Paul St-Pierre Plamondon a fait un discours à Sainte Hyacinte, rappelez-vous, qui était d'une virulence importante, rappelez-vous le fameux régime colonial britannique dont tout le monde parle à tous les jours au Québec, sans cesse dans les autobus. Et, un mois plus tard, le 23 février à Chicoutimi, on nous donne une version qui semblerait être un peu un entre-deux sur la position politique. Alors, les yeux aguerris ou les oreilles aguerries pourraient se demander qu'est-ce qui s'est passé entre les deux, est-ce qu'il y a eu une illumination dans le parc des Laurentides, est-ce qu'il y a eu comme une révélation sur la situation internationale. Eh bien, moi, je tiens à rassurer les Québécois que non, il ne s'est probablement absolument rien passé. Ça me semble, ça nous semble être, de toute évidence, du marketing politique pour essayer de rassurer des gens qui pourraient vouloir voter pour le Parti québécois, mais voteraient non, de toute évidence, comme on l'a vu dans le sondage, à un référendum.

Alors, je pense que, ce matin, au-delà du sondage et de la victoire dans la partielle cette semaine, je pense que la classe politique doit être très, très claire et particulièrement les leaders politiques sur leurs orientations par rapport à la question nationale. Alors, depuis quelques semaines, quant à moi, ça a commencé avec M. Legault il y a huit ans, mais, depuis quelques semaines, on a droit à une valse-hésitation sur est-ce que nos leaders politiques voteraient oui, voteraient non. Alors, évidemment, Christine Fréchette, évidemment Bernard Drainville, et là, il y a un nouveau danseur qui s'est ajouté hier, qui est Éric Duhaime, qui n'a pas été capable de dire s'il allait voter oui ou non. C'est quand même la question la plus importante au niveau de la politique québécoise, soyons honnêtes.

Alors, moi, j'en viens à la conclusion qu'évidemment on ne veut pas de campagne référendaire au Parti libéral du Québec, je n'apprends rien à personne ce matin. Mais, si d'aventure il y avait un autobus du camp du Non à conduire, la seule personne qui a un permis de conduire pour mener cette troupe-là à bon port, de façon claire et fiable, c'est moi, c'est le Parti libéral du Québec. Alors, je demande aux Québécois qui sont inquiets de la situation actuelle de se rassembler sous le même toit. Et, dans les prochains mois, je leur demande de prêter l'oreille à ce qu'on aura à proposer, André, moi, les 18 députés du caucus du Parti libéral du Québec, parce qu'on s'enligne dans une joute qui va quand même être importante, et ce n'est pas un choix que nous, on a fait, mais c'est un choix qu'on va... c'est un défi qu'on va relever parce qu'on sent, d'ailleurs, qu'on a la majorité des Québécois derrière nous. Et puisqu'il n'y a pas juste les référendums dans la vie, je vais laisser la parole à André pour vous parler des régions et particulièrement de l'Abitibi-Témiscamingue.

M. Fortin :Oui, merci. Merci beaucoup. Si, si vous n'avez pas eu la chance de le remarquer, là, il se passe quelque chose dans les différentes régions du Québec. Ce matin, c'est l'Abitibi qui... qui lève, qui lève sa voix haut et fort pour dire qu'ils se sentent déconsidérés de la part... de la part du gouvernement, pour dire qu'on... que c'est une région qui s'attend à mieux. Et l'Abitibi, ce n'est pas une région comme les autres, c'est une région qui produit 10 % à 12 % du PIB québécois et qui représente à peu près 2 % de sa population. Alors, ils ont droit de s'attendre à une approche spécifique à leur réalité de la part du gouvernement pour s'assurer qu'ils puissent contribuer encore davantage au Québec. C'est ça qu'ils demandent, ce matin, et c'est ça ce qu'ils n'entendent pas. Et ce qui se passe, ce sentiment de dévalorisation, de déconsidération là, ce n'est pas juste en Abitibi-Témiscamingue. Hier, c'était l'Outaouais qui, d'une seule voix, encore une fois, se levait, et disait : On n'a pas ce dont on a besoin de la part du gouvernement du Québec. Nos projets, les uns après les autres, sont rejetés du revers de la main, et ça, ça ne... Ce n'est pas bon signe pour la cohésion sociale au Québec, ce n'est pas bon signe pour le développement de nos régions. Alors, ces régions-là, ils sont en droit de s'attendre à un certain leadership, ils sont en droit de s'attendre à ce qu'on considère leurs réalités précises, leurs réalités uniques et qu'on arrive avec des solutions uniques. Ce qu'ils demandent, aujourd'hui, ce n'est pas juste une liste de projets qu'un jour un autre gouvernement éventuel va renier. Ce qu'ils demandent, c'est d'avoir une approche différente pour leur région, et ça, c'est au cœur de ce que nous, on va proposer au Parti libéral du Québec.

Journaliste : Votre papillon amiral, M. Milliard, ça va être le référendum, pour la prochaine élection, c'est ce que je comprends?

M. Milliard (Charles) : Écoutez, ça fait plusieurs semaines que je vous parle des enjeux prioritaires versus des enjeux populaires au Québec, je ne pense pas que le papillon amiral blanc soit la priorité au Québec.

Journaliste : ...je vous parle du référendum, là, votre... votre enjeu, ça va être ça. Vous avez passé les trois premières minutes à nous parler de référendum...

M. Milliard (Charles) : Bien, écoutez...

Journaliste : ...plateforme électorale, vous allez la défendre en disant que le PQ, eux, c'est le référendum, c'est ça votre...

M. Milliard (Charles) : Désolé, j'aurais bien aimé vous parler du papillon, mais je vais répondre...

Journaliste : Vous pouvez m'en parler également.

M. Milliard (Charles) : ...oui, oui. Ceci étant dit, le référendum n'est pas ma plateforme électorale, d'aucune façon, c'est celle de mon adversaire qui, en date d'aujourd'hui, est encore premier dans les sondages, alors, bien sûr qu'on va répondre à cette question-là qui est cruciale, mais si vous étiez à Trois-Rivières dans les dernières semaines, je vous ai parlé de tout sauf de ça. Je vous ai parlé de santé, d'éducation, de logement, de culture, d'agriculture, d'économie. Alors, pour moi, c'est ça, la... c'est ça, le... les principaux enjeux au Québec.

Journaliste : ...la campagne 2026, vous vous préparez à une lutte référendaire, vous vous attendez à ce que M. Saint-Pierre Plamondon mette en avant un référendum, vous vous préparez à répondre là-dessus?

M. Milliard (Charles) : Mais bien sûr, ça a le mérite d'être clair, au Parti québécois, l'article 1, c'est de faire la séparation du Québec. Alors, bien sûr que là, on s'engage dans une lutte à deux. Je pense qu'on est en mesure de l'apprécier. Alors, bien sûr qu'on va répondre à ces points-là, et j'espère qu'eux vont répondre à nos propositions aussi sur comment ils vont réussir à faire développer le Québec avec les différentes industries, donc, qui sont... qui sont mes priorités.

Journaliste : ...que vous voulez conduire l'autobus du camp du Non, est-ce que vous tendez la main, justement, aux autres chefs, dont vous dites qu'ils font de l'hésitation, pour qu'ils se joignent à vous, dans l'autobus du Non?

M. Milliard (Charles) : Bien, je tends la main aux Québécois pour qu'ils se sentent qu'on se regroupe. Donc, c'est une question, oui ou non, ça ne laisse pas de place à une troisième voie. On a essayé une troisième voie dans les dernières années, je vous l'ai mentionné, ça a mené à un cul-de-sac. Alors, de toute évidence, il faut pouvoir coaliser les Québécois qui croient qu'un Québec fort, un Québec nationaliste, j'y reviens encore, dans un Canada uni, surtout avec le partenaire qu'on a actuellement, en ce moment, se regroupe. Et le parti que je représente, je veux que tous les gens se sentent le bienvenu.

Journaliste : ...est-ce que c'est l'effet Milliard, ça? Ce que... ce que... Parce que là, vous.... vous revenez quand même après l'épisode Pablo Rodriguez, là, vous revenez quand même très près du Parti québécois, dans le Pallas. Est-ce que ça, c'est l'effet Milliard?

M. Milliard (Charles) : Bien, je prends... je prends conscience des résultats ce matin, je ne vous cacherai pas que ça... ça nous motive, c'est bien évident, mais c'est une prise dans le temps, je pense qu'il est important... je vous parlais de la prise de tension artérielle hier, ce qui est important, c'est la la tendance qu'on va observer. Mais c'est certain que dans les 12 derniers jours, je suis... je suis très content de l'enthousiasme que mon arrivée suscite. Mais on ne prend rien pour acquis, on est très humbles par rapport à ça.

Journaliste : Juste pour clarifier, là, donc, le camp du non ne serait pas dirigé par, par exemple, un politicien du fédéral, il serait nécessairement dirigé par Charles Milliard?

M. Milliard (Charles) : Écoutez, idéalement il n'y aura pas de camp du Non, je tiens à le préciser, c'est un scrutin, ce serait un scrutin pour les Québécois. Alors, ça prend un... ça prend un leader québécois pour diriger cette équipe-là, alors, bien sûr, d'aventure, il y aura des gens du fédéral qui vont vouloir avoir leur mot à dire, mais moi...

Journaliste : ...que ce soit vous, là.

M. Milliard (Charles) : Bien, c'est un... c'est une décision par pour les Québécois, alors je ne vois pas pourquoi les Québécois ne se mêleraient pas de ça.

Journaliste : ...par le fédéral. Qu'est-ce qui fait que, cette fois-ci, c'est vous?

M. Milliard (Charles) : Bien, toujours, toujours, c'est arrivé deux fois, pas 45 fois, donc, puis idéalement juste deux fois. Mais, écoutez, moi, je suis Québécois, je dirige un parti québécois qui croit dans un Québec dans le Canada uni, alors c'est sûr que nous, on va jouer un rôle de premier plan, le cas échéant.

Journaliste : ...c'est vous qui dirigerait le camp du non plutôt qu'Ottawa?

M. Milliard (Charles) : Mais, écoutez, on n'est pas dans la distribution des rôles, là, d'une pièce qui n'existe pas pour l'instant, mais...

Journaliste : ...Mark Carney, le chef du camp du non.

M. Milliard (Charles) : Oui, mais PSPP, est-ce que c'est le metteur en scène de ça, là? PSPP, c'est un... un acteur, M. Plamondon. On verra... on verra bien.

Journaliste : ...serait le bienvenu dans votre autobus du non?

M. Milliard (Charles) : Oui, mais il va falloir répondre en embarquant dans l'autobus, là, à un moment donné, on ne fera pas des lifts à des gens qui ne sont pas clairs, là.

Journaliste : ....des gens, justement, qui refusent de se positionner. Vous avez dit : Bon, les autres chefs ou candidats refusent se positionner Comment vous qualifiez...

M. Milliard (Charles) : Non, moi, je pense que dans notre for intérieur, on a toutes une réponse, oui ou non, ce n'est pas... le gris là-dedans, il existe plus ou moins. Alors, moi, ce que je veux, c'est plus de clarté puis d'honnêteté. Puis, on va respecter... M. Drainville a été ministre du Parti québécois, Mme Fréchette a travaillé dans un cabinet pour le Parti québécois, ce n'est pas... ce n'est pas honteux, c'est... c'est factuel. Mais dites-le, c'est quoi, votre position, parce que les Québécois veulent savoir à qui s'acoquiner dans le cadre d'une question aussi importante...

Journaliste : Pourquoi ils hésitent? Pourquoi ils hésitent à le dire? C'est quoi leur stratégie, à votre avis?

M. Milliard (Charles) : Bien, écoutez, je ne le sais pas, moi. Je connais ma stratégie à moi, mais je pense qu'eux espèrent pouvoir ménager la chèvre et le chou. Et on entre dans une situation au Québec en ce moment, où il va falloir trancher sur cette question importante là. Et, André, moi, et tout le caucus libéral, vous ne pourrez pas nous reprocher de ne pas être clairs là-dessus. C'est très clair.

Journaliste : ...on est le 25 février, là, vous nous parlez du... d'être le capitaine... le chauffeur du... du camp du non, là, de l'autobus. Vous dites aux Québécois de se regrouper derrière le camp du non, vous ne sautez pas une couple d'étapes, là.

M. Milliard (Charles) : Bien, en fait, je n'ai pas l'impression que je saute d'étapes, je vous mentionne que les autres prêchent par manque de clarté. Alors, il y a un parti en ce moment qui est... qui est devant vous ce matin, qui est très clair sur sa position. Et les autres partis, la CAQ et le Parti conservateur du Québec, ne sont pas clairs. Alors, je leur demande... La prochaine étape, c'est qu'eux clarifient pour que les Québécois aient un choix clair à faire en octobre prochain.

Journaliste : ...ne vous serre pas un peu, M. Milliard? Les propos de M. St-Pierre Plamondon cette semaine, pourquoi vous nous parlez de ça ce matin, là? Ça ne vous semble pas...

M. Milliard (Charles) : Bien, écoutez, pourquoi je vous parle de ça, parce que cela fait deux jours qu'on parle de ça avec l'élection partielle dans Chicoutimi. On a un sondage ce matin qui envoie un message clair. Les Québécois envoient un message clair pour... pour leurs intentions là-dessus. Alors, je vous en parle parce que c'est dans l'actualité, mais je serais ravi de vous parler d'autre chose, croyez-moi.

Journaliste : ...aujourd'hui.

M. Milliard (Charles) : Je ne me décris pas comme capitaine Canada. C'est vous qui le faites. Ce que...

Journaliste : ...vous avez dit que vous allez chauffer l'autobus du camp du non, là.

M. Milliard (Charles) : Bien, écoutez, ce que je vous dis, c'est qu'il y a une personne qui est clairement habilitée à le faire parce que les autres prêchent par...

Journaliste : ...l'autobus du non.

M. Milliard (Charles) : L'autobus en ce moment, là, elle est dans l'entrepôt, elle n'est même pas chauffée, la porte est fermée, et je ne cherche pas la clé. J'aimerais bien qu'elle reste là.

Journaliste : Sur les médecins. Il semble... il semble, là, que la loi sera déposée, adoptée aujourd'hui. La date butoir, de toute façon, est le 18... le 28 février. Est-ce qu'il y a eu des gains avec les amendements? Est-ce qu'il y a quelque chose qui est positif là-dedans?

M. Fortin :Bien, tout à fait, il y a un amendement qui a été déposé par notre collègue Monsef Derraji, à l'effet que les infirmières praticiennes spécialisées puissent avoir un rôle additionnel à jouer, ça, c'est un... c'est un gain dans ce projet de loi là. Mais le projet de loi en soi, là, pour nous, c'est... c'est un recul immense de la part du gouvernement face à un projet de loi initial, la loi 2, qui n'était pas du tout productive, qui était... en fait, qui était carrément contre-productive, qui allait à l'encontre des intérêts des Québécois au niveau de la prestation de services qu'ils allaient recevoir. Alors, le projet de loi en soi, le projet de loi n° 19, c'est un... c'est un... c'est la... la conclusion d'un très triste épisode, où beaucoup de Québécois ont vu leurs services diminuer, ont vu leur accès diminuer. Alors, oui, il y a le projet de loi qui, en soi, est un... disons, un recul significatif et important pour la population, mais, en même temps, il y a les amendements qui... qui vont donner des services additionnels aux Québécois, qui ont été proposés par le Parti libéral du Québec.

Journaliste : ...IPS, là. Est-ce que c'est correct que les médecins reçoivent trois primes pour des patients qu'ils ne verront même pas nécessairement? Est-ce qu'on ne devrait pas retirer certaines primes, là, qui sont liées au travail des IPS?

M. Fortin :Mais dans quel monde on reçoit de l'argent pour du travail qu'on n'a pas fait? Et c'est un peu ce qui se passe avec ces primes-là en ce moment. Alors, effectivement, là, on a devant nous un gouvernement, là, qui semble vouloir donner prime par-dessus primes par-dessus primes aux médecins. Nous, on maintient notre position qui est que l'accès aux Québécois ne passe pas par une augmentation de la rémunération des médecins et par des primes comme celles-là.

Journaliste : Est-ce que vous avez clarifié votre position sur l'entente-cadre des médecins et des spécialistes qui réclament 17 % de plus? Vous, vous donneriez combien?

M. Fortin : Oui, mais ça, c'est une... ça, c'est une négociation qui a lieu entre les spécialistes et le gouvernement en ce moment et qui est le résultat de ce que le gouvernement a choisi de donner aux médecins omnipraticiens. Alors, je ne peux pas vous dire ce qui est en train de se passer à la table de négociation entre les spécialistes et le gouvernement. Cependant, ce qu'on peut vous dire, c'est qu'il y a mille et une façons d'améliorer l'accès que les Québécois peuvent avoir aux médecins spécialistes, qu'ils peuvent avoir aux... aux salles de chirurgie, et ça ne passe pas par une augmentation salariale.

Journaliste : Mais quelles sont les mille et une façons? En avez-vous, une? Qu'est-ce que vous allez proposer si...

M. Fortin : Bien, tout à fait, tout à fait. Il y a une grande proportion des salles d'opération au Québec qui sont fermées en ce moment. Alors, il y a une grande proportion des chirurgiens, des spécialistes qui aimeraient pouvoir opérer davantage leurs patients. Ils sont tannés de dire à leurs patients : Je suis désolé, je n'ai pas de salle d'opération, je n'ai pas d'infirmière à ma disposition, et donc je ne peux pas faire ton opération, on va la reporter dans le temps. D'être capable d'ouvrir des salles d'opération, d'être capable d'avoir des infirmières supplémentaires, il est là, le nœud de l'enjeu. S'il n'y a pas d'infirmière de disponible, on ne peut pas ouvrir des salles d'opération, les chirurgiens ne peuvent pas travailler, les patients ne peuvent pas avoir leur chirurgie.

Alors, si on veut régler cette question-là de l'accès, il faut le faire en s'assurant que les ressources humaines, c'est-à-dire les infirmières, dans plusieurs cas, sont disponibles pour ouvrir des salles d'opération. 

Journaliste : Si on les retire, juste pour clarifier, les primes qui ont été consenties aux médecins, pour les IPS, on les retire?

M. Fortin : Bien, elles ne font aucun sens, elles ne font aucun sens...

Journaliste : On les retire?

M. Fortin : ... il n'y a aucune raison d'avoir ces primes-là.

Journaliste : ...s'il vous plaît, soit M. Milliard ou M. Fortin, M. Tanguay disait hier : Dehors, François Legault, sa gang de chenilles, bon, le papillon, etc. Mais, tu sais, ce que je retiens notamment, c'est qu'il dit : Les rumeurs sont de plus en plus fortes pour une prorogation. Sur la base de quoi le Parti libéral croit qu'il y aura prorogation du Parlement?

M. Fortin : Bien, regardez, regardez les différentes actions du gouvernement. Ce que M. Tanguay disait hier, essentiellement, c'est que, quand on présente des projets de loi comme celui-là, comme celui sur le papillon amiral, c'est parce qu'on est rendu en fin de mandat, c'est parce qu'on n'a plus rien à dire, c'est parce qu'on ne sait plus quoi proposer aux Québécois. Et c'est un peu ce qu'on ressent de la part du gouvernement de la CAQ, il y a tellement d'enjeux sur lesquels on pourrait... il pourrait dire : On va prendre un leadership, on va se pencher sur la question de l'éducation, on va se pencher sur la question des services de garde, on va proposer des mesures en matière d'infrastructures. Mais ce n'est pas ça qu'ils sont en train de faire, ils sont en train d'évacuer le dernier des dossiers, là, le papillon amiral, puis dire : On va passer ça vite, vite, vite, il faut le faire. Mais, si c'est ça, la priorité du gouvernement, ça nous dit, nous, qu'ils n'ont plus rien à proposer, qu'ils n'ont plus rien à offrir aux Québécois.

Journaliste : ...mais, je veux dire, y a-tu d'autres choses. Mon point, c'était plus, j'ai entendu Tanguay hier sur le papillon, là, puis les chenilles. Mais à part ça, y a-tu d'autres choses, selon vous, qui feraient que le Parlement pourrait être prorogé par le gouvernement?

M. Fortin : Est ce que vous voyez des initiatives porteuses de la part de ce gouvernement-là en ce moment? On a un premier ministre qui n'est pas venu à la période des questions jeudi. Il n'est pas venu à la période des questions hier, là. Là, il va venir aujourd'hui, parce qu'il veut déposer une motion, une motion sur l'Ukraine qui est importante, mais, si c'est sa seule raison de venir à l'Assemblée nationale du Québec, on a un problème. On a un gouvernement qui est en vide d'idées, qui n'a plus rien à proposer aux Québécois, puis on le voit à travers les propos de leurs candidats à la chefferie. Tout ce qu'ils font en ce moment, c'est renier l'héritage de François Legault. Ils font juste proposer exactement le contraire de ce que M. Legault a fait pendant des mois.

Alors, il y a un gouvernement qui est en perte d'idées, qui est en perte de vitesse, puis on se demande, est-ce qu'ils vont vraiment vouloir siéger ici quand c'est juste pour être mis devant leurs contradictions.

Journaliste : Est-ce que vous perdez votre temps?

M. Milliard (Charles) : Je ne pense pas qu'on perd notre temps, mais je pense qu'il est mal utilisé en ce moment, si.... D'ailleurs, sur la question du papillon amiral blanc, on aurait pu remplacer ce débat-là par un débat sur, évidemment, la clause grand-père sur le PEQ. Alors, moi, j'aurais même une proposition au premier ministre Legault. S'il veut reculer puis nous donner une clause grand-père sur le PEQ, on va gérer le papillon blanc... amiral blanc avec lui, avec grand plaisir. Mais ce sont les vraies priorités en ce moment au Québec, et c'est ce qui nous fait sentir que ça sent la fin de régime.

Journaliste : Une petite question, éducation. Nos collègues de LaPresse révèlent, ce matin, le grand fossé qui existe toujours entre la diplomation universitaire des hommes et des femmes. Je sais que la réussite scolaire des garçons, vous en avez parlé en campagne, sur le plan universitaire, comment peut remédier?

M. Milliard (Charles) : Bien, le décrochage, il n'est pas qu'au secondaire et au cégep, il est à l'université aussi. À chaque fois qu'un diplôme n'est pas complété, c'est des opportunités de développement professionnel et des opportunités de développement financières aussi... financiers qui sont... qui sont loupées, dans le fond. Alors, c'est une des raisons pour laquelle on veut convier les Québécois et le milieu de l'éducation à des grands états généraux sur l'éducation. On aura l'occasion d'en reparler beaucoup dans les travaux parlementaires aujourd'hui. Ma collègue Madwa-Nika Cadet reçoit plusieurs groupes, d'ailleurs, à l'Assemblée, aujourd'hui. Et ce sera une rencontre qui ne durera pas, ce ne sera pas une grande messe qui durera 90 minutes ou une journée et demie. Ce sera quelque chose étalée dans le temps qui permettra d'aborder le cursus scolaire, la question des décrochages des enseignants, des jeunes garçons, entre autres, la question de l'aide à la classe. Alors, les enseignants, en ce moment, souvent, prennent la moitié de leur temps à enseigner et l'autre moitié à gérer des cas spécialisés ou des différents types d'adaptation. Alors, ça fait grand temps qu'on doit se reparler de l'éducation. Les derniers états généraux remontent à, pour les amateurs de politique, Jean Garon en 1995.

Journaliste : Orford, samedi, c'est Robert Benoît?

M. Milliard (Charles) : Orford, samedi, c'est Charles Milliard. Donc, Charles Milliard sera le candidat. Je ne pense pas que c'est une immense surprise. Je vous vois prendre des notes, mais bon, donc, ce sera moi.

Journaliste : ...communiqué de presse, ce matin.

M. Milliard (Charles) : Bon, bien, alors, ce sera moi. Écoutez, vous l'apprenez en primeur, je serai donc le premier candidat investi en vue des prochaines élections générales...

Journaliste : ...j'avais besoin de vous l'entendre dire.

M. Milliard (Charles) : Parfait. Tout ce qui se note, on s'en rappelle, c'est parfait.

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Ah! les autres, par contre, ça, il faudra... il faudra venir. Alors, on garde le suspense. C'est un cadeau qu'on déballe un morceau à la fois.

La Modératrice : En anglais.

Journaliste : So, with the Pallas poll this morning, how do you react? There is hope for your party, is that right?

M. Milliard (Charles) : Well, there's been hope for a long time. I mean, we're pretty hopeful at the Québec Liberal Party, and what is sure is that Quebeckers are saying a huge «No» to the referendum option of Paul St-Pierre Plamondon. That being said, this is one poll, so we'll be continuing to be on the ground, meeting members, meeting Quebeckers, selling our ideas, selling our team. And I can't wait to announce actually who will be joining us in the coming months for the Liberal Party of Québec.

Journaliste : The fact that Christine Fréchette and Bernard Drainville don't seem to want an early election. How does that help you, Mr. Milliard?

M. Milliard (Charles) : Well, I think it's fine because, you know, we have a regulation. We have a law in Québec that says that we have fixed state elections, so it shouldn't…

Journaliste : They could have called...

M. Milliard (Charles) : I know, but they said otherwise. So, we...

Journaliste : How does that help you?

M. Milliard (Charles) : Well, I'll take all the time that I have to... to meet Quebeckers and to sell our ideas. But I'm not that surprised because Quebeckers are expecting the election to be on October the 5th. So, that's good to me.

Journaliste : You are willing to lead the «No» campaign, should there be a referendum? Can you clarify your thoughts on that?

M. Milliard (Charles) : Well, the thing is that we have a Parti québécois that is leading in the polls right now, and they are promising a referendum. So, we need to have a look at who's going to be leading the potential, even if I don't, if I don't hope it's going to happen, the «No» side. And what I'm saying is that my opponents or would be opponents, Mrs. Fréchette, Mr. Drainville, Mr. Duhaime, they cannot say that they would vote «No». So, I don't think it qualifies them to be leaders in a potential campaign, which, again, we don't want to happen.

Journaliste : Is there something you would talk with the Carney government about and get organized? Is that something you foresee in the months to come?

M. Milliard (Charles) : We are part of Canada, and we want a strong and unified Canada, so of course we will be talking to our federal and other provincial counterparts. But this is for Quebeckers to decide. This is a provincial potential consultation. So, it's for Quebeckers to manage that.

Journaliste : That same poll shows Duhaime polling at 22% among non-francophones. Are you worried about that base of vote shifting?

M. Milliard (Charles) : This is something to take into account, and this is why I will be again on the ground meeting, meeting people from all walks of life, all languages throughout Québec. But I realized this is something to be taken into account.

Journaliste : I just would like to... Sorry. Bill 19, like it's been such a struggle. It's supposed... it's set to be adopted today. How can you reassure Quebeckers? Or is it possible to reassure Quebeckers about what are the gains in this bill for them, afterwards?

M. Fortin : The big gain on Bill 19 is that it's not Bill 2. That's the gain of Bill 19 is that there's no longer that spectrum of Bill 2 and penalties and doctors leaving and... and doctors retiring over the heads of patients. That is the big gain of Bill 19. That being said, there was an amendment that was introduced by our colleague Monsef Derraji to give more ability to nurse practitioners, to take on patients. And that's a gain. There are a lot of patients who would be happy to see nurse practitioners in Québec. There are nurse practitioners who have qualifications that they want to share with Quebeckers. And so that is just about the only real gain of Bill 19, because when you look at the details of what the bill is, it's just basically a bill that repeals everything that was in Bill 2.

Journaliste : ...all those bonuses that the Devoir is reporting about. It seems, like, outrageous.

M. Fortin : I don't know a lot people across the province who get paid for work that they don't do, and that is... seems to be the case... seems to be the case here. So, for us, at the Liberal Party of Québec, there is no need to have such… such a «rémunération» for work that is not being done by the doctor themselves.

Journaliste : Juste une question. Est-ce que vous parlez au fédéral d'une stratégie pour le camp du Non?

M. Milliard (Charles) : Pas pour le moment, mais c'est des... c'est des portes qui peuvent très bien s'ouvrir rapidement.

Journaliste : ...pas de discussion officielle?

M. Milliard (Charles) : Pas en ce moment, non.

Journaliste : Merci.

M. Milliard (Charles) : Merci. Bonne journée.

(Fin à 8 h 23)

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